Lutte contre les campagnols : vos témoignages | 4 saisons n°245

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Comment lutter contre les campagnols ? Aujourd’hui encore, vous êtes nombreux à tenter de nouvelles méthodes, en complément ou non des pièges : ceux-ci semblent les plus efficaces, à condition de les relever souvent. En complément de l’article d’Aino Adriaens paru dans le n°245 (novembre-décembre 2020), voici les nombreux témoignages que nous avions reçus à la suite d’un appel. Et vous, où en êtes-vous ?
Lutte contre les campagnols : vos témoignages | 4 saisons n°245 3

Les pièges-guillotines, tel le Top cat, sont considérés comme très efficaces par les jardiniers.
A. Adriaens |

Pièges Top Cat : je ne regrette pas l’investissement

« J’ai galéré pendant des années à déposer de la naphtaline, des cheveux, des crottes de chat dans les trous des bestioles ; puis, à l’époque où internet n’était pas encore là, j’ai vu sur un magazine la publicité des pièges Top Cat en Suisse. J’en ai acheté 2 par correspondance chez un référent de la marque ; c’était un investissement !! Et je ne le regrette pas. Ils sont encore très performants et en parfait état puis qu’en inox ; je piège tous les rats, campagnols et taupes qui s’égarent dans mon jardin, mais j’ai aussi mon chat qui capture les bestioles à poils autour de mon poulailler. »

Régine Pancrace

Un chat… ou 2 ou 3 !

Aline Dovillez

Populations régulées

« Les populations de campagnols sont régulées dès l’instant où une chatte est présente sur le territoire… elle fait des petits et chasse pour les nourrir et leur apprendre à chasser…. »

Joëlle Meuter

Des galeries après l’arrosage

« Mon jardin est au cœur de prairies en pays charollais-brionnais. Les campagnols terrestres sont très nombreux et occasionnent des dégâts importants sur les arbustes, les framboisiers et les légumes-racines. La pelouse (enfin, quand on pouvait dire qu’il y en avait une) est trouée régulièrement et on peut deviner de nombreux passages dans la végétation un peu haute. Cette année, j’ai exceptionnellement arrosé mes tomates deux ou trois fois par mois depuis la mi-juillet. Et, là où j’arrosais, des galeries apparaissaient le lendemain. Sur les conseils d’un ami, j’ai enterré un seau en plastique que j’ai rempli d’eau jusqu’à 3 ou 4 cm du bord. En six semaines, j’ai repêché trois mulots, deux lézards, une musaraigne et quinze campagnols. Je sais, c’est pas bien, mais il faut bien se défendre aussi. Il y a deux ans, j’avais testé le carbonate de calcium, cassé en petits morceaux et introduit dans les trous des “bestiaux”. Au contact de l’eau ou de l’humidité, il se produit une émission de gaz qui les fait fuir mais, après quelque temps, ils reviennent.
Une voisine (84 ans) m’a raconté que, dans sa tendre enfance, les gamins étaient invités à disperser des bâtonnets de sureau autour des champs et des jardins avant les labours. Ces bâtonnets, une fois enterrés, diffusaient une odeur qui insupportait les taupes et les campagnols. À tester cette prochaine année… »

René Piccini

Feuilles et bâton de sureau…

« Cet été, pour la première fois, les campagnols ont dévasté mon potager. Ils ne m’ont laissé que le raifort, les tomates, et les haricots. Pour les éloigner, j’ai arrosé les plates-bandes avec un fumier de feuilles de sureau. J’ai aussi répandu sur le sol les feuilles fermentées, dans l’espoir que l’odeur se répande dans la terre avec la pluie.
J’ai aussi planté un petit bâton de sureau à côté de chacune des salades que j’ai replantées.
Je plante aussi dans les trous des fers à béton, sur lesquels je mets des bouteilles à l’envers. Le bruit devrait les faire fuir.
Si ça ne marche pas, j’essaierai encore la décoction d’absinthe et enfin les pièges. »

