La cuisine au poêle à bois : les lecteurs témoignent ! | 4 saisons n°245

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Combiner la chaleur dans la maison et la préparation de soupes, plats mijotés, gratins, tartes, pizzas, pain, desserts... les avantages de la cuisson au bois sont nombreuses. Si les cuisinières et poêles à bois rappellent à certains des souvenirs chez leur grand-mère, ces objets ont bien changé ! Nous avons reçu de nombreux témoignages de lecteurs à la suite de notre appel dans les 4 saisons et sur le groupe Facebook du magazine. En complément de l'article paru dans le n°245 (novembre-décembre) des 4 saisons, voici une compilation de ces témoignages. N'hésitez pas à ajouter les vôtres !
La cuisine au poêle à bois : les lecteurs témoignent ! | 4 saisons n°245

La cuisinière à bois, idéale pour des plats mijotés.
| Istock

Aujourd’hui, je n’échangerais mon poêle avec aucun autre…

« Nous possédons un poêle à bois, depuis environ dix ans, dont nous sommes très contents. Le modèle est adapté à la taille de notre maison (Max Blanck, modèle Toulouse) ; il ne sert que de chauffage d’appoint et pour la cuisine, notamment pour faire des pizzas (le four est équipé d’une pierre blanche au plancher qui permet la cuisson directe), des gâteaux, des plats comme le Baekeoffe (nous sommes alsaciens) ou la choucroute, de la tarte flambée ou tout autre mets qui se cuit dans une terre cuite ou un plat allant au four.
Au début, j’avoue que j’étais sceptique… Mon mari souhaitait absolument ce modèle parce qu’il dispose d’un four au-dessus du foyer. Une grille nous permet de déposer plusieurs éléments, soit sur la pierre, soit en hauteur. Une plaque profonde nous a également été livrée, pour un rôti par exemple.
Depuis mon premier essai, je suis absolument conquise ! Ça marche ! La cuisson au feu de bois apporte toute la satisfaction attendue. Les aliments sont cuits, savoureux, la température peut se réguler grâce au thermomètre ainsi qu’à une trappe, sur le haut du four, que l’on peut ouvrir à souhait.
J’y ai déjà cuit du pain et le résultat était étonnant ! Brioche, petits pains, cakes etc. Comme il est difficile de réguler le feu (malgré une manette sous le foyer qui permet d’ouvrir l’apport d’air et le réduire), le fait d’avoir une trappe permet le passage de l’air et le refroidissement du four. C’est surtout en hiver, bien sûr, que nous l’utilisons.
L’entretien est assez simple, le four est équipé de paroi en métal. La pierre peut se récurer avec des agents exfoliants doux.
Aujourd’hui, je n’échangerais mon poêle avec aucun autre…
Le poêle lui-même est conçu pour obtenir une double combustion des gaz, de façon à polluer le moins possible. Lors du ramonage, nous constatons à chaque fois que les résidus sont tout à fait minimes. Le conduit de cheminée ne montre aucune présence de bistre.
La chaleur douce et enveloppante du feu de bois est incomparable. Elle m’apporte confort et bien-être. Et nous nous approvisionnons en bois auprès des exploitants locaux.
Initialement, lorsque l’achat de ce poêle est devenu un sujet pour nous, nous avions projeté un voyage au Canada. Finalement, le Canada est venu à nous ! Par le biais de ce poêle, nous vivons le plaisir du feu de bois chez nous ! »


H. Haller-Jahn |

Pascale Haller-Jahn

Économiser l’énergie et réduire la note

« J’ai installé un petit poêle à bois près de la cuisine pour le chauffage et je trouvais utile qu’il puisse cuire les aliments car je cuisine beaucoup. J’ai pris un extra flamme forno avec four intégré, qui affiche la température.
Je trouve qu’il cuit très bien et j’adapte les plats en fonction de la chaleur : au début, à moins de 200 °C, des cookies, et pizza ou légumes au four après, entre 200 et 300 °C.
Je suis par contre déçu de la plaque en fonte au-dessus du four pour chauffer. J’espérais pouvoir mijoter des plats en cocotte dessus mais comme il y a le four, il doit y avoir déperdition. Il faut anticiper longtemps si on veut se faire un thé. Je l’ai pris pour économiser l’énergie et réduire la note. »

Myriam Sedouga, Marchiennes (59)

