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Actualités Alimentation et Bien-être

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Des projets citoyens pour une alimentation durable en Occitanie

Projet citoyen Occitanie alimentation durable

La région citoyenne - Occitanie

29/01/2020 - Favorisant les initiatives citoyennes, la région Occitanie a lancé en 2020 un budget participatif pour l’alimentation durable. Festivals, ateliers pédagogiques, création de pépinières ou fermes urbaines, les quelque soixante-dix projets conformes au règlement devront être départagés par le vote du public, entre le 15 janvier et le 15 février 2021, pour tenter d’obtenir une aide allant jusqu’à 15 000 €.

Encourager « les citoyens à être acteurs de leur alimentation, en leur redonnant le pouvoir de choisir leur alimentation selon leurs goûts et leurs moyens et en leur donnant les clés permettant de réaliser des choix de consommation alimentaires éclairés », tel est l’objectif du « budget participatif citoyen pour une alimentation durable » de la région Occitanie. Après avoir consulté ses habitants en 2018 pour connaître leurs habitudes de consommation et les actions « prioritaires à mettre en oeuvre pour une meilleure alimentation », la région Occitanie a lancé en 2020 un appel à projets « vos solutions pour une alimentation durable », visant à financer des projets citoyens innovants et concrets. Sur près de 200 propositions déposées, plus de 70 ont été retenues pour faire l’objet d’un vote. Toute personne de 15 ans ou plus, habitant ou rattachée à la région peut, du 15 janvier au 15 février 2021, voter pour ses projets préférés. Seront alors récompensés le projet obtenant le plus de vote dans chaque département ansi que les autres projets « dans l’ordre décroissant du nombre de votes à l’échelle régionale, dans la limite des crédits disponibles ». Les propositions gagnantes pourront ainsi toucher une subvention de fonctionnement et / ou d’investissement de 1 000 à 15 000 € - représentant une enveloppe totale de 360 000 €.

Des actions et solutions concrètes pour une meilleure alimentation

L’allocation d’une partie du budget de la région à des projets choisis par les citoyens vise notamment à soutenir les initiatives nées lors de la crise sanitaire, « souvent basées sur la solidarité et le collectif », d’après la région. Des actions et solutions concrètes pensées « selon l’intérêt collectif » et « répondant à des besoins identifiés ». Forêts comestibles, festivals et journées de sensibilisation, ateliers pédagogiques, repas partagés, transformation d’un projet de parking en potager éducatif, cantine solidaire à partir de la collecte d’invendus bio, ou encore création de pépinières, fermes urbaines citoyennes, poulaillers associatifs ou groupement d’achats de produits locaux ont été proposés par les citoyens. Chaque solution envisagée entend diffuser des savoirs-faire, éduquer à l’agriculture et à l’alimentation durable, faciliter l’accès aux produits locaux et de qualité, ou favoriser la transition agro-écologique et reconnecter le monde agricole et les consommateurs. Elles doivent également mettre en relation « au moins deux maillons de la chaîne alimentaire (production / transformation / distribution / consommation) ».

Une initiative pour « encourager l’émergence d’une citoyenneté alimentaire » ! Si vous résidez en Occitanie et que les idées sélectionnées vous parlent, n’hésitez pas à voter pour vos projets préférés. Les résultats devraient être annoncés le 22 février prochain.

Madeleine Goujon

Une nouvelle année sans paille, sans touillette et sans couverts jetables en plastique !

 Pailles - Brian Yurasits, Unsplash

Brian Yurasits, Unsplash

20/01/21 - Depuis le 1er janvier 2021, de nouveaux produits plastiques à usage unique ont été interdits en France. Pailles, touillettes, piques à steak ou encore couverts jetables devraient disparaitre de la circulation cette année, avec l’objectif « zéro plastique jetable » en France d’ici 2040.

