5 astuces pour jardiner au naturel

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Le jardinage naturel n’utilise pas de produits chimiques ! Or il arrive que des nuisibles ou des maladies fassent leur apparition. La bonne santé d’un jardin, c’est d’abord le maintien de l’équilibre biologique. Avant de traiter, il est bon d’appliquer quelques principes préventifs simples. C’est le meilleur moyen pour limiter le nombre des traitements. Une démarche non seulement efficace, mais aussi passionnante !
Massif fleuri à l'aspect naturel avec une brouette

1. La plus grande diversité végétale possible, tu feras régner

On sait que le nombre des espèces animales est, à un endroit donné, proportionnel à celui des espèces végétales. On gagne à tous les coups car, parmi les insectes, il y a une très grande majorité d’espèces dites “indifférentes” : elles ne sont ni utiles ni nuisibles. Également, un grand nombre d’auxiliaires qui, eux, sont bénéfiques puisqu’ils s’attaquent aux ravageurs. Puis, seulement une toute petite minorité d’indésirables.

→ À lire : un potager fleuri

La présence continue, du printemps à l’automne, des fleurs les plus attractives (et les plus belles !) garantit celle des syrphes, chrysopes, punaises anthocorides, guêpes ichneumonides, coccinelles et autres ennemis naturels des pucerons, chenilles, etc.

Comme pourvoyeurs de nectar et de pollen, vous pouvez compter sur l’aneth, l’angélique, l’asclépiade (herbe-aux-perruches), l’aster, la bourrache, la capucine, la coriandre, le cosmos sulphureux, le doronic, la roquette, le souci… Installez-les de-ci, de-là au jardin, et jusque dans le potager.

2. Uniquement du compost, tu apporteras

Mieux vaut éviter les engrais, même biologiques (et a fortiori chimiques !), et éviter le fumier “frais”, cause première et trop souvent ignorée de nombreuses maladies et de pullulations de limaces. Seul apport : du compost, longuement mûri en tas. Il apporte des nutriments aux plantes et augmente l’activité biologique du sol. Le sol a alors une bonne structure, il est aéré, retient mieux l’eau et les nutriments. Vous pouvez aussi utiliser le compost en paillis ! On n’oublie pas les petits jardins de ville et balcons qui peuvent aussi être biologiques ! Pour cela, misez sur un lombricompost, parfaitement adapté aux petits extérieurs et même aux intérieurs.

Je réussis mon compost et lonbricompost

3. Des rotations, tu organiseras

Au potager, il est impératif de faire tourner les cultures selon la règle des rotations, pour ne pas cultiver successivement au même endroit deux légumes d’une même famille. Exemples :

  • Tomates, aubergines, pommes de terre (solanacées) ;
  • Oignons, ail, poireaux (alliacées) ;
  • Navets, choux, radis, moutarde (brassicacées, également appelées crucifères).

Cela permet d’éviter d’appauvrir le sol et la propagation des maladies. En effet, si vous déplacez les plantes potagères d’une année sur l’autre, les nuisibles n’auront plus de plante hôte. La plupart du temps, la rotation s’effectue sur 4 ans. Il est alors possible d’alterner les légumes fruits, les légumes racines, les légumes feuilles et les légumes graines. Vous pouvez alors vous concocter un plan en séparant votre potager en 4 ou 8 grandes parties. N’hésitez pas à les délimiter en carrés, afin de voir plus clairement comment gérer vos rotations chaque année.

→ À lire :

https://www.terrevivante.org/250-la-rotation-a-quoi-ca-sert-.htm

4. Aux associations, tu t’adonneras

Aussi appelées le compagnonnage, les associations de culture consistent à planter des plantes « amies » les unes à côté des autres. Non pas qu’elles discutent à l’heure du thé, mais ces essences ont l’avantage de se filer des coups de main. Par exemple, les œillets d’Inde agissent contre les nématodes des tomates. Les carottes et oignons se protègent contre leurs mouches respectives. La bourrache fait partie des plantes particulièrement sympathiques puisqu’elle fait fuir limaces, doryphores et vers. Elle est couramment plantée auprès des tomates, pommes de terre, courgettes, choux et fraisiers. On croise aussi souvent au potager des rangées de lavande qui ont l’avantage de repousser les pucerons. Il vous suffit donc de rechercher les plantes amies, de celles que vous souhaitez cultiver !

→ Les associations qui marchent

https://www.terrevivante.org/61-associations-ce-qui-marche-et-ne-marche-pas.htm

5. Tout ce qui est malade, tu élimineras

Éliminez ce qui est malade, contaminé, souffreteux ou à l’évidence nuisible. Cela vaut pour une feuille malade, une grosse limace, une chenille, voire un arbre entier, quand celui-ci se révèle excessivement sensible aux maladies. Mieux vaut replanter sans tarder un sujet d’une autre variété. Si vous laissez une maladie se propager, il sera beaucoup plus difficile d’en venir à bout sans traitements ! C’est pourquoi, au jardin bio, il convient d’ouvrir l’œil et d’observer régulièrement la santé de votre extérieur.

Cette stratégie basée sur la prévention devrait donner globalement satisfaction. C’est heureux, car même les insecticides d’origine naturelle, comme ceux à base de pyrèthre, ne font pas le tri et tuent aussi bien les “bons” insectes que les “mauvais”.

 

AUTEUR :

Jean-Paul Thorez

 

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