Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

Diminuer la taille de la police (x-small).Augmenter la taille de la police (medium).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs. La mise en forme courante correspond à celle par défaut.Imprimer ce document.Ajouter aux favoris Envoyer à un ami

Actualités Jardin bio

6 résultats sur 18 - Page 1/3
1[2][3]

Auprès de nos arbres

L'un des arbres des matrus, réalisés par le relais petite enfance intercommunal de L'Horme, Génilac et Cellieu. © Charlotte PiérotL'un des arbres des matrus, réalisés par le relais petite enfance intercommunal de L'Horme, Génilac et Cellieu. © Charlotte Piérot

14/11/16 - Comment donner un coup de projecteur sur les arbres citadins ? Comment fédérer les gens pour leur rendre hommage ? En les habillant de dentelles, de carreaux en crochets, de rubans ou autres lainages... C'est ce que l'association Tatou Juste a réalisé à Saint-Étienne (Loire) et dans les communes environnantes en 2015 : un millier de personnes se sont constituées en 65 groupes, petits ou grands – mère et fille, entreprise de textile, relais petite enfance, maisons de retraite... –, et ont jeté leur dévolu sur un arbre de leur environnement quotidien pour le parer de mille couleurs.

Des réalisations qui ont mis de la joie et de la gaieté dans un quotidien où l'arbre est parfois assimilé à un vulgaire mobilier urbain. « Pour participer, il fallait avant tout choisir un arbre. Ce n'est pas anodin. Choisir oblige à regarder avec attention, à découvrir l'arbre que nous croisons tous les jours, que nous ne voyons pas car il se fond dans le paysage urbain. Un panneau, un arbre, un arrêt de bus, un banc… mais l'ordonnancement obéissant des arbres alignés n'en fait pas pour autant des meubles de ville, » note Laure Dieulouard, coordinatrice du projet dans l'ouvrage qui est paru pour revenir sur cette  manifestation.

Ce livre, Auprès de nos arbres, vise à faire connaître le projet afin qu'il soit dupliqué dans d'autres communes. « Nous voulions montrer la qualité extraordinaire des réalisations : les gens ont donné le meilleur d'eux-mêmes, collectivement. Et non seulement ils se sont reliés les uns aux autres, au sein des groupes qui ont réalisé les œuvres, mais ils se sont reliés à ce qui les entoure. Or que les habitants se réapproprient leur environnement est fondamental si l'on veut mieux vivre ensemble en ville, » explique Laure Dieulouard.

Pour en savoir plus, Aupresdenosarbres.org. Livre en vente sur le site : 27 € + 5,60 € de frais de port. © Charlotte Piérot

À noter que les 26 et 27 novembre, dans la halle B du Parc Expo de Saint-Étienne, sera organisé le salon Tatou juste, “le rendez-vous des solutions heureuses”, un événement à la croisée du salon des initiatives locales et du salon du bio, de l'économie sociale et solidaire, de l'artisanat... Deux-cents exposants vous donnent rendez-vous lors de cette 11e édition où vous pourrez goûter une soupe de courge butternut, acheter un pull en laine du Massif central, échanger vos euros en liens, troquer une BD contre un sachet de graines de tournesol, apprendre à faire des craies en encre végétale ou encore réimaginer un quartier de la ville par un jeu vidéo...

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Hommage à Sylvia Schmid

27/10/2016 - Créatrice du Biau Germe, Sylvia Schmid s'est éteinte le 17 octobre dans ce Sud-Ouest qu'elle s'était choisi comme région d'adoption. Venue de Suisse comme stagiaire dans une ferme bio à Montpezat (Lot-et-Garonne) en 1959, elle s'y est installée peu après sur une ferme avec des amis. Elle fut la première à avoir l'intuition que pour produire en bio, il fallait des semences bio.
Son premier catalogue avec 27 variétés de légumes est proposé en 1982 dans les Quatre Saisons et connait un succès immédiat. Deux ans plus tard, son frère et sa belle-sœur la rejoignent sur une ferme de 9 ha et la marque Biau Germe est déposée. C'est grâce à elle que Biau Germe est un groupement aussi ouvert et atypique. Appréciée de tous pour sa grande générosité et ses qualités humaines, elle avait pris sa retraite en l'an 2000 tout en continuant à faire bénéficier le groupe de ses conseils. Voici un texte que Christian Boué, cheville ouvrière du Biau Germe, a écrit pour lui rendre hommage.

