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Actualités Jardin bio

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Une aide pour renouveler et diversifier la forêt française dans la lutte contre les changements climatiques

Photo forêt Romain Le Teuff

Romain Le Teuff, Unsplash

16/12/20 - Puits de carbone essentiel pour l’atténuation des changements climatiques, les forêts sont également victimes du réchauffement planétaire. Sécheresses, incendies et parasites menacent l’écosystème forestier. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a ainsi annoncé le lancement du « renouvellement forestier » dans le cadre du Plan France Relance, assorti d’une enveloppe de 150 millions d’euros.

Dans un communiqué du 3 décembre 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a dévoilé les modalités du volet « Renouvellement forestier » du Plan France Relance – une des réponses du Gouvernement face à la crise sanitaire de la Covid-19. L’aide de 150 millions d’euros vise « en particulier à adapter la forêt française au changement climatique pour qu'elle puisse continuer à fournir du bois à la société, pérenniser les services qu'elle rend et amplifier sa contribution à l'atténuation du changement climatique, tout en s'inscrivant dans le cadre d'une gestion durable et multifonctionnelle de la forêt. »

Les services offerts par les forêts

Avec près de 140 essences différentes, le massif forestier en France métropolitaine représente selon l’ONF 16,9 millions d’hectares, soit 31% du territoire. Les trois-quarts de ce massif appartiennent à des propriétaires privés, alors que le reste est partagé entre l’État (forêt domaniale) et d’autres entités publiques. La forêt sert d’habitat à une multitude d’espèces végétales et animales, en interdépendance les unes avec les autres. Au-delà de la fourniture de bois et de l’aspect récréatif, l’écosystème forestier offre de nombreux autres services à l’homme tels que la filtration et la purification de l’eau, la limitation des crues, inondations, avalanches ou glissements de terrains, mais aussi la filtration de l’air, la captation et le stockage de CO2. En tant que deuxième puits de carbone de la planète derrière les océans, l’écosystème forestier joue un rôle essentiel dans l’atténuation des changements climatiques. Du moins lorsqu’il est en bonne santé. La sécheresse, les incendies, la prolifération et les attaques de certains insectes – tels que les scolytes sur les épicéas – conduisent à l’affaiblissement voire la mort des peuplements, incapables alors de délivrer correctement leurs services.

Renouveler et diversifier la forêt ... ou les plantations ?

L’aide de l’État permettrait ainsi aux propriétaires forestiers d’investir « pour adapter leurs forêts ou pour améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique ». Portant sur « 45 000 hectares de forêts à améliorer, adapter, régénérer ou reconstituer avant fin 2024 », le soutien financier devrait contribuer au renouvellement et à la diversification des forêts. Si aucun seuil minimum de surface n’est nécessaire pour être éligible à l’aide, le projet d’investissement devra néanmoins présenter un « taux minimum de diversification de 20 % à partir de 10 hectares ».

Le mélange d’essence est fondamental tant pour la présence d’une riche biodiversité dans la forêt que pour sa résilience et sa capacité à résister aux perturbations. En effet, comme le font remarquer des spécialistes tels que le botaniste Francis Hallé dans une conférence en ligne de l’association Canopée, une plantation n’est pas une forêt naturelle : les plantations, souvent en monoculture, pauvres en biodiversité et recevant généralement un traitement agricole aux pesticides, fongicides et herbicides, sont plus sensibles aux parasites, ont une durée de vie « fixée par des acteurs économiques en fonction des besoins du marché », et ne peuvent donc pas remplir le même rôle de puits de carbone que les forêts naturelles. Sans être pour ou contre les plantations, il en reste qu’elles n’ont simplement pas les mêmes fonctions et caractéristiques que des forêts naturelles. D'ailleurs, selon Francis Hallé, une forêt naturelle se régénérerait et pousserait seule, sans l'aide de l'être humain.