Aucun regret, je cuisine beaucoup avec

« J’ai un poêle à bois avec four intégré au-dessus. Le four a un thermomètre dans la porte vitrée. J’ai voulu ce type de poêle pour profiter de la chaleur pour cuisiner. À l’achat, il est plus cher, mais pour moi aucun regret, je cuisine beaucoup avec. Gratins, gâteaux, plats mijotés, soupe (là, on n’a pas peur des cuissons longues). Je l’utilise aussi pour déshydrater, avec la porte du four ouverte. Tout l’hiver, je n’utilise plus le four électrique. Par contre, il n’y a pas de thermostat, il faut donc contrôler régulièrement la température pour ouvrir ou fermer les arrivées d’air.
Il m’arrive de rater quelques cuissons – un gâteau cuit à l’extérieur et pas à l’intérieur -, ou des noix carbonisées, car je les avais oubliées. Mais aucun regret, je trouve dommage d’avoir un poêle et de ne pas en profiter pour cuire ou réchauffer des plats. »

Valérie Urscheler, La Balme (73)

Idéal pour des cuissons de quatre heures

« Je dispose d’un poêle de masse. Il y a un chauffe-plat que je peux utiliser une fois le clapet fermé, pour des plats à mijoter dans une cocotte fonte ou des plats couverts en terre, idéal pour des cuissons de quatre heures voire plus si le combustible est du chêne. Il y a ensuite le foyer qui est bien trop chaud quand je ferme le clapet (c’est à dire qu’il n’y a plus de flamme mais des braises incandescentes) et que j’utilise pour le pain, que je fais monter sur ledessus ou à proximité, des tartes, jusqu’aux meringues…Tout est dans l’appréciation de la température – que je réalise avec ma main, mais qu’on peut réaliser avec un thermomètre adapté. L’important est de ne pas louper le début de la température optimale, pour pouvoir profiter du temps nécessaire selon ce que l’on a à faire. Je l’utilise aussi pour chauffer mes pierres de lit qui me servent de bouillotte !
Une année, j’ai même démarré une fermentation de vin blanc dans une grande jarre en grès, sur une tournette, au coin de la banquette ! Et je démarre mes semis de tomates et autres graines sur des tasseaux de bois posé dessus. C’est un gain d’énergie indéniable… certains ont des micro-ondes, moi je plébiscite le macro-ondes ! »


S. Dumoulin |

Suzanne Dumoulin, Le Mas d’Azil (09)

Par “amour” pour le chauffage au bois

« Installés depuis 2015 dans notre maison en Creuse, nous avons opté pour un système de chauffage central par cuisinière à bois en 2017. Ce choix a été dicté d’une part par l’ancienne cuisinière à bois qui était présente (avec tous les radiateurs et l’installation qui va avec) et qui nous a permis de nous “faire la main” (paix à son âme), mais aussi par notre “amour” pour le chauffage au bois (qualité de la chaleur restituée, apaisement aux regards des flammes, approvisionnement en bois au niveau local…).
Concernant la cuisinière à bois, celle-ci dispose d’un foyer pour bûches de 30 cm, d’un four, et d’une grande plaque de chauffe sur le dessus. Notre foyer étant composé de six personnes (deux adultes/quatre enfants), il nous a paru évident à l’époque de prendre un modèle qui permettait de chauffer mais, en plus, de pouvoir cuisiner. Après deux années d’utilisation, nous ne regrettons pas notre choix.
Côté cuisine, l’utilisation se fait d’octobre-novembre à avril-mai, soit environ six mois de l’année. La famille étant nombreuse, nous faisons régulièrement des plats sur la plaque, comme du pot-au-feu, des soupes, du couscous, du bœuf bourguignon.
La cuisinière à bois est idéale pour tout ce qui est cuisson longue, des heures à mijoter et des bonnes odeurs plein la maison. Au goût, nous ne savons pas si c’est meilleur, mais le côté cuit au feu de bois nous rappelle les cuisines de nos grands-mères. Nous utilisons aussi la plaque pour réchauffer les plats à la poêle, faire bouillir l’eau dans la bouilloire, cuire les pâtes, lentilles, pois cassés, les poêlées de légumes… Côté matériel, aucun changement, nous utilisons les mêmes casseroles, poêles, plats que pour la gazinière.
La cuisinière étant équipée d’un four, nous nous en servons également pour cuire les quiches, les tartes, gâteaux, cake et gratins, voire de temps en temps le pain. Le four disposant d’une plaque, nous l’utilisons pour faire des grandes pizzas maison.
Côté utilisation, la plaque sur le dessus ne pose aucun problème, elle est grande et il est possible de cuire sur le foyer ou à côté. Il faut tout de même faire attention à ne pas mettre des aliments partout sur la plaque : avec la chaleur, ça accroche très vite.
Pour le four, c’est un peu plus compliqué, il faut savoir anticiper afin de le faire monter en température et atteindre par exemple les 200 °C. Notre première pizza maison a demandé beaucoup de temps à cuire ! Mais avec l’expérience, nous avons appris à gérer cette chaleur pour le four.
Nous ne cuisinons pas exclusivement sur la cuisinière à bois, la gazinière nous sert également pendant la période de chauffe, et il arrive que certains jours la cuisinière ne soit pas allumée. Cependant, nous avons constaté une baisse de la consommation de gaz durant les quelques mois d’utilisation sur l’année. Il faut aussi tenir compte des plats cuisinés qui, pour la plupart, mijotent plusieurs heures, ce qui sur une gazinière ferait augmenter considérablement la consommation de gaz.
En conclusion, si vous avez du temps pour rentrer le bois, de quoi le stocker, et du temps pour cuisiner, nous ne pouvons que vous recommander la cuisinière à bois. »


