Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités

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Habitat participatif dans les Côtes d'Armor

16/04/2014 - Le département des Côtes d'Armor lance le premier appel à projet en faveur de l'habitat participatif initié par une collectivité départementale. Celle-ci propose une enveloppe budgétaire totale de 50 000 € pour les 5 projets qui seront retenus et mobilisera les collectivités et l'ensemble des partenaires pour soutenir ces projets. Les cinq projets seront sélectionnés sur les critères suivants : qualité de la gouvernance, mixité sociale et intergénérationnelle, qualité environnementale (insertion urbaine et paysagère, accessibilité, qualité sanitaire des matériaux...), gestion économe des ressources, contribution du projet à des démarches d'insertion et à la valorisation des ressources du territoire, coût des logements et maîtrise des charges locatives... Que ce soit en neuf ou en réhabilitation, il devra s'agir d'opérations collectives, la maîtrise d'ouvrage étant assurée par un groupe de particuliers constitué en association. Comme dans les autres réalisations de ce type, les futurs habitants concevront collectivement leur habitat en prévoyant des espaces communs partagés, ils définiront une charte commune, leurs souhaits architecturaux et leur capacité de financement. En prenant cette initiative, le département des Côtes d'Armor souhaite encourager la conception de projets créatifs, développer l'écoconstruction et faire émerger une économie sociale et solidaire. Un projet dont beaucoup d'autres collectivités pourraient s'inspirer.

Renseignements au 0 810 810 222 et sur www.cotesdarmor.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Laissez “perspirer” vos murs

24/03/2014 - Venue des pays nordiques et germaniques, la notion de parois perspirantes fait encore débat en France. Elle permet pourtant une précieuse autorégulation naturelle de l'hygrométrie à l'intérieur des bâtiments. Elle se fonde sur l'observation des bâtiments anciens aux parois constituées de matériaux poreux, hygroscopiques et pourvus d'une bonne capillarité. Ouverts au passage de la vapeur d'eau, ils gèrent les entrées et sorties d'humidité sans que celle-ci ne leur cause de dégâts, alors que de tels dégâts sont fréquents avec des murs non perspirants aux jonctions et autres défauts d'étanchéité des pare-vapeur. Encore faut-il que cette perméabilité à la vapeur d'eau respecte certaines règles, rendues nécessaires par les exigences de confort actuelles.


Sous nos climats, la pression de vapeur d'eau se fait presque exclusivement de l'intérieur (où il y a une forte production de vapeur par les pièces humides et la respiration) vers l'extérieur. Une paroi perspirante doit donc faciliter la migration de la vapeur d'eau vers l'extérieur sans risque de condensation, tout en assurant une isolation thermique performante et une bonne étanchéité à l'air. Les professionnels de l'habitat écologique appliquent généralement la règle du “5 pour 1” : la résistance à la vapeur d'eau du parement intérieur doit être 5 fois supérieure à celle du parement extérieur. Cela rend parfois nécessaire l'utilisation de films frein-vapeur ou à diffusion variable côté intérieur, tandis que le parement ou l'enduit extérieur doit être très perspirant. Quant aux matériaux constituant la paroi, notamment les isolants, ils doivent assurer une bonne capillarité, sans rupture, pour permettre la migration de la vapeur d'eau vers l'extérieur. Sur ce plan, les isolants biosourcés (d'origine végétale ou animale) présentent d'indéniables avantages (capillarité, hygroscopie) par rapport aux isolants synthétiques ou minéraux.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Mort d'un pionnier

Jean-Pierre Oliva 2

10/02/2014 - Pionnier de la construction écologique, Jean-Pierre Oliva est décédé samedi 8 février. Avec lui, disparaît une figure importante d'un secteur qu'il a beaucoup contribué à développer. Auteur de livres de référence (1) et homme de terrain, maître d'œuvre très demandé, conférencier, animateur de stages, homme chaleureux et jovial, il a notamment défendu une approche globale de l'habitat écologique et bioclimatique, prônant l'utilisation des ressources et savoir-faire locaux, de matériaux biosourcés perspirants, de préférence aux systèmes de construction industriels standardisés.

Conseiller et maître d'œuvre en habitat écologique, il a fondé Domus, la première entreprise française commercialisant des matériaux écologiques dès la fin des années 80. Puis il s'est consacré à la construction bioclimatique, en neuf comme en rénovation à partir de 1994. En parallèle, il a réalisé pour le centre Terre vivante une exposition sur les isolants naturels et y a animé les premiers “samedis de l'habitat”. En 2001, Terre vivante a publié son premier livre, L'isolation écologique, qui restera pendant des années l'ouvrage de référence des professionnels comme des auto-constructeurs, jusqu'à la parution d'une nouvelle édition totalement remaniée en 2010.

Nos pensées vont à sa famille et à ses trois enfants.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

(1)  L'isolation écologique (2001), La conception bioclimatique (2006) et L'isolation thermique écologique (2010), tous trois aux éditions Terre vivante, les deux derniers écrits en collaboration avec Samuel Courgey.

La filière photovoltaïque en crise

06/01/2014 – Depuis des mois, les difficultés s'accumulent pour nombre d'entreprises du secteur photovoltaïque. Les mécanismes français de soutien à la filière sont à revoir, que ce soit le système des tarifs d'achat garantis ou le soutien à l'intégration au bâti. Le coût artificiellement bas de l'électricité en France n'arrange rien alors que chez certains de nos voisins, le coût de production de l'électricité photovoltaïque est équivalent au coût d'achat de l'électricité.