Près de neuf millions de pailles sont utilisées - et donc jetées - chaque jour en France, et ce, seulement dans l’industrie de la restauration rapide selon l’association Bas les Pailles. Or la durée d’utilisation moyenne de ces pailles n’est que d’une vingtaine de minutes, « plus long que la durée de vie de quatre secondes de l’agitateur en plastique pour mélanger votre thé ou café, mais […] qu’une infime fraction des plusieurs centaines d’années qu’elles pourraient passer dans une décharge », rappelle l’ONG Ocean Conservancy. Souvent ni recyclés, ni valorisés, ces déchets finissent dans la nature, polluant plages et océans et pouvant être ingérés par les animaux. D’ailleurs, selon la directive européenne du 5 juin 2019 sur l’incidence des produits plastiques sur l’environnement, « entre 80 et 85 % des déchets sauvages dans le milieu marin, […] sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % » du total.

Conformément à cette directive, de nouveaux produits plastiques à usage unique sont dorénavant interdits en France. Depuis le 1er janvier 2021, sauf exceptions, pailles, couverts jetables, bâtonnets mélangeurs pour boissons (touillettes), piques à steak, tiges pour ballons de baudruche, mais aussi couvercles des gobelets à emporter, récipients en polystyrène expansé, confettis en plastique et objets en plastique oxodégradable sont interdits. Les distributeurs de ces produits devront écouler leurs stocks sous six mois. En outre, les établissements publics et entreprises ne pourront plus distribuer gratuitement des bouteilles en plastique, et « les sponsors ne pourront plus imposer l’utilisation de bouteilles en plastique » lors d’évènements culturels, festifs ou sportifs, d’après le Ministère de la Transition écologique.

Faisant suite à une première interdiction en 2020 des assiettes et gobelets jetables en plastique (sauf exceptions) et des bâtonnets de coton-tige en plastique, cette seconde phase d’interdiction s’inscrit dans l’objectif du Gouvernement d’atteindre « zéro plastique jetable d’ici 2040 ». De plus, à côté de ces ustensiles mono-usage, la « distribution de cadeaux non sollicités à visées commerciales dans les boîtes aux lettres » et le « dépôt d’imprimés publicitaires sur les véhicules » sont désormais également interdits.

Madeleine Goujon

Légumes frais, bio et locaux : aidez les Jardins de Cocagne à dépasser les 100 000 Paniers Solidaires

Légumes (Iñigo De la Maza)

Iñigo De la Maza, Unsplash

24/12/20 - Les Jardins de Cocagne, des exploitations maraîchères solidaires, ont permis à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire d'accéder à des légumes frais, bios et locaux, dès le premier confinement. Une mobilisation considérable qui ne compte pas s'arrêter là, avec l'objectif pour 2021 de dépasser les « 100 000 Paniers Solidaires Cocagne ».

« Vous avez besoin de légumes, ils ont besoin de travail, ensemble, cultivons la solidarité », soutient le Réseau Cocagne.

Organisés en un réseau national depuis 1999, les quelques 110 Jardins de Cocagne en France œuvrent pour rendre une alimentation biologique, responsable, saine et de qualité accessible à tous. « Véritables exploitations maraîchères biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle », les Jardins de Cocagne accueillent des personnes rencontrant des difficultés de tout ordre pour leur permettre de reconstruire leur projet tant professionnel que personnel : le maraîchage devient ainsi selon eux un « outil de réinsertion socioprofessionnelle ». Les légumes vendus par ces Jardins répondent au cahier des charges de l'Agriculture Biologique, sont frais, de saison, cueillis à maturité pour garder goût et qualités nutritionnelles, et locaux, privilégiant les circuits courts. Le Réseau Cocagne invite les adhérents-consommateurs à donner « du sens à l'acte de consommation ».

« C'est important de pouvoir exister, sortir de l'isolement, rencontrer, partager », témoigne Claire Le Loge, une bénéficiaire des Paniers Solidaires Cocagne, dans une vidéo partagée par le Réseau. Ce dernier entend en effet favoriser le lien social et recréer le lien de proximité. Des activités d'animation, de jardin et cuisine pédagogique ou d'éducation à l'environnement sont ainsi mises en place en plus de la vente des paniers de légumes.

