Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Habitat écologique

Inondations : stop à l'artificialisation des terres !

12/10/2015 - Au-delà de la nécessaire solidarité avec les victimes des tragiques inondations dans les Alpes-Maritimes, il serait temps que l'on cesse d'accuser la fatalité et que l'on agisse sur les véritables causes. Cette catastrophe  témoigne d'abord de la multiplication des épisodes climatiques extrêmes liés au réchauffement de la planète, annoncée par les scientifiques du GIEC depuis des années dans leurs rapports. Chacun devrait se poser la question : que fais-je concrètement pour réduire mes émissions de CO²  responsables de ce réchauffement ? Mais à chaque inondation, ce qui aggrave considérablement les dégâts, c'est l'artificialisation galopante des sols dans les zones inondables urbanisées et de plus en plus loin en amont sur les bassins versants.

Cette urbanisation excessive qui ronge la Côte d'Azur multiplie les surfaces bétonnées et asphaltés qui accélèrent le cycle de l'eau. Et en amont, sur les trop rares surfaces agricoles restantes, l'agriculture conventionnelle y apporte son concours avec des sols désherbés, pauvres en humus, qui ne jouent plus leur rôle d'éponge. Comme le dit l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi : « il est urgent de revoir les plans locaux d'urbanisme et de maintenir ce qui reste du foncier agricole pour éviter d'autres drames ». Très concrètement, cela passe aussi par des solutions permettant de ralentir le cycle de l'eau : stopper l'étalement urbain, plantations d'arbres, revêtements semi-perméables pour les parkings permettant l'infiltration de l'eau, toits végétalisés... et pour les zones agricoles, zones de débordement plutôt que barrages, programmes de replantations de haies et de conversion à l'agriculture bio.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Une graineterie à Sainte-Marthe

05/10/15 – Depuis 1974, la Ferme de Sainte Marthe produit des semences potagères biologiques et les propose aux amateurs de jardins et de potagers. Ces variétés sont pour la plupart des variétés anciennes, dites “population” : ni hybrides F1 comme ce que propose majoritairement l'agriculture productiviste, ni OGM bien sûr… Ces variétés, qui font partie du patrimoine culturel et agricole, doivent être maintenues : c'est-à-dire qu'elles doivent continuer à être cultivées pour être reproduites.

Pour montrer que la semence artisanale peut être une réelle alternative, la Ferme de Sainte-Marthe a pour projet la création d'un conservatoire et d'une graineterie, sur ses lieux de production, en Anjou. Elle a ainsi fait l'acquisition d'un terrain de 10 hectares au cœur de la vallée de l'Authion, berceau de la production végétale et semencière de notre pays. « Notre objectif est de partager notre savoir-faire de grainetier avec le plus grand nombre tout en conservant la diversité des semences que les jardiniers et paysans pouvaient trouver au début du siècle dernier. Nous souhaitons réellement proposer une expérience unique de diffusion et de découverte de la biodiversité cultivée, » expliquent Arnaud Darsonval et Dominique Velé, les directeurs de la Ferme.

Production sous abri et en extérieur, graineterie… le but est de montrer les différentes étapes de la production de semences jusqu'à l'ensachage. Le site a commencé à être aménagé, avec un jardin d'essai, trois tunnels de 500 m2 chacun et 3 hectares de production en extérieur. Un verger va y être planté avec des variétés locales comme les pommiers ‘Patte de Loup’ ou ‘Fenouillet Gris’...et un projet de rucher-école est en réflexion.

Malgré une collecte sur Kisskissbankbank cet été qui n'a pas permis d'atteindre l'objectif fixé, le projet reste d'actualité. Une autre campagne devrait être lancée en début d'année 2016.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

Alimentation et bien être

Manger sainement, c'est bon aussi pour le cerveau

16/09/2015 - Les bénéfices d'une alimentation saine pour notre corps - et pas uniquement avant d'aller se pavaner à la plage ! - ne sont plus à démontrer. Aujourd'hui, les résultats d'une étude canadienne tendent à démontrer les bienfaits de l'équilibre alimentaire sur notre cerveau.

Pendant cinq ans, 27 860 hommes et femmes (issus de 40 pays différents, âgés de plus de 55 ans et présentant un risque cardiovasculaire, facteur de déclin cognitif) ont été suivis par les chercheurs de la McMaster University (Ontario, Canada). Ces derniers ont scrupuleusement relevé les habitudes alimentaires des participants et leur ont fait passer des tests pour évaluer leurs capacités intellectuelles et leur mémoire.

Les résultats ont montré que les 20% de participants ayant l'alimentation jugée la plus saine avaient un risque de déclin cognitif estimé à 13,8% à cinq ans. Pour les 20% ayant les habitudes alimentaires les moins bonnes, le risque monte à 18%. En moyenne, une alimentation variée et équilibrée réduit le risque de déclin cognitif de 24%.

