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Actualités Jardin bio

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Concours de « l’Arbre de l’Année 2020 » : un peuplier noir récompensé par le public

Concours Arbre de l'Année Flyer

Arbre de l'Année - Terre Sauvage / ONF

18/02/21 - Les résultats du concours de « l'Arbre de l'Année 2020 » organisé par le magazine Terre Sauvage et l'Office national des forêts sont tombés : un hêtre commun et un ginkgo ont été sélectionnés par le jury, alors qu'un peuplier noir a conquis les votes du public. Ce dernier concourt également pour l'obtention du titre de « l'Arbre de l'Année 2021 Européen », dont la phase de vote se terminera le 28 février prochain.

Un platane rescapé des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, un chêne quadri-centenaire, un ficus macrophylla aux racines aériennes, un tilleul survivant des aléas climatiques, ou encore l'histoire d'amour d'un chêne et d'un douglas aux racines entremêlées, l'édition 2020 du concours de « l'Arbre de l'Année » a mis à l'honneur d'impressionnants spécimens du patrimoine français, aux qualités tant esthétiques que symboliques. Organisé depuis 2011 par le magazine Terre Sauvage et l'Office national des forêts, le concours a reçu cette année près de 300 candidatures. Sur les quatorze arbres sélectionnés par le jury en septembre 2020, trois ont finalement été récompensés en janvier 2021 pour leur beauté et leurs caractéristiques naturalistes, mais aussi pour leur importance culturelle, affective, sociale ou encore historique pour la ou les personnes qui ont proposé leur candidature.

Les arbres français récompensés pour l'année 2020

Soumis aux votes du public entre novembre 2020 et janvier 2021, c'est l'arbre « La Pouplie », un peuplier noir de Boult-sur-Suippe dans la Marne qui a récolté le plus de voix, remportant ainsi le prix du Public. Avec une circonférence de plus de 11 mètres et une hauteur de près de 40 mètres, « La Pouplie », riche d'histoires et de légendes, est « l'un des peupliers noirs les plus remarquables d'Europe et [...] sans doute l'un des plus gros et grands arbres qu'il soit possible de voir en France métropolitaine » d'après le site du concours.

Emmanuel Boitier / Terre Sauvage

« Majestueux, au tronc court et épais, dont émergent des racines puissantes qui agrippent le sol et quelques rochers », le hêtre commun « Lou Deime » - la dîme - situé dans le Cantal, s'est vu quant à lui décerner le prix du Jury. Un arbre qui aurait abrité les « réunions fiscales » des paysans qui s'acquittaient « de leurs redevances auprès du seigneur du château » voisin, datant du XVe siècle.


Emmanuel Boitier / Terre Sauvage

Le jury a également récompensé d'un prix Coup de Cœur le ginkgo biloba du jardin botanique de Tours. « Symbole de résilience » planté en 1843, il présente « une particularité unique en France : c'est un sujet mâle sur lequel une branche femelle a été greffée en 1910 ».

Emmanuel Boitier / Terre Sauvage

L'édition européenne pour l'année 2021

Lancé en 2002 en République Tchèque puis devenu européen en 2011, le concours de l'Arbre de l'année « met en évidence l'importance des arbres dans le patrimoine naturel et culturel de l'Europe et l'importance des services écosystémiques fournis par les arbres ». Le titre ne s'attache pas tant à la beauté des arbres, mais récompense surtout les arbres « ayant les histoires les plus extraordinaires ». L'étape européenne constitue la finale entre les vainqueurs des concours nationaux : ayant obtenu le plus de votes du public, « La Pouplie » représente ainsi la France pour l'année 2021. Les votes sont encore ouverts jusqu'au 28 février sur le site « Tree of the Year ». Les résultats devraient être annoncés le 17 mars.

Le lancement en mars du concours français pour l'année 2021

Avec l'objectif « de promouvoir des arbres remarquable témoin de la relation de l'homme à la nature », le concours de « l'Arbre de l'Année » revient en 2021. Seul·e ou en groupe - en famille, à l'école, via votre commune, votre association ou via votre entreprise -, vous pourrez présenter la candidature de votre arbre préféré dès le 1er mars.

Madeleine Goujon

Comptez les oiseaux de votre jardin les 30 et 31 janvier avec la LPO pour faire avancer la science !

