Gestion de l’eau et arrosage (1) | Jardin

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Plantes rustiques

Pour économiser l’eau d’arrosage, il faut adopter des plantes sauvages, vivaces de préférence. On en trouve de toutes sortes le long des chemins. Elles sont adaptées à tous les sols et à tous les temps. Elles attirent abeilles, bourdons, papillons, insectes très utiles au jardin. Une fois installées, elles se passent facilement d’arrosage, même par grande sécheresse.
Sur une bande étroite située sur le côté de la maison (qui reçoit donc rarement l’eau de pluie), j’ai des pieds de grande marguerite, de sauge des prés, d’achillée mille-feuille et de molène bouillon-blanc. Ailleurs, j’ai des pieds de camomille, de menthe sauvage, de tanaisie, de saponaire, de violette, de coucou… Et on peut en trouver bien d’autres. Ces plantes ne coûtent rien et ne donnent aucun mal, sauf celui d’apprendre à les connaître, les chercher et les transplanter.

M. M. (37)

Planter serré

Pour limiter à la fois l’arrosage et le dessèchement des légumes que je repique (salades, choux, oignons, poireaux, etc.), je divise par deux les espacements indiqués par les ouvrages de jardinage. Cela permet de limiter l’évaporation, la poussée des mauvaises herbes tout en favorisant le blanchiment des salades et céleris. Même si certains légumes sont un peu tassés, mes récoltes sont meilleures avec moins d’entretien et d’arrosage.

P. C. (56)

Récupération

Je récupère l’eau du lave-linge, de la vaisselle et de la baignoire en la dirigeant dans les rigoles (creusées avec l’arrondi de la pelle) où sont plantés des céleris et du cresson. Il est essentiel de donner à la rigole une pente douce (s’aider d’un tuyau d’arrosage au moment où on creuse la rigole). Je puis assurer que les légumes ont un goût très fin, sans relent de savon ! J’utilise des lessives biodégradables.

M. G. (07)

En terre légère

En terre légère il faut arroser souvent et peu à la fois, le résultat est probant. (NDLR, il faut aussi pailler bien sûr !)

F. L. (51)

Récupération de l’eau

Pour me constituer une réserve d’eau d’arrosage, j’ai étanchéifié les parois de béton de ma cave, ce qui a fait de celle-ci une citerne de 8 m3. J’ai raccordé à cette citerne un tuyau de plastique par lequel je recueille les eaux de pluie en déviant le tuyau de descente des eaux pluviales sur celui-ci. Mais comme, chez moi, il pleut rarement, j’ai fait un système très simple qui me permet de recueillir les eaux usées de la salle de bains.
J’enfonce tout simplement un bouchon fixé au bout d’une tige dans le tampon de dégorgement du réseau des eaux usées.
Je récupère bien sûr de l’eau légèrement savonneuse, mais cela a l’avantage d’éliminer les pucerons et quelques autres insectes d’une manière écologique, tout en arrosant. Le plus gros du savon est filtré par le gravier et le charbon de bois.
Lorsque la citerne est pleine, je retire le bouchon fixé au bout de la tige et je remets en place le tuyau en zinc des eaux pluviales.

L. P. (31)

Canaris

Pour arroser les courgettes, melons, concombres, les jeunes fruitiers, on peut se servir de pots de terre ordinaires. On les enterre plus ou moins selon la nature du sol, on bouche les trois-quarts du trou du fond avec un caillou. On y verse ensuite l’eau d’arrosage. De cette façon, celle-ci est mieux absorbée par la terre et on sait exactement la quantité versée. On peut également jouer les « alchimistes » en ajoutant à l’eau quelques doses de mystérieux purins de plantes maison. Fertilisation au goutte-à-goutte et personnalisée ! Un paillage du sol autour du pot complète efficacement le procédé.

B. L.-D. (24)

Tuyau

Un « truc » pour ne pas abîmer les plantes en tirant son tuyau d’arrosage : enfoncer profondément des piquets le long de l’allée (tous les 1 m 50 environ). Pas besoin de les laisser beaucoup dépasser. Le tuyau tournera autour du piquet.

