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Actualités Alimentation et Bien-être

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Une nouvelle année sans paille, sans touillette et sans couverts jetables en plastique !

 Pailles - Brian Yurasits, Unsplash

Brian Yurasits, Unsplash

20/01/21 - Depuis le 1er janvier 2021, de nouveaux produits plastiques à usage unique ont été interdits en France. Pailles, touillettes, piques à steak ou encore couverts jetables devraient disparaitre de la circulation cette année, avec l’objectif « zéro plastique jetable » en France d’ici 2040.

Près de neuf millions de pailles sont utilisées - et donc jetées - chaque jour en France, et ce, seulement dans l’industrie de la restauration rapide selon l’association Bas les Pailles. Or la durée d’utilisation moyenne de ces pailles n’est que d’une vingtaine de minutes, « plus long que la durée de vie de quatre secondes de l’agitateur en plastique pour mélanger votre thé ou café, mais […] qu’une infime fraction des plusieurs centaines d’années qu’elles pourraient passer dans une décharge », rappelle l’ONG Ocean Conservancy. Souvent ni recyclés, ni valorisés, ces déchets finissent dans la nature, polluant plages et océans et pouvant être ingérés par les animaux. D’ailleurs, selon la directive européenne du 5 juin 2019 sur l’incidence des produits plastiques sur l’environnement, « entre 80 et 85 % des déchets sauvages dans le milieu marin, […] sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % » du total.

Conformément à cette directive, de nouveaux produits plastiques à usage unique sont dorénavant interdits en France. Depuis le 1er janvier 2021, sauf exceptions, pailles, couverts jetables, bâtonnets mélangeurs pour boissons (touillettes), piques à steak, tiges pour ballons de baudruche, mais aussi couvercles des gobelets à emporter, récipients en polystyrène expansé, confettis en plastique et objets en plastique oxodégradable sont interdits. Les distributeurs de ces produits devront écouler leurs stocks sous six mois. En outre, les établissements publics et entreprises ne pourront plus distribuer gratuitement des bouteilles en plastique, et « les sponsors ne pourront plus imposer l’utilisation de bouteilles en plastique » lors d’évènements culturels, festifs ou sportifs, d’après le Ministère de la Transition écologique.

Faisant suite à une première interdiction en 2020 des assiettes et gobelets jetables en plastique (sauf exceptions) et des bâtonnets de coton-tige en plastique, cette seconde phase d’interdiction s’inscrit dans l’objectif du Gouvernement d’atteindre « zéro plastique jetable d’ici 2040 ». De plus, à côté de ces ustensiles mono-usage, la « distribution de cadeaux non sollicités à visées commerciales dans les boîtes aux lettres » et le « dépôt d’imprimés publicitaires sur les véhicules » sont désormais également interdits.

Madeleine Goujon

Légumes frais, bio et locaux : aidez les Jardins de Cocagne à dépasser les 100 000 Paniers Solidaires

Légumes (Iñigo De la Maza)

Iñigo De la Maza, Unsplash

24/12/20 - Les Jardins de Cocagne, des exploitations maraîchères solidaires, ont permis à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire d'accéder à des légumes frais, bios et locaux, dès le premier confinement. Une mobilisation considérable qui ne compte pas s'arrêter là, avec l'objectif pour 2021 de dépasser les « 100 000 Paniers Solidaires Cocagne ».

« Vous avez besoin de légumes, ils ont besoin de travail, ensemble, cultivons la solidarité », soutient le Réseau Cocagne.

Organisés en un réseau national depuis 1999, les quelques 110 Jardins de Cocagne en France œuvrent pour rendre une alimentation biologique, responsable, saine et de qualité accessible à tous. « Véritables exploitations maraîchères biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle », les Jardins de Cocagne accueillent des personnes rencontrant des difficultés de tout ordre pour leur permettre de reconstruire leur projet tant professionnel que personnel : le maraîchage devient ainsi selon eux un « outil de réinsertion socioprofessionnelle ». Les légumes vendus par ces Jardins répondent au cahier des charges de l'Agriculture Biologique, sont frais, de saison, cueillis à maturité pour garder goût et qualités nutritionnelles, et locaux, privilégiant les circuits courts. Le Réseau Cocagne invite les adhérents-consommateurs à donner « du sens à l'acte de consommation ».