Mésange, SnottyBoggins de Pixabay

Mésange, SnottyBoggins, Pixabay

26/01/21 — Dans le cadre de leur programme de sciences participatives, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle vous proposent d’observer et compter les oiseaux dans votre jardin le weekend du 30 et 31 janvier. Les données collectées permettront aux scientifiques d’approfondir leurs connaissances sur les oiseaux hivernants.

« Les premiers fournisseurs de données scientifiques sont… les bénévoles et amateurs » selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Comme chaque année depuis maintenant neuf ans, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent les citoyens à prendre part à leur programme d’observation des oiseaux communs. Pour l’année 2021, le « comptage national des oiseaux des jardins » se tiendra le weekend des 30 et 31 janvier pour la version hivernale dédiée aux oiseaux hivernants, et fin mai pour les oiseaux nicheurs. Les données peuvent néanmoins être collectées à tout moment de l’année, en dehors – ou en plus – de ces deux weekends spécifiques.

Que vous soyez en ville ou à la campagne, dans votre jardin, sur votre balcon ou encore dans un parc public, pour participer au comptage, il vous suffit d’avoir un lieu d’observation, d’un « peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans [votre] jardin et de savoir compter », s’amuse à dire l’association sur son site. Les observations des participants « permettront d’identifier les espèces venues passer l’hiver en France » pour apprendre davantage sur ces oiseaux et « aider les scientifiques à comprendre quand et pourquoi [ils] visitent les jardins ». Préciser le rôle des aménagements urbains, des plaines agricoles mais aussi de la température dans la migration et la vie des oiseaux.

Le protocole est relativement simple : consacrer une heure en fin de matinée ou début d’après-midi samedi 30 ou dimanche 31 janvier au comptage du nombre d’oiseaux qui se posent sur la zone choisie, puis transmettre les données à l’Observatoire des oiseaux des jardins. Pour éviter les doubles comptages d’un oiseau qui aurait fait des aller-retours, il est demandé de ne « noter que le nombre maximal d’oiseaux observés en même temps ». Ainsi, par exemple, « pour une observation successive de 2 mésanges charbonnières, puis 4, puis 1, ne notez que 4 mésanges charbonnières et non 7 (2+4+1) », précise la Ligue. En plus de contribuer à l’avancement de la science, cette opération nationale constitue « un moyen simple et concret de rendre les citoyens acteurs de la connaissance et de la protection de notre avifaune ». Fiche de comptage, guide de participation, fiches techniques et quiz sont proposés sur le site de l’Observatoire, permettant aux amateurs et novices d’apprendre à reconnaître les oiseaux et différencier les espèces qui se ressemblent.

Madeleine Goujon

Une aide pour renouveler et diversifier la forêt française dans la lutte contre les changements climatiques

Photo forêt Romain Le Teuff

Romain Le Teuff, Unsplash

16/12/20 - Puits de carbone essentiel pour l’atténuation des changements climatiques, les forêts sont également victimes du réchauffement planétaire. Sécheresses, incendies et parasites menacent l’écosystème forestier. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a ainsi annoncé le lancement du « renouvellement forestier » dans le cadre du Plan France Relance, assorti d’une enveloppe de 150 millions d’euros.

Dans un communiqué du 3 décembre 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a dévoilé les modalités du volet « Renouvellement forestier » du Plan France Relance – une des réponses du Gouvernement face à la crise sanitaire de la Covid-19. L’aide de 150 millions d’euros vise « en particulier à adapter la forêt française au changement climatique pour qu'elle puisse continuer à fournir du bois à la société, pérenniser les services qu'elle rend et amplifier sa contribution à l'atténuation du changement climatique, tout en s'inscrivant dans le cadre d'une gestion durable et multifonctionnelle de la forêt. »

Les services offerts par les forêts

Avec près de 140 essences différentes, le massif forestier en France métropolitaine représente selon l’ONF 16,9 millions d’hectares, soit 31% du territoire. Les trois-quarts de ce massif appartiennent à des propriétaires privés, alors que le reste est partagé entre l’État (forêt domaniale) et d’autres entités publiques. La forêt sert d’habitat à une multitude d’espèces végétales et animales, en interdépendance les unes avec les autres. Au-delà de la fourniture de bois et de l’aspect récréatif, l’écosystème forestier offre de nombreux autres services à l’homme tels que la filtration et la purification de l’eau, la limitation des crues, inondations, avalanches ou glissements de terrains, mais aussi la filtration de l’air, la captation et le stockage de CO2. En tant que deuxième puits de carbone de la planète derrière les océans, l’écosystème forestier joue un rôle essentiel dans l’atténuation des changements climatiques. Du moins lorsqu’il est en bonne santé. La sécheresse, les incendies, la prolifération et les attaques de certains insectes – tels que les scolytes sur les épicéas – conduisent à l’affaiblissement voire la mort des peuplements, incapables alors de délivrer correctement leurs services.

