
Lorsque les galles se décomposent dans le sol, l’éclatement des cellules libère des millions de spores, qui assurent la dissémination du champignon et peuvent se conserver dans le sol pendant dix ans. La contamination peut s’effectuer par les plants de chou en place, mais aussi par les outils, par des composts contenant des plantes atteintes, par les eaux de ruissellement, et même par des fumiers provenant d’animaux nourris avec des racines de crucifères contaminées (navets, raves, rutabagas).
Pour pouvoir infester les plantes, les spores du champignon doivent bénéficier de conditions favorables : un sol mouillé et un pH compris entre 5 et 6. Elles commencent par se transformer en zoospores munies d’un flagelle, sorte de nageoire qui assure leur mobilité. Puis elles pénètrent dans les racines, par les poils absorbants ou par des blessures, et germent. Le champignon se multiplie alors très rapidement en formant les nombreuses excroissances caractéristiques de la hernie.
Pour éviter de disséminer les spores dans le sol, il faut enlever et brûler les plantes atteintes au fur et à mesure. C'est à peu près la seule mesure de lutte directe que l'on puisse appliquer.
Tous les efforts doivent donc se concentrer sur la prévention, en particulier après un hiver très humide :
Indispensable pour lutter efficacement contre ravageurs et maladies
350 pages; (15 x 21 cm); 27,00 €