« C'est important de pouvoir exister, sortir de l'isolement, rencontrer, partager », témoigne Claire Le Loge, une bénéficiaire des Paniers Solidaires Cocagne, dans une vidéo partagée par le Réseau. Ce dernier entend en effet favoriser le lien social et recréer le lien de proximité. Des activités d'animation, de jardin et cuisine pédagogique ou d'éducation à l'environnement sont ainsi mises en place en plus de la vente des paniers de légumes.

Projet humain, solidaire et environnemental, le Réseau a également lancé en 2020 un dispositif exceptionnel dit « COVID19 », notamment soutenu par la Fondation de France, permettant à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire (dont des étudiants, familles et personnes isolées) d'accéder à des légumes biologiques et frais. À côté de l'approvisionnement des circuits d'aide alimentaires (tels que les associations, CCAS ou banques alimentaires), les Jardins de Cocagne ont lancé un programme « 100 000 Paniers Solidaires » visant à proposer des légumes à prix réduit aux personnes à faibles revenus. Ambitionnant de démultiplier leurs efforts pour 2021, ils nécessitent cependant de l'aide : « Les Jardins sont prêts, mais il nous manque des financements. » Si vous souhaitez et êtes en mesure de participer à ce programme, vous pouvez contribuer directement sur le site via des dons défiscalisables à hauteur de 66 %. En partenariat avec Edenred France, vous pouvez offrir vos titres Ticket Restaurant® ; là encore, les dons peuvent être défiscalisés. Vous pouvez également rejoindre le Réseau Cocagne en trouvant un jardin proche de chez vous.

Madeleine Goujon

Nous voulons des coquelicots et des paysans : nouvel appel pour en finir avec l’agriculture industrielle

Nous voulons des paysans logo

Association Nous voulons des coquelicots

15/12/20 - Après deux ans de mobilisation pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France et le soutien de plus d’un million de personnes, l’association Nous voulons des coquelicots a présenté en septembre dernier son nouvel appel : « Nous voulons des paysans. » Un mouvement qui aspire au changement sur les sujets essentiels que sont « le vivant, la santé, l’alimentation et les territoires ».

« Nous avons gagné la partie. »

Créée dans l’urgence par « un groupe de bénévoles sans argent », l’association Nous voulons des coquelicots a mené deux ans de mobilisation citoyenne pour obtenir l’interdiction des pesticides de synthèse en France, ces « poisons qui détruisent tout ce qui est vivant ». L’appel des Coquelicots, lancé en septembre 2018, a récolté 1 135 134 signatures. Loin des 5 millions escomptés, la campagne réalisée n’en est pas moins une réussite : plus que des signatures, ce sont des dizaines de milliers de Français et Françaises qui se sont rassemblées les premiers vendredis de chaque mois sur les places et devant les mairies de leurs villes ou villages « au nom de la beauté du monde et de la santé des écosystèmes et des humains. » Ce sont également des communes qui s’engagent par l’adoption de plus en plus fréquente d’arrêtés municipaux anti-pesticides. Un bilan positif pour Fabrice Nicolino, président de l’association, qui s’exprimait dans le média agriculture et environnement : « Certes, le système des pesticides est encore là. Certes encore, nous voulions, nous espérions l’ébranler davantage. Nous rêvions à haute voix de renverser la table et de passer ensemble à tout autre chose. Mais nous avons néanmoins gagné la partie, en imposant notre agenda, en obligeant toute la société française, même fugacement, à regarder en face la tragédie en cours. »

Les paysans : la continuité logique des Coquelicots

Bien que les rassemblements nationaux se soient arrêtés le 4 septembre et que la collecte de signatures se soit clôturée par leur remise en main propre à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili le 15 septembre, l’association ne compte pas en rester là. D’abord car la mobilisation et les réseaux locaux continuent, mais aussi car « un noyau restera en soutien » aux « gros chantiers » demeurant, tels que les pesticides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) ou encore les métabolites. L’association vient également de lancer son nouvel appel « Nous voulons des paysans », un plan pour sortir de l’agriculture industrielle et « permettre de produire des aliments de qualité pour tous, sans pesticides, et de vendre dans des circuits rémunérateurs et stables. » La continuité logique du mouvement des Coquelicots : contre « l’industrie des pesticides » mais pour « une paysannerie nombreuse », fière « de nourrir la société [en] harmonie avec la nature », et fondamentale pour permettre « de faire face ensemble au grand défi climatique et à l’effacement de la biodiversité. » Avec un plan sur dix ans budgétisé, le nouvel appel à la mobilisation citoyenne entend mener « le combat du siècle pour la défense de tous les êtres vivants. »

