En vidéo : comment faire un tunnel pour semis ?

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Pour hâter les premières cultures au printemps, comme les salades, mais aussi les tomates ou les aubergines en région de montagne, construire un tunnel de forçage peut être nécessaire. Comment faire un tunnel pour semis ? Pascal Aspe, responsable des jardins de Terre vivante, vous guide en vidéo dans cette opération.
Le jardinier qui aère le tunnel du potager en retirant la bâche

Un tunnel à semis permet d’avoir des plants précoces en début de saison.
JJ. Raynal |

Composé d’arceaux et d’un film plastique, le tunnel de forçage joue le rôle d’une serre toute en longueur. Bien ancré dans le sol, il crée des conditions idéales de développement, au cœur d’une saison qui n’y est pas encore propice.

Pourquoi construire un tunnel de forçage ?

Pour semer plus tôt et donc avancer vos premières récoltes. Sous abri, la croissance des semences est accélérée car elles sont protégées du froid et des intempéries. On peut aussi installer un tunnel de forçage en vue de retarder les dernières récoltes, pour les mêmes raisons.

Quand installer un tunnel de forçage ?

En février-mars, une fois les grosses gelées passées. À cette période, les intempéries et la fraîcheur ne permettent pas de planter en pleine terre. Pluie, grêle et fraîcheurs nocturnes sont contournées grâce à cet aménagement astucieux.

Où placer le tunnel ?

C’est le soleil qui permet au tunnel de se réchauffer. Il est inutile d’installer le tunnel à l’ombre, où il ne serait pas d’une grande utilité. Le mieux est de le placer au niveau de votre potager, profitant d’une exposition ensoleillée. Évitez également les espaces trop ventés. En effet, même bien ancré dans le sol, le tunnel de forçage n’est pas maçonné ! Il ne résisterait pas à des vents forts.

Quels légumes se prêtent bien à l’exercice ?

On utilise des graines à forcer, ou graines hâtives, qui ont une certaine tolérance au froid. On ne peut pas forcer tous les légumes. Vous pouvez compter sur les salades, les radis, les carottes, les navets, les brocolis, les choux nains et les petits pois.

Comment faire un tunnel pour semis ?

 

Matériel nécessaire

  • Bambou vert, souple. De la taille du bambou dépend la hauteur du tunnel, à ajuster en fonction de vos cultures.
  • Bâche de serre, au moins 1 mètre plus longue que votre ligne de culture.
  • Corde.
  • Tubes en acier (dans lesquels planter les bambous dans le sol).
  • Alternative : planches de la longueur et de la largeur de la ligne de culture pour former un cadre.

Construction du tunnel

  • Plantez les tubes de chaque côté de la ligne de culture, tous les 70-80 cm.
  • Insérez les bambous dans les tubes pour créer les arceaux.
  • Alternative : si vous optez pour le cadre, une fois qu’il entoure la ligne de culture, il vous reste à le percer (tous les 70-80 cm), en choisissant un foret du diamètre du bambou. Puis insérez les bambous afin de former les arceaux.
  • Posez la bâche sur les arceaux, tout le long de la ligne de culture.
  • Dans la largeur, elle doit arriver au niveau du sol.
  • Dans la longueur, elle doit être plus longue, afin d’être nouée comme une “queue de cheval” à l’aide de la ficelle.
  • Une fois le nœud effectué, vous pouvez fixer la bâche au sol, comme on fixe les piquets d’une tente.
  • Nouez la ficelle au tube en fer (ou sur une petite pointe préalablement plantée sur le cadre en bois).
  • Passez la ficelle par-dessus la bâche, parallèlement à l’arceau, afin de rejoindre le tube en face.
  • Faites le tour du tube et repassez la ficelle au-dessus de la bâche afin de revenir la nouer sur le premier tube.
  • Ainsi, la bâche est prise en accordéon entre l’arceau et la ficelle. Vous pouvez désormais la remonter et la descendre pour aérer le tunnel.

 

La rédaction des 4 saisons

 

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