Loyse Revertera

Je reste attentive au moindre petit monticule

« Mes problèmes avec les campagnols ont commencé il y a six-sept ans. Ignorant tout de la question, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait de taupes ; je n’avais que quelques rares “tas”, donc pas d’inquiétude. Puis les problèmes se sont amplifiés avec “disparition” de légumes, nombreux tas et terrain qui s’éboule sous les pas. Après recherches, j’ai compris de quoi il s’agissait. Premiers essais avec purin d’ortie dans les galeries et autres produits à base de plantes à odeur forte, puis avec un piège à taupes que je possédais, sans aucun succès. Je ne voulais pas investir dans un piège à campagnols qui me semblait très difficile à bien mettre en place et, d’autre part, il m’en aurait fallu plusieurs vu le nombre croissant de galeries. Les problèmes ont très nettement augmenté d’année en année, c’est devenu la guerre ! Le jardin de ma voisine étant, lui aussi, infesté. J’ai alors essayé de placer dans les galeries des granulés d’engrais organique à base de ricin (acheté en coop agricole où l’employé m’a précisé que j’étais loin d’être la seule dans la région avec ce problème), en prenant toutes les précautions avec les chiens, chats et autres, le ricin pouvant les empoisonner. Il est très facile de repérer les galeries occupées en les ouvrant à l’air libre : les campagnols, s’ils sont présents, s’empressent aussitôt de les boucher. J’ai alors observé une diminution sensible des dégâts. L’année suivante, quatre ans après le début des combats, pratiquement plus de problèmes et, cette année, je n’ai pas vu l’ombre d’un campagnol. Ce qui semblerait confirmer ce que j’avais lu : une croissance de l’infestation sur quatre ans qui, ensuite, disparaît. À ajouter à cela, l’efficacité du ricin (qui sert en même temps d’engrais organique ) et aussi, me semble-t-il, le fait que mon jardin contient de plus en plus d’humus : le terrain est très meuble et donc impossible pour les “petites bêtes” de creuser des galeries : le terrain s’effondre. Je reste tout de même très attentive au moindre petit monticule autour du jardin. »

Francine Barbançon

J’ai opté pour… des chats

« J’ai des campagnols sur mon terrain et, depuis plusieurs années, j’ai opté pour… des chats. Ils chassent les campagnols et régulent les portées. Depuis, je n’en ai plus au potager et, au jardin, mon chien détecte et creuse les galeries et les chats font le reste. Une belle collaboration animale !! »

Sarah Imbert

Un réseau dense de tunnels

« J’habite en Dordogne, à l’ouest du département, sur un petit causse, 20 à 60 cm d’épaisseur d’argile (terrain argilo-calcaire) que je bonifie depuis dix ans. Cet été sec a entraîné une arrivée massive de rats taupiers (campagnols terrestres) dans toutes les parties travaillées et arrosées. Perte de 60 % des salades, 50 % des poireaux, 40 % des blettes. Je m’aperçois au fil des jours que toute la zone fraîche ou meuble est entièrement colonisée. Très peu de buttes de terre remuée mais un réseau dense de tunnels. Le piège à pétards a fonctionné deux fois mais, contrairement à ce qui se passe avec les taupes, pas d’animal mort. Je viens de tenter un répulsif maison : à base de feuilles de sureau yèble bouilli une demi-heure et versé pur sur les tunnels, plus de nombreuses branches des mêmes pieds piquées dans les galeries tous les 10 cm. J’attends les résultats de l’effet répulsif. Un agriculteur local me dit avoir trouvé la solution en labourant profond à plusieurs reprises et surtout en bannissant tout paillage. Il y a de quoi être découragé quand on sait la peine et le temps passé sous le soleil torride du Périgord ! »

