Planifier son jardin : le chemin vers un système fonctionnel

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Face aux insectes, à la mousse ou à la sécheresse, nous cherchons trop souvent des solutions à acheter plutôt qu'à comprendre. Pourtant, un jardin bien planifié est un système vivant capable de s'autoréguler. Cet article vous invite à changer de regard : ne demandez plus « comment » aménager, mais « pourquoi » la nature agit ainsi. Apprenez à utiliser la force du vivant (symbiose, recyclage, rétroaction) pour créer un espace esthétique, résilient et véritablement apaisant.

M. Gastl |

Cet article est extrait du livre Le jardin aux 3 zones – Le concept Hortus en pratique de Markus Gastl.

 

Lors de vos promenades, vous avez sans doute déjà remarqué que certains jardins sont soigneusement organisés. On y retrouve souvent les mêmes éléments : une haie opaque brise-vue, des massifs de vivaces, une pelouse bien verte, quelques arbustes décoratifs isolés, une allée généreusement pavée ainsi que des plantes en pots ou en jardinières. C’est aujourd’hui l’aménagement de base d’un jardin standard. Cette conception est fortement influencée par les attentes de l’homme moderne, par des considérations budgétaires, ainsi que par les tendances du moment. Notre culture jardinière actuelle est largement façonnée par les images véhiculées dans la littérature spécialisée, par la publicité et par l’offre commerciale des jardineries. Les questions liées à la conception d’un jardin débutent souvent par un « comment » :

  • Comment concevoir un jardinet côté rue permettant un accès simple et sécurisé à la porte d’entrée ?
  • Comment intégrer la poubelle tout en la dissimulant à la vue ?
  • Comment choisir un pavage pour concilier les coûts maîtrisés et l’esthétique souhaitée ?
  • Comment marquer clairement la séparation avec le voisin, la rue ou le trottoir ?
  • Quel élément mettre en valeur dans ce jardin côté rue pour capter le regard ?

Ce questionnement analytique conduit à des réponses standardisées et à des solutions purement fonctionnelles, généralement d’abord couchées sur le papier, puis exécutées de manière rigide. Les magazines et livres de jardinage regorgent d’instructions sur la manière de faire et d’aménager.

Le jardinet bien structuré devant la maison se prolonge généralement, à l’arrière, par un « jardin-salon ». Une terrasse donne théoriquement accès à cette extension de l’espace de vie domestique – un espace qui, dans la réalité, est rarement investi autrement que pour son entretien. Entre terrasse et pelouse (souvent de type « gazon anglais »), on trouve en général un jardin de rocailles ou un parterre de vivaces. Une aire de jeux, un bac à sable, un coin barbecue pour les douces soirées d’été, parfois quelques sculptures modernes et un abri de jardin pour ranger outils et produits nécessaires viennent compléter l’aménagement. Tout cela est parfaitement légitime : un jardin est et doit rester, avant tout, un espace de vie pour les humains, répondant aux différents besoins de ses habitants. Cependant, cette manière de planifier néglige souvent les bases d’un système réellement fonctionnel : les détails prennent le dessus, tandis que la vision d’ensemble et la compréhension des interactions sont absentes. Avec cette approche, la perception du jardin comme écosystème vivant disparaît. Le réseau de la biodiversité, les cycles naturels, les interrelations entre les éléments vivants sont ignorés, considérés comme non pertinents pour l’aménagement. Les questions de durabilité écologique ou de fonctionnalité de ce système artificiellement installé ne sont tout simplement pas posées.

C’est bien dommage… car on creuse ainsi le lit des problèmes à venir. Les solutions recherchées et mises en œuvre s’inscrivent dans la logique réductrice et linéaire de cause à effet. En voici souvent la devise : « Plus on en met, mieux c’est ! » ou « Pour chaque problème, il y a une solution à acheter ! » Dans ce système planifié, les réajustements constants – et souvent très coûteux – déterminent dans une large mesure les interventions d’entretien futures.

 

Lors de vos promenades, observez les jardins avec attention et repérez les erreurs découlant de la planification. Écoutez les propriétaires exposer leurs tracas :

  • des mauvaises herbes, des insectes nuisibles et des ravageurs ;
  • la présence de mousses ;
  • des plantes malades ;
  • l’obligation d’arroser ;
  • une mauvaise fructification, etc.

