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Actualités Alimentation et Bien-être

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Une journée pour penser les emballages alimentaires de demain

Emballages oeufs

Manfred Richter, Pixabay

12/11/2020 - Avec près de cinq millions de tonnes d'emballages ménagers mises sur le marché chaque année en France, le conditionnement - notamment des aliments - a de lourdes conséquences sur l'environnement : utilisation de matières premières, d'énergie, d'eau, génération de déchets et forte empreinte carbone. Place à l'innovation, les acteurs du secteur se mobilisent et organisent le 17 novembre prochain conférences et débats en ligne autour des emballages de demain.

L'ONG Ocean Conservancy ouvrait l'année 2020 sur un triste constat : les emballages alimentaires sont devenus les déchets les plus présents sur les plages et voies navigables du monde entier. Dans le top dix des éléments collectés en 2019 dans le cadre de son programme de « nettoyage côtier international », se trouvent emballages alimentaires, mégots de cigarettes, bouteilles de boisson en plastique, gobelets et assiettes en plastique, pailles et agitateurs, ou encore conteneurs en plastique à emporter.

En France, plus de cinq millions de tonnes d'emballages ménagers ont été mises sur le marché en 2019, dont plus d'un cinquième sont constitués de plastiques. Or selon l'Ademe, le taux de recyclage de ces derniers n'a été que de 26 % (56 % pour les flacons et bouteilles en plastique et 4 % pour le reste). Le Gouvernement a adopté en 2019 un pacte national sur les emballages plastiques avec un objectif de « 100 % d'emballages réutilisables, recyclables ou composables en 2025 ». Objectif qui semble difficilement atteignable, notamment avec la crise sanitaire liée au coronavirus. En effet, selon un sondage de l'IFOP réalisé pour le salon international de l'emballage All4Pack, si un tiers des Français interrogés privilégiaient régulièrement des produits avec moins d'emballage avant la pandémie, 40 % d'entre eux déclarent désormais acheter davantage de produits avec emballages, garants de la « sécurité alimentaire ». D'après ce même sondage, 61 % des Français demandent aux industriels plus « d'efforts dans la conception d'emballages durables ».

Des salons dédiés à l'innovation

Si le salon international de l'emballage All4Pack a été annulé pour l'année 2020 - reporté en 2022 -, d'autres événements ont été maintenus. Exclusivement en virtuel, le 17 novembre 2020 accueillera notamment une journée « emballages plastiques - quelles innovations en agroalimentaire ? », organisée par Plastipolis et Vitagora, ouverte à leurs adhérents, mais aussi une journée « innovation - emballages alimentaires », organisée par le Syndicat Mixte du Technopole Alimentec, ouverte à tous. Une journée sur l'emballage « pour les filières du végétal », organisée par Plastipolis et Végépolys Valley se tiendra également le 15 décembre. Bien que chacun ait ses propres spécificités, ces événements visent généralement à établir un état des lieux de la réglementation en vigueur et présenter les innovations en matière d'emballage ainsi que les enjeux sociétaux et techniques. Conférences, débats, témoignages et réflexions autour de l'adéquation entre l'offre et la demande.

Pourquoi penser les emballages de demain ?

Les emballages alimentaires servent en premier lieu à conserver, protéger et transporter les aliments. D'après l'association Zerowaste France, un ménage français jetterait « en moyenne dix emballages par jour, les déchets d'emballages représentant 50 % en volume dans la quantité totale des ordures ménagères ». Sans parler du gaspillage lié au suremballage non adapté à la taille du produit, du caractère jetable et de l'usage unique, les emballages ont énormément d'impact sur l'environnement tout au long de leur cycle de vie. La fabrication des emballages - quels que soient leurs matériaux de composition - consomme matières premières, eau, énergie et génère des émissions de carbone. Quant au sort des emballages après utilisation, ils sont soit recyclés et valorisés - consommant là encore énergie, eau et matières - soit incinérés, enfouis ou jetés, polluant les sols, l'air, les plages et fonds marins. Repenser les emballages de demain pour qu'ils soient durables est ainsi essentiel. Des emballages biodégradables, compostables (en industrie ou à domicile), produits à partir de végétaux, voire même consommables sont des pistes d'innovation. L'idéal restant pour autant la réduction à la source : « le meilleur déchet [étant] celui que l'on ne produit pas. »

Participez à la lutte contre le gaspillage alimentaire le 16 octobre

Gaspillage alimentaire

Hans, Pixabay

15/10/2020 – Pour la septième année consécutive, la France dédiera le 16 octobre prochain à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Exacerbé par la pandémie du COVID-19, le gaspillage alimentaire a de lourdes conséquences socio-environnementales. Une journée pour rappeler l’ampleur du problème tout en invitant à agir au quotidien à son propre niveau.

