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Notre éthique

Actualités de l'écologie pratique

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Habitat écologique

Un indice de réparabilité pour réduire les déchets et lutter contre l’obsolescence programmée

Indice de réparabilité MTE (seul)

Ministère de la Transition écologique

20/01/21 - Depuis le 1er janvier 2021, un nouveau logo visant à mieux informer les consommateurs a fait surface sur certains produits électriques et électroniques : l’indice de réparabilité. Une note sur 10 qui devra être apposée sur lave-linges, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon pour éclairer les acheteurs sur le caractère réparable de ces produits, et ainsi réduire la quantité d’appareils jetés prématurément.

« Allonger de 50 % la durée de vie des équipements informatiques et de télécommunication, des meubles, du textile et de l’électroménager permettrait, selon l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), de réduire 77 millions de tonnes de CO2 par an ». D’après une étude de l’ADEME, 91 % des Français considèrent que la « réparation permet de réduire la quantité de déchets produits ». Pourtant, seulement 36 % répareraient ou feraient réparer leurs produits qui seraient tombés en panne. Plusieurs raisons expliqueraient cette pratique, à commencer par le coût de la réparation, la complexité ou lourdeur de la réparation ou encore le manque d’information.

« Faire du caractère réparable un critère de choix d’achat. »

Dans l’optique d’allonger la durée d’utilisation des produits, de lutter contre le gaspillage électronique, la surconsommation de ressources et la production de déchets, le Gouvernement a rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2021 un indice de réparabilité sur certains produits électriques et électroniques. Sous la forme d’un pictogramme composé d’une clé et d’un écrou, d’une note accompagnée de couleurs allant du rouge au vert en fonction du résultat compris entre 0/10 et 10/10, la nouvelle signalétique vise à mieux informer les consommateurs sur le caractère réparable, difficilement réparable ou non réparable des produits, et ainsi « faire du caractère réparable un critère de choix d’achat ». L’indice cherche également, selon le Ministère de la Transition écologique, à impliquer d’avantage les producteurs dans une « production responsable de meilleure éco-conception ». Pour le moment, ces notes ne concernent que cinq catégories pilotes de produits vendus neufs, en ligne comme en magasins : les lave-linges, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon. Avec l’objectif du Gouvernement d’atteindre « 60 % de taux de réparation des produits électriques et électroniques d’ici 5 ans » - étant aujourd’hui aux alentours de 40 % - l’indice a vocation à s’appliquer à d’autres catégories de produits dans les années à venir.

Ministère de la Transition écologique

Les critères de l’indice

L’indice de réparabilité est calculé sur la base de cinq critères : la qualité et la disponibilité de la documentation fournie ; la facilité de démontage des pièces principales selon les différents produits ; la disponibilité des pièces détachées ; le prix de ces pièces détachées ; et des critères spécifiques aux produits. Ces critères prennent ainsi en compte les conseils d’utilisation et d’entretien, les schémas de démontage ou manuel d’instruction de réparation accompagnant les produits, le type d’outils auquel il faut recourir, la possibilité de reprogrammer les logiciels d’ordinateur et de smartphone, d’avoir un compteur d’usage pour les lave-linges, ou encore le prix de réparation en comparaison avec la valeur d’achat. En effet, comme le rappelle l’entreprise Spareka, spécialiste de l’auto-réparation dans une vidéo, « si le prix de la réparation est supérieur à 30 % de la valeur d’achat de l’appareil, généralement, le consommateur ne va pas faire réparer son appareil ».

Un premier pas encourageant une consommation plus durable

Si les amendes encourues pour non respect de l’obligation - jusqu’à 15 000 € - sont jugées insuffisantes par des associations telles que HOP qui les considère « peu dissuasives », l’indice de réparabilité n’est qu’un premier pas pour une meilleure transparence et information du consommateur. En effet, la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire prévoit également l’apparition en 2024 d’un indice de durabilité, qui lui, devrait éclairer sur la fiabilité et la robustesse des appareils. D’ailleurs, bien que l’indice de réparabilité soit directement fourni par le producteur ou l’importateur, la loi impose au vendeur de mettre « à disposition des consommateurs les paramètres ayant permis d'établir l'indice ». Comme l’association HOP l’avait ainsi fait remarquer, il sera donc possible « de vérifier les informations… et d’interpeller les mauvais élèves ! »

Alimentation et bien être

Une nouvelle année sans paille, sans touillette et sans couverts jetables en plastique !