Armand Bertoni

Il faut les éloigner

« J’ai un gros problème de campagnols et je n’arrive pas à les dissuader de tout manger au jardin. Ils font des dégâts terribles, à vous dissuader de faire un potager. Je les piège et j’en attrape (8 au mois de février, des adultes, des plus petits et même un de 2,5 cm) avec des pièges Super Cat. Mais il y en a encore, alors j’ai mis des bouteilles plastique sur un fer à béton qui tintent dans le vent. J’ai mis deux pièges à ultrasons. Je fais des répulsifs avec une mèche en tissu imbibée d’huile essentielle d’ail, d’autres avec de l’huile d’os qui sent fort mauvais.
Là je n’ai pas assez de recul pour vous dire si j’ai réussi à les éloigner avec ces nouveaux répulsifs. Bien sûr, je suis preneuse pour toute bonne idée et j’attends des retours d’expérience si quelque jardinier a réussi car il faut les éloigner ; le piégeage ne suffit pas. »

Claire Micha


Les canettes anti-campagnols installées par un autre lecteur, Serge Grass

Trouver la bonne galerie

« Pour les campagnols (invasion tous les ans), j’utilise des pièges de la marque Super Cat (en plastique). Ils sont très efficaces et solides (sauf qu’ils sont passés sous la tondeuse…). Quand je dis efficace, c’est surtout si on arrive à bien les positionner, c’est-à-dire à trouver la bonne galerie, car ce n’est pas toujours évident. Une fois en place, c’est souvent très rapide pour attraper les bestioles. Je les utilise beaucoup au printemps et à l’automne. En pleine saison, c’est selon le besoin, en cas d’attaque. Le seul inconvénient de ce système, c’est que l’on attrape également les taupes et les musaraignes… et quand ce sont ces dernières, il faut souvent aller les rechercher au fond du système car elles sont petites par rapport aux campagnols (j’ai dû démonter plusieurs fois le piège). Sinon, naturel et très efficace si on sait repérer les galeries de passage. Je ne l’ai pas encore expérimentée, mais une technique m’a été donnée par Gérard Ducerf (suite à une intervention sur les plantes bio-indicatrices) : il s’agit d’une macération à froid de piment dans de l’eau de pluie. Efficace contre les limaces, mais aussi répulsive contre les campagnols. Je vous ferai part de cette expérience quand je l’aurai mise en application. »

Mathieu Courgey

Jardin bordé sur deux côtés par une friche

« J’ai un gros souci avec les campagnols terrestres. J’ai régulièrement des plants adultes ou jeunes de légumes qui se font ronger et même des arbres fruitiers. Je précise que mon jardin est bordé sur deux côtés par une friche et je ne tonds pas régulièrement l’herbe, que je conserve pour faire du foin et pailler le jardin dans son intégralité (nourriture du sol et lutte contre l’érosion et l’évaporation). Je suis aidé dans ma lutte par des pièges vivants (chats) et pratique aussi le piégeage (pièges Top Cat). Je “prends” facilement une vingtaine de campagnols par an. »

Laurent Lecointre

Des perchoirs pour les rapaces

« Je suis un abonné ayant un petit jardin sans problème avec les campagnols. Je suis aussi actif dans une association naturaliste du nord-ouest des Yvelines, l’Association TErroir et NAture en Yvelines (ATENA 78). Nous avons mis en place une action de lutte naturelle en proposant aux agriculteurs (gratuitement) des perchoirs. Ils sont installés dans les champs, proches des zones où le campagnol est présent. Les rapaces diurnes et nocturnes utilisent le perchoir comme poste d’observation et peuvent capturer ces petits rongeurs. À titre d’information, on estime qu’un couple d’effraie des clochers, avec une reproduction, consomme 5 à 6 000 proies sur une année (avec 60 % de campagnol). »

