Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Moins de pollution électromagnétique dans votre chambre à coucher

© Antoine Bosse-Platière
legende © Antoine Bosse-Platière
Fatigue, insomnies, maux de tête, perturbation du système immunitaire... La sensibilité aux ondes électromagnétiques est variable selon les individus, mais elle est plus importante pendant les périodes de sommeil. Autant de raisons qui doivent nous pousser à protéger en priorité les chambres à coucher.

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Appareils à éviter ou à éloigner du lit

L'idéal, c'est une chambre zen, sans appareils électroniques, car les bobinages des transformateurs et des moteurs émettent des rayonnements électromagnétiques. Mais les chambres servent souvent de bureau, à commencer par celles de nos ados, avec appareils audio, ordinateur, téléphone portable et son chargeur, etc.
Appareil qui mesure les composantes électrique ou magnétique emises par une lampe halogène - © Antoine Bosse-PlatièreAppareil qui mesure les composantes électrique ou magnétique emises par une lampe halogène - © Antoine Bosse-Platière

Claude Bossard, électricien spécialisé, préconise de les éloigner à au moins 1,30 m du lit et de les relier à une multiprise munie d'un interrupteur qui permet de mettre tous les appareils hors circuit pendant la nuit.

  • Un appareil est à bannir : le radio-réveil, à moins qu'il ne fonctionne sur piles. C'est sa proximité avec la tête du dormeur qui en fait le danger.
  • Attention également aux petites lampes halogènes utilisées comme lampes de chevet, dont le transformateur incorporé dans le pied reste constamment sous tension.
  • Évitez aussi les appareils de chauffage électrique qui peuvent être fortement émetteurs : une raison de plus pour refuser ce mode de chauffage dispendieux et peu écologique.

Modifier son installation

© D. Klecka© D. Klecka
© D. Klecka© D. Klecka

Pour vos lampes de chevet, une précaution toute simple consiste à vérifier, avec un petit tournevis testeur (moins de 10 € en magasin de bricolage), si elles ne restent pas sous tension lorsqu'elles sont éteintes (la pollution électromagnétique reste alors maximale).

  • Repérez d'abord où est la phase sur votre prise : un témoin s'allume dans le manche du tournevis lorsque le contact s'établit entre la phase à l'extrémité du tournevis et votre doigt à l'extrémité du manche. Pas de danger, il ne passe qu'un courant très faible.
  • Marquez l'emplacement de la phase au feutre rouge.
  • Ensuite, faites le même test sur la douille de la lampe branchée (attention à ne pas faire de court-circuit) ou à la sortie de l'interrupteur. Si vous constatez que la phase continue à passer alors que l'interrupteur est éteint, il faut inverser votre prise et y mettre là aussi un repère pour la brancher toujours du bon côté.
  • Vous pouvez aussi installer un interrupteur bipolaire, qui coupe le courant sur les deux fils.
  • Autre précaution, en attendant une réduction de leurs émissions, n'utilisez pas d'ampoules fluocompactes sur les lampes de chevet.

Électriciens spécialisés

En neuf, faites appel à un électricien spécialisé afin de concevoir une installation qui génère le moins possible de nuisances : installation en épi en suivant les murs, sans bouclage. Dans le cas de maisons construites en matériaux conducteurs comme le bois, utilisez des fils ou des câbles blindés, surtout dans les chambres.
Interrupteur automatique de champs ou biorupteur - © Antoine Bosse-PlatièreInterrupteur automatique de champs ou biorupteur - © Antoine Bosse-Platière

Dans l'ancien, faites poser par un électricien spécialisé un ou plusieurs interrupteurs automatiques de champ (de 160 à 190 € TTC l'un). Ces petits boîtiers, qui se placent dans le tableau électrique, permettent de couper l'arrivée du courant dans les chambres lorsque plus aucune demande d'électricité n'est détectée. Attention, s'il reste un appareil en veille dans le circuit électrique protégé par cet interrupteur automatique, ce dernier ne pourra pas jouer son rôle. Le courant se rétablit automatiquement dès qu'un interrupteur est enclenché.

Comment ça marche ?

Tout appareil ou câble électrique relié au réseau émet un champ électrique et un champ magnétique. Le champ électrique est émis par le fil de phase (rouge, parfois noir ou brun). Il est proportionnel à la tension et se mesure en volt par mètre (V/m). Il est considéré comme polluant à partir de 5 ou 10 V/m.

Un champ magnétique est également émis par le courant électrique alternatif. Les plus importants sont produits par les appareils qui comportent des bobinages, notamment les moteurs électriques et transformateurs. Le champ magnétique dépend de l'intensité (ampérage) et se mesure en milligauss (mG). En dessous de 0,5 mG, les risques sont considérés comme négligeables ; ils deviennent sérieux à partir de 2 mG, selon certaines études épidémiologiques.

Antoine Bosse-Platière

En savoir plus

  • Guide de l'électricité biocompatible par Claude Bossard, éd. Des dessins et des mots, 192 pages, 17 €.
  • Guide pratique de l'habitat sans nocivité pour la santé, par Thierry Gautier, éd. Conscience verte, 2007, 192 pages, 25 €.
  • Blog du Criirem, Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, http://www.criirem.org/
  • Réseau Alterrélec d'électriciens spécialisés, tél. 02 99 61 05 24.

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