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18 RUE RENÉ CASSIN
Avec 70 000 tonnes par an, la France est la première consommatrice de pesticides en Europe ! Du 20 au 30 mars, la cinquième semaine pour les alternatives aux pesticides alerte jardiniers et citoyens sur les conséquences dramatiques de leur utilisation, pour la santé et la biodiversité. Elle met surtout en lumière tous les outils, moyens et approches possibles... pour faire sans ! Travail du sol, apport de compost, rotation des cultures, accueil des auxiliaires, utilisation des purins et tisanes de plantes sont donc à la une partout en France et en Europe.
Ainsi, en Alsace, des conférences sont destinées au grand public : "Alimentation, santé et dévelopement durable", par Lylian Le Goff, "Comment soigner des arbres fruitiers sans pesticides", par la Fédération des producteurs de fruits d'Alsace ou "Des solutions pour un potager sans pesticides", avec la collaboratrice des 4 Saisons du jardin bio Josiane Goepfert. Spectacles pour enfants et adultes, projections de films et surtout formations dans des jardins et vergers naturels sont aussi prévus. Particulièrement intéressants aussi, des événéments dédiés aux agriculteurs et viticulteurs, conférences et journées techniques.
L'ensemble des actions, région par région (mais aussi dans les pays voisins !), est répertorié sur www.semaine-sans-pesticides.fr (cliquer sur la carte de France). Mais le "sans-pesticides", c'est valable toute l'année !
©N. Journoud
Pour l'illustre agronome du 16e siècle Olivier de Serres, l'influence de la lune était négligeable. Pourtant, depuis des lustres, des jardiniers et des paysans ne jurent que par elle. Alors que penser ?
Dans le numéro 180 (janvier-février) des 4 Saisons du jardin bio, Rémy Bacher a surtout tenté de savoir si cette influence était suffisamment significative pour devoir être prise en compte dans les gestes jardiniers… Une réponse difficile à cerner, car le jardinier est d'abord sous l'emprise du temps qu'il fait, de la région où il habite, de la nature de la terre cultivée, du choix des bonnes variétés à semer ou planter au bon moment.
Mais les rédacteurs des 4 Saisons connaissent nombre de jardiniers qui utilisent le calendrier lunaire avec satisfaction, tout en reconnaissant que sa mise en pratique n'est pas évidente. Trois d'entre eux, expérimentés et « pro-lune », ont livré leur témoignage (à lire dans le n° 180 des 4 Saisons du jardin bio)… Un de nos abonnés, astronome, estime lui que les phases de la lune n'ont aucune influence sur la germination ou la croissance des plantes.
Et vous ? Jardiner avec l'aide d'un calendrier lunaire vous est-il utile dans votre pratique ? Et dans ce cas en vous appuyant sur quel(s) rythme(s) lunaire(s) ? Ou, au contraire, y voyez-vous peut-être une vaste fumisterie, en tous les cas une contrainte inutile ? Le débat est ouvert… Rendez-vous sur notre nouveau forum “Êtes-vous lune… ou pas lune ?”.
Lire aussi L'agenda du jardinier bio 2010 des éditions Terre vivante.
©O.Alloiteau/Natureparif
29/01/2010 - Des espaces verts transformés en prairies de fauche, des ruches ou des arbres fruitiers qui se développent au pied des immeubles... Quelle est la place de la biodiversité en ville ? Alors que, année de la biodiversité oblige, de nombreuses manifestations (plus ou moins intéressantes !), commencent à fleurir, le concours "Capitale française de la biodiversité" met en lumière les initiatives locales. Lancé par Natuparif, l'agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, ce concours, organisé parallèlement en Allemagne, Espagne, Slovaquie et Hongrie, concerne l'ensemble du territoire. Il permet de comparer, selon des critères fixés par l'UICN (Union internationale de conservation de la nature), l'engagement des communes en faveur de la biodiversité, « celle proche de nous, de nos modes de vie, dans nos villes et nos sociétés ». L'intégration de la biodiversité dans les règlements d'urbanisme, la gestion des espaces verts ainsi que la sensibilisation des citoyens seront ainsi pris en compte. Quatre catégories ont été définies : de 2 000 à 10 000 habitants, de 10 001 à 30 000 habitants, de 30 001 à 100 000 habitants et plus de 100 000 habitants. Les dossiers sont à déposer avant le 31 mai 2010 (questionnaire et règlement sur le site de Natureparif, www.natureparif.fr/concours2010/questionnaire). Au-delà du résultat, l'intérêt des communes et la qualité des actions menées au service de la nature seront intéressants à connaître !
