Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités

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Le coût du photovoltaïque ne cesse de baisser

11/05/2016 -Dans un récent avis, publié en avril dernier, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) estime le photovoltaïque incontournable pour répondre à la demande d'électricité et formule plusieurs recommandations pour résoudre certains problèmes.

Les coûts de production restent encore élevés mais ils ne cessent de baisser. « Les coûts d'investissement pour une centrale au sol ont été divisés par six entre 2007 et 2017, » indique l'Ademe à titre d'exemple. Ces coûts devraient encore baisser de 35% d'ici 2025, estiment les auteurs de l'avis, alors que le prix de l'électricité – à majorité d'origine nucléaire – augmente de manière régulière. Résultat ? En France, le développement du photovoltaïque devrait être possible sans subvention vers 2020. La filière représente aujourd'hui un total de 17 000 emplois. Selon l'Ademe, « le soutien à la filière, notamment via les investissements d'avenir, revêt donc un enjeu stratégique en termes d'approvisionnement énergétique, de développement industriel, d'emplois, de compétitivité et de lutte contre le changement climatique ».

De plus, malgré son caractère fluctuant, les auteurs de l'avis estiment que le photovoltaïque (PV) peut contribuer à réduire la pointe de demande d'électricité de mi-journée, grâce à l'autoconsommation. « Cette consommation d'électricité sur le lieu de production pourra être augmentée grâce à des dispositifs de stockage, qui font actuellement l'objet de nombreux développements. » L'Ademe indique par ailleurs participer aux travaux européens relatifs à l'élaboration d'un écolabel qui permettra de favoriser les modules PV éco-conçus. Quant à l'utilisation de métaux rares, elle précise que la diversité des technologies PV permet d'envisager un développement pérenne sans risque de rupture d'approvisionnement. (Source : Actu Environnement)

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Décrypter l'énergie

29/02/2016 - « Les énergies renouvelables sont encore bien trop chères ». « En Allemagne, à cause de la sortie du nucléaire, les émissions de gaz à effet de serre explosent ». « Notre consommation d'énergie continue à augmenter année après année ». En matière d'énergie, les idées reçues ont la vie dure et ces poncifs sont très souvent relayés par des décideurs sans aucun recul ni mise en perspective. Souhaitant apporter des clés de compréhension sur ces questions complexes, l'association négaWatt a mis en place un site de décryptage autour de ces innombrables idées reçues. Vous y apprendrez par exemple que tandis que le coût du nucléaire ne cesse de grimper, l'éolien et le photovoltaïque affichent désormais des coûts compétitifs. En Allemagne, les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites d'un quart depuis 1990. En France, notre consommation d'énergie n'augmente plus (-6% entre 2002 et 2014)... Rédigés par des experts des questions énergétiques, les articles publiés sont une réponse fiable, factuelle et référencées aux contre-vérités largement répandues. Ils sont régulièrement actualisés et permettent une plus juste compréhension des enjeux de la transition énergétique. L'association négaWatt souhaite réactualiser son scénario de prospective énergétique publié en 2011, dans la perspective des élections présidentielles de 2017. Il s'agit de tenir compte des évolutions récentes et d'analyser plus finement les impacts socio-économiques et environnementaux de la transition énergétique. Pour cela, elle va lancer le 22 mars prochain une nouvelle plateforme de financement participatif : https://www.zeste.coop/fr/decouvrez-les-projets/detail/le-scenario-negawatt-2016

www.decrypterlenergie.org

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Epargnons le climat

18/01/2016 - Lancée fin septembre 2015 dans la dynamique de la préparation de la COP 21 par Energie partagée et la NEF, la campagne « Epargnons le climat » a permis de recueillir près de 800 000 € de promesses de dons de particuliers désireux de placer leur épargne au service de projets de production d'énergie renouvelables. Depuis 5ans, Energie partagée a permis la réalisation d'une vingtaine de projets : toitures solaires, mini centrales hydro-électriques, parcs éoliens, chaufferies bois... Maîtrisés par les habitants, ces projets créent des emplois non délocalisables et les revenus générés par la production d'énergie bénéficient à la fois aux territoires et aux souscripteurs.  Pour Marc Mossalgue d'Energie partagée « Cette campagne nous a permis d'élargir notre public, grâce aux soutien des nombreuses organisations partenaires. Parallèlement à cette campagne, nous continuons à collecter de l'épargne par nos propres moyens, y compris avec des fonds d'épargne salariale. Au total, depuis notre création, nous avons atteint les 10 millions d'euros souscrits  avec un an d'avance sur les prévisions. Nous allons pouvoir financer une dizaine de projets en 2016, parmi lesquels nos trois premiers projets de méthanisation. » www.epargnonsleclimat.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Granulés de bois, écologique ou pas ?

