Diminuer la taille de la police (x-small).Augmenter la taille de la police (medium).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs. La mise en forme courante correspond à celle par défaut.Imprimer ce document.Ajouter aux favoris Envoyer à un ami

Actualités Jardin bio

6 résultats sur 12 - Page 1/2
1[2]

Vente de semences amateurs : encore raté !

15/11/18 – Décevante sur de nombreux plans, la nouvelle loi Egalim, issue des états généraux de l'alimentation, avait pourtant accouché d'une avancée, grâce à l'opiniâtreté et au travail remarquable des députées Barbara Pompili, Sandrine Le Feur et Delphine Batho. Son article 78 autorisait (enfin !) la vente des semences de variétés non inscrites au catalogue officiel à des "utilisateurs non professionnels" – jardiniers amateurs et collectivités publiques pour l'essentiel. Soit ces milliers de variétés traditionnelles qui n'ont jamais été inscrites au catalogue officiel, ainsi que toutes les variétés nouvelles qui pourraient être élaborées par des amateurs. Las... fin octobre, le Conseil constitutionnel a invalidé cet article, comme 22 autres dont 9 ayant trait à l'environnement.

Le motif ? Le conseil a motivé sa décision par la forme, et non le fond, arguant que ces 23 articles – soit un quart de la loi – n'avaient pas de rapport direct avec le projet de loi initial qui ne comptait que 17 articles alors que la loi finale en comptait 98. Le conseil avait été saisi par 60 sénateurs de droite, estimant que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d'égalité et qu'ils méconnaissaient la liberté d'entreprendre ».

Le Conseil constitutionnel a également invalidé un article porté par l'association Fermes d'Avenir de Maxime de Rostolan, qui demandait la remise d'un rapport gouvernemental sur les modalités d'évaluation des services écosystémiques rendus par les agriculteurs et les modèles de rémunération qui pourraient y être adossés. Maxime de Rostolan estimait que cet amendement était un « premier jalon à poser pour envisager, à terme, de payer le vrai travail des agriculteurs qui produisent une alimentation saine et préservent les écosystèmes. »

Encore une occasion ratée donc pour faire avancer la question des semences et des services rendus par une agriculture plus propre... Comment comprendre que le Conseil constitutionnel retoque un amendement sur les semences en l'estimant en quelque sorte “hors sujet”, alors que la loi s'intitule « loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » ? La question des semences n'aurait donc rien à voir avec l'agriculture ou avec l'alimentation ? L'institution, composée de 9 membres – anciens présidents de la République et personnalités nommées par les présidents des chambres parlementaires – apparaît totalement déconnectée des enjeux de la transition écologique et des attentes de la société civile !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Cultiver du houblon... sur les murs de Paris

9/11/2018 - Près d'un kilomètre linéaire de murs de la capitale vont être ouverts à la culture du houblon ! Ce nouvel appel à projets fait suite aux projets Parisculteurs et Houblon « saison 1 » accompagnées par la Ville de Paris. Vingt-et-un murs sont ouverts aux candidatures jusqu'au 6 décembre ; ils sont situés au sein d'équipements publics et sur des murs de partenaires : centre sportif, caserne, gymnase...

Une cinquantaine de brasseries artisanales sont actives en Ile-de-France. Le développement de cette culture, dans des conditions respectueuses de l'environnement, permet de répondre à une demande locale et aux enjeux de valorisation de productions locales et de consommation en circuits courts.

L'objectif est aussi de contribuer à l'amélioration de l'environnement et de la qualité de vie, en augmentant la surface végétalisée dans la ville.

Ce projet prévoit une première plantation au printemps 2019 et une première récolte en septembre 2019.

Pendant ce temps, les lauréats du second appel à projets Parisculteurs concrétisent leurs réalisations. Au printemps, une ferme florale, destinée à la production de fleurs anciennes et de saison, va s'installer sur les terrasses de l'hôpital Robert Debré. Envie d'en savoir plus ? Les projets en cours et l'appel d'offres sont à découvrir sur www.parisculteurs.paris

Jardins familiaux : ça pousse !

12/10/2018 - Familiaux ou partagés, de nombreux jardins collectifs continuent à se créer pour permettre l'accès à la terre à un large public. Exemple dans les Yvelines, où 30 parcelles - déjà occupées ! - ont été aménagées à Chanteloup-les-Vignes avec le soutien de la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs. Sur ce site, un espace d'animation permet de former les jardiniers aux pratiques de jardinage écologique et à la permaculture.

