Fournisseur Grossiste Installateur Technicien
210 CHEMIN DE LA PLATANE1/03/2010 - En 2002, au terme d'une grande campagne de mobilisation, la CRIIRAD avait obtenu que soient inscrites dans le code de la santé publique deux interdictions : celle d'ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction et celle d'utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction. Le 5 mai 2009, un arrêté interministériel a pourtant instauré une procédure de dérogation à ces interdictions, en dépit d'un avis défavorable de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Les dérogations envisagées concernent surtout les matériaux de construction et des produits industriels. Cela permettrait de recycler une partie des millions de tonnes de déchets faiblement radioactifs issus de l'industrie nucléaire et du futur démantèlement des plus vieilles centrales. La Criirad a déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour dénoncer ces dérogations et lancé une campagne de lettres aux ministres concernés. Ces substances radioactives sont potentiellement cancérigènes et mutagènes ; elles doivent rester confinées dans les filières nucléaires. Les lettres à signer sont disponibles sur le site www.crrirad.org
Antoine Bosse-Platière
22/01/2010 - Il y a urgence à rénover le parc de logements anciens en France (consommation moyenne 330 kWh/m²/an) à un niveau proche de 50 kWh/m²/an, si l'on veut pouvoir réduire d'un facteur 4 nos consommations d'énergie totales, et espérer limiter à 2 °C la hausse moyenne des températures. En bonne logique, une rénovation énergétique devrait s'appuyer sur un bon diagnostic. Le DPE, diagnostic de performances énergétiques, a été rendu obligatoire pour toute vente ou location dans ce but. Sa fiabilité est cependant contestée par les professionnels (voir 4 Saisons n° 178 page 62). L'utilité même d'un diagnostic thermique est remise en cause par Olivier Sidler du cabinet Enertech, spécialiste reconnu de l'énergétique des bâtiments. Selon lui, la nature des parois n'a pas un impact significatif sur la performance thermique après rénovation et le diagnostic est une perte de temps et d'argent. Il préconise plutôt de mettre en œuvre une « solution technique universelle » basée non pas sur une obligation de résultat mais sur un niveau de résistance thermique additionnel (quel que soit l'isolant choisi) pour les parois, complétée par des vitrages très performants, une ventilation double flux et un système de chauffage à très haut rendement, afin de s'approcher des 50 kWh/m²/an.
Antoine Bosse-Platière
Vous trouverez des exemples de rénovations de ce type présentées en détail dans les deux livres que vient d'éditer Terre vivante :
4/09/2009 - Les informations les plus contradictoires circulent actuellement sur Internet à propos des lampes fluocompactes. Elles nous seraient imposées par l'Union européenne comme seule solution au remplacement des lampes à incandescence alors qu'elles seraient dangereuses pour la santé et pour l'environnement. L'association française de l'éclairage (AFE) - qui regroupe experts et fabricants - se défend en rappelant certains faits, mais sans convaincre totalement pour ce qui est de la pollution électromagnétique. Elle rappelle que les lampes à incandescence sont amenées à disparaître progressivement du marché entre le 1er septembre 2009 et le 1er septembre 2012 et que les industriels proposent trois types de lampes pour les remplacer :
Ces trois technologies sont nettement plus coûteuses que celle qu'elles remplacent. Cela est largement compensé par les économies d'énergie et par la durée de vie, notamment pour les fluocompactes et les leds. Encore faut-il que les durées de vie annoncées soient toujours atteintes. Les fabricants de lampes doivent en faire progresser la fiabilité.
A propos de la présence de mercure dans les lampes fluocompactes, l'AFE rappelle qu'elles ne contiennent aujourd'hui qu'entre 2 et 5 mg par lampe, que l'affichage de ce taux va devenir obligatoire et que les fabricants se sont engagés à le faire diminuer encore de 40 % d'ici 2012. Les efforts entrepris pour le recyclage des ces lampes doivent être intensifiés puisque le taux de recyclage actuel n'est encore que de 32 %.
Reste le problème très controversé de la pollution électromagnétique. L'AFE montre que les champs électromagnétiques restent très inférieurs aux normes internationales, mais ces normes sont contestées par certains scientifiques et par les personnes électrosensibles. Les niveaux inquiétants mesurés à moins de 30 cm des lampes (voir http://www.criirem.org/images/docs/lbc_arcacriirem_mise_en_garde_08-2007.pdf) sont contestés par l'AFE qui prétend qu'à cette distance les mesures ne sont pas exploitables. Ce qui est sûr, c'est qu'à partir de 30 cm le niveau de
pollution devient négligeable. Le problème se pose donc uniquement pour les lampes de chevet et les lampes de bureau si vous risquez d'y être exposé longuement à moins de 30 cm. Les fabricants doivent s'atteler à réduire cette pollution par le blindage des ampoules. Et les fabricants
de luminaires devraient relier à la prise de terre les structures métalliques afin d'en réduire le champ électrique.
Antoine Bosse-Platière
Et si c'était la solution ?
160 pages; (15 x 21 cm); 19,00 €