Bien que des propriétaires forestiers puissent présenter une demande d’aide individuelle, le Ministère a lancé un appel à manifestation d’intérêt à destination des « opérateurs économiques de l’amont forestier de la filière forêt-bois » pour qu’ils présentent des projets structurés, regroupant plusieurs propriétaires forestiers pour une plus grande « efficience, opérationnalité et convergence ». Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 7 janvier 2021.

Madeleine Goujon

BirdLab : participez de chez vous à l’expérience scientifique d’observation hivernale des oiseaux

Oiseaux qui mangent (BirdLab)

Grayson Smith, Unsplash

3/12/20 - La septième édition du jeu collaboratif BirdLab du Muséum national d’Histoire naturelle en partenariat avec la LPO et AgroParisTech vient d’être lancée. Programme de sciences participatives, vous pourrez jusqu’au 31 mars 2021 contribuer à faire avancer la recherche sur le nourrissage des oiseaux en hiver.

À la question de savoir à quelle heure mangent les oiseaux, les chercheurs d’AgroParisTech et du Muséum national d’Histoire naturelle commencent à pouvoir formuler des réponses : « D’apparence anarchiques, les visites [des oiseaux] aux mangeoires sont finalement assez bien réglées : à chaque espèce ses heures de repas. » Pour atteindre ces résultats, les chercheurs se fondent notamment sur des données collectées volontairement par les citoyens via le jeu collaboratif BirdLab.

Issu du programme de sciences participatives Vigie-Nature et lancé en 2014, BirdLab est un jeu d’observation des oiseaux qui se déroule chaque année entre mi-novembre et fin mars, et qui vise à mieux comprendre les comportements et les stratégies de nourrissage des oiseaux en hiver.

Sur une terrasse ou un balcon, dans un jardin ou dans un lieu public dédié, en ville ou à la campagne, chaque ornithologue en herbe ou expérimenté pourra contribuer à faire avancer la recherche par ses observations. Ouvert à tous, sans nécessité d’avoir des connaissances préalables sur les oiseaux, les participants devront cependant respecter un protocole pour que les données qu’ils génèrent puissent être exploitables par les scientifiques. Les joueurs devront ainsi acheter ou fabriquer eux-mêmes - grâce aux tutoriels mis à disposition - deux mangeoires identiques qu’ils rempliront de graines de tournesol ou de boules de graisses. Avant de commencer l’observation, les joueurs doivent télécharger (gratuitement) l’application mobile BirdLab et s’entraîner à reconnaitre les « 27 espèces d’oiseaux les plus communes » grâce à un quiz et des fiches descriptives.

Le jeu en lui-même consiste à reproduire l’activité et les déplacements des différents oiseaux identifiés qui viendront se nourrir sur les mangeoires. Sur des plages d’observation de cinq minutes, le joueur retracera virtuellement en temps réel les va-et-vient de chaque espèce qu’il observe réellement en face de lui. À la fin de la partie - à l’issue des cinq minutes - les données récoltées seront transmises aux scientifiques et contribueront aux études en cours tenant à établir les liens entre le contexte paysager ou météorologique et la diversité des espèces, ou encore les interactions, la compétitivité ou la coopération entre les espèces. Les participants peuvent jouer autant de parties qu’ils le souhaitent jusqu’au 31 mars : « Plus il y aura de parties réalisées, plus les scientifiques pourront comprendre la répartition des oiseaux communs dans les jardins en hiver et leur organisation pour se partager la nourriture. »

Pour les personnes ne pouvant ou ne voulant pas mettre de mangeoires chez elles, des mangeoires publiques sont à leur disposition pour tout de même participer à l’expérience.

Pour télécharger l’application, vous pouvez suivre ce lien.

Si vous souhaitez fabriquer vos propres mangeoires vous pouvez suivre ce lien.

Et si vous recherchez les mangeoires publiques les plus proches de chez vous, vous pouvez suivre ce lien.

