Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Habitat écologique

De l'eau chaude grâce aux eaux grises !

26/11/13 - Récupérer les calories des eaux usées (lave-vaisselle, lave-linge, douches, lavabos, éviers), est-ce possible dans un immeuble collectif ? Oui, comme le montre l'exemple d'un immeuble HLM aux normes BBC qui vient d'être construit à Paris, dans le XIe arrondissement, en remplacement d'un vieux bâtiment insalubre.

Ses 17 logements profitent non seulement d'une construction aux très bonnes performances énergétiques (consommation énergétique inférieure à 50 kWep/m2/an), mais ils bénéficient en outre d'une innovation qui devrait faire école : toutes les eaux grises passent par une cuve de 2000 litres. Ces eaux usées sont encore chaudes et leurs calories sont extraites par des échangeurs et transmises au circuit évaporateur d'une pompe à chaleur spécialement développée par l'entreprise Biofluides Environnement. Délestées de leur chaleur, les eaux grises sont rejetées à l'égout. Les calories récupérées permettent de couvrir 60% des besoins en eau chaude de l'immeuble. Autant d'économies sur la facture des locataires !

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Le "fait maison", c'est mieux pour les petits

26/11/2013 - Les petits pots tout prêts pour bébés seraient moins intéressants nutritionnellement que les plats fait maison, nous révèle une étude britannique récente, qui a étudié 479 préparations alimentaires salées et sucrées. Plats industriels et faits maison ont été comparés sur les mêmes critères : apport énergétique, protéines, glucides, matières grasses, sucre, sel, fer et calcium.

Les résultats sont sans appel : un plat préparé salé contient deux fois moins de nutriments qu'un fait maison. Pour recevoir la même quantité de nutriments qu'avec un plat cuisiné à domicile, les bébés doivent manger deux fois plus d'aliments industriels ! Ainsi pour les protéines, 100 g de petits pots salés équivalent à 50 g d'alimentation maison.

Un bon point pour les plats industriels sucrés : calcium et fer sont présents en quantité comparable aux aliments maison. En revanche, les taux de sucre sont plus importants dans les desserts pour bébé vendus dans le commerce.

Sans bannir forcément les plats préparés de l'alimentation de votre enfant, mieux vaut donc ne les utiliser qu'occasionnellement. Votre bébé appréciera. Votre porte-monnaie aussi !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Jardin Bio

Connaissez-vous la culture sur bottes de paille ?

4/11/13 – Les techniques de jardinage se multiplient : sur buttes, en “lasagnes”, en carrés… et maintenant, sur bottes de paille. Cette technique née aux Etats-Unis, où on l'appelle "straw bale gardening", est une cousine des “lasagnes”, où l'on empile en forme de buttes des couches de compost, branchages, feuilles mortes, tontes et autres matériaux de façon à recréer un substrat fertile.

Ici, la paille n'est pas un simple support physique, mais un véritable substrat de culture, qui fournit un compost au fur et à mesure de sa décomposition – d'ailleurs on observe une montée en température dans la botte, comme dans un compost. Selon l'initiateur de la méthode, l'Américain Joel Karstan, la paille est intéressante car elle fournit un substrat à la fois extrêmement fertile, mais sans aucune mauvaise herbe. La méthode est bien adaptée à la culture de la tomate ou du concombre.

En France, la paysagiste Pascale Marq et son bureau d'études Atelier Design Paysage, ont expérimenté la technique pour le festival des jardins de Chaumont 2013. Pour en savoir plus : www.un paysage-a-gouter.weonea.com

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Une diversité alimentaire à reconquérir

4/11/2013 – En à peine cent ans, 75% de la diversité génétique a été perdue dans le monde à cause de l'industrialisation de l'alimentation subventionnée par les Etats. Ce n'est pas une ONG qui affirme cela, c'est l'IPBES, plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. La FAO (organisation des Nations-Unies pour l'alimentation) avait d'ailleurs déjà fait le même constat.

Seules douze espèces végétales (sur près de 30 000 plantes comestibles) et quatorze espèces animales assurent désormais l'essentiel de l'alimentation de notre planète.

Seul point positif, le rythme de cette érosion génétique ralentit. Mais il y a urgence car le changement climatique rend plus nécessaire que jamais d'avoir un réservoir génétique permettant aux organismes de s'adapter.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Plantez un saule

15/10/13 – Chic, l'hiver arrive et c'est bientôt la saison de plantation des arbres ! Avez-vous jamais pensé à planter un saule ? On les connaît mal, sauf le saule pleureur qui a sévi dans les années 70 et 80, avec les herbes de la pampa… En fait, on les ignore le plus souvent. Certains en sont pourtant fous amoureux, comme Dominique Brochet, des pépinières Brochet-Lanvin.

Depuis le minuscule saule herbacé d'altitude jusqu'aux saules-osiers de toutes sortes, qui permettent de construire des cabanes et autres clôtures tressées, Dominique Brochet en propose 300 à 400 variétés ! « En hiver, leurs bois colorés mettent de la gaîté dans les paysages. Puis, dès les premiers rayons de soleil, leurs chatons offrent un régal de pollen aux abeilles et autres pollinisateurs. Avec les noisetiers et les cornouillers mâles, ce sont les saules qui mettent les ruches en activité au début du printemps ! » D'ailleurs, le pépiniériste travaille avec des apiculteurs pour chercher des variétés aux floraisons étalées.

Alors, un saule dans votre jardin ?

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

www.pepiniere-brochetlanvin.com

Alimentation et bien être

Bientôt privés de poisson ?

04/11/13 – Faut-il encore manger du poisson alors que l'on sait que la pollution des mers et des rivières provoque des contaminations chez certaines espèces bioaccumulatrices, notamment par des produits chimiques (PCB, méthylmercure, dioxines, bisphénol A...) ?

Au niveau santé, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) recommande de consommer deux portions de poisson par semaine, dont un poisson gras (à forte teneur en oméga 3 à longue chaîne) : saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée. Variez les espèces et les lieux d'approvisionnement. Limitez à deux fois par mois la consommation de poissons d'eau douce fortement bioaccumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure). Cuisez à cœur le poisson de mer frais. Toujours au niveau santé, pour une consommation de poisson cru, congelez-le pendant sept jours au congélateur avant de le consommer, et évitez les coquillages qui ne ne proviennent pas d'une zone d'élevage autorisée et contrôlée.

Au niveau de l'état des populations, une association comme Sea Shepherd a une vision beaucoup plus drastique : selon Sea Sheperd, il faut totalement arrêter de manger du poisson, car les stocks ne se reconstituent plus et l'on assiste à un effondrement généralisé des populations.

Marie Arnould et Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

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