Projet humain, solidaire et environnemental, le Réseau a également lancé en 2020 un dispositif exceptionnel dit « COVID19 », notamment soutenu par la Fondation de France, permettant à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire (dont des étudiants, familles et personnes isolées) d'accéder à des légumes biologiques et frais. À côté de l'approvisionnement des circuits d'aide alimentaires (tels que les associations, CCAS ou banques alimentaires), les Jardins de Cocagne ont lancé un programme « 100 000 Paniers Solidaires » visant à proposer des légumes à prix réduit aux personnes à faibles revenus. Ambitionnant de démultiplier leurs efforts pour 2021, ils nécessitent cependant de l'aide : « Les Jardins sont prêts, mais il nous manque des financements. » Si vous souhaitez et êtes en mesure de participer à ce programme, vous pouvez contribuer directement sur le site via des dons défiscalisables à hauteur de 66 %. En partenariat avec Edenred France, vous pouvez offrir vos titres Ticket Restaurant® ; là encore, les dons peuvent être défiscalisés. Vous pouvez également rejoindre le Réseau Cocagne en trouvant un jardin proche de chez vous.

Madeleine Goujon

Nous voulons des coquelicots et des paysans : nouvel appel pour en finir avec l’agriculture industrielle

Nous voulons des paysans logo

Association Nous voulons des coquelicots

15/12/20 - Après deux ans de mobilisation pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France et le soutien de plus d’un million de personnes, l’association Nous voulons des coquelicots a présenté en septembre dernier son nouvel appel : « Nous voulons des paysans. » Un mouvement qui aspire au changement sur les sujets essentiels que sont « le vivant, la santé, l’alimentation et les territoires ».

« Nous avons gagné la partie. »

Créée dans l’urgence par « un groupe de bénévoles sans argent », l’association Nous voulons des coquelicots a mené deux ans de mobilisation citoyenne pour obtenir l’interdiction des pesticides de synthèse en France, ces « poisons qui détruisent tout ce qui est vivant ». L’appel des Coquelicots, lancé en septembre 2018, a récolté 1 135 134 signatures. Loin des 5 millions escomptés, la campagne réalisée n’en est pas moins une réussite : plus que des signatures, ce sont des dizaines de milliers de Français et Françaises qui se sont rassemblées les premiers vendredis de chaque mois sur les places et devant les mairies de leurs villes ou villages « au nom de la beauté du monde et de la santé des écosystèmes et des humains. » Ce sont également des communes qui s’engagent par l’adoption de plus en plus fréquente d’arrêtés municipaux anti-pesticides. Un bilan positif pour Fabrice Nicolino, président de l’association, qui s’exprimait dans le média agriculture et environnement : « Certes, le système des pesticides est encore là. Certes encore, nous voulions, nous espérions l’ébranler davantage. Nous rêvions à haute voix de renverser la table et de passer ensemble à tout autre chose. Mais nous avons néanmoins gagné la partie, en imposant notre agenda, en obligeant toute la société française, même fugacement, à regarder en face la tragédie en cours. »

Les paysans : la continuité logique des Coquelicots

Bien que les rassemblements nationaux se soient arrêtés le 4 septembre et que la collecte de signatures se soit clôturée par leur remise en main propre à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili le 15 septembre, l’association ne compte pas en rester là. D’abord car la mobilisation et les réseaux locaux continuent, mais aussi car « un noyau restera en soutien » aux « gros chantiers » demeurant, tels que les pesticides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) ou encore les métabolites. L’association vient également de lancer son nouvel appel « Nous voulons des paysans », un plan pour sortir de l’agriculture industrielle et « permettre de produire des aliments de qualité pour tous, sans pesticides, et de vendre dans des circuits rémunérateurs et stables. » La continuité logique du mouvement des Coquelicots : contre « l’industrie des pesticides » mais pour « une paysannerie nombreuse », fière « de nourrir la société [en] harmonie avec la nature », et fondamentale pour permettre « de faire face ensemble au grand défi climatique et à l’effacement de la biodiversité. » Avec un plan sur dix ans budgétisé, le nouvel appel à la mobilisation citoyenne entend mener « le combat du siècle pour la défense de tous les êtres vivants. »

Madeleine Goujon

Charte d’engagements de la grande distribution : les produits frais et locaux aux premières loges

Légumes supermarché  nrd on Unsplash

nrd, Unsplash

3/12/20 - Depuis début novembre, dix enseignes de grande distribution en France se sont engagées à « la mise en avant des produits frais agricoles, aquatiques et des produits locaux ». Signature de charte, instauration d’un logo et d’une bannière commune, les hypermarchés et supermarchés œuvrent pour mieux éclairer et informer les consommateurs et valoriser les produits français frais et locaux.