Plus de 20 kg de déchets alimentaires par personne sont gaspillés en France chaque année selon l’Ademe. Cela représenterait 150 € en moyenne par personne, soit plus d’une dizaine de milliards d’euros en France par an. Bien que la France se soit dotée d’un certain nombre de règlementations en la matière (notamment le pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire de 2013, la loi Garot de 2016, ou encore la loi EGalim de 2018), le gaspillage continue d’augmenter. Parallèlement, de nombreux Français se retrouvent en situation d’insécurité alimentaire. Intrinsèquement liés, la date du 16 octobre choisie par la France en 2013 pour sa journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire correspond ainsi à la journée mondiale de l’alimentation. La journée internationale de sensibilisation aux pertes et au gaspillage alimentaires a célébré quant à elle sa première édition le 29 septembre 2020.

Les causes et conséquences du gaspillage :

Chaque année, un tiers des aliments produits dans le monde serait perdu, jeté ou dégradé selon la FAO. Les causes sont multiples et apparaissent à chaque étape de la chaîne d'approvisionnement : mise de côté des fruits et légumes pour leur forme et taille lors de la production ou de l’achat par les consommateurs, transports défaillants (ne respectant pas par exemple la chaîne du froid), transformation non optimale des aliments, mauvais stockages ou encore achats excessifs et mauvaise lecture des dates de péremption en sont des exemples. La crise sanitaire a également contribué à une augmentation du gaspillage liée à une hausse des achats de nourriture par « peur de manquer ». Gaspiller des aliments revient indirectement à gaspiller les ressources pour les produire, les transformer ou encore les transporter. En France, le gaspillage alimentaire seul représenterait 3 % des émissions de gaz à effet de serre de l’activité nationale selon l’Ademe.

Les astuces à adopter au quotidien :

Chaque acteur est essentiel pour lutter contre le gaspillage alimentaire et aider à répondre tant aux objectifs internationaux de développement durable qu’aux objectifs nationaux de la France de réduire, d’ici 2030, de 50 % par rapport à son niveau de 2015 le gaspillage dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.

Le Gouvernement français, l’Ademe et d'autres organismes ont donné quelques conseils pratiques pour réduire le gaspillage de nourriture :

  • Eviter de suracheter : n’achetez que ce dont vous avez réellement besoin, planifiez vos repas et votre liste de course, dosez et adaptez les quantités, et limitez les achats compulsifs.
  • Les fruits et légumes « moches » ont les mêmes qualités que ceux avec une belle apparence.
  • Cuisiner les restes : prenez l’habitude d’utiliser vos restes, de tester de nouvelles recettes, et pour les déchets organiques non utilisables, tentez le compostage.
  • Bien lire les dates de péremption : faites la distinction entre les dates limites de conservation, dates de limite d’utilisation optimale ou encore date de durabilité minimale.
  • Un bon stockage pour vos aliments : privilégiez les récipients hermétiques, vérifiez que vos emballages soient bien fermés, ne laissez pas vos fruits et légumes s’abimer…

Pour aller plus loin :

Quelques idées de recettes anti-gaspi pour cuisiner les restes et faire des économies en suivant ce lien.

Quelques applications mobiles pour limiter le gaspillage : Too good to go, Frigo magic, Optimiam, The Food life.

