L’arrosage du potager : besoins en eau des légumes

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Certes, il faut économiser l'eau et ne pas céder à la tentation d’arroser trop. Mais il faut se garder de la même manière d’être trop chiche au potager : tous les légumes ont des besoins en eau élevés. Voici un tableau indicatif qui vous aidera à prévoir l’arrosage du potager.
Arrosage d'une salade

Chaque plantes a des besoins différents en eau, plantez les gourmandes à côté, l’arrosage sera optimisé. 
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Chaque plante a des besoins en eau différents. Afin d’optimiser les arrosages, voici les besoins en eau par légumes, en litres par mètre carré et par jour.

 Légume Moitié nord de la France Moitié sud de la France

Ail
– végétation
– formation du bulbe 

 –
 3 

3
5

 Asperge
– récolte
– végétation 

3

4,5
 Artichaut
– végétation
– production 
2
5
7,5
 Betterave
– jusqu’au grossissement de la racine
– grossissement de la racine 
3
4
4,5
6
Carotte
– premiers mois (arrosages faibles et fréquents)
– ensuite 
2
4
3
Chou-fleur
– croissance
– grossissement de la pomme 
2 à 4
5 à 6 
3 à 6
7 à 9 
Haricot (arroser régulièrement sans mouiller le feuillage)
– jusqu’à la floraison
– nouaison 
3
4
4,5
6
Laitue
– jusqu’au stade rosette 
– jusqu’à la pommaison 
2
4
3
6
Melon (arroser très régulièrement)
– jusqu’à la floraison
– récolte 
0,5
3
1
6
 Oignon
– végétation
– grossissement du bulbe 

3
3
6
Pomme de terre
– avant tubérisation
– tubérisation
2
4
3
6
Poireau 3 5
Tomate, poivron, aubergine, courgette
– jusqu’à la floraison
– grossissement des fruits 
2
3

 

L’arrosage en fonction des racines

Maintenant que vous connaissez les besoins en eau des principaux légumes, vous vous demandez sûrement s’il vaut mieux leur donner cet apport en un gros arrosage ou en plusieurs petits. Cela dépend des racines ! Si elles sont superficielles, comme celles des pois et des salades, mieux vaut privilégier des arrosages légers mais fréquents. Le sol en surface est rapidement sec, et c’est justement là que se trouvent les racines. Au contraire, les racines profondes ont besoin d’arrosages généreux et moins fréquents. C’est le cas des aubergines, des choux, des courgettes, des tomates, etc. Les racines peuvent alors puiser en profondeur, toute l’eau nécessaire au développement de la plante.

Les bons gestes

De nombreuses plantes potagères sont victimes de maladies cryptogamiques comme le mildiou qui se développent à cause d’un excès d’humidité et un climat chaud. Il est important de ne pas arroser les tiges et le feuillage, et de vous concentrer sur le pied. Pour cela, retirez la pomme de l’arrosoir et visez le pied de la plante. L’idéal étant d’installer un système de goutte à goutte, qui satisfera les besoins en eau, avec la plus grande précision ! De plus, cela vous évite les aller-retours, arrosoir à la main.

Quelle eau utiliser pour le potager ?

L’eau la plus adaptée aux plantes de manière générale est l’eau de pluie ! Mais ce cadeau du ciel ne tombe pas sur demande. Ainsi, il existe des systèmes de récupération des eaux pluviales, qui récoltent des eaux de ruissellement et les achemine jusque dans une cuve de stockage. Si vous avez un puits, vous pouvez utiliser cette eau pour l’arrosage de vos légumes. En revanche, il est préférable de la laisser se réchauffer dans des arrosoirs ou des tonneaux avant de l’épandre sur votre potager. En effet, l’eau des puits étant très froide, les plantes n’apprécient pas cet écart de température.

Quand arroser les légumes ?

En automne et au printemps, arrosez plutôt le matin, afin que le sol ait le temps de sécher dans la journée. Ainsi, vous évitez l’eau stagnante pendant la nuit. En été, préférez le soir afin que l’eau ne s’évapore pas.

Équipez-vous d’un pluviomètre !

Vous êtes désormais armés pour gérer l’arrosage de votre potager d’une main de maître ! Sauf que vous ne pouvez pas quantifier à vue de nez la quantité d’eau qui s’est écoulée lors de la dernière pluie. Afin d’affiner les apports d’eau de vos légumes, tenez compte de ce qu’ils ont déjà reçu avec les précipitations.

Quelques pistes pour économiser l’eau au potager

  • Pailler : en plus d’enrichir le sol, cela préserve l’humidité pendant les périodes de sécheresse. En hiver, le paillage permet de protéger la plante du froid. Autre avantage : la pousse des adventices est limitée.
  • Biner : pour éviter à l’eau de remonter par capillarité et de s’évaporer.
  • Avancer le repiquage : afin que tout soit en place en mai.

 

Jean-Paul Thorez

 

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