Un potager perpétuel pour un minimum d’entretien

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Ne rêvez pas. Il ne s’agit pas ici de vous donner le conseil introuvable ailleurs. Il s’agit plutôt de compléter vos cultures annuelles par des plantes peu connues qui restent en place plusieurs années au même endroit. Optez donc pour un potager perpétuel. De telle manière, la parcelle reste pérenne et vous pouvez obtenir des récoltes quasi quotidiennes. D’où une grande économie de temps et de travail pour le jardinier !
Pascal Aspe qui porte à bout de bras deux paniers bien remplis

Un potager perpétuel, qu’est-ce que c’est ?

Le potager perpétuel vient en complément d’un potager classique. Les plantes utilisées sont généralement de robustes vivaces, nécessitant peu de soins. On parle également de plantes qui  se multiplient par leurs tubercules ou leurs bulbes. Elles intéresseront le jardinier du dimanche et le jardinier paresseux. Mais aussi, tous les curieux de saveurs inédites qui leur consacreront une petite parcelle à côté des potagères plus classiques. Après tout, qui n’a jamais rêvé d’un potager qui s’entretient (quasi) tout seul ?

Prenons par exemple la famille des alliacées (ail, oignon, poireau…). Celle-ci compte plusieurs variétés étonnantes comme l’oignon et l’ail rocambole, qui forment à l’extrémité de leur tige des bulbilles (petits bulbes). Tombées au sol ou replantées, les bulbilles donnent à leur tour de nouveaux plants. Tandis que l’on récolte le bulbe initial, délicatement parfumé. 

Ces plantes qui restent en place plusieurs années

Le poireau perpétuel se multiplie de la même manière que l’oignon ou l’ail rocambole, à partir des caïeux qui se développent à sa base, et qu’il suffit de planter.

Le chénopode Bon-Henri, appelé aussi épinard sauvage, est une vivace que l’on peut planter ou semer. Il ne nécessite ensuite aucun entretien. Il est naturellement fréquent près des lieux habités, notamment en montagne. Ses feuilles, très proches de celles de l’épinard par leur forme, ont les mêmes propriétés : riches en fer et en vitamine A, et se cuisinent de la même manière.

En climat doux et humide, adoptez le crambé maritime ou chou marin. Il s’agit d’une vivace du littoral atlantique dont on consomme les feuilles comme celles du chou. Concernant les jeunes pousses, cuites à la vapeur, elles rappellent les asperges.

Une capucine (plante herbacée vivace) dans une main tendue

Essayez aussi la capucine tubéreuse (photo ci-dessus), dont les feuilles et les fleurs, comme celles de leurs cousines annuelles, relèveront vos salades de leur saveur légèrement piquante. Les boutons floraux et les fruits, macérés dans le vinaigre, donnent d’excellentes câpres. Mais encore, cette vivace développe en plus des tubercules savoureux et épicés, qui se préparent comme les pommes de terre.

D’autres plantes à tubercules méritent aussi une petite place dans votre potager perpétuel. Sans être vivaces, elles réapparaissent l’année suivante car on oublie toujours quelques uns de ces tubercules lors de la récolte. C’est les cas des délicieux crosnes du Japon, encore cultivés dans certaines régions. Nous pouvons également citer le fameux souchet comestible, au goût de noix de coco, ou même les topinambours, délicieux mais un peu envahissants. À installer à l’extrémité de votre terrain.

Enfin, agrémentez votre coin de potager perpétuel de plantes aromatiques. Beaucoup sont des vivaces et ne demandent guère plus d’entretien que ces étonnants légumes.

Antoine Bosse-Platière

 

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