Sans viande ni poisson : le « Lundi vert » revient pour une nouvelle édition

Légumineuses

Photo de v2osk (Unsplash)

1/10/2020 – Près de 350 millions de tonnes de viande et 150 millions de tonnes de produits de la mer sont consommées chaque année dans le monde. La surconsommation de viande et de poisson – et ses corollaires élevage intensif et surpêche – a de lourdes conséquences sur l’environnement et la santé. Sources de protéine privilégiées, les apports protéiques journaliers recommandés peuvent pour autant être trouvés dans les végétaux et notamment les légumineuses. L’initiative Lundi vert a lancé lundi 28 septembre sa 2e campagne de mobilisation nationale : au programme des lundis sans viande ni poisson.

Initiée en 2019, la campagne de mobilisation Lundi vert propose aux Français et Françaises volontaires de s’engager à ne consommer ni viande ni poisson, une fois par semaine. Avec pour objectif de sensibiliser sur l’empreinte écologique de l’alimentation et végétaliser les assiettes, l’opération s’accompagne également d’une recherche scientifique nationale sur les changements alimentaires. Sur près de 12 000 participants à l'édition de 2019, plus de 61 % avaient notamment affirmé s’être mis à préparer des plats qu’ils n’avaient jamais réalisés auparavant, et près de 90 % souhaitaient maintenir cette nouvelle habitude.

Pourquoi arrêter la viande et le poisson une journée ?

L’argumentaire en faveur d’une réduction de la consommation de chair animale ne manque pas : de nombreuses études mettent en lumière les impacts tant environnementaux que sanitaires d’une alimentation fondée sur les produits animaux. Fortes émissions de gaz à effet de serre, grande utilisation des terres et des ressources en eau, contribution à la déforestation, l’eutrophisation et l’acidification des milieux, la surconsommation de viande favorise également les cancers, diabètes et autres maladies selon l’OMS. La surpêche contribue à la diminution voire l’extinction des « stocks » halieutiques – directement ou par les prises accidentelles –, pollue et détruit les milieux marins. L’aquaculture contribue à la dégradation de la qualité de l’eau et les êtres humains ingèrent microplastiques et métaux lourds ingurgités par les animaux marins. À ces données s’ajoutent également les questionnements éthiques liés aux conditions d’élevage – et d’abattage – intensif.

L’alternative aux produits animaux : les légumineuses

Déjà présente dans une quarantaine de pays (notamment à travers le mouvement global « Meatless Monday »), l’initiative française du Lundi vert se concentre pour l’année 2020 sur les légumineuses. Considérées comme « l’un des aliments naturels les plus nourrissants depuis la nuit des temps » selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, les légumineuses – lentilles, soja, haricots, pois chiches et autres fèves – sont pauvres en lipides, faiblement caloriques, riches en fer, fibres, glucides complexes et en protéines. Elles présentent d’importantes qualités tant nutritionnelles qu’environnementales. Puisant l’azote dans l’air et les sols pour leur croissance et améliorant la santé des sols, les légumineuses ont également une empreinte carbone plus faible que les produits d’origine animale. Selon OurWorldinData, produire 100 grammes de protéines à partir de pois émettrait près de 90 fois moins d’équivalents de dioxyde de carbone que cette même quantité de protéine à partir de bœuf.

Accompagnée de conseils et astuces, l’initiative préconise un changement progressif, volontaire et durable des habitudes alimentaires des Français et Françaises pour s’orienter vers une alimentation plus saine et moins polluante pour la planète.

Si vous souhaitez vous inscrire à l’action, vous pouvez suivre ce lien.

Pour trouver infos pratiques et idées de recettes à partir de légumineuses, vous pouvez suivre ce lien.

À côté des « Nutri-scores », bientôt des « CO2-scores » sur les produits alimentaires ?

Supermarché produits alimentaires

Kevin Phillips, Pixabay

17/09/20 - Comprendre l’impact environnemental de ses pratiques alimentaires n’est pas aisé. Face au manque d’informations claires pour orienter les choix des consommateurs vers une alimentation plus durable, le Gouvernement vient de lancer une phase d’expérimentation sur l’affichage environnemental dans le secteur alimentaire.