18/12/2015 - Les granulés de bois sont-ils écologiques ou pas ? Le succès croissant des poêles et chaudières à granulés justifie que l'on se pose la question, d'autant qu'un article de Reporterre daté du 27 mai 2015 a dénoncé les importations européennes de granulés en provenance d'Amérique du Nord, importations qui ont doublé entre 2011 et 2013 et atteignent 4,7 millions de tonnes. A juste raison, les défenseurs de la forêt se mobilisent outre-Atlantique pour dénoncer ces exportations.

La forêt française peut-elle absorber l'augmentation de la demande ? Les spécialistes s'accordent pour dire qu'il y a en France un potentiel forestier largement suffisant pour satisfaire tous les besoins. Mais on observe aussi une baisse des plantations depuis 15ans et un tout récent rapport de la Cour des comptes vient de dénoncer une « politique forestière française qui n'a ni stratégie, ni pilote et accorde trop de soutiens au bois énergie. »

Cette situation, les excès de la mondialisation et l'absence de taxe carbone expliquent sans doute l'augmentation des importations de granulés : en 2012, la France a importé 60 000 tonnes de granulés contre 25 000 l'année précédente. C'est une absurdité, l'importation depuis le Canada fait plus que doubler l'impact climat du granulé (de 7,3 à 16 g équivalent CO2), même s'il reste encore très favorable par rapport aux énergies fossiles. En tout cas, il y a urgence à faire porter les efforts sur une politique ambitieuse de reboisement et sur une meilleure valorisation de la ressource pour tous les usages (bois construction, bois -énergie, papeterie...). Le récent partenariat entre Fransylva (syndicats de forestiers privés) et  Reforest'Action (entreprise sociale leader de la reforestation) est de bon augure, mais il reste beaucoup à faire.

En attendant, il faut peut-être freiner le développement des grosses chaufferies à bois là où les filières locales sont insuffisantes. Et pour tous ceux qui sont équipés ou veulent le faire, choisir des filières locales.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Polluants de l'air intérieur à étiqueter ou à bannir

16/11/2015 - Depuis 2012, les produits construction et de décoration sont soumis à une obligation d'étiquetage des polluants volatils qu'ils contiennent. Pour les meubles, le chantier a pris du retard et il est proposé aux fabricants une démarche volontaire, l'obligation d'étiquetage n'étant prévue qu'à l'horizon 2020. En attendant, l'Agence de sécurité sanitaire (ANSES) a été chargée d'une expertise sur les composés volatiles émis par les meubles. Elle a identifié 31 substances prioritaires classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Parmi elles, le benzène, le formaldéhyde, le styrène, l'acétaldéhyde... et les retardateurs de flamme, qui viennent de faire l'objet d'une récente expertise très alarmante de la même Agence. Elle recommande de ne plus les utiliser ces derniers dans les meubles, d'autant que leur efficacité en matière d'incendies domestiques est sujette à caution. Les résultats alarmants de ces expertises devraient en tout cas peser sur d'éventuelles interdictions et accélérer le calendrier de l'étiquetage. D'autres polluants de l'air intérieur mériteraient également une expertise urgente : les produits d'entretien, désodorisants, bougies parfumées, encens et autres parfums d'intérieur qui ont fait l'objet d'analyses très préoccupantes dans des numéros récents de Que Choisir.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Inondations : stop à l'artificialisation des terres !

12/10/2015 - Au-delà de la nécessaire solidarité avec les victimes des tragiques inondations dans les Alpes-Maritimes, il serait temps que l'on cesse d'accuser la fatalité et que l'on agisse sur les véritables causes. Cette catastrophe  témoigne d'abord de la multiplication des épisodes climatiques extrêmes liés au réchauffement de la planète, annoncée par les scientifiques du GIEC depuis des années dans leurs rapports. Chacun devrait se poser la question : que fais-je concrètement pour réduire mes émissions de CO²  responsables de ce réchauffement ? Mais à chaque inondation, ce qui aggrave considérablement les dégâts, c'est l'artificialisation galopante des sols dans les zones inondables urbanisées et de plus en plus loin en amont sur les bassins versants.

Cette urbanisation excessive qui ronge la Côte d'Azur multiplie les surfaces bétonnées et asphaltés qui accélèrent le cycle de l'eau. Et en amont, sur les trop rares surfaces agricoles restantes, l'agriculture conventionnelle y apporte son concours avec des sols désherbés, pauvres en humus, qui ne jouent plus leur rôle d'éponge. Comme le dit l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi : « il est urgent de revoir les plans locaux d'urbanisme et de maintenir ce qui reste du foncier agricole pour éviter d'autres drames ». Très concrètement, cela passe aussi par des solutions permettant de ralentir le cycle de l'eau : stopper l'étalement urbain, plantations d'arbres, revêtements semi-perméables pour les parkings permettant l'infiltration de l'eau, toits végétalisés... et pour les zones agricoles, zones de débordement plutôt que barrages, programmes de replantations de haies et de conversion à l'agriculture bio.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

L'isolation thermique écologique

Livre L'isolation thermique écologique
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Samuel Courgey Jean-Pierre Oliva

Un livre "référence" pour particulier et professionnel

256 pages; (20 x 26 cm); 35,50 €

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