Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Rongeurs sans gêne : souris, loirs, lérots

©C. Galinet
legende ©C. Galinet
Pour limiter l’intrusion dans vos réserves de ces hôtes gourmands et indésirables, colmatez le plus possible les interstices et protégez vos aliments dans des bocaux.
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Symptômes

Le loir, gris, est le plus gros de ces trois rongeurs. ©C. Galinet
Leur intérêt pour l'homme - mêlé de crainte - n'est guère payé en retour. Il est vrai que ces charmants petits rongeurs s'intéressent surtout à nos provisions de nourriture et qu'ils peuvent y causer des dégâts importants...
Pour les loirs et les lérots, ce sont de nombreux fruits partiellement rongés (si encore ils se contentaient d'en manger entièrement un ou deux !) dans le cellier ou même directement dans les arbres ; mais aussi des galeries et des nids dans les isolants (qui perdent ainsi une grande partie de leur efficacité) ; sans parler des petites crottes qu'ils sèment sur leur passage et surtout du bruit de leurs cavalcades le long des poutres et des cris stridents qu'il leur arrive de pousser.
Quant aux souris, leur menu est extrêmement diversifié et comprend même des substances fort indigestes comme le savon, la colle ou la paraffine ! Les stocks de céréales, de biscuits, de fruits, de fromage... et même - outrage suprême - vos réserves de chocolat, rien de ce que vous consommez ne leur échappe, d'autant que ces mal élevées ont la fâcheuse habitude de souiller de leur urine et de leurs crottes beaucoup plus d'aliments qu'elles n'en consomment. Ajoutons à cette liste les jeunes plants et semis sous serre, ainsi que les papiers et vêtements déchiquetés qu'elles utilisent pour leurs nids.
Lérot
Au grenier, le lérot se régale de pommes, noix ; il mange aussi des insectes et de petits vertébrés. ©C. Galinet

 

 

 

Carte d'identité

L'ordre des rongeurs se ­caractérise par une dentition particulière : une paire d'incisives à croissance continue - compensée par l'usure - et l'absence de canines. La disposition des molaires permet de distinguer plusieurs familles dont la plus importante, les Muridés, à laquelle appartiennent les souris, et celle des Gliridés qui compte notamment le loir gris et le lérot.
Le lérot se reconnaît facilement grâce à son pelage contrasté : brun roux sur le dos, le ventre blanc, un bandeau noir sous les oreilles et autour des yeux ainsi qu'une longue queue qui se termine par un plumeau noir et blanc. Le loir, le plus gros des trois, a une épaisse fourrure grise et une queue touffue de la même couleur. Quant à la souris, tout le monde connaît sa petite taille, son pelage gris et sa longue queue glabre.

Mode de vie

Nos trois grignoteurs sont surtout actifs la nuit, ainsi qu'en fin d'après-midi pour la souris. Cette dernière, très prolifique, peut se reproduire pendant presque toute l'année, faisant jusqu'à dix portées de 4 à 7 petits par an si les conditions sont favorables... Elle vit en groupes familiaux qui peuvent devenir importants si les réserves de nourriture le permettent (il y a une autorégulation de la fécondité). Elle peut se déplacer sur plus de 500 mètres pour rechercher des conditions meilleures dans le voisinage.
Le lérot et le loir s'installent souvent à proximité des lieux habités, mais ils colonisent également les zones boisées. Tous deux consomment bourgeons, fruits et graines, mais le régime du lérot comprend aussi beaucoup d'insectes (larves) et des petits vertébrés (musaraignes, œufs et oisillons, amphibiens). Les bagarres intra spécifiques sont fréquentes, s'accompagnant de cavalcades et de cris perçants, mais tout redevient calme pendant leur longue hibernation.

Antoine Bosse-Platière journaliste aux 4 Saisons du jardin bio

Moyens de lutte

  • La mesure la plus efficace est de limiter le plus possible leurs possibilités de pénétration, notamment dans le cellier en ne laissant ni porte ni fenêtre ouverte la nuit, en colmatant toutes les entrées possibles (un interstice de 2 centimètres suffit à une souris, et moins de 3 centimètres pour le loir et le lérot).
  • Vous pouvez également enfermer vos réserves d'aliments secs dans des boîtes métalliques ou dans des bocaux de verre.
  • Si vos fruits sont attaqués sur l'arbre, installez des cônes de protection sur les troncs (cette mesure est aussi valable le long des gouttières).
  • Les appareils à ultrasons ne seraient guère efficaces.
  • Reste enfin le piégeage : ultime mesure lorsque tout a échoué, les tapettes pour les souris ou, pour les loirs et les lérots, des nasses qui les capturent et permettent de les relâcher dans la nature.
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