HOMMAGE A SYLVIA
Dans la vie, il y a des gens ordinaires. Ceux-là s'emploient à leurs affaires, faisant leur petit trou dans la société des hommes. Un jour ils meurent ; on les pleure un peu, avant de les oublier tout à fait. Et leur souvenir est emporté, englouti dans le long fleuve du temps qui passe.
Et puis il y a les gens extraordinaires.
Ceux-là sortent du lot, ceux-là resteront dans les mémoires. On peut être extraordinaire par sa méchanceté ; qui a oublié Landru ou Dutroux ? Ou, encore, qui a oublié ces dictateurs, ces chefs fanatiques faisant les choses en plus grand : Hitler, Staline ou Pol Pot ?
On peut être extraordinaire et laisser son empreinte dans l'Histoire par sa musique, par ses tableaux ou ses œuvres architecturales. Tout le monde a entendu parler de ceux-là. Ils ont pour nom Dostoïevski, Léonard de Vinci, Van Gogh, Sinan ou Imhotep et incarnent pour l'Humanité sa perpétuelle quête de beauté.
Mais on peut être extraordinaire sans même que les voisins le sachent car, comme disait quelqu'un : « À vivre trop près d'un géant on risque de n'en voir que les pieds ! ». Lorsqu'on parle d'eux on dit souvent : « Ce sont des "originaux", des excentriques ! », des gens dont on ne comprend jamais, sur le moment, ce qui les anime, lorsqu'ils nagent à contre-courant de la société...
Et cela ne révèle que notre aveuglement.

Sylvia était extraordinaire, assurément. Je me souviens encore du jour où elle vint nous annoncer, alors que notre communauté de l'Arche se débattait dans des problèmes d'argent récurrents, qu'elle nous offrait sa part d'héritage, une coquette somme, elle qui avait déjà donné les bâtiments et les terres.
Pourtant, il y a bien des gens ordinaires qui savent se montrer généreux à l'occasion. Mais ceux-là attendent toujours quelques courbettes, quelques services ou quelque allégeance en retour, et leur don est un investissement. Je ne me souviens pas avoir entendu Sylvia réclamer de remerciement par la suite ; sitôt donné, sitôt oublié, et si la main droite de quelqu'un oubliait facilement ce qu'avait fait la gauche, ce fut sans doute la sienne.
Cela est extraordinaire.
Mais chose tout aussi surprenante, elle qui ne possédait plus que sa maison de poupée, me disait encore récemment combien elle se sentait riche avec sa petite retraite. Un jour, elle m'avoua, en ajoutant aussitôt : « Mais ça, tu le dis à personne ! », donner jusqu'au tiers de ses revenus mensuels, soit plus de trois cents euros, à quelques-uns des miséreux qui remplissent la Terre. À l'heure ou tant d'autres personnes âgées ont peur de manquer et accumulent insatiablement, elle incarnait à mes yeux parfaitement cette phrase de Lao-Tseu, le grand sage chinois, « qui se contente de peu est riche ! ».
Dans ce temps présent, où la sécurité d'une personne dépend de la grosseur de son portefeuille, où la fierté d'une nation se mesure à son taux de croissance, cela aussi est extraordinaire.
Sa générosité n'était d'ailleurs pas uniquement pécuniaire. À moi, petit Parisien, elle enseigna le jardinage jusqu'à me faire partager sa passion pour les plantes. À combien d'autres encore a-t-elle fait visiter ses cultures, s'arrêtant devant la fleur que personne n'avait remarquée, la petite Lopézia, blottie dans son coin, une pensée sauvage qui s'est invitée dans l'allée, pour en pointer la beauté ? On a coutume de dire : « Celui qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les hommes ! » Sylvia aimait les fleurs comme elle aimait les humains, c'est-à-dire tendrement. Combien de fois des inconnus venaient la voir sans ne s'être aucunement annoncés ? Et toujours elle les accueillait avec chaleur car, comme dirait Brassens : « Dans son cœur, en se poussant un peu reste encore une petite place ».
Cette douce tendresse envers les plantes ne l'empêchait d'ailleurs nullement de regarder le monde animal avec moins d'affection. Récemment encore, elle était cernée par des hordes de chats câlins et affamés, qu'elle ne pouvait se résoudre à éliminer. Et elle les nourrissait en songeant : « Quand même, ils sont trop nombreux ! »
Il faut bien l'avouer, Sylvia était un peu tête en l'air, comme on dit par euphémisme, et cela lui joua plus d'un tour. Je me souviens de l'avoir vue jeter au compost un lot de semences tout neuf, le confondant avec un autre périmé, mais, lorsqu'elle constatait sa bévue, Sylvia se lamentait sur elle-même avec une telle sincérité qu'elle désarmait sur le champ la moindre volonté de colère, le moindre zélateur ; quand tant de gens, et tant de nations cherchent désespérément à justifier ou nier leurs propres fautes, leurs privilèges, parfois avec véhémence, cela aussi est extraordinaire ! La repentance n'est-elle pas le premier pas indispensable pour accéder au pardon?
Les gens extraordinaires ont forcément des idées extraordinaires ; dans l'esprit de Sylvia germa celle du Biau Germe. Pour une agricultrice bio, quoi de plus logique que d'utiliser des semences bio ? Pourtant personne n'y avait vraiment songé dans notre pays avant qu'elle ne démarre. Aujourd'hui que tout le monde ne parle que d'agriculture bio, la chose paraît évidente, elle l'était moins en 1981.
Et voici encore un effet de sa générosité d'avoir partagé son intuition de départ avec ceux qui se présentaient, sans tirer la couverture à elle, sans prétendre diriger. D'autres auraient recréé une petite entreprise, dans laquelle les nouveaux venus ne seraient que des salariés, ou bien, des plus avisés auraient monnayé le "concept" ; René, Annie et Sylvia se sont contenté de partager à égalité avec ceux qui entraient dans le groupe. Aujourd'hui onze familles en vivent, et combien de bonnes graines semées ?
Qu'ils en aient conscience ou non, bon nombre de Montpezaquais, bon nombre de jardiniers français lui doivent quelque chose, que ce soit un sourire, un bouquet de fleurs, une variété de tomate oubliée ou les moyens financiers de vivre d'agriculture.
Sylvia ne s'est pas mariée, ne fut pas mère, « dans ses roses et ses choux n'a pas trouvé d'enfants », mais il n'échappera à personne que ses enfants sont nombreux parmi nous. Brassens, toujours, comme pour la Jeanne de sa chanson, aurait dit d'elle : « Être mère de trois poulpiquets à quoi bon, quand on est mère universelle, quand tous les enfants de la mer, de la terre et du ciel sont à elle. »