L’alimentation représenterait 24 % de l’empreinte carbone des ménages en France selon une étude de 2019 publiée par l’IDDRI. Un étiquetage environnemental sur les emballages des produits permettrait « aux consommateurs d’intégrer la dimension environnementale dans leurs choix alimentaires » d’après un document de travail de l’ADEME et l’INRAE. Ils pourraient notamment opérer des substitutions de produits en privilégiant ceux à plus faible impact environnemental. Cette évolution de la demande irait de pair avec une « évolution de l’offre des produits alimentaires et des modes de production, engageant les acteurs agricoles et agroalimentaires dans des démarches de progrès ».

A côté des « Nutri-scores », l’étiquetage nutritionnel déjà en place, des « CO2-scores » pourraient ainsi également apparaître sur les produits alimentaires, retraçant leur impact sur le climat, de leur fabrication à leur acheminement vers leurs points de vente.

Prévue en application de l’article 15 de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et pilotée par l’ADEME et le ministère de la Transition écologique et solidaire, une expérimentation sur l’affichage environnemental vient d’être lancée. Ouverte depuis le 31 août à tout acteur public ou privé, elle devrait apporter des éléments de réponse sur les modalités les plus efficaces à mettre en œuvre pour « fournir au consommateur une information environnementale lisible, fiable et objective ». Le test éclairera sur les indicateurs, formats d’affichage, seuils et types d’informations à généraliser. Les différentes modalités d’affichage seront par la suite évaluées dans un rapport qui sera remis au Parlement.

Plus d'informations sur l'expérimentation en suivant ce lien.

Madeleine Goujon

Groupement d’achat en coopérative

Déballage Bio partage

20/03/2020 – Les alternatives à la grande distribution font florès. Aux côtés des Amap et autres supermarchés coopératifs, les groupements d'achat ont aussi leur place parmi les nouvelles formes de consommation. La société coopérative Bio partage, basée à Joyeuse (Ardèche) sert ainsi d'intermédiaire entre grossistes en produits bio et groupements de particuliers. Elle permet de s'approvisionner en produits alimentaires et d'hygiène pour tout ce que vous ne trouvez pas localement.

Il suffit de s'inscrire sur le site et de créer un groupement s'il n'en existe pas déjà un près de chez vous.Livraison gratuite à partir de 900 €.

www.biopartage.com


Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

Sans gluten mais avec confiance

© AFDIAG© AFDIAG
31/05/2016 - Tous ceux qui souffrent de la maladie cœliaque connaissent ce logo, un épi de blé barré dans un cercle signifiant que le produit sur lequel il est apposé ne contient pas de gluten.

Les droits de ce logo, propriété de l'Association cœliaque du Royaume-Uni, ont été cédés en 1995 aux autres associations cœliaques européennes avec, pour mission, de le protéger dans leurs pays respectifs.
En France, l'Afdiag (Association française des intolérants au gluten) a déposé ce logo, en tant que marque et dessin, auprès de l'Institut National de la propriété industrielle en 1996. Depuis le renouvellement auprès de l'Inpi en 2006, ce logo est sa propriété sur le territoire français.
Pourtant, certains produits l'utilisaient sans en avertir l'Afdiag qui a alors décidé d'élaborer un contrat d'utilisation du logo - remplacé en 2015 par un contrat européen - sous lequel les sociétés signataires s'engagent à plusieurs choses :
- respect d'une teneur maximale de 20 mg/kg de gluten résiduel dans chaque produit* ;
- analyse par des laboratoires indépendants du gluten résiduel dans le produit fini
- audit à la norme AOECS (Association of European coeliac societies) sur les lieux de fabrication des produits sans gluten et soumission des résultats à l'Afdiag au moins une fois par an.

Au-delà du respect du droit d'utilisation du logo, cette contrainte donne surtout une meilleure garantie aux intolérants au gluten de trouver des produits réellement adaptés à leur régime.
Pour connaître les produits "vertueux", cliquez ici pour accéder au répertoire de l'Afdiag listant les produits commercialisés par les fabricants signataires du contrat d'utilisation. Cete liste ne fait pas la distinction entre les produits bio et conventionnels : aussi, pour ceux qui souhaiteraient connaître les produits bio sans gluten, l'excellent magazine Niépi est une source on ne peut plus fiable.

*La réglementation européenne autorise certains produits logotés à contenir de l'amidon de blé, à condition que le seuil de gluten résiduel sur le produit fini soit inférieur à 20 mg/kg.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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