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LE BOURGSi la pluviométrie printanière baisse, comme dans certaines régions du Sud, il faut revoir l’organisation des semis et repiquages et renoncer à toutes les espèces réclamant beaucoup d’eau : cléome, tabac, tournesol à grosses fleurs…
Le binage est un complément efficace de la pratique de paillage : le passage de la binette (ou du sarcloir) permet d'ameublir la terre sur quelques centimètres : la remontée d'eau par capillarité à la surface du sol, et par conséquent son évaporation, sont ainsi considérablement freinées.
A mesure des nettoyages de fin d’hiver ou des plantations, il faut tout pailler, afin de ne plus avoir un décimètre carré de terre nue.
Lire également : Quel paillis choisir ?
Il est possible de limiter les apports en eau. Yves Perrin, jardinier en chef des jardins de Terre vivante, situés à 800 mètres d’altitude dans le sud de l’Isère, témoigne: « en 2000, les jardins nécessitaient 10 m3 par jour pour 2 500 m2. En 2007, nous sommes passés à 4 m3. Avant, nous arrosions 2 heures tous les trois jours en goutte-à-goutte. Maintenant, c’est 1 h 30 tous les quatre jours, et la végétation ne semble pas souffrir. C’est d’ailleurs logique : au début, notre terre était argileuse, de mauvaise qualité. Nous y avons apporté beaucoup de matière organique, la structure du sol s’est améliorée et retient mieux l’eau. »
Le guide malin de l'eau au jardin
Jean-Paul Thorez
Ce sont les petits torrents qui font les grandes rivières et les bons gestes à la maison qui préservent la Terre.
(15 x 21 cm); 25,00 €