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Jardin bio

L'actualité

Les gros-becs aux mangeoires

08/03/18 – On le voit rarement au jardin d'habitude, mais l'hiver 2017-2018 s'avère exceptionnel. Le gros-bec casse-noyaux, ce passereau généralement discret que l'on distingue à sa parure vive aux tons orange et bleu et à son énorme bec, fait une apparition remarquée aux mangeoires cette année, comme le constatent les données de BirdLab, le programme de sciences participatives qui permet au grand public de faire remonter ses observations aux scientifiques.

Alors que l'oiseau était quasiment absent en 2016-2017, sauf dans le Nord-Est, il est présent partout cette année, et en particulier dans le Sud-Ouest. Et surtout, il est arrivé en France très tôt, dès décembre, alors qu'il arrive en France d'habitude plutôt après le 1er janvier. Il faut savoir que le gros-bec fait partie des migrateurs partiels, c'est-à-dire qu'une frange de la population reste sur place pour passer l'hiver. Une autre, la plus importante, migre de l'Europe du Nord et de l'Est vers le Sud pour aller chercher de la nourriture.

Alors, pourquoi cet oiseau est-il arrivé en masse dans toute la France et aussi précocement ? Trop tôt pour le dire avec certitude selon Romain Lorrillard, chercheur au programme Vigie-Nature qui chapeaute le programme BirdLab. Il avance néanmoins l'hypothèse que « la reproduction des gros-becs semble avoir été très forte en Scandinavie et en Allemagne du Nord au printemps. Les réserves de nourritures locales manquant, cela expliquerait qu'un grand nombre d'individus soient partis se nourrir ailleurs dès le début de l'hiver. C'est sûrement cette raison qui a aussi entrainé la venue de quantité de sizerin flammé. Mais cela reste à confirmer. »

En tout cas, n'hésitez pas à continuer à le nourrir à la mangeoire, où sa stature imposante ne l'empêche pas de cohabiter sans problème avec les autres petits passereaux. Et notez qu'il reste encore jusqu'au 31 mars pour enregistrer vos observations sur BirdLab à l'aide de votre smartphone !

Pour en savoir plus, consultez le site de Vigie Nature.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

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Carte climatique de la France avec zones de rusticité
© Terre vivante© Terre vivante

 

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