Renouveler et diversifier la forêt ... ou les plantations ?

L’aide de l’État permettrait ainsi aux propriétaires forestiers d’investir « pour adapter leurs forêts ou pour améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique ». Portant sur « 45 000 hectares de forêts à améliorer, adapter, régénérer ou reconstituer avant fin 2024 », le soutien financier devrait contribuer au renouvellement et à la diversification des forêts. Si aucun seuil minimum de surface n’est nécessaire pour être éligible à l’aide, le projet d’investissement devra néanmoins présenter un « taux minimum de diversification de 20 % à partir de 10 hectares ».

Le mélange d’essence est fondamental tant pour la présence d’une riche biodiversité dans la forêt que pour sa résilience et sa capacité à résister aux perturbations. En effet, comme le font remarquer des spécialistes tels que le botaniste Francis Hallé dans une conférence en ligne de l’association Canopée, une plantation n’est pas une forêt naturelle : les plantations, souvent en monoculture, pauvres en biodiversité et recevant généralement un traitement agricole aux pesticides, fongicides et herbicides, sont plus sensibles aux parasites, ont une durée de vie « fixée par des acteurs économiques en fonction des besoins du marché », et ne peuvent donc pas remplir le même rôle de puits de carbone que les forêts naturelles. Sans être pour ou contre les plantations, il en reste qu’elles n’ont simplement pas les mêmes fonctions et caractéristiques que des forêts naturelles. D'ailleurs, selon Francis Hallé, une forêt naturelle se régénérerait et pousserait seule, sans l'aide de l'être humain.

Bien que des propriétaires forestiers puissent présenter une demande d’aide individuelle, le Ministère a lancé un appel à manifestation d’intérêt à destination des « opérateurs économiques de l’amont forestier de la filière forêt-bois » pour qu’ils présentent des projets structurés, regroupant plusieurs propriétaires forestiers pour une plus grande « efficience, opérationnalité et convergence ». Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 7 janvier 2021.

Madeleine Goujon

BirdLab : participez de chez vous à l’expérience scientifique d’observation hivernale des oiseaux

Oiseaux qui mangent (BirdLab)

Grayson Smith, Unsplash

3/12/20 - La septième édition du jeu collaboratif BirdLab du Muséum national d’Histoire naturelle en partenariat avec la LPO et AgroParisTech vient d’être lancée. Programme de sciences participatives, vous pourrez jusqu’au 31 mars 2021 contribuer à faire avancer la recherche sur le nourrissage des oiseaux en hiver.

À la question de savoir à quelle heure mangent les oiseaux, les chercheurs d’AgroParisTech et du Muséum national d’Histoire naturelle commencent à pouvoir formuler des réponses : « D’apparence anarchiques, les visites [des oiseaux] aux mangeoires sont finalement assez bien réglées : à chaque espèce ses heures de repas. » Pour atteindre ces résultats, les chercheurs se fondent notamment sur des données collectées volontairement par les citoyens via le jeu collaboratif BirdLab.

Issu du programme de sciences participatives Vigie-Nature et lancé en 2014, BirdLab est un jeu d’observation des oiseaux qui se déroule chaque année entre mi-novembre et fin mars, et qui vise à mieux comprendre les comportements et les stratégies de nourrissage des oiseaux en hiver.

Sur une terrasse ou un balcon, dans un jardin ou dans un lieu public dédié, en ville ou à la campagne, chaque ornithologue en herbe ou expérimenté pourra contribuer à faire avancer la recherche par ses observations. Ouvert à tous, sans nécessité d’avoir des connaissances préalables sur les oiseaux, les participants devront cependant respecter un protocole pour que les données qu’ils génèrent puissent être exploitables par les scientifiques. Les joueurs devront ainsi acheter ou fabriquer eux-mêmes - grâce aux tutoriels mis à disposition - deux mangeoires identiques qu’ils rempliront de graines de tournesol ou de boules de graisses. Avant de commencer l’observation, les joueurs doivent télécharger (gratuitement) l’application mobile BirdLab et s’entraîner à reconnaitre les « 27 espèces d’oiseaux les plus communes » grâce à un quiz et des fiches descriptives.

