Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités

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Epargnons le climat

18/01/2016 - Lancée fin septembre 2015 dans la dynamique de la préparation de la COP 21 par Energie partagée et la NEF, la campagne « Epargnons le climat » a permis de recueillir près de 800 000 € de promesses de dons de particuliers désireux de placer leur épargne au service de projets de production d'énergie renouvelables. Depuis 5ans, Energie partagée a permis la réalisation d'une vingtaine de projets : toitures solaires, mini centrales hydro-électriques, parcs éoliens, chaufferies bois... Maîtrisés par les habitants, ces projets créent des emplois non délocalisables et les revenus générés par la production d'énergie bénéficient à la fois aux territoires et aux souscripteurs.  Pour Marc Mossalgue d'Energie partagée « Cette campagne nous a permis d'élargir notre public, grâce aux soutien des nombreuses organisations partenaires. Parallèlement à cette campagne, nous continuons à collecter de l'épargne par nos propres moyens, y compris avec des fonds d'épargne salariale. Au total, depuis notre création, nous avons atteint les 10 millions d'euros souscrits  avec un an d'avance sur les prévisions. Nous allons pouvoir financer une dizaine de projets en 2016, parmi lesquels nos trois premiers projets de méthanisation. » www.epargnonsleclimat.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Granulés de bois, écologique ou pas ?

18/12/2015 - Les granulés de bois sont-ils écologiques ou pas ? Le succès croissant des poêles et chaudières à granulés justifie que l'on se pose la question, d'autant qu'un article de Reporterre daté du 27 mai 2015 a dénoncé les importations européennes de granulés en provenance d'Amérique du Nord, importations qui ont doublé entre 2011 et 2013 et atteignent 4,7 millions de tonnes. A juste raison, les défenseurs de la forêt se mobilisent outre-Atlantique pour dénoncer ces exportations.

La forêt française peut-elle absorber l'augmentation de la demande ? Les spécialistes s'accordent pour dire qu'il y a en France un potentiel forestier largement suffisant pour satisfaire tous les besoins. Mais on observe aussi une baisse des plantations depuis 15ans et un tout récent rapport de la Cour des comptes vient de dénoncer une « politique forestière française qui n'a ni stratégie, ni pilote et accorde trop de soutiens au bois énergie. »

Cette situation, les excès de la mondialisation et l'absence de taxe carbone expliquent sans doute l'augmentation des importations de granulés : en 2012, la France a importé 60 000 tonnes de granulés contre 25 000 l'année précédente. C'est une absurdité, l'importation depuis le Canada fait plus que doubler l'impact climat du granulé (de 7,3 à 16 g équivalent CO2), même s'il reste encore très favorable par rapport aux énergies fossiles. En tout cas, il y a urgence à faire porter les efforts sur une politique ambitieuse de reboisement et sur une meilleure valorisation de la ressource pour tous les usages (bois construction, bois -énergie, papeterie...). Le récent partenariat entre Fransylva (syndicats de forestiers privés) et  Reforest'Action (entreprise sociale leader de la reforestation) est de bon augure, mais il reste beaucoup à faire.

En attendant, il faut peut-être freiner le développement des grosses chaufferies à bois là où les filières locales sont insuffisantes. Et pour tous ceux qui sont équipés ou veulent le faire, choisir des filières locales.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Polluants de l'air intérieur à étiqueter ou à bannir

16/11/2015 - Depuis 2012, les produits construction et de décoration sont soumis à une obligation d'étiquetage des polluants volatils qu'ils contiennent. Pour les meubles, le chantier a pris du retard et il est proposé aux fabricants une démarche volontaire, l'obligation d'étiquetage n'étant prévue qu'à l'horizon 2020. En attendant, l'Agence de sécurité sanitaire (ANSES) a été chargée d'une expertise sur les composés volatiles émis par les meubles. Elle a identifié 31 substances prioritaires classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Parmi elles, le benzène, le formaldéhyde, le styrène, l'acétaldéhyde... et les retardateurs de flamme, qui viennent de faire l'objet d'une récente expertise très alarmante de la même Agence. Elle recommande de ne plus les utiliser ces derniers dans les meubles, d'autant que leur efficacité en matière d'incendies domestiques est sujette à caution. Les résultats alarmants de ces expertises devraient en tout cas peser sur d'éventuelles interdictions et accélérer le calendrier de l'étiquetage. D'autres polluants de l'air intérieur mériteraient également une expertise urgente : les produits d'entretien, désodorisants, bougies parfumées, encens et autres parfums d'intérieur qui ont fait l'objet d'analyses très préoccupantes dans des numéros récents de Que Choisir.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Inondations : stop à l'artificialisation des terres !

