Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Air intérieur : des remèdes inefficaces

07/05/2013 – Décidément, les dispositifs contre la pollution de l'air intérieur déçoivent… Après les plantes dépolluantes, dont on s'est aperçu qu'il en faudrait une véritable forêt pour dépolluer un appartement, c'est au tour des produits photocatalytiques de susciter des critiques.

Ces produits, présentés comme des remèdes à la pollution de l'air intérieur, sont nombreux et variés, depuis les papiers muraux aux sprays de revêtement, en passant par toute une gamme d'appareils autonomes de type climatiseur doté d'une fonction épuratrice.

Quel est le principe ? La lumière (ou les rayons UV) agissent sur un catalyseur, généralement à base de dioxyde de titane, intégré à un support (peinture, papier peint, dalle, céramique ou intégré à un système de ventilation dans le cas d'un climatiseur) qui dégraderait les composés organiques volatils (COV) ainsi que certains polluants microbiens.

Las… Les mesures réalisées par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur ont montré une faible efficacité de ces produits en situation réelle et les experts alertent sur les risques de relargage des nanoparticules de titane utilisées.

Plus d'infos sur http://www.oqai.fr/userdata/documents/417_403_Bulletin_Photocatalyse.pdf

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Ouate de cellulose : un succès qui dérange

02/04/2013 - Réputée pour son efficacité, son écobilan et son coût raisonnable, la ouate de cellulose remporte un succès grandissant, qui semble en déranger certains. Un lecteur des 4 Saisons du jardin bio nous a ainsi récemment fait part d'un démarchage téléphonique d'EDF. L'opératrice l'informait de futures augmentations de tarifs et souhaitait en savoir plus sur l'équipement de sa maison afin de lui donner quelques conseils pour limiter sa consommation. Après les questions – notamment  sur l'isolation –, vinrent  les préconisations : l'opératrice déconseillait vivement d'utiliser, dans l'isolation des combles, la ouate de cellulose ! Celle-ci se révélait, selon elle, bourrée d'adjuvants toxiques ; il fallait lui préférer la laine de roche, plus naturelle...

Dans son numéro de février 2013, Que Choisir évoque les difficultés rencontrées par les fabricants d'ouate de cellulose pour leur certification. À l'instigation de la Commission des avis techniques du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), à partir de juin 2012, ceux-ci ont dû cesser d'utiliser les sels de bore utilisés comme ignifuge et biocide. Les sels de bore, potentiellement nocifs pour la reproduction, sont autorisés partout en Europe lorsqu'ils sont employés à moins de 5,5 % dans les isolants. Les producteurs les ont alors remplacés par des sels d'ammonium. À l'automne, avec le retour de l'humidité, les odeurs d'ammoniaque ont envahi les maisons et le CSTB a dû de nouveau autoriser les sels de bore en catastrophe. Bizarrement, la même commission n'a demandé aucune interdiction lorsqu'il a été démontré que les laines minérales émettaient du formaldéhyde, un gaz cancérigène par inhalation…

A peine remise de cet épisode, la filière ouate de cellulose se voit reprocher par l'Agence Qualité Construction des problèmes de sécurité incendie, qui provoquent aussitôt un blocage des assureurs. Là encore, le problème semble n'exister qu'en France. Après analyse, il semble que ces sinistres soient surtout dus au non-respect des écarts au feu des conduits de cheminée par les artisans, problème qui doit se résoudre par une meilleure formation des artisans.

Des parlementaires se sont récemment émus de la situation kafkaïenne dans laquelle se trouve désormais la filière ouate de cellulose, pourtant en plein essor puisqu'elle dénombrait environ 50 000 logements isolés en 2012. Ils dénoncent un système d'avis techniques et de certification à la française beaucoup trop coûteux, trop long, opaque et pas suffisamment étanche aux conflits d'intérêt. Un système maintes fois dénoncé  par les éco-entrepreneurs, qui constitue un frein à l'innovation et à l'émergence des éco-matériaux. À suivre.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Un documentaire sur la pierre sèche en souscription

22/02/2013 - Pour mieux connaître le travail des muraillers qui restaurent ou construisent en pierre sèche murets, murs de soutènement ou terrasses, l'association réZonance vous propose de financer la réalisation d'un film documentaire via une souscription. Elle a déjà réalisé un premier film sur la restauration de chibottes (abris de pierre) en Haute-Loire et souhaite présenter dans ce nouveau documentaire des chantiers plus diversifiés en Ardèche, Haute-Loire, Puy-de-Dôme ou dans le Var, avec des témoignages de murailliers, d'architectes et de clients.