Véronique Buthod
Véronique Buthod
415 hectares de nature préservée : c'est le chiffre qu'indique le compteur du site des Jardins de Noé. Lancé il y a maintenant neuf mois, ce programme rassemble les jardins dédiés à la biodiversité en France : qu'ils soient gérés par des amateurs ou des professionnels, en ville ou à la campagne, tous les jardins d'agrément, vergers et potagers peuvent être inscrits dans ce réseau. Depuis l'inauguration du premier Jardin de Noé - les Jardins passagers du Parc de la Villette -, plus de 1 000 jardiniers ont adhéré à ce programme. Le principe consiste à créer son jardin virtuel et y inscrire les gestes mis en pratique dans son jardin pour sauvegarder la biodiversité. 10 engagements sont proposés, parmi lesquels semer une prairie fleurie, économiser l'eau du jardin, planter des espèces locales. Trois engagements minimum de la charte doivent être respectés pour s'inscrire, l'idée étant de faire évoluer les pratiques jusqu'à 10... afin de devenir un "porte-parole" de la biodiversité. Le "réseau" compte actuellement près de 600 récupérateurs d'eau et 850 composts. www.jardinsdenoe.org
Véronique Buthod
9/10/09 — Lien social, plaisir de voir pousser légumes et fleurs... Les vertus du jardinage sont bien connues, pourtant certaines contraintes, techniques ou physiques, empêchent l'accès à cette activité. Né de la rencontre entre un collectif d'artistes et architectes et les jardiniers de la prairie de Mauves à Nantes, un projet de jardin adapté aux personnes à mobilité réduite a vu le jour en Bretagne. Après plusieurs années d'expérimentation avec des ergothérapeutes, le produit est maintenant disponible : il s'agit d'une coque en polyéthylène - recyclé et recyclable -, qui s'adapte sur un bac de culture en pin Douglas. Surélevé, le bac permet de travailler de manière autonome, à hauteur de table, de face, et en pleine terre. 50 exemplaires ont été réalisés, en collaboration avec une entreprise de réinsertion de la région nantaise. Une parcelle témoin est en cours de construction dans un centre de rééducation motrice et deux autres projets d'aménagement vont être réalisés dans un lycée agricole ainsi qu'un jardin partagé au centre-ville de Nantes. Coût du dispositif : 1 100 euros environ pour l'ensemble. http://www.terraform.fr
Véronique Buthod
18/09/09 – 80 % de la pollinisation des plantes à fleurs est assurée par les abeilles. Oui mais voilà, ces butineuses sont en danger. En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année. Pesticides, infections parasitaires, maladies, réduction de la ressource alimentaire et des habitats, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, un ensemble de causes contribue à cette situation inquiétante. « Les phénomènes d'affaiblissement ne sont pas uniformes. Disséminer plus largement de petites colonies autonomes et issues de diverses souches contribuerait à renforcer les effectifs », estime une équipe de passionnés de La Rochelle, qui vient de lancer un projet original : le parrainage de colonies d'abeilles ou de ruches. Pour 6 à 50 euros par mois, particuliers et entreprises ou collectivités peuvent soutenir de 4 000 à 40 000 abeilles - soit une colonie -, voire personnaliser une ruche à leurs couleurs. En échange, les parrains reçoivent des pots de miel estampillés à leur nom ou logo. Libre à eux de les consommer... ou de les offrir pour sensibiliser sur ce phénomène de disparition. www.untoitpourlesabeilles.fr
Véronique Buthod

Si vous n'en n'aviez qu'un dans votre cabane de jardin, ce serait celui-là !
432 pages; (15 x 21 cm); 27,00 €