Madeleine Goujon

Charte d’engagements de la grande distribution : les produits frais et locaux aux premières loges

Légumes supermarché  nrd on Unsplash

nrd, Unsplash

3/12/20 - Depuis début novembre, dix enseignes de grande distribution en France se sont engagées à « la mise en avant des produits frais agricoles, aquatiques et des produits locaux ». Signature de charte, instauration d’un logo et d’une bannière commune, les hypermarchés et supermarchés œuvrent pour mieux éclairer et informer les consommateurs et valoriser les produits français frais et locaux.

« Fabriqué », « préparé », « élaboré » ou « transformé » en France, les appellations sur l’origine des produits alimentaires portent parfois à confusion : ces mentions n’indiquent pas que les matières premières soient françaises. Or ce critère d’origine est de plus pris en compte par les Français. Selon une étude de l’Ipsos, la crise sanitaire a induit de nouveaux comportements : « Les Français se tournent davantage vers les produits d’origine France, vers les produits frais ou encore des produits issus des circuits courts [et] l’origine est même le premier critère de choix pour les fruits et légumes. » Ils seraient d’ailleurs « 63 % à consommer le plus possible de produits locaux pour soutenir l’économie. »

Pour remédier à ce problème de transparence et de clarté, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, et le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset, ont présenté le 9 novembre dernier une charte « d’engagements de mise en avant des produits frais agricoles, aquatiques et des produits locaux en grande distribution ». Signé par les enseignes Leclerc, Carrefour, Intermarché Netto, Système U, Auchan Retail France, Casino, Monoprix & Franprix, Lidl, Cora Supermarchés Match, et Aldi France, le document de cinq pages propose un cadre général pour valoriser les produits locaux et frais, et notamment l’utilisation d’un logo et d’une bannière commune « Engagement, provenance et fraîcheur : plus près de vous et de vos goûts » sur les produits en question.

Les hypermarchés et supermarchés s’engagent ainsi à rendre plus visible ce type de produits via des animations, de la communication, publicité et signalétique tant physiques sur leurs étals, que virtuelles sur leurs sites Internet. Les informations mises en avant, notamment sur la composition et la traçabilité des aliments (de leur production à leur transformation), devraient permettre un choix éclairé des consommateurs. Une consommation responsable de produits meilleurs « pour notre santé, pour l’environnement, et, le plus souvent, pour notre portefeuille » selon Julien Denormandie, mais aussi pour « que notre agriculture reste française, […et pour] accompagner une juste rémunération de toutes celles et tous ceux qui travaillent ardemment pour faire tenir cette chaîne alimentaire. »

Une semaine de lancement de l’initiative est prévue entre le 27 février et le 7 mars 2021, et les premières actions doivent être mises en œuvre avant avril 2021. Un comité de suivi pour coordonner les actions va également être établi. Le texte, entré en vigueur à sa date de signature pour un an, pourra être prolongé selon son bilan ainsi qu’élargi à d’autres secteurs et circuits de distribution.

Stop-pub pour les ados

18/11/2020 – Pour parler d’obésité, Santé Publique France, l’Agence nationale de santé publique, n’hésite pas à utiliser le terme d’"épidémie". Au cours des quatre dernières décennies, le nombre de personnes obèses âgées de 5 à 19 ans a été multiplié par dix. Or l’impact du marketing sur les choix alimentaires des enfants et des adolescents est un fait établi. Dans son rapport “Exposition des enfants et des adolescents à la publicité pour des produits gras, sucrés, salés”, elle nous indique qu’un tiers des investissements publicitaires alimentaires est porté par trois secteurs – la restauration rapide, les chocolats et les boissons sucrées – et confirme que « le principe de l’autorégulation en matière de publicité alimentaire à destination des enfants s’est révélé peu efficace ». L’agence préconise de limiter les communications commerciales des produits de plus faible intérêt nutritionnel (classes nutri-score D et E) à la télévision et sur internet. L’ONG Foodwatch, de son côté, appelle à l’interdiction de la publicité et du marketing qui ciblent les enfants, pour des produits trop sucrés, trop gras et trop salés.