 Pailles - Brian Yurasits, Unsplash

Brian Yurasits, Unsplash

20/01/21 - Depuis le 1er janvier 2021, de nouveaux produits plastiques à usage unique ont été interdits en France. Pailles, touillettes, piques à steak ou encore couverts jetables devraient disparaitre de la circulation cette année, avec l’objectif « zéro plastique jetable » en France d’ici 2040.

Près de neuf millions de pailles sont utilisées - et donc jetées - chaque jour en France, et ce, seulement dans l’industrie de la restauration rapide selon l’association Bas les Pailles. Or la durée d’utilisation moyenne de ces pailles n’est que d’une vingtaine de minutes, « plus long que la durée de vie de quatre secondes de l’agitateur en plastique pour mélanger votre thé ou café, mais […] qu’une infime fraction des plusieurs centaines d’années qu’elles pourraient passer dans une décharge », rappelle l’ONG Ocean Conservancy. Souvent ni recyclés, ni valorisés, ces déchets finissent dans la nature, polluant plages et océans et pouvant être ingérés par les animaux. D’ailleurs, selon la directive européenne du 5 juin 2019 sur l’incidence des produits plastiques sur l’environnement, « entre 80 et 85 % des déchets sauvages dans le milieu marin, […] sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % » du total.

Conformément à cette directive, de nouveaux produits plastiques à usage unique sont dorénavant interdits en France. Depuis le 1er janvier 2021, sauf exceptions, pailles, couverts jetables, bâtonnets mélangeurs pour boissons (touillettes), piques à steak, tiges pour ballons de baudruche, mais aussi couvercles des gobelets à emporter, récipients en polystyrène expansé, confettis en plastique et objets en plastique oxodégradable sont interdits. Les distributeurs de ces produits devront écouler leurs stocks sous six mois. En outre, les établissements publics et entreprises ne pourront plus distribuer gratuitement des bouteilles en plastique, et « les sponsors ne pourront plus imposer l’utilisation de bouteilles en plastique » lors d’évènements culturels, festifs ou sportifs, d’après le Ministère de la Transition écologique.

Faisant suite à une première interdiction en 2020 des assiettes et gobelets jetables en plastique (sauf exceptions) et des bâtonnets de coton-tige en plastique, cette seconde phase d’interdiction s’inscrit dans l’objectif du Gouvernement d’atteindre « zéro plastique jetable d’ici 2040 ». De plus, à côté de ces ustensiles mono-usage, la « distribution de cadeaux non sollicités à visées commerciales dans les boîtes aux lettres » et le « dépôt d’imprimés publicitaires sur les véhicules » sont désormais également interdits.

Madeleine Goujon

Habitat écologique

La Fabrique Aviva : votez pour financer des projets d’écoconstruction

Carton Tania Melnyczuk, Unsplash

Tania Melnyczuk, Unsplash

7/01/21 - Pour la cinquième année consécutive, la Fabrique Aviva revient avec son concours national visant à récompenser les meilleures idées entrepreneuriales innovantes et utiles. Pour l’édition 2020-2021, de nombreux projets d’écoconstruction, tiers-lieux avec matériaux responsables et jardins partagés ont été proposés. Vous pourrez dès le 12 janvier élire vos projets préférés pour qu’ils reçoivent jusqu’à 160 000 euros … Alors à vos votes !

Chaque année depuis 2016, la Fabrique Aviva propose de soutenir l’entrepreneuriat français en finançant des projets concrets et innovants présentant une utilité sociale, environnementale ou sociétale. Sa devise : « Faisons de vos idées le monde de demain ! » L’application Yuka avait notamment été lauréate de la deuxième édition. Selon Anne Guilbaud de l’entreprise d’audit Mazars, partenaire de l’évènement aux côtés de l’association Ticket for Change, qui s'exprimait dans une vidéo, il n’y a « jamais eu autant de projets » que pour cette cinquième édition, et ce, malgré le contexte sanitaire actuel, « donc c’est très positif ». Sur les 1 447 projets déposés entre octobre et novembre 2020, 749 projets ont été retenus - environ 150 dans chacune des cinq régions Aviva. Au total, quinze projets - trois par région - seront récompensés, se partageant une enveloppe d’un million d’euros.