La 34e édition du Festival International du Film Nature & Environnement gratuite et en ligne

Festival du film FNE Isère

France Nature Environnement Isère

26/11/20 – Le Festival International du Film Nature & Environnement de France Nature Environnement Isère revient pour sa 34e édition du mardi 24 novembre au dimanche 6 décembre 2020. Avec un format adapté en ligne et gratuit, plus d’une vingtaine de films sur la nature et l’environnement seront proposés en soirée sur les deux prochaines semaines.

« Nature et Culture sont deux amis, inséparables. […] Après des siècles marqués par l’anthropocentrisme, nous devons maintenant dépasser le dualisme nature / culture et travailler à la coexistence pacifique entre humains et non humains. » Pour Francis Odier, président de France Nature Environnement (FNE) Isère, le Festival International du Film Nature & Environnement de FNE Isère, participe à cette mission : « Promouvoir l’esthétique de la nature. Cultiver les biens communs. Relier les vivants. »

Créé en 1976 par l’association FRAPNA Isère (devenue FNE Isère) et annualisé depuis 1996, le Festival International du Film Nature & Environnement invite chaque année à prendre un peu plus conscience des enjeux écologiques : participer à la réflexion collective, acquérir et partager des connaissances pour mieux respecter le vivant et protéger l’environnement, mais aussi s’émerveiller sur les richesses et la beauté de la nature. L’image comme vecteur, le Festival vise également à encourager et mettre en valeur « la production audio-visuelle environnementale et naturaliste de qualité ».

Entre trois minutes et une heure quarante, de France, Belgique et d’Allemagne, une vingtaine de courts et longs métrages ont été sélectionnés pour l’occasion. Sous forme de reportages, documentaires, films de fiction ou encore d’animation, ces films partageront les histoires de la vie en forêt, des lagunes de Vendée et de Loire Atlantique, des animaux « peuple de la nuit », des libellules, cachalots, écureuils ou chimpanzés, de la conversion de terres en agriculture biologique, d’une ferme expérimentale autonome en énergie, de la vie aquatique des plastiques et bien plus encore.

Habituellement projetés dans les salles de spectacle de Grenoble et son agglomération, l’édition 2020 s’adapte au format numérique pour proposer à toutes et à tous de visionner ces films gratuitement en ligne du 24 novembre au 6 décembre. Une tournée en Isère du 15 janvier au 30 avril 2021 devrait être réalisée, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire.

Le Festival grand public s’accompagne également d’un Festival scolaire, du 23 novembre au 15 décembre, dédié à la sensibilisation des enfants sur ces thématiques. Avec 300 classes inscrites en 2020, les quelques 7650 enfants et accompagnants pourront s’enrichir des films et autres documentations proposés par les organisateurs du festival pour développer des projets d’éducation à l’environnement sur le plus long terme.

Terre vivante, partenaire de l’évènement, participe notamment aux lots destinés à certains lauréats du concours documentaire qui récompensera les films des catégories « nature », « environnement », « prix du court métrage » et « coup de cœur du jury ».

Vous pouvez suivre ce lien pour voir la bande d’annonce, ou ce lien pour accéder aux films et voir le programme.

Hommage à Gilbert Cardon, pionnier belge de la permaculture, décédé vendredi 13 novembre 2020

Gilbert et Josine Cardon

Isabelle Lévy-Lehmann

25/11/2020 – Le co-fondateur de l’association Fraternités ouvrières, passionné de la nature, du jardinage et du partage, Gilbert Cardon, s’est éteint vendredi 13 novembre 2020.

« La permaculture c’est augmenter la vie, faut faire la permaculture pas par peur de la mort, par peur de la souffrance mais pour augmenter la vie, pour vivre mieux, pour être plus heureux », racontait Gilbert Cardon dans la vidéo Les semeurs de vie de Luc Dechamps. Gilbert et Josine Cardon, son épouse, avaient fondé en 1969 l’association Fraternités ouvrières avant de se lancer, une dizaine d’années plus tard, dans la création d’un véritable jardin-forêt. Terrain d’expérimentations, le Jardin des Fraternités ouvrières situé à Mouscron en Belgique, non loin de la frontière française, a inspiré et fait rêver bon nombre de ses visiteurs. Sur quelques 1800 m2, des milliers d’arbres et arbustes fruitiers s’entremêlent aux autres végétaux, légumes, fleurs et plantes sauvages comestibles. « La première chose de la vie c’est de sentir bien au moins quelque part », disait-il à Luc Dechamps, c’est de « créer son propre paradis terrestre ».