Plus d’informations sur le site de Santé Publique France.

Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

Une journée pour penser les emballages alimentaires de demain

Emballages oeufs

Manfred Richter, Pixabay

12/11/2020 - Avec près de cinq millions de tonnes d'emballages ménagers mises sur le marché chaque année en France, le conditionnement - notamment des aliments - a de lourdes conséquences sur l'environnement : utilisation de matières premières, d'énergie, d'eau, génération de déchets et forte empreinte carbone. Place à l'innovation, les acteurs du secteur se mobilisent et organisent le 17 novembre prochain conférences et débats en ligne autour des emballages de demain.

L'ONG Ocean Conservancy ouvrait l'année 2020 sur un triste constat : les emballages alimentaires sont devenus les déchets les plus présents sur les plages et voies navigables du monde entier. Dans le top dix des éléments collectés en 2019 dans le cadre de son programme de « nettoyage côtier international », se trouvent emballages alimentaires, mégots de cigarettes, bouteilles de boisson en plastique, gobelets et assiettes en plastique, pailles et agitateurs, ou encore conteneurs en plastique à emporter.

En France, plus de cinq millions de tonnes d'emballages ménagers ont été mises sur le marché en 2019, dont plus d'un cinquième sont constitués de plastiques. Or selon l'Ademe, le taux de recyclage de ces derniers n'a été que de 26 % (56 % pour les flacons et bouteilles en plastique et 4 % pour le reste). Le Gouvernement a adopté en 2019 un pacte national sur les emballages plastiques avec un objectif de « 100 % d'emballages réutilisables, recyclables ou composables en 2025 ». Objectif qui semble difficilement atteignable, notamment avec la crise sanitaire liée au coronavirus. En effet, selon un sondage de l'IFOP réalisé pour le salon international de l'emballage All4Pack, si un tiers des Français interrogés privilégiaient régulièrement des produits avec moins d'emballage avant la pandémie, 40 % d'entre eux déclarent désormais acheter davantage de produits avec emballages, garants de la « sécurité alimentaire ». D'après ce même sondage, 61 % des Français demandent aux industriels plus « d'efforts dans la conception d'emballages durables ».

Des salons dédiés à l'innovation

Si le salon international de l'emballage All4Pack a été annulé pour l'année 2020 - reporté en 2022 -, d'autres événements ont été maintenus. Exclusivement en virtuel, le 17 novembre 2020 accueillera notamment une journée « emballages plastiques - quelles innovations en agroalimentaire ? », organisée par Plastipolis et Vitagora, ouverte à leurs adhérents, mais aussi une journée « innovation - emballages alimentaires », organisée par le Syndicat Mixte du Technopole Alimentec, ouverte à tous. Une journée sur l'emballage « pour les filières du végétal », organisée par Plastipolis et Végépolys Valley se tiendra également le 15 décembre. Bien que chacun ait ses propres spécificités, ces événements visent généralement à établir un état des lieux de la réglementation en vigueur et présenter les innovations en matière d'emballage ainsi que les enjeux sociétaux et techniques. Conférences, débats, témoignages et réflexions autour de l'adéquation entre l'offre et la demande.

Pourquoi penser les emballages de demain ?

Les emballages alimentaires servent en premier lieu à conserver, protéger et transporter les aliments. D'après l'association Zerowaste France, un ménage français jetterait « en moyenne dix emballages par jour, les déchets d'emballages représentant 50 % en volume dans la quantité totale des ordures ménagères ». Sans parler du gaspillage lié au suremballage non adapté à la taille du produit, du caractère jetable et de l'usage unique, les emballages ont énormément d'impact sur l'environnement tout au long de leur cycle de vie. La fabrication des emballages - quels que soient leurs matériaux de composition - consomme matières premières, eau, énergie et génère des émissions de carbone. Quant au sort des emballages après utilisation, ils sont soit recyclés et valorisés - consommant là encore énergie, eau et matières - soit incinérés, enfouis ou jetés, polluant les sols, l'air, les plages et fonds marins. Repenser les emballages de demain pour qu'ils soient durables est ainsi essentiel. Des emballages biodégradables, compostables (en industrie ou à domicile), produits à partir de végétaux, voire même consommables sont des pistes d'innovation. L'idéal restant pour autant la réduction à la source : « le meilleur déchet [étant] celui que l'on ne produit pas. »

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