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Rénovation énergétique des logements : l’aide MaPrimeRénov’ ouverte à tous

Radiateur Julian Hochgesang Unsplash

Julian Hochgesang, Unsplash

26/10/2020 – Initialement destinée aux propriétaires occupants les plus modestes, l’aide forfaitaire MaPrimeRénov’ a été élargie, lundi 5 octobre, à l’ensemble des propriétaires, occupants et bailleurs, ainsi qu’aux copropriétaires, quels que soient leurs revenus. Ces modifications visent à inciter les ménages à s’engager dans des travaux de rénovation énergétique des logements pour réduire la consommation énergivore et l’empreinte carbone de ce secteur.

Représentant près de 45% de l’énergie consommée nationalement, le secteur résidentiel-tertiaire est le secteur le plus consommateur d’énergie en France, devançant les secteurs des transports et de l’industrie. Chauffage, eau chaude, cuisson et utilisation d’appareils électriques… les bâtiments participeraient également à plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre nationales.

Pour améliorer les performances énergétiques des logements, le Gouvernement a mis en place plusieurs aides pour les ménages, dont notamment les certificats d’économie d’énergie et, depuis début 2020, MaPrimeRénov’. Dans le cadre du plan France Relance, des modifications ont été annoncées lundi 5 octobre à cette dernière, ouvrant l’aide à tous. Jusqu’alors destinée aux ménages aux revenus les plus modestes, tous les foyers seront dorénavant éligibles à MaPrimeRénov’. Le niveau de revenus sera pris en compte pour déterminer le montant de l’aide forfaitaire, ainsi que les gains écologiques apportés par les travaux. MaPrimeRénov’ sera également ouverte à tous les propriétaires (occupants ou bailleurs) ainsi qu’aux copropriétaires. Ces nouveaux bénéficiaires pourront déposer leur dossier pour bénéficier de l’aide à partir de janvier 2021.

7 millions de logements en France sont encore mal isolés, dont 4,8 millions sont qualifiés de « passoires thermiques », très énergivores, particulièrement en chauffage. Les travaux éligibles à MaPrimeRénov’ seront notamment ceux pour changer le système de chauffage, installer une ventilation ou isoler le logement. Les travaux devront être réalisés par une entreprise « RGE », reconnue garante de l’environnement. La plateforme d’accompagnement FAIRE recense ces professionnels agréés, permet de réaliser des simulations en ligne et propose des écogestes à adopter au quotidien pour réduire sa consommation énergétique.

Améliorer les performances énergétiques des logements permet à la fois de faire des économies d’énergies et d’argent, mais aussi de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Pour accélérer la transition, le Gouvernement a également annoncé un forfait encourageant des travaux ambitieux de rénovation globale, ainsi que des bonus de sortie du logement des catégories énergétiques F ou G, et de récompense des logements atteignant les catégories A ou B. MaPrimeRénov’ étant cumulable avec les autres aides, les ménages les plus modestes pourront voir jusqu’à 90 % du coût total des travaux financé.

MaPrimeRénov’ s’inscrit dans une volonté de simplifier et rendre plus efficace le système d’aides pour la rénovation énergétique, fusionnant en partie le CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique) et les aides Anah, de l’Agence nationale de l’Habitat. Avec l’ajout d’une enveloppe de 2 milliards d’euros supplémentaires prévus sur deux ans, MaPrimeRénov’ devient l’aide principale en matière de rénovation énergétique et devrait participer, selon le Gouvernement, « à la relance de l’activité économique en générant plus de 6 milliards d’euros de travaux et la création de 22 000 emplois d’ici 2022 ».

Rien de neuf, rénovez !