Pour en savoir plus : www.terroir-nature78.org
Jean-Luc Vandevelde

Incarvillea, ricin… et piège

« J’ai un jardin potager de 400 m2 avec une petite mare (1,5 m2), un tas de compost, des arbres fruitiers, des petits fruits (groseilliers, cassissiers, framboisiers, vignes), des espaces fleuris et une serre de 25 m2. Je cultive évidemment en bio et en sol vivant (peu de travail du sol, couverture), avec deux buttes (type Richard Wallner) de 8 m de long sur 1,70 m de large. Jusqu’au printemps 2017, je n’ai jamais eu de dégâts de campagnols. La première victime a été un rosier dont les racines ont été mangées. Je n’ai rien fait ! Puis, dans l’été 2017, j’ai remarqué plein de trous dans le jardin, mais pas de dégâts autres. Je n’ai toujours rien fait ! Pendant l’hiver 2017, un petit figuier de trois ans a eu aussi ses racines mangées. Puis, mon voisin immédiat a eu un pommier, récemment planté, également mangé. Là, j’ai décidé de sévir.
Après avoir lu beaucoup de choses sur les modes de vie des campagnols, j’ai quand même opté pour un piège léthal et j’ai acheté un Super Cat avec le matériel de pose. En effet, mon jardin est dans une zone où il y a des chouettes, des perchoirs, des chats, des renards, des blaireaux… mais ça ne suffisait manifestement pas, et je ne voulais surtout pas de produits toxiques. Depuis le 19 février 2018, j’ai déjà attrapé quatre adultes, un jeune et un petit.
Je me suis rendu compte aussi qu’ils avaient mangé les racines de l’oseille et d’hémérocalles. Et ils avaient creusé des mètres de galeries dans les buttes. Elles sont bien aérées !
Avec mon voisin, nous avons aussi planté quatre pieds d’Incarvillea, plante censée éloigner les rongeurs… mais ils ont disparu, probablement mangés par les campagnols qu’ils devaient éloigner. Pour mes plantations de pommes de terre, j’ai mis des tourteaux de ricin… un peu dissuasifs, mais ce printemps, les campagnols se sont attaqués aux pommes de terre alors que j’avais fertilisé avec des tourteaux de ricin !
Donc je surveille l’apparition de nouveaux trous et j’installe le piège au moindre doute : cela permet de diminuer la pression ! Par contre, il faut le vérifier tous les jours au moins. Et il ne sert à rien de le laisser au-delà de deux ou trois jours, car je n’ai jamais attrapé de campagnol au-delà de ce délai. Après avoir eu deux camérisiers mangés par les racines, j’en ai replanté en mettant un grillage autour des racines. Je me suis surtout posée la question du pourquoi… car jusque 2018, je n’avais jamais eu de soucis avec les campagnols. Or, en 2014, j’ai créé deux buttes et, en 2016, j’ai installé une serre. Ces travaux ont forcément perturbé le sol… Depuis, je jardine en limitant drastiquement le travail du sol (grelinette seulement, sans aucun retournement) et je paille beaucoup. »

Patricia Cartigny

Pas de prédateurs sur un terrain fermé

« J’ai un terrain de 700 m2 depuis cinq ans (isolé), où j’ai une partie enherbée avec des arbres fruitiers et une partie en potager ; dès le début, j’ai dû clôturer ce terrain avec du grillage à cause des nombreux lapins présents. Mais les mulots [campagnols, ndlr] sont apparus de plus en plus et ils n’ont pas de prédateurs à cause du terrain fermé. J’ai mis des perchoirs pour les rapaces ; j’ai essayé le purin de sureau dans les galeries, ainsi que le tourteau de ricin, sans résultat ; j’en attrape un peu avec des tapettes à souris dans la serre et dans l’abri de jardin. Ils ont l’air encore plus nombreux cette année (vu le nombre de trous un peu partout). J’ai l’impression qu’ils s’attaquent surtout aux racines des arbres fruitiers (qu’ils affaiblissent ?) car j’ai peu de fruits (pommes, cassis…). J’ai un pêcher et un prunier qui sont morts.
De plus, ils sont plus présents dès que l’herbe est haute ; je suis aussi obligé de moins pailler car cela fait un refuge pour eux, été comme hiver !
Je suis un peu désemparé et désespéré avec ce problème. »