 

Prêtez aux fermes d'avenir !

21/10/16 – Ils sont 10 lauréats pour le concours Fermes d'avenir 2016 à solliciter vos prêts par le biais de la plate-forme Bluebees. Dix beaux projets, solides, portés par des têtes bien faites, comme peut en témoigner la rédaction des 4 Saisons du jardin bio, qui a participé au jury de cette seconde édition. Certains de ces futurs maraîchers sont ingénieurs agronomes, anthropologues ou passés par Sciences Po, d'autres ont une riche expérience professionnelle. Surtout, tous partagent l'amour de la terre et portent en eux les germes d'une nouvelle agriculture, qui pourrait nourrir les gens sans produits chimiques et qui permettrait de réconcilier l'homme et son environnement.

Verger permaculturel pour produire de l'amélanche en Bourgogne ; ferme pédagogique et production de légumes et de fruits à la ferme des P'tits Bregeons en Bretagne ; élevage de chèvres de race Poitevine en Normandie ; production de cornichons “P'tits verts du Nord” sur l'exploitation familiale dans le Pas-de-Calais, ; légumes et volailles de chair ou pondeuses pour les projets de fermes du Matet en Ariège ou de Chantecaille en Haute-Vienne, ; élevage, maraîchage et accueil à la ferme en Cévennes ; atelier de production de fruits en complément d'une activité maraîchage dans la Sarthe… il reste huit projets auxquels vous pouvez contribuer. Les sommes demandées vont de 15 000 à 50 000 €. Alors que la campagne vient à peine de débuter, deux projets ont déjà bouclé leur appel à financement !

Pour sa seconde édition, le concours Fermes d'avenir a opté pour des prêts plutôt que des dons « parce que nous voulons que ces projets agricoles soient pérennes économiquement, et ne dépendent pas du bon vouloir des autres. L'intérêt aussi, c'est que les prêteurs, dès qu'ils récupèrent leur mise, ont envie de prêter à d'autres projets : ainsi, leur argent tourne, » explique Emmanuelle Paillat, directrice de Bluebees. Alors, si vous avez de l'argent qui dort à la banque, prêtez-le pour construire l'agriculture de demain !

Rendez-vous sur https://bluebees.fr/fr/concours2016

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Financer des ruches !