Tous ces problèmes pourraient être évités dès le départ, avec une autre approche. Beaucoup de travail, des coûts élevés et une grande quantité de matériaux sont nécessaires pour tenter de les corriger, encore et encore. Pas étonnant, donc, que pour nombre de jardiniers, la détente et le repos finissent par passer au second plan. Beaucoup d’entre eux se lassent de leur jardin et le vivent comme un fardeau.

 

Vers une planification durable

Pour une planification durable, il est nécessaire de changer de perspective : passer des questions analytiques aux questions systémiques.

Celle du « comment », c’est-à-dire de la mise en œuvre de vos idées, ne se pose qu’à la fin – et non au début. Voyez votre jardin comme un système, dans son ensemble, et intégrez à toutes vos réflexions les questions relatives à la biodiversité, aux interdépendances, aux cycles de vie.

  • Un jardin de 200 m² côté rue peut-il, en plus d’offrir un accès simple et sécurisé à la porte d’entrée, fournir un habitat pour les animaux ? Si oui, pour lesquels ?
  • Une poubelle disgracieuse peut-elle se cacher sous un toit végétalisé dont les floraisons nourrissent, dès cet espace, des papillons ?
  • Existe-t-il de belles plantes qui trouvent dans les joints de pavés leur habitat naturel ? Les semis sont-ils envisageables ou faut-il les planter ?
  • L’habitat d’un animal peut-il être étendu en incluant les surfaces environnantes ? Peut-on ainsi mieux répondre aux besoins complexes de l’espèce ?
  • Un jardin de rocaille, s’il est bien conçu, n’est-il pas un point d’attraction esthétique, qui se distingue de la monotonie par sa créativité et sa profusion de fleurs ?


Première et unique question lors de la conception : comment embellir la place du « village » ? – et en voici le résultat fonctionnel. Compréhension écologique ? Inexistante !
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Et surtout, posez-vous la question du « pourquoi » :

  • Pourquoi les prétendues mauvaises herbes reconquièrent-elles toujours certains endroits ? Est-ce dû à une présence trop massive de graines, à des racines traçantes ou aux spécificités mêmes du terrain ?
  • Pourquoi le système ne peut-il pas gérer seul les insectes nuisibles et les ravageurs ? Manque-t-il d’auxiliaires, ou est-ce que le système lui-même est affaibli et par conséquent vulnérable ?
  • Pourquoi la mousse réapparaît-elle sans cesse à un endroit précis ? Est-il trop humide, trop ombragé, ou le sol est-il compacté ?
  • Pourquoi les plantes sont-elles si affaiblies qu’elles contractent des maladies ? Le sol ne leur convient-il pas ou s’agit-il d’une variété particulièrement sensible ?
  • Pourquoi une fleur ne produit-elle pas de fruits ? Est-ce dû à l’absence d’insectes pollinisateurs ou à la stérilité des fleurs ?


Comment attirer les regards vers le jardin côté rue ? Ici, aucun insecte ne vole, et huit semaines plus tard, on remplace les plantes avec de nouvelles potées multicolores achetées en jardinerie. L’essentiel, c’est que ce soit « entretenu » !
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Pour répondre à toutes ces questions, la nature a développé des solutions – et propose toujours plusieurs réponses possibles. Mais seule la bonne réponse apporte la véritable solution. La nature peut servir de modèle pour le design d’un jardin ; encore faut-il que nous, les humains, en connaissions les principes…

« La connaissance des parties d’un système n’apporte pas grand-chose en soi. Ce qui est déterminant, c’est la connaissance des interactions entre elles. Et même là, il ne s’agit pas seulement de savoir si A est relié à B ou à C, mais aussi comment ils sont liés. »
Frederic Vester (Les agglomérations en crise, comprendre et planifier les espaces de vie humains).

