Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Moins de chimie pour entretenir sa piscine

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Voici quelques conseils pour entretenir de manière un peu plus écologique un équipement qui ne l’est guère… à moins d’être l’heureux propriétaire d’une piscine naturelle.

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L'entretien d'une piscine classique est un vrai casse-tête, et les fabricants minimisent le problème afin de ne pas décourager les acheteurs. Pour éviter le bouillon de culture ou le bain d'algues, il faut non seulement consacrer une part importante du budget au matériel, mais aussi surveiller en permanence la qualité de l'eau et apprendre à jongler avec un incroyable arsenal de produits chimiques. Une surveillance qui se poursuit pendant la saison froide, car on déconseille aujourd'hui de vider les piscines en hiver, non pas pour faire des économies d'eau, mais parce que la masse d'eau préserve la structure du bassin.

Filtration et robots nettoyeurs

En rouge, l'eau évacuée par les écumeurs, en bleu l'eau filtrée © D. KleckaEn rouge, l'eau évacuée par les écumeurs, en bleu l'eau filtrée © D. Klecka

L'eau d'une piscine est pompée en permanence pour être envoyée dans un filtre à sable ou à dia­tomées ou encore dans une cartouche filtrante (pour petites piscines de moins de 50 m3) qui élimine les impuretés en suspension. Le filtre à sable, le plus répandu, se nettoie au moins une fois par semaine en été (consommation : environ 2 m3 d'eau). Il faut changer le sable tous les cinq ans et ajouter en cas de besoin désinfectant ou détartrant.
Pour éliminer la saleté qui se colle au fond du bassin, on trouve une large gamme de robots nettoyeurs branchés sur l'aspiration d'eau, qui se déplacent au hasard au fond de la piscine. Il faut encore traquer les feuilles et autres débris flottants et couvrir la piscine en période de non utilisation.

La panoplie des traitements classiques

L'eau doit être contrôlée régulièrement : certains problèmes nécessitent un traitement particulier et la vidange d'un tiers ou de la moitié de l'eau. La belle eau bleue cristalline contient de plus en plus de produits chimiques, non sans impacts sur la santé - allergies, irritations dues aux éma­nations de composés chlorés - :

  • les désinfectants, généralement à base de chlore, avec ou sans stabilisant, pour libération régulière ou traitement de choc ;
  • les régulateurs de pH (modifié par le chlore) et les traitements anti-algues à utiliser chaque semaine ;
  • les floculants pour améliorer la filtration (1 à 2 fois par mois) ;
  • les anti-calcaire et les produits d'hivernage...

Remplacer le chlore

  • L'utilisation des rayons UV est coûteuse (à partir de 2 500 €) : il faut nettoyer régulièrement le tube de quartz des traces de calcaire, changer la lampe au bout de 1 000 à 2 000 heures... et rajouter tout de même un peu de chlore.
  • L'ajout de sel et l'achat d'un appareil qui permet son électrolyse provoque l'oxydation du sel en chlore sans odeur ni irritation. Il faut cependant investir environ 2 000 € dans l'appareil, et changer les électrodes au bout de cinq ans (environ 300 €). Ces alternatives au chlore ne remplacent pas les autres produits : régulateurs de pH, anti-algues etc.
  • L'oxygène actif (monopersulfate ou peroxyde) est une des alternatives les plus intéressantes : plus cher que le chlore, il n'est pas irritant pour la peau ou les yeux et ne modifie pas le pH. Cette solution convient pour les piscines de moins de 60 m3.
  • Enfin, Aqua Sponda, une jeune société, a mis au point un absorbant biodégradable à base de dérivé de chitine de crustacés, primé par le jury du prix Entreprises et environnement. Cet absorbant est vendu sous forme d'éponges à placer dans le pré-filtre de la pompe (une éponge pour 15 jours), qui fixent les micropolluants organiques et les spores d'algues. Ce procédé permet de réduire les quantités de désinfectants jusqu'à 80 %, et de supprimer algicides et floculants.
Antoine Bosse-Platière

L'alternative : la piscine naturelle

Plus besoin de produits chimiques : l'espace de baignade est prolongé par un bassin d'épuration avec pouzzolane, plantes aquatiques et bac de décantation. L'eau est filtrée et envoyée vers une cascade pour l'oxygénation. Ces piscines demandent davantage de place et il faut prévoir un budget minimum de 30 à 40 000 € pour 30 à 40 m² de bassin de baignade . Mais ce prix peut baisser si le propriétaire s'implique dans les travaux. Prévoir également un budget annuel d'environ 400 € d'électricité et 100 € d'eau.

Le site www.bassindebaignade.com présente les principaux concepts proposés aujourd'hui par une dizaine d'entreprises reconnues dans ce domaine, avec des renvois sur leurs sites respectifs.

Voir les articles en archives "Une piscine écologique" (n°147 - juillet-août 2004) et "Autoconstruire une piscine écologique" (n° 170 - mai-juin 2008) des 4 Saisons du jardin bio.

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