Le bio et la permaculture

Refusant d’utiliser pesticides et engrais chimiques, associant les végétaux, laissant les mécanismes naturels équilibrer l’écosystème de son jardin, tout en produisant la nourriture (plus que) nécessaire à l’autonomie alimentaire, le couple est considéré comme un pionnier de la permaculture. « Je faisais déjà de la permaculture avant même d’en connaître le mot », s’amusait à dire Gilbert Cardon selon le média belge l’Avenir.net et l’interview de Luc Dechamps. « Nous le but c’est que tout le monde puisse s’offrir, […] on achète groupé, on fait les sachets pour rendre les semences dix fois, vingt fois moins chères, le phénomène qui se passe c’est que le bio maintenant est inaccessible pour les petites gens », racontait-il dans le documentaire La Jungle Étroite de Benjamin Hennot. Considérant que le bio ne devait pas être réservé à une élite, le jardinier - ancien ouvrier syndicaliste - partageait ses savoirs, conseils et observations, et prodiguait des cours de jardinage et de taille des arbres. Bibliothèque, grainothèque et visites gratuites pour que tout le monde puisse venir découvrir le jardin-forêt urbain des Cardon. Carine Mayo, journaliste et autrice, écrivait ainsi dans le numéro 224 des 4 saisons que : « le jardin de Gilbert et Josine Cardon reste un lieu magique, inimitable, qui tient beaucoup à la personnalité de ses créateurs et à leur volonté de partage. » Dans la vidéo Les semeurs de vie, Gilbert Cardon affirmait d’ailleurs que la base de la permaculture : « c’est le partage, c’est le partage avec les gens, partage avec la nature, partage avec les vers de terre, partage avec les oiseaux. » À la peur que des oiseaux viennent manger les fruits d’un cerisier, le jardinier répondait tout simplement d’en planter un deuxième : « un pour les oiseaux et un pour vous. »

Critiquer l’inaccessibilité du bio, mais également proposer des solutions ; et la solution selon Gilbert Cardon, interrogé dans le documentaire de Benjamin Hennot, « c’est se grouper, et là, tout est possible, à partir du moment où les gens se mettent ensemble, tout est possible ». Plus qu’une jungle urbaine, Gilbert Cardon laisse derrière lui de belles valeurs qui ne manquent pas d’inspirer et d’émerveiller : solidarité, autonomie alimentaire, passion et respect pour la nature, découverte, humanité, rêve, partage et plaisir.

Grippe aviaire 2020 : les volailles elles aussi confinées

Volailles

Klimkin, Pixabay

09/11/2020 – Face à l’évolution rapide de la propagation du virus de l’influenza aviaire après la découverte de deux oiseaux contaminés aux Pays-Bas le 23 octobre dernier, le Gouvernement français a adopté des mesures de prévention et annoncé, jeudi 5 novembre, un niveau de risque « élevé » d’introduction du virus dans certains départements du territoire métropolitain.

Détecté sur deux cygnes tuberculés aux Pays-Bas fin octobre, le virus « influenza aviaire hautement pathogène H5N8 » continue de se propager en Europe : « des foyers domestiques et des cas dans l’avifaune sauvage ont été confirmés non seulement aux Pays-Bas mais également en Allemagne et au Royaume-Uni », a révélé le Ministère de l’Agriculture. Passé d’un risque « négligeable » à un risque « modéré » d’introduction du virus en métropole le 25 octobre, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, considère désormais ce risque « élevé » dans une quarantaine de départements « traversés par les couloirs de migration » et dans des zones à risque particulier. Dans un communiqué, jeudi 5 octobre, le Ministre appelle en conséquence à un « strict respect des mesures de biosécurité et à la surveillance accrue de la part des acteurs professionnels, des particuliers détenteurs d’oiseaux, et des chasseurs. »