Les projets d’écoconstruction

« Cette année on distingue trois grandes thématiques de projets », explique Jeanne Duboille de Ticket for Change : des projets « en rapport avec l’éducation ou l’orientation des jeunes et des moins jeunes », des projets « qui vont s’attaquer aux problématiques d’isolement, ou de mieux vivre un confinement », et finalement des projets « de tiers-lieux ». Ainsi, aux côtés de projets d’épiceries itinérantes, de recycleries, de vêtements éco-conçus, de sensibilisation au gaspillage alimentaire ou au prêt de logements vacants pour des personnes en grande précarité, plusieurs projets visent à créer des espaces de vie avec jardins partagés en permaculture et utilisation de matériaux responsables. Plateforme de valorisation et réemploi des « déchets » du bâtiment, habitats écologiques en carton recyclé, maisons autonomes en énergie, utilisation de procédés de phytoépuration et de récupération d’eau de pluie, ou encore résidences sociales construites à partir de matériaux recyclés démontables et réutilisables en sont quelques exemples.

L’ouverture des votes au public

Les porteurs de projets présélectionnés vont devoir mobiliser leur communauté et présenter leurs idées au grand public pour recueillir le plus de votes possible. Toute personne âgée de plus de 16 ans pourra, dès le 12 janvier 2021 à 10h et jusqu’au 9 février à midi, voter pour son ou ses projets préférés - avec un maximum de dix votes. Ces votes compteront pour 40 % de la note globale des projets. Le reste de l’évaluation sera donné par les jurys régionaux lors des concours régionaux entre le 9 mars et le 29 avril 2021, désignant alors trois projets gagnants par région qui recevront chacun 60 000 €. Les meilleurs projets de chaque région quant à eux pourront concourir en juin devant un jury final qui élira le projet « coup de cœur », lui remettant une enveloppe additionnelle de 100 000 €.

Madeleine Goujon

Alimentation et bien être

Légumes frais, bio et locaux : aidez les Jardins de Cocagne à dépasser les 100 000 Paniers Solidaires

Légumes (Iñigo De la Maza)

Iñigo De la Maza, Unsplash

24/12/20 - Les Jardins de Cocagne, des exploitations maraîchères solidaires, ont permis à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire d'accéder à des légumes frais, bios et locaux, dès le premier confinement. Une mobilisation considérable qui ne compte pas s'arrêter là, avec l'objectif pour 2021 de dépasser les « 100 000 Paniers Solidaires Cocagne ».

« Vous avez besoin de légumes, ils ont besoin de travail, ensemble, cultivons la solidarité », soutient le Réseau Cocagne.

Organisés en un réseau national depuis 1999, les quelques 110 Jardins de Cocagne en France œuvrent pour rendre une alimentation biologique, responsable, saine et de qualité accessible à tous. « Véritables exploitations maraîchères biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle », les Jardins de Cocagne accueillent des personnes rencontrant des difficultés de tout ordre pour leur permettre de reconstruire leur projet tant professionnel que personnel : le maraîchage devient ainsi selon eux un « outil de réinsertion socioprofessionnelle ». Les légumes vendus par ces Jardins répondent au cahier des charges de l'Agriculture Biologique, sont frais, de saison, cueillis à maturité pour garder goût et qualités nutritionnelles, et locaux, privilégiant les circuits courts. Le Réseau Cocagne invite les adhérents-consommateurs à donner « du sens à l'acte de consommation ».

« C'est important de pouvoir exister, sortir de l'isolement, rencontrer, partager », témoigne Claire Le Loge, une bénéficiaire des Paniers Solidaires Cocagne, dans une vidéo partagée par le Réseau. Ce dernier entend en effet favoriser le lien social et recréer le lien de proximité. Des activités d'animation, de jardin et cuisine pédagogique ou d'éducation à l'environnement sont ainsi mises en place en plus de la vente des paniers de légumes.

