Bricolages et aménagements au jardin | 4 saisons hors-série n°17

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À la suite d'un appel à témoignages dans le cadre d'un nouveau hors-série des 4 saisons, des lecteurs nous en disent plus sur les bricolages et aménagements réalisés dans leur jardin. Récup', tressages en osier, mare, serre en bois... chacun, avec ses idées, son terrain ou ses envies, propose son approche. À lire en complément du hors-série n°17, "Bricolages au jardin". Et bien sûr, à vous maintenant de partager vos réalisations, en répondant ici ou sur le nouveau groupe Facebook Magazine les 4 saisons.
Bricolages et aménagements au jardin | 4 saisons hors-série n°17 2

L’un des nombreux aménagements de Philippe, lecteur des 4 saisons.

Une SerreFleurs en récup’

En arrivant en Normandie il y a 5 ans, j’ai commencé à planter quelques légumes. Mais le résultat a été décevant pour les tomates, car elles ont vite eu le mildiou. Donc, j’ai réfléchi sur la réalisation de serre et comme je suis aussi à la recherche de petits bricolages avec des objets à recycler, j’ai créé ma propre SerreFleurs.
J’ai utilisé le fond des bouteilles en plastique pour réaliser des fleurs ; je les ai mises sur des tasseaux et j’ai ainsi monté une serre de 1m80 sur 1x1m. Il faut 450 bouteilles pour construire cette SerreFleurs. J’en ai réalisé 7.
Et aujourd’hui, mes tomates se portent à merveille et mon jardin est coloré car chaque année j’ajoute des nouveautés.

Brigitte


L’osier tressé dans des bordures, des carrés…

J’ai découvert les bases de la vannerie avec un oséiculteur il y a plusieurs années, pour faire des carrés pour le potager en osier tressé. J’ai trouvé l’acte de tresser très agréable, et depuis je réalise des petits tressages avec les matériaux de mon jardin, bordures, escaliers en rondins…

Justine


Un bassin naturel, pour savourer le ballet aérien des libellules

Un tiers de mon terrain de 2 800 m2 est une pente “décaissée”, permettant de construire une maison et de créer un espace entrée/parking ainsi qu’un jardin/potager à l’arrière. Je me suis vite aperçu de la forte teneur en argiles (plusieurs couleurs) de cette plateforme argilo-calcaire où se déversaient les eaux de ruissellement (et pluie) qui passaient par le vide sanitaire de la maison. A partir d’ouvrages sur les plantes à fleurs – dont Créez votre jardin sauvage, de Terre Vivante –, j’ai créé un premier bassin-test (contenance env. 1000 l), puis un bassin naturel bien plus grand (1 2000 l env., avec maximum 1m de profondeur en plusieurs niveaux) capable d’accueillir une faune intéressante et variée. Je recommande d’installer le bassin ou la mare à 20 m ou plus de la maison, à cause des moustiques et du coassement des grenouilles vertes, très bruyantes et colonisatrices.
Il a fallu plusieurs pluies pour le remplir et plusieurs mois pour que s’installent naturellement des batraciens (grenouilles rousses, vertes, rainettes, crapauds sonneurs et communs) ; j’avais acheté des myriophylles (pour l’oxygénation), lentilles d’eau et nénuphars (deux, à immerger et placer entre -20 et -40 cm ; ils ont proliféré depuis…). Puis, dans la région, j’ai prélevé des roseaux à massettes (qui se sont révélé envahissants), des joncs de tonneliers et minima (envahissants aussi…), des menthes aquatiques (envahissantes, mais purifiant l’eau, avec une jolie floraison), ainsi que des ficaires et primevères pour les abords. Il peut être intéressant de signaler qu’une couleuvre peut y chasser, en apnée, les têtards, et qu’un martin-pêcheur est venu le “visiter” toute une saison. Le clôturer assez haut (50cm) au cas où il y aurait des enfants, un chien (les dytiques et autres insectes piqueurs, les sangsues, sont assez désagréables). Il faudra prévoir de ratisser les feuilles mortes, même dans le cas où le grillage rigide est doublé de “grillage à poules”, sous peine de voir le bassin se combler en une dizaine d’années (tendre un voile de protection pour arbres fruitiers n’est pas pratique, occulte la vision et empêcherait les oiseaux d’aller se baigner). L’enracinement de saules et peupliers sera à surveiller aux abords, les graines étant portées par le vent. L’apport de carpes Koï est intéressant pour ajouter du spectacle, de la vie (elles s’apprivoisent et viennent manger dans la main) ; elles ne grandissent qu’en fonction de la grandeur du bassin et ne se nourrissent pas dans une eau à moins de 10 °C. Proscrire les poissons rouges (même les “queues de voile”) car trop voraces, ils réduiraient à néant les myriophylles, lentilles et têtards.
On peut dire qu’une mare ou bassin naturel est sans entretien. Après quelques mois de patience, on admirera les ballets aériens des différentes libellules, le va-et-vient hésitant des papillons, les frelons buvant en bordure des larges feuilles de nénuphars (je n’ai jamais été piqué !), les guêpes maçonnes (pas agressives) emportant une boule d’argile et, à la tombée de la nuit, le vol silencieux d’une chauve-souris dans le soir naissant.

Louis


Des abris pour tous au jardin

Notre jardin de 300 m² se trouve au nord de La Rochelle. Tout est parti d’un 300m² vert sans équipement ni plantes (pelouse et haie mono-plante, laurier…) il y a 20 ans. Nous avons réalisé divers aménagements, parfois avec l’aide de professionnels, en répondant à une exigence de zéro phyto (la commune est en label “Terre Saine”) et en étant inscrits comme refuge LPO depuis plusieurs années. Nous accueillons une dizaine de nichoirs, abris à hérisson et hôtels à insectes “maison”. Nous avons une mare, ainsi qu’une cabane sur plots : entre ces plots, un abri à hérisson a été installé et il est occupé cette année. Nous sommes donc plusieurs à faire la sieste en même temps ! Une serre en bois a été ajoutée, offrant un coin potager/semis et un coin repas/zen ; un récupérateur d’eau a été ajouté. Le tout a été complété de carrés potager et d’une butte potagère à la place d’un massif un peu morose, et aussi d’un poulailler.

Philippe