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Actualités Jardin bio

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Des floraisons en automne ?

Poirier en fleur automne

18/09/2020 – Une clématite en fleurs en Picardie fin octobre, un lilas fleuri en Touraine le 3 novembre, un callistemon épanoui le 1er décembre dans le Var... Depuis 2015, l'Observatoire des Saisons, programme de science participative qui suit l'impact du changement climatique sur la flore, observe des floraisons d'automne dues à des étés très secs et des automnes chauds.

Ces floraisons peuvent s'observer après le retour de la pluie. « Les bourgeons, à peine entrés en dormance à la fin de l'été (ralentissement du métabolisme, qui se met en pause) reprennent leur activité métabolique et leur croissance, car la dormance a été très précocement levée par la sécheresse », explique Isabelle Chuine, chercheuse au CNRS et responsable scientifique de l'observatoire.

Vos arbustes ou fruitiers (ici, un poirier, photo prise en septembre) sont en fleurs en cet automne ? Vous aussi, témoignez en écrivant à contact@obs-saisons.fr

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Les poudres réglementées

Soufre

28/08/2020 – Un nouvel arrêté, en date du 6 avril, précise les produits de biocontrôle autorisés depuis la loi Labbé, qui interdit l'utilisation des pesticides au jardin amateur. Cet arrêté exclut notamment les produits se présentant sous forme de poudre pour poudrage et ceux sous forme de poudre mouillable, ce qui concerne en particulier le soufre et le cuivre.

Seuls les conditionnements unidose ou tout autre système de dosage excluant le contact de l'utilisateur avec le produit sont désormais autorisés.

Autre disposition : l'emballage et le conditionnement des produits doivent assurer des expositions minimales pour les personnes et l'environnement, ce qui exclut les gros volumes. Des précautions fort louables, mais on attend que le même principe de précaution soit appliqué en matière de pesticides dans l'agriculture.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Un label pour les Fleurs de France

Logo Fleurs de France

24/08/2020 – L’industrie de la fleur coupée commercialise à 90 % des fleurs produites dans les pays émergents - Inde, Chine, Kenya, Amérique du Sud... Pesticides utilisés massivement, ouvrières travaillant sans protection, les conditions de travail provoquent des problèmes de peau, des cancers ou des malformations congénitales chez les enfants. Le label Fleurs de France, créé en 2017, propose une alternative pour les fleurs, mais aussi les plantes et les arbres produits par des horticulteurs et pépiniéristes engagés dans une démarche écoresponsable ou de qualité : certification environnementale Plante Bleue, MPS, label Rouge, Agriculture Biologique, charte Qualité Fleurs. Le label concerne aujourd'hui 1 243 entreprises issues de toute la filière (producteurs, mais aussi collectivités, grossistes, détaillants, entrepreneurs du paysage ou paysagistes concepteurs).

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Poules : la Cotentine renaît

Cotentine

© J. Valentin

29/06/2020 – C’est une poule noire aux reflets verts, à l'oeil orange et aux pattes gris plomb. Après avoir failli disparaître comme tant d’autres races locales, la Cotentine est en train de renaître, avec le soutien du Cotentine Club de France, qui la promeut activement depuis 2018 : plus de 500 naissances ont été enregistrées à ce jour.

Rustique et bien adaptée au climat pluvieux et venteux du Cotentin et, plus largement, de Normandie, c'est une poule à deux fins, chair et ponte, bonne couveuse de surcroît, ce qui se fait rare. Calme et peu farouche, y compris chez les coqs, c'est une race à découvrir et à remettre dans votre basse-cour !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Tobamovirus

Tobamovirus

05/05/2020 - Observé pour la première fois en Israël en 2014, le tobamovirus a été détecté en février dans le Finistère. Ce virus, qui s'attaque aux tomates et aux poivrons, provoque des décolorations sur les fruits, avec des taches jaunes ou brunes, des déformations et parfois un aspect rugueux. Les feuilles peuvent être tachées, avec des nécroses des tissus.

Observé principalement dans les cultures sous serre, il peut y être redoutable car il se transmet par simple contact : mains, vêtements, outils, insectes... Par contre, les légumes restent consommables et le virus ne se transmet pas à l'homme. Soyez vigilants sur les graines que vous achetez : privilégiez les producteurs bio en lesquels vous avez confiance ; leurs semences font l'objet de contrôles phytosanitaires. Idem pour les plants.

Il n'existe pas de traitement ; en cas de foyer, il faut détruire les végétaux, désinfecter les outils et contacter la Direction régionale de l'alimentation, l'agriculture et la forêt (DRAAF).

Plus d'infos sur le site de Jardiner autrement.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 saisons

Les jardins familiaux rouvrent dans certaines communes

verger Essen'ciel

© Marie Arnould

22/04/20. Depuis mardi 21 avril, le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle a rouvert les jardins partagés et familiaux, fermés depuis le début du confinement. Même décision à Nantes, où la maire Johanna Rolland les a rouverts le 22 avril.

Des règles strictes ont été instaurées afin de limiter tout risque de propagation du virus : dans les deux villes, une seule personne est autorisée par parcelle individuelle. À Grenoble, où plusieurs jardins et vergers partagés sont gérés collectivement (pas de parcelles individuelles), les interventions sont possibles pour des opérations d'entretien, mais sans rassemblement de jardiniers et la présence dans le jardin ne doit pas dépasser une heure afin de permettre une rotation et qu'ainsi toute personne qui le souhaite puisse se rendre au jardin. Sont également interdits l'utilisation de matériel thermique afin d'éviter au maximum les risques d'accidents et le partage d'outils.

À Nantes, pour les jardins familiaux, l'accès est autorisé aux jardiniers un jour sur deux en alternant les parcelles paires et impaires, selon les jours pairs et impairs, entre 9 h et midi le matin, et 16 h et 19 h l'après midi. Pour les jardins partagés, l'accès est autorisé selon le planning établi par l'association gérante et, là encore, chaque jardinier ne doit pas venir plus d'une heure sur la parcelle. Dans tous les cas, les jardiniers doivent se munir de leur attestation de déplacement, en cochant soit déplacement bref (pour ceux habitant à moins d'un kilomètre du jardin), soit déplacement pour achat de produits de première nécessité.

La réouverture des jardins familiaux se fait en ordre dispersé, en fonction des mairies et des préfectures. Ainsi, les communes de Villeneuve-d'Ascq, dans le Nord, ou d'Annecy (74), les avait rouverts dès le début du mois d'avril. Dans la Drôme ou les Yvelines, des décisions préfectorales à a mi-avril ont aussi permis la réouverture des parcelles. Par contre, les grandes associations qui chapeautent les jardins familiaux – Jardinot et la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs – hésitent à faire pression pour faire rouvrir ces jardins partout, de peur d'avoir du mal à faire respecter des règles sanitaires qui restent strictes.

Pourtant, la demande est forte, car pour de nombreux jardins familiaux, les parcelles représentent un apport en légumes qui compte énormément dans le budget familial. Et le printemps est une période évidemment cruciale pour les jardins. Une enquête réalisée par Anoucha Joubert pour son mémoire de fin d'études à AgroParisTech, avec le soutien de la SNHF (Société nationale d'horticulture française), a montré qu'un jardin peut permettre d'économiser environ 1500 € en achats de légumes par an. L'étude montre par ailleurs que, chez les jardiniers ayant répondu, 1 € investi rapporte en moyenne 15 €…

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons

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