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L'édito du mois

Tiré du n° 225 des 4 Saisons du jardin bio, juillet/août 2017

Nul n'est parfait

Marie ArnouldVous l’avez peut-être remarqué si vous êtes abonné, le film de routage de votre numéro des 4 Saisons du jardin bio a changé depuis le numéro de mars-avril. Il est désormais certifié Home Compost. En clair, vous pouvez le mettre directement dans votre compost, où il va être assimilé par les bactéries et autres bestioles, en ne dégageant aucun composant toxique qui pourrait les mettre en danger !
En 2012, nous avions opté pour le film polyéthylène, tout en restant en veille sur le sujet. Depuis janvier 2017, la loi de transition énergétique invite tous les éditeurs à adopter des films compostables. Pour l’instant, elle n’a pas de caractère contraignant mais nous avons souhaité nous y conformer au plus vite, en optant pour la norme Home Compost, la plus adaptée à nos lecteurs. En effet, il existe deux possibilités : OK Compost et Home Compost. La première concerne des films destinés à être compostés dans une installation industrielle de compostage (à des températures de 55 à 60 °C). Home Compost, en revanche, certifie des produits compostables à des températures inférieures, et donc que l’on peut mettre dans un compost maison, où la montée en température est plus aléatoire qu’en installation industrielle, et le processus plus lent.
Par contre, surprise – et déception –, le film est issu de la pétrochimie, et non pas de matières naturelles. Certains polyéthylènes issus de matières naturelles, comme la canne à sucre, ne sont pas biodégradables, mais un film Home Compost, même issu de pétrole, peut être composté. Pour être certifié Home Compost, le film a dû en effet subir de nombreux tests, avec notamment une vérification de sa biodégradabilité et de ses teneurs en métaux lourds et en fluor. Les analyses de cycle de vie sont décidément matière complexe. En 2012, nous avions conclu qu’au final – et à l’encontre de ce que nous pensions a priori –, le bilan environnemental du polyéthylène était moins lourd que celui du papier et du PLA (bioplastique compostable à base d’amidon de maïs). En 2017, nous progressons, avec un film compostable, qui présente donc une fin de vie moins problématique. Mais ce n’est pas encore l’idéal. Nous continuerons à chercher !

Marie Arnould, rédactrice en chef des 4 Saisons du jardin bio

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