Des mesures de prévention telles que la « claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux » ou encore l’interdiction de rassemblement, concours, foires ou expositions d’oiseaux ont été rendues obligatoires dans les départements classés en niveau « élevé » et dans les zones à risque particulier (notamment des zones humides « fréquentées par les oiseaux migrateurs »). Transport, lâcher de gibiers à plumes et utilisation d’appelant sont également interdits. La « surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux » mais aussi « la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet » doivent être observées sur l’ensemble du territoire.

Bien que la maladie « infectieuse, virale et très contagieuse » affectant les oiseaux domestiques comme sauvages puisse provoquer leur mort, le Ministère précise – pour les souches H5N1 et H5N8 détectées entre 2015 et 2017 – que « la consommation de viande, foie gras et œufs [par l’humain] ne présente aucun risque ». Le virus serait d’ailleurs inactivé par la cuisson complète de la viande à 70° selon l’Organisation mondiale de la Santé.

Suivez ce lien pour la carte des départements et zones à risque particulier concernés par les mesures.

Et ce lien pour plus d'informations sur les mesures de biosécurité pour les opérateurs professionnels.

La plus grande ferme urbaine en toiture d’Europe à Paris

Culture hydroponique

Marsraw, Pixabay

26/10/2020 – La toiture du Pavillon six de Paris Expo, dans la capitale, accueille depuis le printemps 2020 une ferme urbaine destinée à devenir un modèle mondial de production responsable. Intitulé Nature urbaine, le projet d’agriculture urbaine évoluera à terme sur 14 000m2, devenant ainsi la plus grande ferme urbaine en toiture d’Europe.

D’ici 2050, près de 70 % de la population mondiale vivra en ville selon les prévisions de l’ONU. Si le chiffre actuel tourne autour de 55 %, 80 % des aliments produits dans le monde sont pour autant destinés à être consommés dans les espaces urbains. Pour la FAO, la sécurité alimentaire et la nutrition dans ce type de zone doivent passer par la « gestion des systèmes alimentaires dans les zones urbaines et périurbaines ». Si l’agriculture urbaine n’a pas vocation à remplacer l’agriculture traditionnelle, elle doit cependant lui être complémentaire selon Pierre Hardy, fondateur et président d’Agripolis et Nature urbaine.

Nature urbaine, sur la toiture du Pavillon six de Paris Expo, proposera ainsi une vingtaine d’espèces de fruits, légumes et aromates – sans insecticides –, notamment destinées à des hôtels et restaurants dans un périmètre réduit. « Saisonnalité, cueillette à maturité, circuits courts, goût, qualité et gourmandise » sont ses mots d’ordre. Le projet se veut hyperlocaliste et responsable, visant à sensibiliser les citoyens sur leurs manières de consommer, tout en augmentant la résilience des villes en produisant « au plus proche des lieux de consommation ».

À côté des zones dédiées à l’exploitation maraîchère et des 135 parcelles de cultures louables à l’année, Nature urbaine offre également des ateliers découverte, dégustation et autres visites pédagogiques. Serre et pergola réservables pour des événements, cours de yoga, restaurant et bar Le Perchoir sur place, la ferme en toiture du 15e arrondissement de Paris entend devenir un modèle de production urbaine responsable à l’échelle mondiale.

Utilisant des méthodes d’aéroponie et d’hydroponie, les cultures sont installées à la verticale en colonnes, ou en gouttières irriguées en eau et nutriments dans un cycle fermé. Avec ses futurs 14 000m2 aménagés – prévus pour 2022 – Nature urbaine sera la plus grande ferme urbaine en toiture d’Europe.

Nature Urbaine

Toit du Pavillon 6, Paris Expo, Porte de Versailles

4 avenue de la Porte de la Plaine, Paris 15

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