Au lieu de prendre des mesures d'urgence pour stopper l'hémorragie d'emplois et les dépôts de bilan, « c'est comme si on jouait la montre pour finir de purger le secteur et offrir à quelques grands opérateurs historiques et à leurs filiales un monopole de fait sur cette filière », analyse Marc Jedliczka du Cler (Réseau pour la transition énergétique).

Pour l'avenir, beaucoup pensent que l'autoconsommation sans stockage sur le lieu de production doit être privilégiée. Reste  à définir un cadre juridique et fiscal pour ce nouvel acteur du monde de l'électricité : le “consommateur/producteur/fournisseur”. Plusieurs pistes sont envisagées :

  • une prime au kWh autoconsommé, les kWh non consommés et injectés dans le réseau étant rémunérés par un tarif spécifique, mais cette prime à la consommation pourrait être néfaste aux objectifs d'économie d'énergie ;
  • un système de crédit pour chaque kWh produit en sus de sa consommation propre et injecté sur le réseau (système mis en place aux Pays-Bas et au Danemark). Au moment de la facturation, on ne paie que les kWh supplémentaires consommés ; si la production injectée dépasse la consommation, les crédits sont reportés à la période suivante.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

De l'eau chaude grâce aux eaux grises !

26/11/13 - Récupérer les calories des eaux usées (lave-vaisselle, lave-linge, douches, lavabos, éviers), est-ce possible dans un immeuble collectif ? Oui, comme le montre l'exemple d'un immeuble HLM aux normes BBC qui vient d'être construit à Paris, dans le XIe arrondissement, en remplacement d'un vieux bâtiment insalubre.

Ses 17 logements profitent non seulement d'une construction aux très bonnes performances énergétiques (consommation énergétique inférieure à 50 kWep/m2/an), mais ils bénéficient en outre d'une innovation qui devrait faire école : toutes les eaux grises passent par une cuve de 2000 litres. Ces eaux usées sont encore chaudes et leurs calories sont extraites par des échangeurs et transmises au circuit évaporateur d'une pompe à chaleur spécialement développée par l'entreprise Biofluides Environnement. Délestées de leur chaleur, les eaux grises sont rejetées à l'égout. Les calories récupérées permettent de couvrir 60% des besoins en eau chaude de l'immeuble. Autant d'économies sur la facture des locataires !

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Des aides pour la rénovation énergétique

 

29/09/13 - Seul dossier à faire consensus dans le débat national sur la transition énergétique, la rénovation thermique de l'habitat a enfin donné lieu à des annonces intéressantes juste avant une bien terne conférence environnementale. Le nouveau plan du gouvernement repose sur une série de mesures visant à faciliter le financement des travaux de rénovation et sur  un « service public d'information sur la rénovation énergétique ».

Le volet aides au financement prévoit l'optimisation des aides déjà existantes, éco-prêt à taux zéro et crédit d'impôt développement durable, qui feront l'objet d'une simplification et d'un recentrage sur les rénovations lourdes dans le projet de loi de finances 2014. Le plafond de ressources donnant accès aux aides de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) est relevé et deux nouvelles primes , de 1.350 et 3.000 euros, sous conditions de revenu, vont viser en priorité les familles précaires et les classes moyennes. La Caisse des Dépôts va mettre en place un fonds national de garantie pour la rénovation énergétique afin de décharger les ménages de l'avance des frais. Il devrait permettre d'obtenir de nouveaux prêts bancaires ciblés sur la rénovation et de favoriser le tiers financement par les collectivités territoriales. Autre bonne nouvelle, la TVA sur l'ensemble des travaux de rénovation thermique des bâtiments sera abaissée à 5,5 % en 2014 .

Quant au volet information, il comprend un numéro de téléphone national (0 810 140 240) et un site internet déjà opérationnels, 450 « Points rénovation information service » (Pris), la formation de 2000 emplois d'avenir pour conseiller les ménages, ainsi qu'une campagne de communication nationale qui démarre en octobre 2013. Est également prévue la création d'un « passeport rénovation  », sorte de carnet de santé du logement, où figureront les dépenses d'énergie réelles, les préconisations de travaux adaptés au logement et garantissant un niveau cible de performances, avec un planning et un suivi de la réalisation des travaux.

Les outils sont là, mais ces dispositifs d'aide au financement semblent bien insuffisants pour atteindre l'objectif de 500.000 logements rénovés par an d'ici 2017. En 2012, seulement 120 000 logements privés et 25 000 logements sociaux ont été rénovés. Selon une étude TNS-Sofres publiée le 19 septembre dernier pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la part des ménages ayant l'intention de lancer des travaux pour réduire leur facture énergétique n'était plus que 16% en 2012, contre 18% en 2011. Le mécanisme du tiers financement, qui permettrait de faire financer la totalité des travaux par un organisme financier, a été repoussé en 2015.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

La construction en paille

Livre La construction en paille
Principes fondamentaux - Techniques de mises en oeuvre - Exemples de réalisations
Luc Floissac 384 pages; (20 x 26 cm); 45,00 €

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