Le biochimiste allemand Frederic Vester, expert en écologie, a identifié huit règles fondamentales concernant le fonctionnement des systèmes naturels. Conçus selon ces principes, les systèmes artificiels peuvent également fonctionner de manière fiable et sans problèmes. Ces règles méritent d’être examinées de près. L’auteur précise que « dans le cadre de la stratégie évolutive de la nature, toutes se sont révélées être les principes directeurs internes des systèmes et sous-systèmes viables. Elles devraient par conséquent pouvoir également s’appliquer au système de la civilisation humaine – en tant que sous-système de la biosphère – et garantir bien mieux sa survie et son développement que des postulats aussi stupides et bornés que l’obligation de la croissance économique ».

Familiarisez-vous avec les règles fondamentales suivantes, chacune illustrée par un exemple tiré du jardin.


Un jardin de façade peut-il être conçu de manière à former un système fonctionnel durable, dans lequel les plantes ne seront achetées et plantées qu’une fois pour toutes ? Une installation comme celle-ci n’est-elle pas bien plus belle avec ses insectes, ses bourdonnements, ses battements d’ailes et ses impressions visuelles ?
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La rétroaction négative

Plus il y a de pucerons, plus les coccinelles ont à manger. Plus les coccinelles mangent, moins il y a de pucerons. Grâce à la « rétroaction négative », un équilibre s’établit entre prédateurs et proies. Si, par exemple, presque tous les pucerons sont éliminés par un insecticide, les coccinelles meurent de faim. Les pucerons rescapés se reproduisent alors rapidement, faute d’ennemis pour les limiter. En utilisant un poison, les boucles de régulation fonctionnelles sont ici interrompues et détruites, ce qui provoque un déraillement du système dans une seule direction.

La stabilité après la phase de croissance

Pendant la phase dynamique d’émergence et de croissance d’un système, l’équilibre ne peut pas – ou alors difficilement – s’établir. Pour une prairie fleurie, les deux premières années suivant son installation sont une période de grands bouleversements : de nombreuses plantes sont en compétition. Certaines finissent par prendre le dessus et en évincer d’autres. Après la création d’un système, il faut du temps pour qu’un équilibre émerge. Ce n’est donc qu’après la phase de croissance que la stabilité peut s’établir. La prairie fleurie n’atteint une composition stable de ses espèces qu’après plusieurs années de développement.


Au cœur de la réflexion systémique, nous trouvons le réseau de la vie et les cycles de vie complets. Un toit destiné à collecter l’eau de pluie pour une petite mare ne pourrait-il pas être valorisé écologiquement par la présence de plantes appropriées ?
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L’adaptation permanente en faveur du jardin

Les insectes, élément indispensable de la biodiversité, remplissent de multiples fonctions dans le jardin, à différents niveaux. Ils pollinisent, se nourrissent d’autres insectes peut-être néfastes pour nos plantations, produisent du sol, l’allègent et l’aèrent, décomposent la matière organique, disséminent les graines, servent de nourriture à d’autres animaux, etc. En cas de problème, déficit ou dysfonctionnement au jardin, les insectes, grâce à leurs fonctions variées, leur grand nombre d’individus et leur capacité d’adaptation, interviennent et font évoluer la situation en faveur du jardin. Le système recèle d’innombrables fonctions potentielles, prêtes à se déployer dès qu’un besoin se manifeste dans une zone du jardin.

Le principe du jiu-jitsu

L’élimination des forces entravantes est énergivore : un boxeur dépense énormément d’énergie pour mettre son adversaire au tapis. Dans les arts martiaux asiatiques, on redirige la force de l’adversaire à son propre avantage. De la même façon, jardiner au naturel économisera vos forces. Pour réussir à faire pousser des buissons exigeants sur des sols dits ingrats, des efforts considérables doivent être déployés. Modifier les conditions initiales demande du temps, du travail et de l’argent. Malgré tout, le succès n’est pas garanti, car les intrants apportés sont lessivés par la pluie et le processus doit être renouvelé. Pourtant, il est possible de transformer ces surfaces, à moindre coût et sans grand effort, en prairie fleurie maigre, riche en biodiversité, pour peu que l’on choisisse le bon mélange de graines. Cette diversité renforcera ensuite la capacité d’autorégulation de l’ensemble du jardin.


