Ne plus manger de viande : une bonne idée ?

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La viande est une source de protéines, nécessaires pour le corps. Consommée avec excès, responsable de l'émission de gaz à effets de serre. Ne plus manger de viande, oui, mais pour être remplacée par des légumineuses, céréales et graines oléagineuses.
Viande hachée

Molécules indispensables au bon fonctionnement du corps humain, les protéines sont présentes dans toutes les cellules et tous les tissus : muscles, os, cheveux, ongles. Nous n’en stockons pas : ce qui est ingéré est soit utilisé, soit rejeté.

Viande, poissons, œufs, produits laitiers fournissent des protéines ; ces aliments apportent même l’ensemble des acides aminés dont nous avons besoin, y compris les huit que nous ne fabriquons pas.

Pourquoi limiter la viande ?

La surconsommation de viande, et surtout celle de veau et de bœuf, est responsable à elle seule de près d’un tiers des émissions de CO2 de l’agriculture.

La surconsommation de viande, notamment la viande rouge, favorise les maladies cardiovasculaires, le cancer du colon, la goutte, les calculs rénaux, par l’apport de matières grasses saturées et de cholestérol.

Lorsque nous consommons des protéines végétales, nous ingérons plus de nutriments intéressants : bons sucres, antioxydants, fibres, fer, calcium, vitamines B… Avec la viande ou les produits laitiers, seuls le fer, le calcium ou les vitamines B sont présents. La combinaison gagnante : une grosse portion de protéines végétales complétée d’une petite de protéines animales.

Les autres sources de protéines

Ce sont les aliments d’origine végétale, céréales, légumineuses, oléagineux, légumes. Ces protéines ont une valeur biologique moindre, mais il suffit d’associer une céréale et une légumineuse ou des céréales et des fruits oléagineux pour répondre à ce manque.

Les principales sources de protéines

Source Teneur (en grammes pour 100 g)
Soja 35
Fromage affiné 20 à 30
Légumes secs 18 à 25
Viande 17 à 22
Poisson 16 à 21
Amandes, noix, noisettes 15 à 20
Quinoa, amarante 14
Blé, seigle, avoine, orge, sarrasin 12
Œuf  13
Fromage blanc 8
Riz 8
Lait de vache 3,3


Les produits végétaux sont en gras. 

Ne pas abuser des protéines

La dégradation des protéines donne naissance à l’urée et à l’acide urique. Une consommation excessive sollicite le métabolisme hépatique et rénal pour l’élimination. Il en résulte une réaction acide.

L’apport recommandé en protéines pour un adulte est aujourd’hui de 0,8 g par kilo de poids et par jour, soit 56 g par jour pour un homme de 70 kg. La consommation est souvent excessive, entre autres chez les enfants.

Le coût : moins élevé pour les protéines végétales

Des calculs ont démontré qu’à ration égale – 20 g de protéines pour une personne –, l’association de 100 g de céréale bio et 50 g de légumineuse bio est nettement moins chère que l’équivalent carné, soit 100 g de viande non bio.

Comparaison du coût de trois repas selon leur composition et l’origine des ingrédients

Menu “classique” avec ingrédients conventionnels Menu équilibré végétarien avec ingrédients biologiques Menu avec produits biologiques et protéines carnées économiques
Charcuteries
Steak bavette (aloyau) aux échalotes et gratin dauphinois
Fromages
Tartelette aux pommes nappée
Salade de crudités (feuilles de chou rouge et chou blanc, carotte râpée)
Couscous végétarien (semoule de blé complet, pois chiche, carottes et poireaux)
Yaourt
Crumble aux pommes
Salade de crudités
Bœuf bourguignon et carottes
Fromage blanc aux fruits de saison
Coût du plat principal : 3,90 €
Coût du repas : 8,80 €
Coût du plat principal : 0,65 €
Coût du repas : 1,85 €
Coût du plat principal : 2,20 €
Coût du repas : 3,70 €

 

Consommer mieux

« Je mange moins de viande, mais mieux », affirment les flexitariens. Si vous n’êtes pas prêt à enlever définitivement la viande de votre alimentation, vous pouvez toujours modifier votre consommation. On oublie les steack congelés et les filets de poulet sous vide du supermarché. Vous pouvez acheter votre viande chez le boucher, en vous renseignant sur sa provenance (kilomètres parcourus), les méthodes d’élevage et les conditions d’abattage. Également la viande bio promet une alimentation des bêtes sans OGM et produite sur place.

 

Véronique Buthod

Mon julo - 594*164
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