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Pour conserver les carottes jusqu’au printemps, on peut les laisser en terre. Il suffit de couper les fanes et de recouvrir d’une bonne couche de paille. Même après un hiver rigoureux on retrouve les carottes saines au printemps, prêtes à être consommées. NDLR : cette méthode marche s’il n’y a pas de campagnols.
A.-M. B. – 63 Aubusson-d’Auvergne
Pour conserver mes carottes l’hiver, je les répartis dans des sacs plastique opaque genre sacs poubelle, que je perce de trous pour l’aération. Je range le tout dans un local frais et non gélif. Je fais une visite de contrôle de temps en temps. Elles restent ainsi bien fraîches pendant plusieurs mois. NDLR : la méthode marche aussi pour les betteraves.
C. B. – 27 Thuit-Signol
Chaque hiver, je fais un petit silo pour conserver mes carottes (et autres légumes-racines) à l’abri des campagnols. Je couche deux tôles ondulées de 1 m + 2 m que je fais se chevaucher. J’enlève un peu de terre à un bout de façon à avoir une pente très nette pour l’écoulement de l’eau. Je mets 10 cm de terre, puis une couche de paille, ensuite mes carottes, que je recouvre d’une couche de paille. Il ne reste plus qu’à enrober le tout d’une bonne couche de terre en finissant en pointe et en lissant avec le dos de la bêche pour faciliter l’écoulement de la pluie.
R. B. – 01 Montrevel-en-Bresse
Après avoir semé mes céleris-raves, je les repique quatre fois à 8-15 jours d’intervalle suivant leur évolution. Ainsi, j’obtiens des plants très vigoureux. Avant la plantation définitive au jardin, je prépare le terrain comme suit : pour deux lignes de céleris séparées de 40 cm, je fais une tranchée de 50 cm de large sur 25 cm de profondeur (un fer à bêche). Je remplis cette tranchée de fumier de cheval ou de mouton bien pailleux et partiellement décomposé, jusqu’à 5-8 cm de la surface finale du terrain. Sur ce fumier, je dépose mes céleris en mottes à 40 cm sur 40 cm, et je comble tous les trous avec la terre de la tranchée. Le sol est ensuite bien protégé avec un gros lit de paille ou autre matériau (pour éviter dessèchement et tassement). Lorsque les pommes commencent à se former, j’élimine régulièrement les feuilles et les racines du pourtour. Les résultats sont formidables. Même en année chaude et sèche, j’ai eu de magnifiques céleris – ne montant pas – en n’arrosant que tous les 4-5 jours par temps sec.
F. W. – Belgique
Pendant plusieurs années, j’ai jeté sur ma prairie des épluchures de champignons sauvages ainsi que les chapeaux trop mûrs (rosés des prés, mousserons, etc.).
Depuis deux ans, je récolte des mousserons à profusion, et des rosés chaque fois qu’il pleut.
M.-T. P. – 49 Les-Ponts-de-Cé
Je sème scarole et frisée « à la Fête-Dieu, quand midi sonne » (NDLR, deuxième dimanche après la Pentecôte), suivant un conseil de ma vieille voisine. J’éclaircis et je repique les plants retirés sur deux lignes en quinconce à 25 cm en tous sens. Ainsi serrés, les plants de salades blanchissent d’eux-mêmes. Le semis primitif produit en premier.
D. S. – 38 Vénon
Pour conserver plus longtemps et faire blanchir les chicorées en automne, je les recouvre de fougères cueillies dans les bois. Grâce à ce paillage, elles blanchissent sans pourrir et sont protégées des premières gelées.
T. & N. M. – 43 Saint-Étienne-Lardeyrol
Pour protéger mes jeunes choux et autres crucifères des altises, je les poudre avec de la cendre de bois, le matin lorsqu’il y a encore de la rosée (pour que la cendre adhère aux feuilles). Si on poudre lorsqu’il fait chaud, la cendre peut brûler les jeunes feuilles. Il est plus efficace de « cendrer » les crucifères avant l’attaque des altises. Il faut renouveler le poudrage en cas de pluie.
A. Roger – 89 Jully
Ayant remarqué que les choux repiqués parmi les fougères vertes n’avaient jamais de chenilles (ou autres parasites), j’en dispose des branches sur les choux et en pique dans le sol parmi ceux-ci, ou m’en sers comme « mulch ». Il faut renouveler l’opération une fois quand les fougères sont sèches. On peut faire la même chose avec du genêt, encore plus efficace. De plus, genêts et fougères sont excellents pour la terre, aussi on peut les garder sur place l’hiver. J’ai remarqué aussi que les lapins de garenne ne mangent pas ce qui est sous les fougères, de même que les chèvres, si elles ont le choix.
F. M. – 29 Ouessant
On plante des coquilles d’œufs sur des petits bâtons aux quatre coins et au milieu du carré de choux. Les papillons pondent sur les coquilles et, à de rares exceptions près, les jeunes chenilles ne trouvent pas le chemin des choux.
M. B. – 69 Bron