Le jeu en lui-même consiste à reproduire l’activité et les déplacements des différents oiseaux identifiés qui viendront se nourrir sur les mangeoires. Sur des plages d’observation de cinq minutes, le joueur retracera virtuellement en temps réel les va-et-vient de chaque espèce qu’il observe réellement en face de lui. À la fin de la partie - à l’issue des cinq minutes - les données récoltées seront transmises aux scientifiques et contribueront aux études en cours tenant à établir les liens entre le contexte paysager ou météorologique et la diversité des espèces, ou encore les interactions, la compétitivité ou la coopération entre les espèces. Les participants peuvent jouer autant de parties qu’ils le souhaitent jusqu’au 31 mars : « Plus il y aura de parties réalisées, plus les scientifiques pourront comprendre la répartition des oiseaux communs dans les jardins en hiver et leur organisation pour se partager la nourriture. »

Pour les personnes ne pouvant ou ne voulant pas mettre de mangeoires chez elles, des mangeoires publiques sont à leur disposition pour tout de même participer à l’expérience.

Pour télécharger l’application, vous pouvez suivre ce lien.

Si vous souhaitez fabriquer vos propres mangeoires vous pouvez suivre ce lien.

Et si vous recherchez les mangeoires publiques les plus proches de chez vous, vous pouvez suivre ce lien.

La 34e édition du Festival International du Film Nature & Environnement gratuite et en ligne

Festival du film FNE Isère

France Nature Environnement Isère

26/11/20 – Le Festival International du Film Nature & Environnement de France Nature Environnement Isère revient pour sa 34e édition du mardi 24 novembre au dimanche 6 décembre 2020. Avec un format adapté en ligne et gratuit, plus d’une vingtaine de films sur la nature et l’environnement seront proposés en soirée sur les deux prochaines semaines.

« Nature et Culture sont deux amis, inséparables. […] Après des siècles marqués par l’anthropocentrisme, nous devons maintenant dépasser le dualisme nature / culture et travailler à la coexistence pacifique entre humains et non humains. » Pour Francis Odier, président de France Nature Environnement (FNE) Isère, le Festival International du Film Nature & Environnement de FNE Isère, participe à cette mission : « Promouvoir l’esthétique de la nature. Cultiver les biens communs. Relier les vivants. »

Créé en 1976 par l’association FRAPNA Isère (devenue FNE Isère) et annualisé depuis 1996, le Festival International du Film Nature & Environnement invite chaque année à prendre un peu plus conscience des enjeux écologiques : participer à la réflexion collective, acquérir et partager des connaissances pour mieux respecter le vivant et protéger l’environnement, mais aussi s’émerveiller sur les richesses et la beauté de la nature. L’image comme vecteur, le Festival vise également à encourager et mettre en valeur « la production audio-visuelle environnementale et naturaliste de qualité ».

Entre trois minutes et une heure quarante, de France, Belgique et d’Allemagne, une vingtaine de courts et longs métrages ont été sélectionnés pour l’occasion. Sous forme de reportages, documentaires, films de fiction ou encore d’animation, ces films partageront les histoires de la vie en forêt, des lagunes de Vendée et de Loire Atlantique, des animaux « peuple de la nuit », des libellules, cachalots, écureuils ou chimpanzés, de la conversion de terres en agriculture biologique, d’une ferme expérimentale autonome en énergie, de la vie aquatique des plastiques et bien plus encore.

Habituellement projetés dans les salles de spectacle de Grenoble et son agglomération, l’édition 2020 s’adapte au format numérique pour proposer à toutes et à tous de visionner ces films gratuitement en ligne du 24 novembre au 6 décembre. Une tournée en Isère du 15 janvier au 30 avril 2021 devrait être réalisée, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire.

Le Festival grand public s’accompagne également d’un Festival scolaire, du 23 novembre au 15 décembre, dédié à la sensibilisation des enfants sur ces thématiques. Avec 300 classes inscrites en 2020, les quelques 7650 enfants et accompagnants pourront s’enrichir des films et autres documentations proposés par les organisateurs du festival pour développer des projets d’éducation à l’environnement sur le plus long terme.