12/10/2015 - Au-delà de la nécessaire solidarité avec les victimes des tragiques inondations dans les Alpes-Maritimes, il serait temps que l'on cesse d'accuser la fatalité et que l'on agisse sur les véritables causes. Cette catastrophe  témoigne d'abord de la multiplication des épisodes climatiques extrêmes liés au réchauffement de la planète, annoncée par les scientifiques du GIEC depuis des années dans leurs rapports. Chacun devrait se poser la question : que fais-je concrètement pour réduire mes émissions de CO²  responsables de ce réchauffement ? Mais à chaque inondation, ce qui aggrave considérablement les dégâts, c'est l'artificialisation galopante des sols dans les zones inondables urbanisées et de plus en plus loin en amont sur les bassins versants.

Cette urbanisation excessive qui ronge la Côte d'Azur multiplie les surfaces bétonnées et asphaltés qui accélèrent le cycle de l'eau. Et en amont, sur les trop rares surfaces agricoles restantes, l'agriculture conventionnelle y apporte son concours avec des sols désherbés, pauvres en humus, qui ne jouent plus leur rôle d'éponge. Comme le dit l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi : « il est urgent de revoir les plans locaux d'urbanisme et de maintenir ce qui reste du foncier agricole pour éviter d'autres drames ». Très concrètement, cela passe aussi par des solutions permettant de ralentir le cycle de l'eau : stopper l'étalement urbain, plantations d'arbres, revêtements semi-perméables pour les parkings permettant l'infiltration de l'eau, toits végétalisés... et pour les zones agricoles, zones de débordement plutôt que barrages, programmes de replantations de haies et de conversion à l'agriculture bio.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Un bâtiment à énergie positive intégrale !

10/09/2015 - Bureau d'études spécialisé dans l'optimisation énergétique et environnementale des bâtiments, Izuba Energies a inauguré le 4 septembre dernier son nouveau siège social de 453 m² près de Montpellier. Co-fondateur d'Izuba, Thierry Salomon est également vice-président et porte-parole de Négawatt et il a tenu à appliquer pour ce bâtiment les trois principes de la démarche Négawatt : sobriété, efficacité et énergies renouvelables. Une forme simple, des principes bioclimatiques, des parois en ossature bois avec isolation paille et enduits en terre crue, des cloisons internes en briques de terre crue pour renforcer l'inertie, un chauffage par pompe à chaleur sur sondes géothermiques et des capteurs photovoltaïques en toiture. Le bâtiment est si économe que les capteurs en toiture (225 kWhep/m2/an) devraient compenser  non seulement les consommations nécessaires à l'utilisation du bâtiment (52,6 kWhep/m2/an), mais aussi l'énergie qui a été nécessaire à sa construction (37,9 kWhep/m2/an sur trente ans) et même celle nécessaire aux déplacements quotidiens des 13 salariés (97,7 kWhep/m2/an). Un bâtiment « à énergie positive intégrale » qui est tout à fait reproductible : toutes les solutions existent sur le marché et cet exemple devrait inspirer d'autres maîtres d'ouvrages.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Omissions de C02

06/08/2015 - À l'occasion de la Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris en décembre 2015, les pays de l'ONU discuteront de leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais un sujet restera tabou dans les négociations officielles : depuis le protocole de Kyoto, les émissions de CO2 d'un pays sont calculées sur la base de ce qui est produit dans le pays... et pas de ce qui y est consommé ! Cela permet aux pays occidentaux d'afficher des émissions inférieures à la réalité : en France, les « omissions de CO2 » représenteraient 41% des émissions totales. Cela permet aussi de rejeter le blâme sur d'autres pays comme la Chine (dont une bonne partie des émissions sont liées à des produits que nous consommons) et surtout de ne pas poser la question de l'évolution de nos modes de vie. Il y a donc urgence à prendre en compte ces « omissions de CO2 », pour élaborer les stratégies les plus pertinentes et réduire effectivement nos émissions globales. C'est l'objectif de l'initiative de Mes Courses pour la Planète, Observatoire de la consommation responsable, qui lance une pétition pour la prise en compte de ces « omissions » de CO2, qui sera remise en septembre à François Hollande. www.mescoursespourlaplanete.com

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

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Un livre "référence" pour particulier et professionnel

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