Le film sera réalisé par Sylvain Lion et IndieGround, qui signe la bande-son originale et le mixage sur fond de « musique des pierres ». Une bande-annonce est visible ici : http://rezonance.super-h.fr/?p=186

Souscription minimum de 15 €  à l'association réZonance, Le Village, 07200 Saint-Etienne-de-Boulogne.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Le plan de rénovation thermique mal parti

7/02/2013 - Annoncée conne un des grands chantiers du quinquennat et comme une priorité nationale en septembre dernier, la rénovation thermique des logements apparaît comme la grande oubliée de la loi de finances 2013. Cette dernière n'a en effet rien modifié des dispositions relatives au crédit d'impôt développement durable ni à l'écoPTZ (prêt à taux zéro). Le crédit d'impôt a été progressivement réduit avec l'aggravation de la crise et il est actuellement à un niveau trop bas pour être réellement incitatif. De plus, la loi de finances n'a pas créé de fonds pérenne pour financer l'objectif affiché de  500 000 rénovations par an.

Quant à l'écoPTZ, il ne fonctionne pas pour les “bouquets de travaux” : les banques traînent les pieds dès qu'i s'agit d'associer plusieurs travaux,  par exemple, isolation de toit + changement des fenêtres. A quoi le ministère répond que le grand débat  sur la transition énergétique devrait déboucher sur un projet de loi répondant aux objectifs, mais cela va prendre plusieurs mois et il ne fait guère de doute que les objectifs 2013 ne seront pas tenus.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Annonces immobilières transparentes

8/10/2012 - Amiante, plomb, termites, diagnostic thermique... pourquoi l'acquéreur doit-il attendre la signature du bail chez le Notaire pour être informé des anomalies de son futur logement ? Il arrive fréquemment qu'un acquéreur découvre des anomalies (dans l'installation électrique ou gaz par exemple) à l'instant même de la signature du compromis chez le Notaire. Cette information de dernière minute oblige régulièrement à négocier une baisse du prix de vente ou à annuler la vente par crainte des travaux à réaliser. Des propriétaires et des agents immobiliers se sont rassemblés pour créer le portail immobilier « Immo-santé » afin de communiquer ces informations essentielles dès la mise en vente ou en location du logement. Vous y trouverez des annonces transparentes qui affichent les conclusions de tous les diagnostics obligatoires, un rappel des obligations réglementaires, un annuaire des « diagnosticiens immobiliers » et des agences qui pratiquent la transparence dans ce domaine. Un exemple à suivre : www.immosante.com
Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio  

 

Le chauffage électrique n'a plus la cote

27/09/2012 - C'est la fin d'une exception française : après avoir représenté plus de 70 % des modes de chauffage dans les immeubles en construction, le chauffage électrique n'en équipe plus aujourd'hui que moins de 20 % et cette part va se réduire encore en 2013. La raison de cet effondrement se trouve dans la nouvelle réglementation thermique, dite RT 2012, issue du Grenelle de l'environnement... et dans le très mauvais rendement global du chauffage électrique. La nouvelle réglementation thermique fixe en effet un plafond de consommation de 50 kWh/m²/an pour toute construction neuve et cette consommation ne se calcule plus en énergie finale, disponible chez l'utilisateur, mais en énergie primaire, qui tient compte des pertes à la production et au transport.

Ces pertes sont très importantes pour l'électricité : les deux tiers de l'énergie sont dissipés sous forme de chaleur à la production et plus de 6 % sont encore perdus sur les lignes électriques. De ce fait, dans les calculs réglementaires 1 kWh en énergie finale correspond à 2,58 kWh en énergie primaire pour l'électricité alors qu'elle correspond à 1 kWh pour les autres énergies (gaz, bois, fioul...). L'électricité se trouve donc logiquement disqualifiée pour ce type d'usage (le chauffage). EDF vendra certes moins de courant, mais les pointes de consommation hivernales qui lui coûtent si cher (mise en route de centrales au charbon, importation de courant à prix d'or) devraient peu à peu diminuer.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

La construction en paille

Livre La construction en paille
Principes fondamentaux - Techniques de mises en oeuvre - Exemples de réalisations
Luc Floissac 384 pages; (20 x 26 cm); 45,00 €

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