Terre vivante, partenaire de l’évènement, participe notamment aux lots destinés à certains lauréats du concours documentaire qui récompensera les films des catégories « nature », « environnement », « prix du court métrage » et « coup de cœur du jury ».

Vous pouvez suivre ce lien pour voir la bande d’annonce, ou ce lien pour accéder aux films et voir le programme.

Hommage à Gilbert Cardon, pionnier belge de la permaculture, décédé vendredi 13 novembre 2020

Gilbert et Josine Cardon

Isabelle Lévy-Lehmann

25/11/2020 – Le co-fondateur de l’association Fraternités ouvrières, passionné de la nature, du jardinage et du partage, Gilbert Cardon, s’est éteint vendredi 13 novembre 2020.

« La permaculture c’est augmenter la vie, faut faire la permaculture pas par peur de la mort, par peur de la souffrance mais pour augmenter la vie, pour vivre mieux, pour être plus heureux », racontait Gilbert Cardon dans la vidéo Les semeurs de vie de Luc Dechamps. Gilbert et Josine Cardon, son épouse, avaient fondé en 1969 l’association Fraternités ouvrières avant de se lancer, une dizaine d’années plus tard, dans la création d’un véritable jardin-forêt. Terrain d’expérimentations, le Jardin des Fraternités ouvrières situé à Mouscron en Belgique, non loin de la frontière française, a inspiré et fait rêver bon nombre de ses visiteurs. Sur quelques 1800 m2, des milliers d’arbres et arbustes fruitiers s’entremêlent aux autres végétaux, légumes, fleurs et plantes sauvages comestibles. « La première chose de la vie c’est de sentir bien au moins quelque part », disait-il à Luc Dechamps, c’est de « créer son propre paradis terrestre ».

Le bio et la permaculture

Refusant d’utiliser pesticides et engrais chimiques, associant les végétaux, laissant les mécanismes naturels équilibrer l’écosystème de son jardin, tout en produisant la nourriture (plus que) nécessaire à l’autonomie alimentaire, le couple est considéré comme un pionnier de la permaculture. « Je faisais déjà de la permaculture avant même d’en connaître le mot », s’amusait à dire Gilbert Cardon selon le média belge l’Avenir.net et l’interview de Luc Dechamps. « Nous le but c’est que tout le monde puisse s’offrir, […] on achète groupé, on fait les sachets pour rendre les semences dix fois, vingt fois moins chères, le phénomène qui se passe c’est que le bio maintenant est inaccessible pour les petites gens », racontait-il dans le documentaire La Jungle Étroite de Benjamin Hennot. Considérant que le bio ne devait pas être réservé à une élite, le jardinier - ancien ouvrier syndicaliste - partageait ses savoirs, conseils et observations, et prodiguait des cours de jardinage et de taille des arbres. Bibliothèque, grainothèque et visites gratuites pour que tout le monde puisse venir découvrir le jardin-forêt urbain des Cardon. Carine Mayo, journaliste et autrice, écrivait ainsi dans le numéro 224 des 4 saisons que : « le jardin de Gilbert et Josine Cardon reste un lieu magique, inimitable, qui tient beaucoup à la personnalité de ses créateurs et à leur volonté de partage. » Dans la vidéo Les semeurs de vie, Gilbert Cardon affirmait d’ailleurs que la base de la permaculture : « c’est le partage, c’est le partage avec les gens, partage avec la nature, partage avec les vers de terre, partage avec les oiseaux. » À la peur que des oiseaux viennent manger les fruits d’un cerisier, le jardinier répondait tout simplement d’en planter un deuxième : « un pour les oiseaux et un pour vous. »

Critiquer l’inaccessibilité du bio, mais également proposer des solutions ; et la solution selon Gilbert Cardon, interrogé dans le documentaire de Benjamin Hennot, « c’est se grouper, et là, tout est possible, à partir du moment où les gens se mettent ensemble, tout est possible ». Plus qu’une jungle urbaine, Gilbert Cardon laisse derrière lui de belles valeurs qui ne manquent pas d’inspirer et d’émerveiller : solidarité, autonomie alimentaire, passion et respect pour la nature, découverte, humanité, rêve, partage et plaisir.

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