Par alimentation saine, on entend tout simplement fruits, légumes, noix, fibres et viande blanche. Une alimentation composée de viande rouge, d'acides gras insaturés, de confiseries, de boisson sucrée et de l'alcool est donc à proscrire si on veut enrayer l'augmentation des maladies liées au déclin cognitif, surtout à une époque où le vieillissement de la population a plutôt tendance à les favoriser...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Semaine des Semences Paysannes

11/09/2015 - Pour sa 3e édition, du 11 au 27 septembre, la Semaine des Semences Paysannes permet de (re)découvrir en région les semences paysannes, issues de siècles de sélection par les agriculteurs. Bourses de semences, fêtes des battages, semis collectifs, visites de collections, journées d'échanges de savoir-faire, dégustations, formations, marchés de producteurs, ciné-débats, conférences, etc. de nombreux événements sont organisés à travers la France.

La manifestation est l'occasion pour les organisateurs, le réseau Semences Paysannes, de sensibiliser le public et les élus à l'importance de la biodiversité cultivée ainsi qu'aux thématiques qui y sont liées, comme la souveraineté alimentaire, les droits des paysans et la biopiraterie, l'alimentation non toxique, etc.

Cette année, la semaine des Semences Paysannes met aussi un coup de projecteur sur le livre De ceux qui sèment, à la cuisine de Laurence Dessimoulie, cuisinière indépendante et administratrice du réseau. Au travers d'un voyage dans une vingtaine de fermes, le récit relie témoignages de paysans et jardiniers gardiens de la biodiversité cultivée, savoir-faire culinaires et nourriture "nourrissante". Maïs de pays, brocolis violets du Cap, ocas du Pérou, oignon de Tarassac... chaque rencontre se déroule autour d'une variété paysanne et aboutit à de succulentes recettes de cuisine !

Retrouvez tous les événements sur le site du réseau Semences Paysannes.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Habitat écologique

Un bâtiment à énergie positive intégrale !

10/09/2015 - Bureau d'études spécialisé dans l'optimisation énergétique et environnementale des bâtiments, Izuba Energies a inauguré le 4 septembre dernier son nouveau siège social de 453 m² près de Montpellier. Co-fondateur d'Izuba, Thierry Salomon est également vice-président et porte-parole de Négawatt et il a tenu à appliquer pour ce bâtiment les trois principes de la démarche Négawatt : sobriété, efficacité et énergies renouvelables. Une forme simple, des principes bioclimatiques, des parois en ossature bois avec isolation paille et enduits en terre crue, des cloisons internes en briques de terre crue pour renforcer l'inertie, un chauffage par pompe à chaleur sur sondes géothermiques et des capteurs photovoltaïques en toiture. Le bâtiment est si économe que les capteurs en toiture (225 kWhep/m2/an) devraient compenser  non seulement les consommations nécessaires à l'utilisation du bâtiment (52,6 kWhep/m2/an), mais aussi l'énergie qui a été nécessaire à sa construction (37,9 kWhep/m2/an sur trente ans) et même celle nécessaire aux déplacements quotidiens des 13 salariés (97,7 kWhep/m2/an). Un bâtiment « à énergie positive intégrale » qui est tout à fait reproductible : toutes les solutions existent sur le marché et cet exemple devrait inspirer d'autres maîtres d'ouvrages.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Cantines bio : l'exemple de Saint-Etienne

02/09/2015 - Le Grenelle de l'environnement prévoyait qu'en 2012, les cantines intègrent 20 % de bio. Mais Saint-Etienne (Loire) a fait mieux : depuis le 1er janvier 2014, les 2 800 repas servis dans les cantines des écoles maternelles et primaires sont 100 % bio. Une démarche exceptionnelle pour une ville de 171 000 habitants : ce sont surtout les petites communes* qui arrivent plus facilement à passer au 100 % bio comme Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), 10 200 habitants, 1er Prix des Trophées Eco Action 2013 pour la restauration scolaire durable. Cette dernière a réussi à mettre en place une restauration 100 % bio à coûts constants.

En cette période de rentrée scolaire, les parents s'inquiètent de ce que leurs enfants vont manger à la cantine. Pas les parents des petits Stéphanois car, dès 2009, la municipalité de Saint-Etienne s'était engagée à arriver au 100 % bio à la cantine. « Nous avons souhaité améliorer la qualité des repas », explique Caroline van der Heijde, directrice de l'éducation pour la ville. Pour ce faire, la municipalité a privilégié les circuits courts qui représentent 41 % de l'approvisionnement, contre 5 % dans la restauration collective classique. Un choix qui a entraîné une... baisse du prix des repas, contrairement aux idées reçues sur l'alimentation bio. Les menus traduisent ce changement : crudités ou légumes cuits en entrée, escalopes végétales à la place de la viande une fois par mois. Et les enfants en maternelle et primaire ne sont plus seuls à manger bio : les personnes âgées en portage à domicile et les tout-petits des 24 crèches communales reçoivent aussi des repas à 70 % bio.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

* Les communes de Grande-Synthe (Pas-de-Calais) avec 540 couverts et d'Ytrac (Cantal) avec 200 couverts sont aussi passées au 100 % bio.

 

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