C. Lemaire |

Christophe Lemaire, Saint-Dizier-Masbaraud (23)

Un de mes grands plaisirs de l’hiver

« Ancien citadin, en venant m’installer dans la maison de mes grands-parents, dans la Drôme, j’ai installé un poêle de deuxième main pour optimiser le chauffage de la pièce de vie qui était pourvue d’une grande cheminée de ferme. Magnifique, mais pas vraiment optimal en termes de chauffage, et par où beaucoup de chaleur s’échappait. Il s’agissait d’un petit Godin 3727. L’évidence s’est imposée à moi… J’ai emprunté le faitout en fonte de ma grand-mère pour commencer à y préparer des plats mijotés, d’abord des daubes et des soupes. Il s’agissait non seulement de ne pas dépenser inutilement du gaz, mais aussi et surtout du plaisir d’optimiser cet objet qui chauffait déjà, et du plaisir des odeurs qui embaument la pièce de longues heures durant, faisant espérer cette soirée où, les amis conviés, nous allions pouvoir partager ces douceurs.
Plus tard, on nous volera ce poêle lors d’une absence, la maison étant en travaux…
Il fallut donc le remplacer. D’abord par un petit poêle turbo, acheté d’occasion. Mais pour nous, la priorité était de pouvoir continuer à cuisiner dessus, ce que nous avons fait ! J’ai même transformé une ancienne cocotte-minute en alu en four : j’ai enlevé les poignées en plastique, enlevé les becs qui servaient pour le couvercle et, avec des gants anti-brûlures, je le pose par-dessus le plat qui cuit. Il faut juste surélever le plat pour que ça ne crame pas (un morceau de brique réfractaire suffit).
Cet hiver, j’ai trouvé un tout petit poêle Godin sur lequel je continue à cuisiner… Son chauffage est plus doux et plus agréable que le turbo pour la pièce de vie. Le turbo a trouvé sa place dans l’atelier !
Nous sommes en pleine rénovation et venons de trouver un troisième poêle pour notre future pièce de vie (dans les anciennes dépendances de la maison). Un France turbo… avec four ! On ne l’a pas encore essayé mais il nous promet déjà de belles soirées !
J’ai beaucoup utilisé aussi un objet que je trouve absolument génial, et qui a toujours siégé prêt de la cheminée chez mes grands-parents : le Diable Rousset. Pour cuire des pommes de terre (c’est ma cuisson préférée), des châtaignes, mais aussi des courges, courgettes, carottes, etc. La cuisson à l’étouffée y est merveilleuse ! Au départ, je l’utilisais dans les braises en écartant le feu. Dans le poêle, c’est plus dur. Je le pose donc dessus. C’est plus long, mais c’est délicieux !
En règle générale, cuisiner au feu s’anticipe. Mais il m’est arrivé de faire revenir pas mal de plats sur mon petit turbo. La cuisson sur poêle est vraiment devenue un de mes grands plaisirs de l’hiver ! »

Lorenzo Jauneau, Valaurie (26)

Des betteraves rouges à l’étouffée

« Nous avons un poêle fermé qui n’est pas conçu pour cuisiner ; par contre, lorsque nous cuisions les betteraves du jardin, nous avions l’impression de les dénaturer, trop fermes au four ou diluées dans l’eau. Depuis cinq ans, nous les cuisons au poêle ; je les lave et les emballe encore bien mouillées dans du papier alu bien serré. Lorsque le poêle commence à ralentir, le soir, je dépose les betteraves dans un coin près de la porte et ferme la grille afin d’allonger la fin de vie du feu. Le lendemain nous disposons de savoureuses betteraves, très juteuses : un vrai régal, et gratuit en plus ! »

