La pomme : bienfaits et culture

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Un fameux adage anglais proclame "one apple a day keeps the doctor away". Une pomme par jour éloignerait donc le médecin : qu'en est-il vraiment ? Découvrez les bienfaits de la pomme et comment cultiver le pommier !
Pomme rouge

Usages et bienfaits

Des études scientifiques récentes ont montré que les polyphénols contenus dans la pomme ont de nombreux effets bénéfiques pour la santé : protection contre les effets des radicaux libres, régulation des graisses du sang et réduction du cholestérol, prévention des maladies cardiovasculaires et de l’ulcère de l’estomac. Lorsqu’on avance en âge, la pomme devient plus précieuse encore car elle protégerait de la maladie d’Alzheimer et améliorerait les capacités cognitives (intellectuelles) des seniors. C’est bien sûr non pelée qu’il faut la croquer, mais comme la peau concentre également les pesticides, il faudra privilégier les pommes bio ou les pommes non traitées du verger.

Délicieuse en cuisine, la pomme n’est pas en reste en cosmétique puisque le terme même de pommade vient de l’usage que les Romaines en faisaient pour leur beauté. La chair a des propriétés à la fois adoucissantes et toniques, astringentes et exfoliantes douces. On peut l’employer en masque, simplement râpée. Les vertus réputées de la pomme sur le cuir chevelu ont été de plus confirmées par une étude japonaise qui a montré qu’un extrait de pomme stimulait effectivement la pousse des cheveux.

La pomme : bienfaits et culture

Le jus de pomme pour les cheveux

Le jus de pomme frais ou le vinaigre de cidre constituent donc une excellente lotion capillaire tonique, utile notamment aux messieurs qui souhaiteraient se préserver d’une chevelure dégarnie. Appliquez simplement avec les doigts quelques gouttes de vinaigre de cidre sur le cuir chevelu, une fois par jour, et massez pour bien faire pénétrer. Pour augmenter son efficacité, vous pouvez lui ajouter des huiles essentielles de romarin, à cinéole (Rosmarinus officinalis cineoliferum) ou verbénone (Rosmarinus officinalis verbenoferum), et de bay Saint-Thomas (Pimenta racemosa, 2 à 3 gouttes de chaque pour 10 ml de lotion). Toutefois, comme celles-ci se mélangent mal au vinaigre, il faudra agiter énergiquement la lotion avant chaque emploi.

Plantation du pommier

On plante le pommier en hiver, au moment du repos végétatif. Attention, sachez que les pommiers sont autostériles, c’est-à-dire qu’ils ne produisent des fruits et donc féconde uniquement si le pollen des organes femelles soit fécondé par le pollen issu des organes mâles. Il faut donc planter deux variétés de pommier compatibles. Vous pouvez planter vos pommiers au sein d’un verger ou au cœur de votre jardin. Privilégiez un sol riche, frais mais drainé. Ces arbres tolèrent bien le calcaire mais ne supportent pas un sol détrempé.

  • Creusez un trou de 80 cm de côté et de profondeur, quelques jours avant de planter.
  • Taillez l’extrémité des racines et faîtes-les tremper dans un mélange de terre et d’eau.
  • Placez votre arbre de manière à ce que le collet arrive au niveau du sol.
  • Rebouchez avec la terre de jardin.
  • Avant de tasser, installez 3 piquets autour de la motte en triangle qui vont servir de tuteurs.
  • Joignez les trois piquets avec le tronc et accrochez-les avec des fils métalliques, par-dessus un collier en mousse pour protéger l’écorce.
  • Tassez et formez une cuvette autour du tronc.
  • Arrosez en faisant un apport d’eau de 20 litres.

Entretien et taille

Il n’est nécessaire d’arroser que la première année, de manière régulière mais sans détremper le sol. À l’automne, faites un apport de compost en recouvrant le pied du pommier. À la fin de l’hiver, on taille le pommier, avant que les bourgeons n’éclosent. Palmette, U, scion, gobelet… Il existe différentes formes de tailles plus ou moins complexes. Mieux vaut privilégier un pommier plein vent, c’est-à-dire de haute tige, qui est exposé au vent de tous les côtés, contrairement aux espaliers et autres tailles contraignantes. Concrètement, cela consiste à préserver la forme naturelle de l’arbre, il suffit alors de retirer le bois mort et les rameaux qui se croisent. On aère le cœur de l’arbre pour éviter les maladies. On raccourcit également l’ensemble des branches secondaires, afin que les pommes poussent près d’une branche principale et disposent de plus de sève possible.

Récolte et conservation

Le fruit est mûr lorsqu’il se détache facilement de la branche. Pour en être sûr tirez légèrement, s’il ne vient pas c’est qu’il n’est pas arrivé à maturité. Inutile donc, de tourner la pomme pour qu’elle se détache. La récolte s’effectue de l’été à l’automne, en fonction des variétés. Les pommes se conservent bien, à condition de ne pas avoir été malmenées à la récolte. Également, il faut qu’elles soient entreposées dans un endroit sec, aéré et à l’abri du gel, dans des cagettes. Vous pouvez ainsi les garder jusqu’à la fin de l’hiver.

Sylvie Hampikian

 

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