Projet humain, solidaire et environnemental, le Réseau a également lancé en 2020 un dispositif exceptionnel dit « COVID19 », notamment soutenu par la Fondation de France, permettant à près de 8 000 personnes en situation de précarité alimentaire (dont des étudiants, familles et personnes isolées) d'accéder à des légumes biologiques et frais. À côté de l'approvisionnement des circuits d'aide alimentaires (tels que les associations, CCAS ou banques alimentaires), les Jardins de Cocagne ont lancé un programme « 100 000 Paniers Solidaires » visant à proposer des légumes à prix réduit aux personnes à faibles revenus. Ambitionnant de démultiplier leurs efforts pour 2021, ils nécessitent cependant de l'aide : « Les Jardins sont prêts, mais il nous manque des financements. » Si vous souhaitez et êtes en mesure de participer à ce programme, vous pouvez contribuer directement sur le site via des dons défiscalisables à hauteur de 66 %. En partenariat avec Edenred France, vous pouvez offrir vos titres Ticket Restaurant® ; là encore, les dons peuvent être défiscalisés. Vous pouvez également rejoindre le Réseau Cocagne en trouvant un jardin proche de chez vous.

Madeleine Goujon

Jardin Bio

Une aide pour renouveler et diversifier la forêt française dans la lutte contre les changements climatiques

Photo forêt Romain Le Teuff

Romain Le Teuff, Unsplash

16/12/20 - Puits de carbone essentiel pour l’atténuation des changements climatiques, les forêts sont également victimes du réchauffement planétaire. Sécheresses, incendies et parasites menacent l’écosystème forestier. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a ainsi annoncé le lancement du « renouvellement forestier » dans le cadre du Plan France Relance, assorti d’une enveloppe de 150 millions d’euros.

Dans un communiqué du 3 décembre 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a dévoilé les modalités du volet « Renouvellement forestier » du Plan France Relance – une des réponses du Gouvernement face à la crise sanitaire de la Covid-19. L’aide de 150 millions d’euros vise « en particulier à adapter la forêt française au changement climatique pour qu'elle puisse continuer à fournir du bois à la société, pérenniser les services qu'elle rend et amplifier sa contribution à l'atténuation du changement climatique, tout en s'inscrivant dans le cadre d'une gestion durable et multifonctionnelle de la forêt. »

Les services offerts par les forêts

Avec près de 140 essences différentes, le massif forestier en France métropolitaine représente selon l’ONF 16,9 millions d’hectares, soit 31% du territoire. Les trois-quarts de ce massif appartiennent à des propriétaires privés, alors que le reste est partagé entre l’État (forêt domaniale) et d’autres entités publiques. La forêt sert d’habitat à une multitude d’espèces végétales et animales, en interdépendance les unes avec les autres. Au-delà de la fourniture de bois et de l’aspect récréatif, l’écosystème forestier offre de nombreux autres services à l’homme tels que la filtration et la purification de l’eau, la limitation des crues, inondations, avalanches ou glissements de terrains, mais aussi la filtration de l’air, la captation et le stockage de CO2. En tant que deuxième puits de carbone de la planète derrière les océans, l’écosystème forestier joue un rôle essentiel dans l’atténuation des changements climatiques. Du moins lorsqu’il est en bonne santé. La sécheresse, les incendies, la prolifération et les attaques de certains insectes – tels que les scolytes sur les épicéas – conduisent à l’affaiblissement voire la mort des peuplements, incapables alors de délivrer correctement leurs services.

Renouveler et diversifier la forêt ... ou les plantations ?

L’aide de l’État permettrait ainsi aux propriétaires forestiers d’investir « pour adapter leurs forêts ou pour améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique ». Portant sur « 45 000 hectares de forêts à améliorer, adapter, régénérer ou reconstituer avant fin 2024 », le soutien financier devrait contribuer au renouvellement et à la diversification des forêts. Si aucun seuil minimum de surface n’est nécessaire pour être éligible à l’aide, le projet d’investissement devra néanmoins présenter un « taux minimum de diversification de 20 % à partir de 10 hectares ».

