Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités

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Rénovation énergétique : polémique autour de la nouvelle règle RGE

10/07/14 - Depuis le 1er juillet 2014, les ménages souhaitant faire des travaux de rénovation énergétique ne peuvent bénéficier de certaines aides financières (crédit d'impôt développement durable, éco-prêt à taux zéro, etc.) qu'à condition de faire appel à des professionnels qualifiés “RGE”.

Qu'est ce que la qualification RGE ? Le choix d'un professionnel compétent pour réaliser des travaux de performance énergétique est complexe. Pour mieux identifier les professionnels jugés compétents, l'Ademe et le ministère du Développement durable ont lancé la mention "Reconnu Garant de l'Environnement" (RGE).

Une mention détournée  en "Reconnu Grenouille de l'Environnement" par les réseaux d'acteurs de la construction écologique.Ainsi le réseau Ecobâtir, qui s'interroge sur la pertinence du dispositif : pour obtenir la certification RGE, une entreprise doit se former aux enjeux de la rénovation énergétique. Mais la formation ne dure que 4 jours (bientôt 3 peut-être). « Comment a-t-on pu élaborer une même formation pour la France entière, tous métiers confondus et tous niveaux initiaux ? Bien entendu, les formations sont indispensables pour l'acquisition de ces savoir-faire multiples liés à l'intelligence de la situation. Mais cela nécessite du temps, » note Ecobâtir.

De la même manière, le réseau s'étonne qu'on ne fasse pas de différence entre pionniers de la qualité environnementale, qui la pratiquent depuis des années et à tous niveaux, et nouveaux convertis aux arguments écologiques. Les petites entreprises artisanales peinent à obtenir la certification RGE, faute de temps à consacrer au dossier voire de moyens : « Quand on voit qu'il faut une qualification par activité, que cela représente 1 à 2 semaines de montage de dossier et coûte en moyenne 287 € par an et par qualification, quelle entreprise de taille petite ou moyenne pourra se le permettre ? Déjà, nombre d'artisans jettent l'éponge, découragés et dégoûtés ; ce seront autant de savoir-faire perdus, de services de proximité en moins et de chômeurs en plus. » Du chômage en plus, mais aussi un marché menacé de paralysie : « que va-t-il se passer [...] pour les 95 % de professionnels non certifiés comme pour les maîtres d'ouvrages à la recherche de professionnels ? » Pour Ecobâtir, il faut un système qui instaure un vrai changement, qui valorise l'artisanat et différencie les formations.

Juliette Lécureuil, les 4 Saisons du jardin bio

Voir aussi l'article crédit d'impôt

Peintures, colles, nettoyants et désodorisants : danger !

16/06/2014 - Selon une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publiée le 22 mai dernier, les femmes enceintes doivent éviter d'utiliser certains produits de bricolage, d'entretien et certains désodorisants.

Saisie en 2009 pour étudier en priorité cinq substances parmi les innombrables polluants de l'air intérieur, l'Anses a évalué les risques sanitaires de trois produits reprotoxiques et de deux perturbateurs endocriniens présents dans des produits de consommation courante. Il s'agit du n-hexane et du toluène, solvants des peintures et des colles, ainsi que du cis-CTAC, conservateur dans des produits répulsifs, tous trois présentant des risques pour le développement fœto-embryonnaire. Les deux autres produits sont des perturbateurs endocriniens : l'o-phénylphénol (OPP), que l'on retrouve dans des nettoyants désinfectants et des désodorisants, et le méthyl tert-butyl éther (MTBE), additif de l'essence. Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, une trentaine d'autres produits reprotoxiques ou perturbateurs endocriniens doivent faire l'objet de la même évaluation par l'Anses, qui peine à obtenir les données précises de composition des industriels français contactés.

Selon une estimation de la même Anses publiée le 9 avril dernier, la pollution de l'air intérieur coûterait en France au minimum 20 milliards d'euros par an et provoquerait près de 20 000 décès, étude qui ne prenait en compte que six des principaux polluants de l'air intérieur (benzène, trichloréthylène, radon, monoxyde de carbone, particules et fumée de tabac). On peut aisément se passer de tous ces polluants, comme le montre le développement des  produits de bricolage et d'entretien éco-labellisés. Quand se décidera-t-on à les interdire ?

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Habitat participatif dans les Côtes d'Armor

16/04/2014 - Le département des Côtes d'Armor lance le premier appel à projet en faveur de l'habitat participatif initié par une collectivité départementale. Celle-ci propose une enveloppe budgétaire totale de 50 000 € pour les 5 projets qui seront retenus et mobilisera les collectivités et l'ensemble des partenaires pour soutenir ces projets. Les cinq projets seront sélectionnés sur les critères suivants : qualité de la gouvernance, mixité sociale et intergénérationnelle, qualité environnementale (insertion urbaine et paysagère, accessibilité, qualité sanitaire des matériaux...), gestion économe des ressources, contribution du projet à des démarches d'insertion et à la valorisation des ressources du territoire, coût des logements et maîtrise des charges locatives... Que ce soit en neuf ou en réhabilitation, il devra s'agir d'opérations collectives, la maîtrise d'ouvrage étant assurée par un groupe de particuliers constitué en association. Comme dans les autres réalisations de ce type, les futurs habitants concevront collectivement leur habitat en prévoyant des espaces communs partagés, ils définiront une charte commune, leurs souhaits architecturaux et leur capacité de financement. En prenant cette initiative, le département des Côtes d'Armor souhaite encourager la conception de projets créatifs, développer l'écoconstruction et faire émerger une économie sociale et solidaire. Un projet dont beaucoup d'autres collectivités pourraient s'inspirer.

