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21/12/2011 - Linky est le petit nom du nouveau compteur électrique “intelligent” testé à Lyon et près de Tours et que le gouvernement prévoit de généraliser prochainement. Mis au point sans réelle concertation par ERDF, ce nouveau compteur permet de suivre sa consommation journalière, transmet mensuellement les consommations réelles pour la facturation et facilite les changements de fournisseur, de puissance souscrite ou de tarif. Grâce à de nouveaux services, il est censé aider le consommateur à maîtriser sa demande en énergie et lui permettre de faire 10 à 15 % d'économies.
Une économie que l'expérimentation n'a pas permis de valider tandis que le coût prévu pour l'installation de ce compteur dans tous les foyers est passé de 4 à 8 milliards d'euros. Un coût qui sera supporté en grande partie par le consommateur : environ 240 € par foyer répartis sur plusieurs années. De plus les services proposés par le fournisseur d'électricité ne seront pas tous gratuits : dans l'expérimentation, EDF a facturé les siens 3,50 € par mois soit 42 € par an. Tout cela pour un compteur présentant de nombreuses lacunes : pas d'affichage déporté des données et des possibilités trop réduites pour bien gérer la production d'énergie (photovoltaïque, cogénération...) ou la mise en pause de certains équipements sans perte de confort lors des pointes de consommation.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio.
2/11/2011 - Depuis le 8 juillet, les communes ont la possibilité, si elles le souhaitent, de taxer chaque mètre carré couvert de béton ou de bitume. Cette nouvelle taxe a pour but de financer le service public de gestion des eaux pluviales des communes. Elle devrait inciter les propriétaires à échapper à cette taxe en se dotant d'équipements qui ménagent les capacités des égouts municipaux : collecte et stockage de l'eau de pluie, toitures végétalisées... Mais dans le contexte économique actuel, la mise en place d'une nouvelle taxe n'est pas simple et les villes candidates ne sont pas légion. La communauté d'agglomération de Douai (Nord) est la première à s'être lancée car elle développe des techniques alternatives depuis 20 ans. Le montant de la taxe est très bas (0,05 € le m²) et elle ne concerne que les surfaces imperméabilisées supérieures à 500 m². D'autres collectivités importantes comme Lyon et Bordeaux ont mis cette mesure à l'étude, mais rien n'a été voté à ce jour.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio.
12/10/2011 - Les travaux de la première école publique française isolée en paille devraient débuter très prochainement à Issy-les-Moulineaux (92) pour une ouverture prévue à la rentrée 2013. Les deux architectes lauréats du concours, Sonia Cortesse et Bernard Dufournet, ont choisi de construire ce groupe scolaire basse consommation de 14 classes avec des caissons en bois préfabriqués emplis de bottes de paille compressées et recouverts à l'extérieur d'un bardage bois.
Faire accepter ce matériau n'a pas été sans mal, et a occasionné près d'un an de retard, le bureau de contrôle ayant exigé un essai au feu du CSTB en l'absence de règles professionnelles (lesquelles viennent d'être adoptées tout récemment). L'école comprendra également d'autres caractéristiques écologiques : orientation optimisée, brise-soleil, chauffage par géothermie, carrelage recyclé, peintures, vernis et colles écologiques, bois non traités, vrai linoléum et une zone humide pédagogique qui drainera et filtrera les eaux pluviales.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio.
Source : Environnement Magazine, septembre 2011
30/08/2011 - 3 500 villes de sept pays européens représentant 60 millions d'habitants ont participé cette année à la deuxième saison de la Ligue des champions EnR, récompensant les collectivités les plus actives sur les énergies renouvelables (solaire et biomasse).
Des 16 villes françaises concourant dans les quatre catégories, il ne reste que Chambéry (solaire et réseau de chaleur au bois) qui se classe troisième dans la catégorie des villes moyennes. Hormis la petite ville de Brunico en Italie, ce sont les villes allemandes qui squattent les premières places. Des villes qui ont commencé depuis longtemps leur transition énergétique, ce qui explique que ce pays ait pu décider de sortir du nucléaire d'ici à 2022.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio
21/06/2011 - La sécheresse exceptionnelle de ce début d'année ne touche pas seulement les agriculteurs et les jardiniers. Elle menace également de fissures voire d'effondrement des milliers de maisons en France dans les régions à sols argileux comme la plaine des Flandres, le Bassin parisien et le grand Sud-Ouest. Moins spectaculaire qu'une tempête ou une crue, le phénomène est dénommé “aléa de retrait-gonflement des argiles” et reconnu comme catastrophe naturelle depuis 1989. Il est surtout sensible pour les petits bâtiments qui ne disposent pas de fondations suffisantes ni de structure très rigide.
Après la sécheresse de 2003, plus de 4 000 communes avaient obtenu la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle (sur près de 8 000 qui l'avaient demandé) et le montant total des indemnités avait atteint 1,3 milliard d'euros. Si la sécheresse se prolonge cet été, les dommages et les coûts pourraient exploser car pas moins de 400 000 maisons sont construites sur des sols classés par le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) en “zone d'aléa fort”. Aujourd'hui dans la plupart des communes, rien n'oblige à respecter des règles particulières de construction. Avant que les coûts de consolidation des maisons fissurées ne deviennent prohibitifs pour la collectivité, il serait temps d'imposer de nouvelles règles de construction pour ces zones. Les solutions techniques sont connues (voir 4 Saisons n° 180, article “Soignez vos fondations”) et les surcoûts peu importants comparé au budget de la construction.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio.
En savoir plus : www.argiles.fr
31/05/2011 - Créée en 2000 par l'Ademe et par les fabricants d'appareils de chauffage au bois, la charte de qualité Flamme verte s'efforce de promouvoir la performance énergétique et la réduction des émissions polluantes de ces appareils. Indispensable pour bénéficier du crédit d'impôt, le label Flamme verte est attribué aux poêles, inserts, foyers fermés, cuisinières et chaudières domestiques qui respectent un seuil minimum de rendement et un seuil maximum de polluants. Critiqué à ses débuts pour son niveau d'exigence assez modeste, ce label est en évolution constante : le rendement minimum est passé de 60 % en 2004 à 70 % en 2007 pour les inserts, foyers fermés et cuisinières et à 80 % pour les chaudières. Le taux maximum de monoxyde de carbone (CO) dans les fumées est passé de 1 % en 2004 à 0,3 % en 2009.
Depuis 2010, un indice de performance global de 1 à 5 étoiles permet de distinguer les appareils les plus performants sur ces deux critères. Et depuis cette année, les émissions de poussières de l'appareil ont été incluses dans le calcul de l'indice de performance global. Enfin, pour inciter les fabricants à poursuivre leurs efforts, le niveau d'exigence continuera à croître dans les années à venir : au 1er janvier 2012, seuls les appareils affichant 4 ou 5 étoiles seront labellisés Flamme verte et, à compter du 1er janvier 2015, il ne sera plus accordé qu'à ceux dotés des 5 étoiles. Un étiquetage qui vous permet de choisir d'ores et déjà les appareils les plus performants.
Antoine Bosse-Platière, rédaction des 4 Saisons du jardin bio
En savoir plus : www.flammeverte.org
Et si c'était la solution ?
160 pages; (15 x 21 cm); 19,00 €