Philippe Dominicus, Pont-sur-Sambre (59)

Je cuisine tout

« Je cuisine sur une cuisinière à bois depuis deux ans (De Manincor), elle possède un grand four qui me permet de mettre deux plats (pas trop hauts). Je cuisine tout : sur le dessus, je fais cuire, rôtir, mijoter ; dans le four, l’utilisation est la même qu’avec un four électrique. J’ai un thermostat pour le four qui me permet de connaître la température ; cependant, la cuisson est plus longue qu’un four classique. Pour avoir une température élevée, il faut évidemment remplir le poêle de bois et ouvrir le tirage en grand, il faut ANTICIPER. »

Sarah Imbert, Condat-les-Montboissier (63)


Cuisinière à bois
| Istock

Un mixte entre barbecue et four

« Pour nous oui, avec un poêle de masse, et on y fait de tout, plats mijotés, gâteaux et surtout grillades. Avec ce type de poêle, c’est extra : rapide et tendre. Cela fait un mixte entre barbecue et four !! Le seul point sur lequel il faut être attentif est la température. On apprend la patience au début !!! Ne pas mettre trop tôt le gâteau !!!!
J’y faisais aussi du séchage mais maintenant avec le séchoir solaire cela sera moins fréquent ! »

Sylvain Hingant, Concoret (56)

Pelures d’agrumes et de légumes séchés

« Des petites choses à sécher en permanence sur le poêle à bois, des pelures d’agrumes mixées par la suite pour les thés ou les gâteaux, idem pour les pelures de légumes utilisées en suite comme un bouillon “cube”, pour faire fondre le beurre ou chocolat en préparation d’un gâteau, pour éviter le bain-marie… »

Noémie Lebastard, Villenave d’Ornon (33)

Le côté chaleureux du gros plat qui mijote toute la journée

« Ici, on ne chauffe qu’au bois. Un poêle mixte récent, pour tous les jours, et une ancienne cuisinière a bois que nous allumons seulement le week-end ou les jours de grand froid. Dès qu’on la démarre, je laisse une soupe ou un plat mijoter dessus. Elle est équipée d’un four mais je trouve qu’il n’est pratique que pour maintenir les plats au chaud. Certes, on économise un peu le gaz de notre plaque de cuisson mais c’est surtout le côté chaleureux du gros plat qui mijote toute la journée qui nous plaît, de quoi garder les copains de passage jusqu’au dîner !! On apprend sur le tas à cuisiner avec. Le plus : faire lever les pâtes à proximité pour les pains, brioches et pizzas maison et déposer ses épluchures de clémentines dans un coin pour parfumer la maison !! »

Sophie De Douyé (groupe Facebook Magazine Les 4 saisons)

Four toujours chaud, pain frais, un bonheur

« Depuis 40 ans, je cuisine tout l’hiver avec une cuisinière à bois, qui nous chauffe aussi la maison ; plats mijoté, four toujours chaud, pain frais, un bonheur. »

Anne Meyer (38)

Très bien pour les gratins

« Nous nous chauffons avec une cuisinière à bois avec bouilleur et ballon tampon. Nous faisons cuire dessus l’essentiel des préparations “en surface” (casserole, poêle, etc.). Ça marche très bien pour les soupes, les plats mijotés, etc., à condition de prévoir plus en avance que pour le gaz, et d’enlever (ou de remettre) les cercles en fonte en fonction de la température souhaitée. On ne peut toutefois pas bien faire rissoler ou saisir quelque chose à feu très vif, ni par ex. faire des crêpes… Pour le four, c’est plus compliqué : ça marche très bien pour les gratins (tout ce qui cuit longuement) mais s’il y a besoin d’un feu vif (tarte, poulet rôti, pizza), nous revenons au four électrique. Par ailleurs, il y a une position four que nous hésitons à utiliser s’il fait très froid car ce serait partiellement au détriment du chauffage. Nos motivations sont multiples : économie d’énergie et de dépenses, plaisir de ce type de cuisine. Toutefois c’est notre première année d’expérience et évidemment nous devrons arrêter à un moment au printemps ! »

Stéphanie Treillet, Villemaréchal (77)