Saint-Germain-en-Laye prépare aussi un projet, à la suite d'une consultation de la population : les inscriptions sont ouvertes pour un lancement au printemps prochain. Au-delà des jardins familiaux, un observatoire de la permaculture sera mis en place, grâce à la reconversion d'un ancien site sportif.
Des initiatives à développer !

Véronique Buthod, de la rédaction des 4 saisons

Signez l'appel des coquelicots !

12/09/2018 – Ce 12 septembre, Terre vivante et son magazine Les 4 saisons s'associent à l'“Appel des coquelicots”, qui demande la fin de l'utilisation des pesticides de synthèse.

Texte de l'appel :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l'eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l'estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L'exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s'efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s'éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides de synthèse en France.

Assez de discours, des actes.»

De nombreuses personnalités et associations ont signé ce texte, notamment le jardinier Alain Baraton, le président de la LPO Allain Bougrain-Dubourg, les agronomes Claude et Lydia Bourguignon, le paysagiste Gilles Clément, le sénateur Joël Labbé, le botaniste Francis Hallé, le paysan-philosophe Pierre Rabhi, le comédien Pascal Légitimus, la réalisatrice Marie-Monique Robin, le chercheur Gilles-Eric Séralini, l'endocrinologue Charles Sultan… À votre tour, signez ce texte ! L'objectif de cet appel est de provoquer un soulèvement pacifique de la société française et de mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C'est ambitieux, tout comme l'est l'objectif d'éradiquer les pesticides de synthèse, mais l'appel est lancé avec de nombreux soutiens, notamment l'association Générations Futures, et Charlie Hebdo publie un numéro spécial ce 12 septembre. N'oublions pas qu'en vingt ans, des millions de consommateurs – notamment vous – se sont déjà détournés, du moins en partie, de l'alimentation conventionnelle, farcie de pesticides. C'est sur vous que nous comptons !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons.

Pour signer et suivre l'actualité de l'appel des Coquelicots, rendez-vous sur le site de l'association : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/
Ainsi que sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.

 

Open : un portail pour participer au suivi de la biodiversité

Portail open avec accès aux observatoires31/08/2018 - Open, premier portail consacré aux sciences participatives, vient de faire son apparition. Un nouvel outil au service de la biodiversité, né à l'initiative du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), de la Fondation pour la nature et l'homme (FNH) et l'Union nationale des centres permanents d'initiatives pour l'environnement (UNCPIE). Il réunit tous les observatoires existants (Oiseaux des jardins, Spipoll), facilitant les liens et l'implication des citoyens dans la collecte de données sur les espèces présentes en France et l'état de leurs habitats.
Sur le portail, il est possible d'accéder facilement à l'observatoire correspondant le plus à ses centres d'intérêt, en fonction de multiples critères : localisation géographique, espèces observées, thématiques abordées, niveau d'accès demandé. Naturalistes confirmés comme débutants ont leur rôle à jouer !

www.open-sciences-participatives.org

Un jardin de mousses

Jardin des mousses

26/06/2018 - « A force de lutter contre la mousse, nous est venue il y a dix ans l'idée de lui consacrer un jardin pour nous faire pardonner. » C'est par ces mots que les propriétaires du Jardin de Berchigrange, dans les Vosges, invitent à découvrir un nouvel espace de 1 500 m2 dans leur jardin. Après l'implantation et la réflexion sur le cheminement, les premières installations de mousse ont été réalisées il y a six ans. « C'est un projet qui nous demandera beaucoup de temps encore ! ».

La première partie du jardin des mousses est ouverte depuis mi-juin. Les premières photos sont une véritable invitation à plonger dans cette ambiance de douceur et de fraîcheur.

Le jardin de Berchigranges, à Granges-sur-Vologne, se visite tous les jours, de 10h à 19h de juin à août, de 14h30 à 19h en avril-mai et du 1er septembre au 15 octobre. Tarif : adultes 11 €, enfants 5 €. Tél. 03 29 51 47 19, https://www.facebook.com/jardindeberchigranges/

6 résultats sur 12 - Page 1/2
1[2]

Notre sélection de livres

Le guide Terre vivante du potager bio

Livre Le guide Terre vivante du potager bio
Cultiver, soigner, conserver

Des semis à la conservation, en passant par les soins, les conseils de culture, la récolte et la production de ses propres graines, cet ouvrage réunit toute l’expertise de Terre vivante pour réussir son potager bio.

(19,5 x 24 cm); 35,00 €

Ajouter au panier

Voir le catalogue  >

© 2008 Terre vivante