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L'édito du mois

Tiré du n° 237 des 4 Saisons, juillet-août 2019.

Compagnons de route

Marie ArnouldLa nouvelle est passée relativement inaperçue. Depuis le début de l’année, la Chine a cessé d’accueillir les déchets plastiques du monde entier. Par milliers de conteneurs – 7 millions de tonnes en 2016 –, ces vieux plastiques étaient expédiés du Japon, des États-Unis, mais aussi de l’Union européenne pour y être recyclés. Mais la Chine s’est rendu compte qu’elle n’avait aucune raison de se laisser polluer pour que le reste du monde continue son orgie de plastique. Alors elle a fermé ses portes. Un séisme pour la filière mondiale du recyclage, au point que plusieurs villes américaines ont suspendu leurs programmes de tri sélectif pour cause d’explosion des coûts – certains maires préférant envoyer ce plastique à l’incinérateur plutôt qu’augmenter les impôts locaux.

CURE DE DÉSINTOX’

Cette décision drastique n’a pas été étrangère à la décision de l’Union européenne d’interdire les plastiques à usage unique en 2021. Car sans recyclage à bas coût en Chine, et sous la pression d’une opinion publique de plus en plus consciente de notre addiction au plastique, il n’était plus possible de faire l’autruche. Quelques chiffres font froid dans le dos : depuis la fi n de la Seconde guerre mondiale, le monde a généré 8,3 milliards de tonnes de plastique, soit 882 000 tours Eiffel. Avec une affolante accélération depuis 2000 : chaque année, 250 milliards de gobelets sont consommés sur la planète. Au point que ce plastique, qui se dégrade en se fragmentant, est partout. Pas seulement dans le tristement célèbre vortex de déchets du Pacifique nord ; on a découvert une zone similaire au nord de l’océan Atlantique et, en mai, une île de plusieurs dizaines de kilomètres au large de la Corse. Mais aussi à toutes les étapes de la chaîne alimentaire : l’été dernier, Que Choisir publiait une enquête montrant que 71 % des mollusques et 66 % du sel et des crustacés étaient pollués par des particules de plastique… Nous allons mettre longtemps à nous désintoxiquer du plastique. Il est partout chez nous, dans nos jardins, dans nos cuisines, dans nos vêtements, dans nos courses… Il faut certes améliorer les taux de recyclage, encore bas en France – seuls 22 % des plastiques recyclés en 2016, contre 31 % en moyenne en Europe. Mais il faut surtout apprendre à s’en passer. Avec les cabas réutilisables ou les achats en vrac, nous avons déjà franchi des caps… mais il nous en reste beaucoup d’autres à effectuer. Rendez-vous dans Les 4 Saisons pour une nouvelle étape !

Marie Arnould, rédactrice en chef des 4 Saisons

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