Daniel Leborgne

Pinces à ressort et chatte chasseresse

« J’ai eu des campagnols, que j’ai piégés avec des systèmes classiques (pinces à ressort, à enterrer dans les galeries) – l’important étant de les installer correctement (par 2, tête-bêche). Mais depuis qu’on a une chatte très chasseresse, plus de campagnols : sans doute son activité, et peut-être son odeur ? Bonne chance ! »

Louis Pinsard

Héberger les prédateurs

« J’ai planté un grand verger de différents fruitiers en campagne, près de champs, notamment de maïs. Suite à une prolifération de mulots, mais surtout de campagnols terrestres et champêtres, j’ai installé des perchoirs pour favoriser les buses et les chouettes. J’ai dégagé le pied des arbres pour rendre ces dévoreurs de racines plus visibles.
Ces perchoirs sont utilisés régulièrement mais cela ne suffit pas car les campagnols terrestres vivent pratiquement toujours sous terre dans les galeries de taupes.
J’ai donc utilisé des pièges Top Cat qui s’installent dans les galeries. Très efficaces une fois qu’on a le coup de main : j’ai pu attraper une dizaine de campagnols, mais aussi malheureusement quelques taupes. Ces prises au début du printemps ont suffi pour calmer les ardeurs des rongeurs qui se sont faits plus discrets.
Cette année, des blaireaux ont retourné le sol autour des arbres que j’avais paillés. Ma première réaction a été de les maudire. Puis je me suis renseigné et j’ai appris qu’ils déterraient et mangeaient les campagnols, notamment en fin d’hiver lorsque la nourriture est moins disponible. Maintenant, je les remercie et je me contente de ratisser la terre déplacée en attendant leur prochaine intervention.
Pour compléter l’action de ces prédateurs, j’envisage de constituer des tas de cailloux pour y héberger l’un ou l’autre mustélidé (martre, fouine, belette, …), apte à pénétrer dans les galeries et donc augmentant encore plus l’efficacité régulatrice.
Bien évidemment, il est hors de question d’utiliser du poison : le but est de limiter les dégâts et non d’éradiquer l’espèce. »

Pierre Mercier

Des poches en grillage enterrées

« Les campagnols sont pour moi une calamité : pas seulement au potager mais aussi pour les jeunes fruitiers ou les massifs de fleurs car les racines des plantes se retrouvent parfois dans le vide des galeries et en souffrent… À en être parfois proche du découragement. Depuis vingt ans, j’ai essayé beaucoup de choses. Pendant plusieurs années, les pièges pinces en capturaient un grand nombre (200 une année de pic), puis ils ont été déjoués. Je suis passée aux pièges tubes à deux entrées, au piège avec appât puis au piège Super Cat (style Top Cat). À chaque fois, ça fonctionne au début puis les animaux apprennent… Je me dis souvent que j’ai même dû ainsi faire une sorte de sélection naturelle des plus intelligents (bien malgré moi). Il y a de nombreux chats qui viennent pourtant sur mon terrain, j’ai installé un perchoir à buses et des rapaces qui se posent dans le champ voisin… La pression reste la même. J’ai tenté des répulsifs divers : huile au piment, purin de sureau, tourteau de ricin, branches feuillées de sureau près des légumes à protéger, paillis de feuilles de noyer… ça ne m’a pas paru efficace. Finalement, pour parvenir à récolter ce que je fais pousser, j’en suis venue à confectionner des “poches” en grillages petites mailles que j’enterre pour y repiquer certains légumes semés en godet ou terrine : tomates, courgettes, betteraves, petits pois et haricots… C’est extrêmement contraignant et cela va à l’encontre de mon souhait de ne pas remuer la terre. J’ai aussi monté des buttes en lasagne dont le dessous et les côtés sont grillagés, pour les pommes de terre.
Bref, je n’ai pas encore trouvé de solution satisfaisante, juste une parade pour avoir une chance de récolter mes légumes. »