Le mélange d’essence est fondamental tant pour la présence d’une riche biodiversité dans la forêt que pour sa résilience et sa capacité à résister aux perturbations. En effet, comme le font remarquer des spécialistes tels que le botaniste Francis Hallé dans une conférence en ligne de l’association Canopée, une plantation n’est pas une forêt naturelle : les plantations, souvent en monoculture, pauvres en biodiversité et recevant généralement un traitement agricole aux pesticides, fongicides et herbicides, sont plus sensibles aux parasites, ont une durée de vie « fixée par des acteurs économiques en fonction des besoins du marché », et ne peuvent donc pas remplir le même rôle de puits de carbone que les forêts naturelles. Sans être pour ou contre les plantations, il en reste qu’elles n’ont simplement pas les mêmes fonctions et caractéristiques que des forêts naturelles. D'ailleurs, selon Francis Hallé, une forêt naturelle se régénérerait et pousserait seule, sans l'aide de l'être humain.

Bien que des propriétaires forestiers puissent présenter une demande d’aide individuelle, le Ministère a lancé un appel à manifestation d’intérêt à destination des « opérateurs économiques de l’amont forestier de la filière forêt-bois » pour qu’ils présentent des projets structurés, regroupant plusieurs propriétaires forestiers pour une plus grande « efficience, opérationnalité et convergence ». Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 7 janvier 2021.

Madeleine Goujon

Alimentation et bien être

Nous voulons des coquelicots et des paysans : nouvel appel pour en finir avec l’agriculture industrielle

Nous voulons des paysans logo

Association Nous voulons des coquelicots

15/12/20 - Après deux ans de mobilisation pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France et le soutien de plus d’un million de personnes, l’association Nous voulons des coquelicots a présenté en septembre dernier son nouvel appel : « Nous voulons des paysans. » Un mouvement qui aspire au changement sur les sujets essentiels que sont « le vivant, la santé, l’alimentation et les territoires ».

« Nous avons gagné la partie. »

Créée dans l’urgence par « un groupe de bénévoles sans argent », l’association Nous voulons des coquelicots a mené deux ans de mobilisation citoyenne pour obtenir l’interdiction des pesticides de synthèse en France, ces « poisons qui détruisent tout ce qui est vivant ». L’appel des Coquelicots, lancé en septembre 2018, a récolté 1 135 134 signatures. Loin des 5 millions escomptés, la campagne réalisée n’en est pas moins une réussite : plus que des signatures, ce sont des dizaines de milliers de Français et Françaises qui se sont rassemblées les premiers vendredis de chaque mois sur les places et devant les mairies de leurs villes ou villages « au nom de la beauté du monde et de la santé des écosystèmes et des humains. » Ce sont également des communes qui s’engagent par l’adoption de plus en plus fréquente d’arrêtés municipaux anti-pesticides. Un bilan positif pour Fabrice Nicolino, président de l’association, qui s’exprimait dans le média agriculture et environnement : « Certes, le système des pesticides est encore là. Certes encore, nous voulions, nous espérions l’ébranler davantage. Nous rêvions à haute voix de renverser la table et de passer ensemble à tout autre chose. Mais nous avons néanmoins gagné la partie, en imposant notre agenda, en obligeant toute la société française, même fugacement, à regarder en face la tragédie en cours. »

Les paysans : la continuité logique des Coquelicots

Bien que les rassemblements nationaux se soient arrêtés le 4 septembre et que la collecte de signatures se soit clôturée par leur remise en main propre à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili le 15 septembre, l’association ne compte pas en rester là. D’abord car la mobilisation et les réseaux locaux continuent, mais aussi car « un noyau restera en soutien » aux « gros chantiers » demeurant, tels que les pesticides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) ou encore les métabolites. L’association vient également de lancer son nouvel appel « Nous voulons des paysans », un plan pour sortir de l’agriculture industrielle et « permettre de produire des aliments de qualité pour tous, sans pesticides, et de vendre dans des circuits rémunérateurs et stables. » La continuité logique du mouvement des Coquelicots : contre « l’industrie des pesticides » mais pour « une paysannerie nombreuse », fière « de nourrir la société [en] harmonie avec la nature », et fondamentale pour permettre « de faire face ensemble au grand défi climatique et à l’effacement de la biodiversité. » Avec un plan sur dix ans budgétisé, le nouvel appel à la mobilisation citoyenne entend mener « le combat du siècle pour la défense de tous les êtres vivants. »

Madeleine Goujon

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