Sans relâche, les interstices entre les dalles ou dans l’asphalte sont nettoyés à l’aide d’un grattoir, aspergés de produits toxiques ou brûlés au lance-flammes – une tâche sans fin. Il serait bien plus simple de réfléchir aux belles plantes qui pourraient s’établir dans ces petits espaces et dont c’est l’emplacement idéal. À droite sur la photo, nous reconnaissons les rosettes de feuilles de l’ancolie commune, indigène.
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L’utilisation multiple pour plus d’interconnexions

La nature exploite tout, autant que possible, et de toutes les manières imaginables. Un mur de pierres fait également office de piège à chaleur parfait et, s’il est monté à sec, sans mortier, il offre aussi un habitat à de nombreux auxiliaires. Si l’on conçoit ce mur comme un bac de culture surélevé, il permettra en plus de pouvoir y cultiver des légumes. On peut même y intégrer un renfoncement qui fera office de siège. À son sommet, les espèces méditerranéennes prospèrent, révélant pleinement leurs arômes. Un seul élément – ici, un muret en pierres – remplit diverses fonctions. Le degré d’interconnexion est maximal, tandis que la consommation d’énergie et de matériaux est minimale.


Un tas de pierres ou de sable peut être perçu comme un lieu ingrat, un élément à éliminer dans un travail pénible, ou qu’il convient d’améliorer avec de l’humus. Mais un tel tas peut aussi être vu tout simplement comme une opportunité de semer et de laisser fleurir le rare coquelicot argémone, indigène.
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Le recyclage infini

Pour la nature, la notion de déchet n’existe pas ; tout ce qui est généré est réintégré dans le cycle de la vie. Les produits initiaux et finaux s’y fondent l’un dans l’autre. Un système fonctionnel n’a besoin ni d’importation ni d’évacuation de matière, organique ou non : tout ce qu’il produit reste en circulation. Il ne dépend donc d’aucune ressource étrangère qu’il ne génère lui-même. Si vous ne jetez pas les feuilles mortes, les tontes de gazon, etc., mais que vous laissez ces nutriments circuler sous forme de compost, de paillis, etc., vous n’aurez nul besoin d’acheter ou d’utiliser des engrais chimiques ou d’autres produits.


Après un semis initial, la vipérine commune s’est établie d’elle-même sur du sable. Cette plante vivace faisant partie des associations rudérales attire de nombreux insectes. Créer un parterre de roses aurait demandé tellement plus de travail et d’entretien…
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Le principe de symbiose

La coexistence d’organismes différents pour leur bénéfice mutuel s’appelle la « symbiose ». Elle rend possible l’évolution supérieure des systèmes. Plus un système est diversifié dans sa conception spatiale, plus il offre de possibilités de symbiose. Grâce aux avantages obtenus par le principe de symbiose, les processus s’accélèrent. Les fourmis par exemple dispersent de nombreuses graines, car celles-ci portent des appendices comestibles. Cachées dans des fissures ou entre des pierres, les graines germent et les plantes se propagent. Elles fleurissent, se font polliniser par un nombre croissant d’insectes… et produisent davantage de graines. Après des années, nous voyons apparaître des tapis de fleurs comme par magie, ce qui nous étonne. Ce phénomène repose simplement sur la symbiose entre fourmi et plante.


Ici, les questions systémiques sont les suivantes : quelles plantes sont adaptées à cet usage ? Qu’est-ce qu’une plante grasse ? Pourquoi l’abeille cotonnière (Anthidium) est-elle susceptible de s’installer dans cet environnement ? Comment améliorer encore davantage l’habitat de l’abeille cotonnière ?
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Le respect fondamental d’un design naturel de base

Le design de la nature se caractérise par une irrégularité régulière. Ce principe de conception se retrouve aussi bien à petite échelle, comme dans une capsule de pavot en décomposition, que dans la vue d’ensemble de la nature. Les motifs et les formes se répètent dans toutes les dimensions, c’est la base d’une beauté intemporelle. Les phénomènes de mode sont éphémères. Doté de sensibilité, l’être humain peut percevoir ces régularités. Il se reconnaît comme partie intégrante de la nature et a ainsi l’opportunité de ressentir sa participation au Grand Tout.


