Redécouvrir le savon naturel et ses bienfaits

Article publié le
Souvent remplacé par des produits synthétiques pourtant moins efficaces, plus coûteux et dangereux pour la santé, le savon reste incontournable. Partez à la (re)découverte du savon naturel.
Savons empilés

Retour au savon naturel

Ces dernières décennies, l’usage du savon a reculé au profit des détergents synthétiques, présents en abondance dans les gels douches et shampoings.

Outre leurs effets sur l’environnement, on soupçonne de plus en plus ces produits d’être à l’origine de problèmes de santé. Le plus employé, le sodium lauryl sulfate (SLS) et son acolyte, le sodium laureth sulfate, sont ainsi accusés d’être irritants (peau, cuir chevelu, yeux), de s’accumuler dans l’organisme et d’engendrer des effets toxiques à long terme, notamment sur la fertilité.

Les fabricants de cosmétiques bio proposent d’excellents produits alternatifs à base de produits végétaux, mais moins polyvalents et plus coûteux que le simple savon. Le savon est bien plus économique que le gel douche, il a une durée de vie souvent plus longue et est moins onéreux. En achetant du savon, vous évitez d’utiliser à chaque fois, une bouteille en plastique. De plus les savons naturels sont faits à partir d’huiles et de beurres végétaux. Saponifiés à froid, ils dégagent des bienfaits pour la peau : hydrater, réparer, adoucir, enrichir.

Pourquoi faire votre propre savon ?

Le principal avantage est de contrôler parfaitement la composition de votre produit lavant. Il ne faut pas oublier que c’est un produit que l’on applique quotidiennement sur note peau ! Il faut donc le choisir avec soin, exempt de produits chimiques. L’autre avantage c’est que vous ne créez pas de déchets. La plupart des savons du commerce vendent leurs produits dans un emballage carton au mieux, ou en plastique pour le pire des cas. Vous n’aurez pas besoin d’un emballage si vous le faites chez-vous. De plus, vous limitez votre empreinte carbone, on ne peut pas faire un circuit plus court que de produire soi-même !

Savon et chimie

Les savons sont obtenus à partir de graisse animale ou végétale que l’on fait réagir avec une base forte (soude ou potasse). Au cours de la saponification, il se forme des esters d’acides gras, à la fois solubles dans l’eau et dans les huiles. C’est à ce caractère tensioactif qu’ils doivent leurs effets moussants et détergents.

La soude permet d’obtenir des savons qui se solidifient en séchant : savon de Marseille (à l’huile d’olive) et savon d’Alep (aux huiles d’olive et de baie de laurier), réputé plus doux.

La potasse donne des savons en pâte qui ne se solidifient pas : savon noir (à l’huile d’olive) et “savon de Marseille liquide” (aux huiles végétales en mélange : olive, palme, coco…). On ajoute simplement de l’eau aux pâtes obtenues pour préparer les savons liquides.

Usages multiples, de la toilette à la maison

  • Mains : les savons traditionnels les nettoient et les assainissent.
  • Corps et cheveux : le savon convient plus particulièrement aux peaux et cheveux gras. Pour les peaux sèches, préférez des savons de toilette naturels très doux, enrichis au lait d’ânesse par exemple. Le savon de Marseille liquide convient bien pour la douche.
  • Gommage : le savon noir favorise l’élimination des peaux mortes ; utilisez-le en cas de boutons et points noirs, pas plus d’une fois par semaine.
  • Soins du visage : le savon d’Alep et le savon de Marseille sont recommandés pour les peaux grasses, à tendance acnéique, qu’ils nettoient en profondeur. Alternez avec un lait de toilette pour éviter d’assécher la peau et rincez bien.
  • Lessive et entretien de la maison : le savon de Marseille en paillette est idéal pour laver le linge des bébés et des personnes allergiques aux lessives ou sujettes à l’eczéma.

Recette : gel douche raffiné rose-vanille

Ingrédients

  • 250 ml de savon de Marseille liquide (environ une tasse à thé)
  • 2 cuillères à soupe d’eau de rose
  • 1 cuillère à soupe de glycérine (de préférence glycérine végétale)
  • 10 gouttes d’extrait de vanille bio
  • 5 gouttes d’huile essentielle au choix : géranium rosat, bois de rose ou palmarosa

Préparation

Dans un grand bol, mélangez l’essence de vanille et l’huile essentielle choisie avec la glycérine puis ajoutez la base lavante en mélangeant bien. Incorporez ensuite l’eau de rose. Versez dans un flacon, de préférence muni d’une pompe.

→ Ingrédients et recette : http://www.aroma-zone.com

Sylvie Hampikian

 

Mon julo - 594*164