Rénovation maison peinture

©Istock

19/09/2020 – Rénover ou construire ? C'est une question que l'on peut se poser au vu du coût d'une rénovation et des contraintes qu'elle implique. L'Ademe a tenté d'y répondre sous l'angle de la consommation de matériaux, et donc de ressources. Selon deux études prospectives, qui prennent en compte l'évolution des besoins en logements et la rénovation du parc au niveau BBC (Bâtiments basse consommation) d'ici 2050, les résultats sont sans appel : pour une maison individuelle, la construction nécessite 40 fois plus de matériaux que la rénovation ; la construction d'un immeuble consomme, elle, 80 fois plus de ressources qu'une rénovation pour un nombre de logements équivalent. La construction est donc fortement consommatrice de ressources, mais aussi de surface. Au rythme actuel, 68 % de l'artificialisation des sols sont destinés à l'habitat, selon l'observatoire dédié.


Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

La deuxième vie des déchets de chantier

28/08/2020 – La majorité des déchets en France est générée par le secteur de la construction : 224 millions de tonnes en 2016, soit 5 fois le poids des ordures ménagères. Soit 3,3 tonnes par an et par habitant ! Un quart serait valorisable, bien peu est valorisé.

Un collectif d’architectes lyonnais a créé l'association Mineka, qui récupère bois, verre, isolants, peinture sur les gros chantiers qui calculent toujours large. « La quantité est suffisante pour des particuliers qui veulent refaire une pièce, explique Arnaud Baert, chargé de projet de l'association. On fait payer au professionnel les frais de collecte, mais cela lui revient moins cher que d'aller dans une déchetterie spécialisée. »

Mineka revend ensuite les matériaux au grand public, à des prix défiant toute concurrence : peintures professionnelles à 2 € le litre, carrelage à 3 €/m2 et parquet en chêne à 8 €/m2, portes vitrées à 35 € ou laine de bois à moitié prix.

Des expériences similaires se sont montées à Nantes, Toulouse et Marseille.

Stéphane Perraud, de la rédaction des 4 saisons

Lave-linge et pollution de l'eau

Lave-linge

© Istock

29/06/2020 – Selon une étude menée par l’université de Plymouth (Royaume Uni), l’usure lors du lavage des vêtements conçus en matières synthétiques (acryliques, polyesters, polyéthylène, élasthanne) libère dans les eaux usées une grande quantité de microparticules de plastique.

Incapables de les retenir, les stations d’épuration les rejettent dans l’environnement.
Ces textiles synthétiques seraient la principale source (35 %) de microplastiques dans les océans, d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources. Des solutions existent pour réduire notre impact : choisir en priorité des vêtements en fibres naturelles, et utiliser un filtre ou une housse de rétention pour les textiles synthétiques.

Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

Numérique : mesurer son impact environnemental

Carboanalyser

19/05/2020 - Surfer sur internet n'est pas aussi anodin qu'il y paraît : la part du numérique mondial dans les émissions de gaz à effet de serre est de 4 %. Un niveau comparable à celui du transport aérien. Selon GreenIT (communauté des acteurs du numérique responsable), cela représente 2 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France
et 2,6 fois sa consommation d'électricité. Près de la moitié des consommations - due aux infrastructures réseaux et aux data centers - est "cachée" pour l'utilisateur.

Pour les rendre visibles, The Shift Project, think tank de la transition carbone, a développé une extension gratuite, appelée carbonalyser, à installer sur son navigateur internet. Elle comptabilise les consommations électriques et les émissions de CO2 engendrées par notre navigation.

Pour télécharger l’application.

Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

Construction : nouvelle norme énergétique

20/03/2020 – En termes d'efficacité thermique, nous avons fait du chemin depuis l'arrêté du 10 avril 1974, qui impose aux nouveaux logements un niveau minimum d'isolation. Les logements construits à l'époque ont une consommation moyenne de chauffage de 225 kWh/m2.an.

Progressivement, les règlementations thermiques (RT) successives ont permis de réduire la consommation de chauffage et d'eau chaude dans les logements neufs, passant de 150 kWh/m2.an (RT2005) à 50 kWh/m2.an (RT2012) puis 12 kWh/m2.an avec la nouvelle "réglementation environnementale" (RE2020).

Celle-ci va même plus loin : d'autres objectifs, comme le confort d'été et l'impact carbone, sont désormais pris en compte, laissant imaginer des constructions encore plus vertueuses.

Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

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