15/09/16 – L'association Apis Sapiens travaille à la défense de l'environnement naturel, en particulier celle de l'abeille et des pollinisateurs. Pour ce faire, l'association tente de faire des butineuses un  vecteur de lien social, de pédagogie et de projets citoyens.

En 2014, l'assocation avait lancé une campagne de financement participatif pour implanter un élevage de 150 ruches en Haute-Marne, soit 15 millions d'abeilles. Elle avait collecté à cet effet plus de 15 000 €. En 2016, elle souhaite créer un rucher à Talant, dans la banlieue (Côte-d'Or) en collaboration avec l'association des Jardins Familiaux de la ville. Ce rucher aura pour vocation la préservation de pollinisateurs sauvages et domestiques, ainsi que l'éducation de la population aux problématiques affectant ces derniers. Pour cela, 7 ruches seront installées au printemps 2016 dans le parc de la Fontaine aux Fées, sur des pelouses sèches en coteaux, gérées par le conservatoire des espaces naturels de Bourgogne.

Afin de réaliser ce projet, d'un montant de 5 350 €, l'association lance un financement participatif du 15 septembre au 15 octobre, sur Kisskissbankbank. Participez !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Devine qui vient nicher ?

nid rouge gorge

© Joël Valentin

30/08/16 - Il n'est pas trop tard pour participer à l'enquête nationale "Devine qui vient nicher chez moi ?" organisée par la LPO (Ligue de protection des oiseaux). Jusqu'au 30 septembre, tous ceux qui le souhaitent peuvent observer les oiseaux qui nichent dans leurs jardins pour évaluer l'efficacité des nichoirs.

Cette enquête de science participative, organisée pour la cinquième année consécutive, fournit l'occasion de contribuer à mesurer l'état de santé des oiseaux des jardins. Parmi ces espèces, certaines ont subi une baisse importante de leurs effectifs, notamment du fait de la disparition de leurs zones de nidification et des pesticides. C'est le cas des moineaux friquet et domestique, des hirondelles rustiques et de fenêtre, et de la mésange noire. D'où l'intérêt de les répertorier.

Dans les nichoirs, vous pouvez retrouver toutes les espèces d'oiseaux cavernicoles inféodées aux cavités naturelles d'arbres ou aux anfractuosités des habitations : depuis la bergeronnette grise au troglodyte mignon, en passant par les chouettes chevêche ou hulotte, les mésanges (bleu, boréale, huppée, noire, nonette...), le rougegorge, voire même le petit-duc.

N'hésitez pas à participer, en vous rendant sur le site de la LPO.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Construire l'agriculture de demain

crowdfunding Ferme de Bâlon

DR

18/07/16 - Dans une plaine de Saône dédiée à la céréale intensive, certains se battent pour un modèle d'agriculture différent. Laure et Dominique Darphin ont lancé le projet de ferme de Bâlon pour racheter 4 hectares de prés entourés de haies aux arbres plus que centenaires. Le projet ? Une ferme agro-écologique diversifiée, produisant intégralement en bio : apiculture, culture de céréales, vaches allaitantes, chevaux, production de plantes médicinales... Un projet à dimension pédagogique également, avec des ateliers et des formations à l'agro-écologie, et un gîte de très grande capacité.

Laure et Dominique Darphin ont réussi à acquérir les bâtiments et les terres en investissant lourdement, mais ils ont  besoin de renforcer leur apport pour pouvoir aménager la ferme, acquérir d'autres terres agricoles pour les sortir du lobby agrochimique et produire une nourriture saine, investir dans du matériel, planter d'autres haies, améliorer le confort des animaux... Dans cet objectif, ils ont lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Miimosa, et ont déjà collecté 3 400 € sur les 5 000 € escomptés.

Si vous souhaitez les aider dans la construction d'un nouveau modèle d'agriculture, n'hésitez pas à contribuer !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

6 résultats sur 18 - Page 1/3
1[2][3]

Notre sélection de livres

Le Guide Terre vivante du potager bio

Livre Le Guide Terre vivante du potager bio
Cultiver, soigner, conserver
Christian Boué Jean-Paul Thorez

Des semis à la conservation, en passant par les soins, les conseils de culture, la récolte et la production de ses propres graines, cet ouvrage réunit toute l’expertise de Terre vivante pour réussir son potager bio.

512 pages; (19.5 x 24 cm); 35,00 €

Ajouter au panier

Voir le catalogue  >

© 2008 Terre vivante