De nombreuses plantes forestières font appel aux fourmis lors de leur reproduction sexuée. Ces dernières ne sont pas directement intéressées par les graines de l’anémone hépatique, des corydalis ou de l’anémone des bois (voir photo). Leur intérêt se porte uniquement sur le corps huileux riche en nutriments attaché à la graine, appelé « élaïosome », qui dégage des substances odorantes. Attirées par l’odeur, les fourmis transportent l’élaïosome, graine incluse, jusqu’à leur nid. En chemin, certaines graines se perdent ; la plupart, après que l’élaïosome a été consommé, sont rejetées comme « déchet ». Elles servent donc uniquement d’appât pour les fourmis qui, ce faisant, propagent la plante sur de plus grandes distances.
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Vers plus de sérénité…

Le respect des règles fondamentales de Frederic Vester pour l’aménagement du jardin conduit à des principes simples et essentiels :

  • Faites tout ce qui augmente la biodiversité.
  • Évitez tout ce qui réduit la biodiversité.
  • Efforcez-vous de connaître, d’améliorer et de valoriser les interactions écologiques.
  • Adoptez une approche systémique dès la phase de planification du jardin.

Si vous suivez ces lignes directrices, la vie s’installera. Votre jardin deviendra un système fonctionnel, riche en biodiversité, en beauté et en utilité, où vous trouverez détente et sérénité.


Partout dans le jardin, nous observons des lignes courbes, des motifs et des formes récurrentes que nous trouvons beaux. Leur contemplation nous apaise.
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Oser la vie

Peut-être n’avez-vous tout simplement pas besoin d’un plan précis. Au regard de vos possibilités, les quelques règles fondamentales vues ci-dessus permettront éventuellement une émergence naturelle, un épanouissement dynamique et une interconnexion harmonieuse des différents aménagements souhaités. Commencez par formuler vos objectifs et ce que vous souhaitez offrir à votre jardin. Si vous avez besoin d’un coin barbecue ou d’un bac à sable pour les enfants, commencez à créer ces emplacements. Ou un gazon pour jouer ou une terrasse pour vos samedis après-midi ? Ces espaces peuvent être importants pour vous, il n’est pas question de s’en priver. Intégrez simplement tous les éléments souhaités dans un système fonctionnel.

Réconciliez-vous avec la nature ! Aménagez votre cadre de vie avec votre énergie et votre imagination féconde. Les gratifications et les services d’un système fonctionnel, mis gratuitement à votre disposition, vous aideront dans tous les cas à réduire considérablement vos dépenses, vos efforts et vos intrants énergétiques.


Une construction en pierre est plus que la somme de ses pierres. Au pied de la pyramide, les premiers crocus fleurissent grâce à l’effet de stockage de chaleur. Dans les interstices, de nombreux animaux ont passé l’hiver à l’abri. Le sommet de la pyramide sert de perchoir au rouge-queue noir et à bien autres oiseaux.
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Faites-vous confiance !

  • Ne vous perdez jamais dans les détails, par exemple en prélevant des échantillons de sol dans tous les coins de votre jardin pour les faire analyser. Quelles connaissances ces nombreux résultats pourraient-ils bien vous apporter ? Ils vous diront seulement que çà et là, il y a localement un peu trop ou trop peu de minéraux…
  • En considérant un détail de manière isolée, vous perdez la vue d’ensemble. La vie tisse des liens complexes à divers niveaux, invitant à adopter des approches capables de les intégrer pleinement.
  • Les clés pour comprendre et envisager de transformer, voire d’améliorer votre sol à long terme, sont la connaissance des interactions et des influences dans la naissance des sols, ainsi que la compréhension des processus qui affectent cette formation.
  • Les plantes bio-indicatrices vous informeront sur un manque ou un excès d’azote. En observant la pédofaune, la qualité de la production d’humus et la structure du sol, vous pourrez vous-même en évaluer l’état biologique. Les résultats mathématiques ne révèlent qu’un fragment de la réalité du Cosmos qu’est le sol. Considérés isolément, en vérité, ces chiffres ne vous aident guère, pas plus qu’ils ne servent aux vers de terre.
  • Détendez-vous et copiez simplement la nature, c’est plus facile que vous ne le pensez. Sur le chemin vers votre nouveau jardin, vous constaterez que la vie, tout comme vous, est incroyablement créative et peut l’être encore davantage.

Le résultat sera remarquable. C’est garanti !

 

 

Markus Gastl

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