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Peintures minérales pour façades

© Antoine Bosse-Platière
legende © Antoine Bosse-Platière
Les peintures minérales aux silicates pour façades ont tout pour plaire : écobilan flatteur, résistance aux intempéries à toute épreuve…
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Idéales pour les façades

Les peintures minérales pour façades ne forment pas de film (ce qui permet de respecter la porosité du support), ne s'écaillent pas et ne cloquent pas. Lors de leur application, une réaction chimique se produit avec le support, qui doit être lui aussi minéral : une pétrification de la silice, qui assure avec le mur une liaison forte et durable. De ce fait, les peintures aux silicates résistent mieux aux intempéries, aux pluies acides et à la pollution atmosphérique que les peintures à la chaux. Leur caractère alcalin protège la façade des microorganismes et des moisissures. Leurs pigments minéraux, terres naturelles ou oxydes métalliques, sont insensibles aux UV et assurent des teintes qui ne s'altèrent pas avec le temps. Tout comme la chaux, elles protègent le mur contre la pluie tout en assurant l'indispensable perméabilité du mur à la vapeur d'eau.

Un bon écobilan

Grâce à leur forte liaison avec le support, les peintures aux silicates peuvent faire l'objet de plusieurs rénovations sans décapage, à une fréquence moyenne de 15 à 20 ans (les peintures conventionnelles nécessitent un décapage tous les 10 ans). Un avantage économique et écologique. La société Keim a d'ailleurs fait réaliser en 1996 un écobilan. L'impact environnemental de la peinture minérale aux silicates est en moyenne 2 à 4 fois moins important  que celui d'une peinture standard à l'eau. L'écart serait encore plus grand avec une peinture contenant des solvants chimiques.

Keim distribue également en Allemagne une peinture minérale "à deux composants", où ce sont les artisans qui font eux-mêmes les dosages entre le silicate de potasse liquide, les charges et les pigments. Cette formule permet d'éviter la présence d'additifs synthétiques (limités à 5%), indispensables dans le produit prêt à l'emploi. Mais la peinture doit alors être utilisée très rapidement. En France, où les peintures minérales restent peu connues, les artisans n'ont pas ce savoir-faire.

En pratique

Au rouleau sur une surface nettoyée - © Antoine Bosse-PlatièreAu rouleau sur une surface nettoyée - © Antoine Bosse-Platière
Les peintures aux silicates ne peuvent s'appliquer que sur des supports minéraux : enduits, briques, béton, béton cellulaire, pierre naturelle... secs et non hydrofugés. On peut les utiliser aussi à l'intérieur, mais leur coût devient un handicap face aux badigeons et enduits à la chaux, peintures à la caséine, à l'argile...

Beaucoup de grandes marques de peintures ont dans leur catalogue une référence de peinture aux silicates (Caparol, Sto,...), et il en est de même chez les fabricants de peintures bio (Biofa, Ecofa, Holzweg, etc.). Mais Keim est la seule à développer une gamme complète, adaptée aux différents supports. Le coût moyen est de l'ordre de 3,65 € TTC le m2 pour deux couches. Il faut 50 à 70 kg de peinture (en seaux de 5 et 25 kg) pour une façade de 150 à 200 m2, soit un budget global de 550 à 730 € TTC. Un investissement durable.

Antoine Bosse-Platière

Les peintures classiques pour façades

On a le choix entre deux familles :

- la première, celle des peintures "organiques" contient de nombreux composés synthétiques, notamment un liant à base de résines de synthèse qui permet d'obtenir un film adhérent par collage. On y trouve le groupe des pliolites, longtemps dominantes, riches en solvants pétroliers toxiques.

- la seconde, qui domine aujourd'hui le marché, est celle des peintures en phase aqueuse (le solvant est de l'eau), soi-disant moins polluantes : les "imper", plus épaisses, à base de polymères élastiques pour boucher les petites fissures et surtout les "siloxanes", où les liants acryliques sont associés à des silicones. Ces dernières tendent à devenir majoritaires. Même si beaucoup d'entre elles ne contiennent plus de solvants pétroliers, bon nombre de leurs constituants sont toxiques pour l'utilisateur et pour l'environnement. De plus, elles forment un film trop étanche, qui ne permet pas de réguler correctement l'hygrométrie du mur.

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