Renseignements au 0 810 810 222 et sur www.cotesdarmor.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Laissez “perspirer” vos murs

24/03/2014 - Venue des pays nordiques et germaniques, la notion de parois perspirantes fait encore débat en France. Elle permet pourtant une précieuse autorégulation naturelle de l'hygrométrie à l'intérieur des bâtiments. Elle se fonde sur l'observation des bâtiments anciens aux parois constituées de matériaux poreux, hygroscopiques et pourvus d'une bonne capillarité. Ouverts au passage de la vapeur d'eau, ils gèrent les entrées et sorties d'humidité sans que celle-ci ne leur cause de dégâts, alors que de tels dégâts sont fréquents avec des murs non perspirants aux jonctions et autres défauts d'étanchéité des pare-vapeur. Encore faut-il que cette perméabilité à la vapeur d'eau respecte certaines règles, rendues nécessaires par les exigences de confort actuelles.


Sous nos climats, la pression de vapeur d'eau se fait presque exclusivement de l'intérieur (où il y a une forte production de vapeur par les pièces humides et la respiration) vers l'extérieur. Une paroi perspirante doit donc faciliter la migration de la vapeur d'eau vers l'extérieur sans risque de condensation, tout en assurant une isolation thermique performante et une bonne étanchéité à l'air. Les professionnels de l'habitat écologique appliquent généralement la règle du “5 pour 1” : la résistance à la vapeur d'eau du parement intérieur doit être 5 fois supérieure à celle du parement extérieur. Cela rend parfois nécessaire l'utilisation de films frein-vapeur ou à diffusion variable côté intérieur, tandis que le parement ou l'enduit extérieur doit être très perspirant. Quant aux matériaux constituant la paroi, notamment les isolants, ils doivent assurer une bonne capillarité, sans rupture, pour permettre la migration de la vapeur d'eau vers l'extérieur. Sur ce plan, les isolants biosourcés (d'origine végétale ou animale) présentent d'indéniables avantages (capillarité, hygroscopie) par rapport aux isolants synthétiques ou minéraux.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Mort d'un pionnier

Jean-Pierre Oliva 2

10/02/2014 - Pionnier de la construction écologique, Jean-Pierre Oliva est décédé samedi 8 février. Avec lui, disparaît une figure importante d'un secteur qu'il a beaucoup contribué à développer. Auteur de livres de référence (1) et homme de terrain, maître d'œuvre très demandé, conférencier, animateur de stages, homme chaleureux et jovial, il a notamment défendu une approche globale de l'habitat écologique et bioclimatique, prônant l'utilisation des ressources et savoir-faire locaux, de matériaux biosourcés perspirants, de préférence aux systèmes de construction industriels standardisés.

Conseiller et maître d'œuvre en habitat écologique, il a fondé Domus, la première entreprise française commercialisant des matériaux écologiques dès la fin des années 80. Puis il s'est consacré à la construction bioclimatique, en neuf comme en rénovation à partir de 1994. En parallèle, il a réalisé pour le centre Terre vivante une exposition sur les isolants naturels et y a animé les premiers “samedis de l'habitat”. En 2001, Terre vivante a publié son premier livre, L'isolation écologique, qui restera pendant des années l'ouvrage de référence des professionnels comme des auto-constructeurs, jusqu'à la parution d'une nouvelle édition totalement remaniée en 2010.

Nos pensées vont à sa famille et à ses trois enfants.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

(1)  L'isolation écologique (2001), La conception bioclimatique (2006) et L'isolation thermique écologique (2010), tous trois aux éditions Terre vivante, les deux derniers écrits en collaboration avec Samuel Courgey.

De l'eau chaude grâce aux eaux grises !

26/11/13 - Récupérer les calories des eaux usées (lave-vaisselle, lave-linge, douches, lavabos, éviers), est-ce possible dans un immeuble collectif ? Oui, comme le montre l'exemple d'un immeuble HLM aux normes BBC qui vient d'être construit à Paris, dans le XIe arrondissement, en remplacement d'un vieux bâtiment insalubre.

Ses 17 logements profitent non seulement d'une construction aux très bonnes performances énergétiques (consommation énergétique inférieure à 50 kWep/m2/an), mais ils bénéficient en outre d'une innovation qui devrait faire école : toutes les eaux grises passent par une cuve de 2000 litres. Ces eaux usées sont encore chaudes et leurs calories sont extraites par des échangeurs et transmises au circuit évaporateur d'une pompe à chaleur spécialement développée par l'entreprise Biofluides Environnement. Délestées de leur chaleur, les eaux grises sont rejetées à l'égout. Les calories récupérées permettent de couvrir 60% des besoins en eau chaude de l'immeuble. Autant d'économies sur la facture des locataires !

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

La construction en paille

Livre La construction en paille
Principes fondamentaux - Techniques de mises en oeuvre - Exemples de réalisations
Luc Floissac 384 pages; (20 x 26 cm); 45,00 €

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