Laure Estève

J’ai toujours laissé pousser des euphorbes

« J’ai toujours laissé pousser des euphorbes dans mon jardin et, quel que soit l’endroit, je n’ai jamais eu de taupes ni de campagnols ; je pense que l’odeur de la plante ne leur plaît pas. En plus c’est facile, ça se ressème tout seul ; c’est joli et pas envahissant. »

William Petiot

Ronces dans les rangs

« J’avais constaté que mes petits pois ou mes fèves semées en lignes étaient systématiquement dévorés par ces bestioles : il faut bien que tout le monde vive !!
Suivant les conseils d’un “ancien”, j’ai posé, en même temps que mes semis dans le rang, une ronce cueillie préalablement et sèche, de la longueur adéquate. Depuis, je récolte sans problème petits pois et fèves ; les piquants de la ronce doivent décourager les mulots [campagnols, ndlr] de venir se gaver. Voilà un truc sympa, non ? »

Lionel Josse

Dégâts sur de jeunes arbres

« Depuis que notre voisin a cessé son activité d’élevage, les prés environnants et notre terrain sont envahis par les campagnols. J’ai essayé les émetteurs de sons sans grand succès ? Ils semblent se méfier des pièges, bien que je fasse attention à ne pas y laisser d’odeur. La solution la plus efficace, ce sont les chattes de mes enfants que nous gardons l’été : deux à trois campagnols par jour mais, hélas, elles dévorent aussi quelques oiseaux, des musaraignes et des lézards… en faible quantité car les campagnols leur plaisent finalement mieux. Le chien creuse mais n’attrape pas grand-chose.
Au potager, j’ai essayé le tourteau de ricin avec beaucoup de précaution à cause du chien. Il faut bien enterrer les grains et renouveler l’application au moins une fois. Cela fonctionne assez bien. Pour le jardin de fleurs, je protège les bulbes avec des paniers, les dahlias dans des pots en plastique, etc,. car je ne peux empêcher le chien de vagabonder dans cette partie du jardin. Malheureusement, il est exclu de mettre quelque paillis que ce soit car immédiatement les campagnols s’y abritent. De même, il faut retourner les bacs à compost qui leur servent de nid. Cela complique le jardinage. Mais surtout, ce qui est stupéfiant, c’est que la pullulation est cyclique et, en période haute, quelles que soient les précautions, ils parviennent à s’installer. Les dégâts majeurs sont sur les jeunes arbres : nous avons perdu deux pommiers, un mirabellier et un néflier pendant le pic de prolifération. Maintenant, nous les entourons à la plantation avec une feuille de plastique armé utilisé pour empêcher les bambous de s’étendre. »

Françoise Clerc

Euphorbia latiris

« J’utilise l’Euphorbia latiris que je plante à divers endroits dans mon potager. Les campagnols n’aiment pas son odeur et cela les éloigne de manière efficace. De plus, la plante est belle et se ressème toute seule si on la laisse sécher sur place à l’automne. »

Michele André Jaques

Paillage aux feuilles sèches de noyer

« En paillant les artichauts avec des feuilles sèches de noyer l’hiver, les bestioles vont ailleurs ! »

Vincent Lutton

Prédateurs naturels et pièges… à relever souvent

« Les campagnols souterrains sont présents sur notre ferme des Pot’Iront à Décines et causent des dégâts dans les cultures de légumes-racines, essentiellement les carottes l’hiver puisque nous les laissons en pleine terre. En belle saison, les populations sont disséminées un peu partout et ne posent plus de problème.
Je considère que la gestion de leur population se fait essentiellement via des prédateurs naturels : faucons crécerelles, renards, chats et peut-être chouettes la nuit (?).
En complément du travail de ces auxiliaires, j’utilise des pièges Top Cat. Un piège Top Cat placé dans une galerie active permet de prendre successivement toute la famille de campagnols : les parents d’abord, puis les petits. La difficulté est d’être en capacité de pouvoir les relever souvent, plusieurs fois par jour, car les campagnols se déplacent beaucoup. Il suffit parfois d’une demi-heure avant de prendre un campagnol avec un piège judicieusement installé. »

Maxime Jean

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