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Qu’est-ce que la « sapinette » ? Ce sont les aiguilles sèches des conifères, que l’on ramasse sous ces arbres. On choisit des arbres qui ont des aiguilles courtes (1-2 cm environ). Après avoir écarté les branchettes, on en ramasse facilement de pleins sacs. C’est une bonne sortie si les enfants accompagnent les adultes avec leurs râteaux et pelles. Ce matériau est idéal pour un petit « mulching » anti-mollusques car piquant. Il suffit de le saupoudrer légèrement, au semis, sur une largeur d’environ 6-10 cm (davantage lors d’une plantation).
Au premier sarclage, environ deux semaines après le semis, cette couche sera bouleversée et il faudra remettre de la « sapinette ». Cette protection est efficace pour toute la durée de végétation d’un légume de cycle annuel, et reste bien en surface malgré la pluie.
P. S. – 53 Fontaine-Daniel
Pour vous débarrasser des limaces sans danger pour les autres animaux, graissez une planche avec du saindoux ou de l’huile et posez-la (face enduite vers le sol) à 1 cm du sol, sur des pierres. Les limaces viendront se coller à l’appât et n’en partiront plus.
A. R. – 84 Malaucène
Les œillets d’Inde, plantés parmi les légumes ou en bordure des planches, sont bénéfiques contre les nématodes. Ils sont antagonistes de ces vers minuscules souvent nuisibles, et semblent repousser limaces et escargots. Et que c’est joli avec soucis, camomille, aneth, capucines et… légumes, bien sûr !
F. M. – 29 Ouessant
Les salades, petits pois, fraises, etc. sont parfois convoités autant par les oiseaux que par les jardiniers ! Pour éloigner en douceur les premiers au profit des seconds, disposer fils et chiffons bleus au-dessus des légumes à protéger. (Conseil d’un maraîcher faisant remarquer que dans les jardins publics les massifs de fleurs comptaient toujours des fleurs bleues afin de n’être pas saccagés.)
S. C. – 40 Eyres-Moncube
Pour protéger mon tas de compost des oiseaux, je le recouvre d’un morceau de grillage Nortène type « clôturette » ou maille carrée vendu au mètre. Je le leste d’une ou deux pierres pour éviter qu’il ne se soulève au vent.
J. D. – 93 Aulnay-sous-Bois
Lorsque je vois les corbeaux ou les pigeons ramiers commencer à déterrer les grains de maïs ou les petits pois juste semés, j’épands de la chaux en surface. Je saupoudre également de la chaux sur les jeunes plants, légèrement, plutôt sur la plante, mais il en tombe autant sur le sol car je me sers d’une vieille passoire sans trop faire attention à la quantité.
Avec la chaux, les plants jeunes et moins jeunes (notamment les fraisiers), ont une meilleure croissance et sont protégés des animaux en général (limaces, oiseaux, lapins…) qui ne semblent pas apprécier son goût. En général, un poudrage suffit, mais on peut en faire plusieurs si nécessaire car je n’ai jamais vu aucun plant « brûlé » par la chaux.
R. M. – 62 Landrethun-lez-Ardres
Planter dans un coin inculte du jardin quelques touffes d’absinthe et laisser quelques orties. Les pucerons colonisent ces plantes très tôt en fin d’hiver et cela permet aux coccinelles de se développer et d’être opérantes quand les plantes cultivées sont attaquées. Plus tard en saison, un ou deux pieds de panais montés en graine fournissent un tableau complet des différents stades de développement des coccinelles.
D. V. – 07 Vernoux
Mettre un paquet de tabac gris à macérer dans 10 litres d’eau pendant une dizaine de jours. L’anti-puceron est prêt à être pulvérisé sur les rosiers, etc. Il est quelque fois nécessaire de traiter plusieurs fois de suite.
M. F. – 27 Saint-Pierre-des-Fleurs
Je talque mes rosiers envahis de pucerons quand ils sont en plein soleil (c’est important) ; je recommence l’opération quelques jours après. Les pucerons meurent presque instantanément de déshydratation. Les rosiers sont tout blancs, et ce n’est pas très esthétique, mais la pluie (ou un arrosage) remet tout en ordre. Autres inconvénients de cette technique : on ne peut l’utiliser que pour des surfaces très limitées, et, à mon avis, elle ne tue pas les œufs, ce qui fait qu’il faut recommencer.
G. T. – 89 Venizy
Pour éloigner les sauterelles, faites comme si vous chassiez les oiseaux (c’est comme ça que j’ai trouvé le truc). Plantez dans vos cultures, tous les 1 à 2 m, des bâtonnets auxquels vous aurez attaché, à l’aide d’une ficelle, des feuilles d’aluminium mince (les protections intérieures des boîtes de Ricoré s’y prêtent parfaitement). Il est important que les feuilles d’alu puissent jouer au vent. Le cliquetis produit alors par le contact avec le bâtonnet ainsi que la réverbération lumineuse renvoient les sauterelles dans les cultures de votre voisin (ne lui dites pas ; si tout le monde s’y mettait, cela cesserait peut-être de marcher !).
B. E. – 34 Olargues