M. C. (57)

Tuyau perforé

Mon jardin est grand, et je trouve qu’amener l’eau directement sur le sol est une réelle corvée. Après de nombreux essais, j’ai mis au point une installation efficace, et qui est économe tout à la fois de ma fatigue et de l’eau.
J’ai acheté des tuyaux plats perforés, prévus pour l’aspersion des pelouses, et je les installe à l’envers, perforations tournées vers le sol. Il est nécessaire de faire davantage de trous plus gros (avec une alêne de cordonnier, par exemple), en ayant soin de ne percer qu’une épaisseur de tuyau (c’est plus facile quand le tuyau est mis sous pression d’eau). Suivant le type de culture à arroser, les trous sont pratiqués soit sur toute la longueur du tuyau (par exemple pour les haricots), soit au niveau de chaque plante (tomates, courgettes).

J’utilise les mêmes tuyaux depuis plusieurs années malgré quelques difficultés parmi lesquelles je cite :

  • la longueur de ces tuyaux n’est pas forcément la même que celle des rangées de culture ;
  • les pas de vis des tuyaux de modèle ancien ne correspondent pas aux joints modernes. J’ai résolu cette difficulté en intercalant un raccord amovible muni d’un robinet entre le tuyau débiteur d’eau et le tuyau perforé ;
  • il est de temps à autre nécessaire de vérifier si les trous sont efficaces ;
  • il importe, quand on fait de nouvelles perforations de les faire assez fines, sinon, la pression d’eau ne sera pas suffisante pour alimenter les perforations les plus lointaines. J’ai utilisé de la même façon des tuyaux plastiques ordinaires et peu épais. A l’une des extrémités, j’ai installé une fermeture soit par barrette soit par bouchon métallique vissé, et à l’autre extrémité la partie mâle ou femelle qui correspond au raccord amovible évoqué plus haut. Ces tuyaux plastiques sont tout aussi efficaces et nettement moins onéreux que les tuyaux d’arrosage perforés. Pour repérer facilement l’emplacement des trous faits ou à faire, il y a avantage à tracer au feutre indélébile, d’un bout à l’autre du tuyau, un trait sur la face étanche qui restera tournée vers le haut.

M. N. (15)

Arroseur surélevé

J’arrose mon jardin avec un arroseur perforé (genre Nobel) de 7 m 50 de long. Lorsque celui-ci est posé à terre, les jets d’eau rencontrent souvent des feuilles de légumes qui arrêtent l’eau et empêchent d’arroser comme il faut. Aussi j’ai pensé mettre mon arroseur en hauteur, sur un tube de fer carré un peu plus long que les plates-bandes. Un tirant empêche celui-ci de faire le creux au milieu. Sur le dessus, de chaque côté, des petites pattes sont soudées de place en place pour éviter à l’arroseur de tomber. Les bouts de ce tube carré sont posés sur un appui situé à 80 cm de hauteur et muni de roue (facultatif). Ainsi, l’eau n’est plus arrêtée dans sa course et j’arrose plus large d’un coup. On peut facilement déplacer le système en se mettant à deux.

J. R. (89)

Récupération de l’eau

Chez moi, toutes les descentes des gouttières alimentent déjà des bacs de stockage. Mais il reste les sorties d’eaux « ménagères ». Bien sûr, il est peu envisageable (j’habite pratiquement en ville) de transformer le jardin en un champ d’épandage en détournant la sortie du tout-à-l’égout ! Mais j’ai pensé à l’eau des cycles de rinçage de la machine à laver… et j’ai réalisé une irrigation en tubes plastiques (IRO de 9, pour installations électriques) perforés et enterrés, en pente, sur un lit de sable, au milieu de la bordure de consoudes (12 m × 1 m) qui alimente le compost. J’ai tout simplement coupé la sortie (avant le siphon) de la machine à laver, pour y installer une dérivation contrôlée par un petit robinet « quart de tour », qui me permet de choisir le moment du cycle dont je veux récupérer l’eau. Un bon bricoleur pourrait d’ailleurs installer une électrovanne commandée directement par le programmateur ! Je n’ai pas encore essayé de récupérer l’eau des cycles de lavage, dont je crains la température et la charge en produits lessiviels – même sans phosphates ! De plus, je ne voudrais pas que les fentes d’irrigation ménagées dans les tubes enterrés soient peu à peu colmatées par les « peluches » qui proviennent des vêtements.

L. P. (78)