« Fabriqué », « préparé », « élaboré » ou « transformé » en France, les appellations sur l’origine des produits alimentaires portent parfois à confusion : ces mentions n’indiquent pas que les matières premières soient françaises. Or ce critère d’origine est de plus pris en compte par les Français. Selon une étude de l’Ipsos, la crise sanitaire a induit de nouveaux comportements : « Les Français se tournent davantage vers les produits d’origine France, vers les produits frais ou encore des produits issus des circuits courts [et] l’origine est même le premier critère de choix pour les fruits et légumes. » Ils seraient d’ailleurs « 63 % à consommer le plus possible de produits locaux pour soutenir l’économie. »

Pour remédier à ce problème de transparence et de clarté, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, et le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset, ont présenté le 9 novembre dernier une charte « d’engagements de mise en avant des produits frais agricoles, aquatiques et des produits locaux en grande distribution ». Signé par les enseignes Leclerc, Carrefour, Intermarché Netto, Système U, Auchan Retail France, Casino, Monoprix & Franprix, Lidl, Cora Supermarchés Match, et Aldi France, le document de cinq pages propose un cadre général pour valoriser les produits locaux et frais, et notamment l’utilisation d’un logo et d’une bannière commune « Engagement, provenance et fraîcheur : plus près de vous et de vos goûts » sur les produits en question.

Les hypermarchés et supermarchés s’engagent ainsi à rendre plus visible ce type de produits via des animations, de la communication, publicité et signalétique tant physiques sur leurs étals, que virtuelles sur leurs sites Internet. Les informations mises en avant, notamment sur la composition et la traçabilité des aliments (de leur production à leur transformation), devraient permettre un choix éclairé des consommateurs. Une consommation responsable de produits meilleurs « pour notre santé, pour l’environnement, et, le plus souvent, pour notre portefeuille » selon Julien Denormandie, mais aussi pour « que notre agriculture reste française, […et pour] accompagner une juste rémunération de toutes celles et tous ceux qui travaillent ardemment pour faire tenir cette chaîne alimentaire. »

Une semaine de lancement de l’initiative est prévue entre le 27 février et le 7 mars 2021, et les premières actions doivent être mises en œuvre avant avril 2021. Un comité de suivi pour coordonner les actions va également être établi. Le texte, entré en vigueur à sa date de signature pour un an, pourra être prolongé selon son bilan ainsi qu’élargi à d’autres secteurs et circuits de distribution.

Stop-pub pour les ados

18/11/2020 – Pour parler d’obésité, Santé Publique France, l’Agence nationale de santé publique, n’hésite pas à utiliser le terme d’"épidémie". Au cours des quatre dernières décennies, le nombre de personnes obèses âgées de 5 à 19 ans a été multiplié par dix. Or l’impact du marketing sur les choix alimentaires des enfants et des adolescents est un fait établi. Dans son rapport “Exposition des enfants et des adolescents à la publicité pour des produits gras, sucrés, salés”, elle nous indique qu’un tiers des investissements publicitaires alimentaires est porté par trois secteurs – la restauration rapide, les chocolats et les boissons sucrées – et confirme que « le principe de l’autorégulation en matière de publicité alimentaire à destination des enfants s’est révélé peu efficace ». L’agence préconise de limiter les communications commerciales des produits de plus faible intérêt nutritionnel (classes nutri-score D et E) à la télévision et sur internet. L’ONG Foodwatch, de son côté, appelle à l’interdiction de la publicité et du marketing qui ciblent les enfants, pour des produits trop sucrés, trop gras et trop salés.

Plus d’informations sur le site de Santé Publique France.

Josselin Rivoire, de la rédaction des 4 saisons

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