Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Alimentation et bien être

Dites oui à Fwee !

25/02/2016 - Lutter contre le gaspillage alimentaire peut prendre diverses formes et peut même parfois générer des vocations entrepreneuriales.

C'est le cas de Soizic Ozbolt. Cette agronome de 31 ans a lancé, en juin 2015, Fwee (www.fwee.fr), une petite entreprise commercialisant des cuirs de fruits. Le cuir, c'est de la purée de pommes, poires, pêches, abricots... mise à sécher, jusqu'à former une plaque. Dans cette dernière, on découpe des lamelles qui ont la texture du cuir (d'où le nom), sans sucre ajouté - celui des fruits suffit - ni colorant et qui se conservent jusqu'à un an.

Le vrai plus de Fwee, c'est d'utiliser des fruits invendus et promis à la poubelle, des environs de Lyon et de la Drôme provençale. Soizic Ozbolt travaille avec cinq producteurs en conversion bio ou en agriculture raisonnée. L'an passé, il y a eu une surproduction de pêches. Le fait de les récupérer a permis à l'agriculteur d'éviter de payer des frais d'enlèvement. Pour ce qui est des cerises, au coût de main-d'œuvre important mais dont le cours s'est effondré en fin de saison, elle a payé le ramassage à l'agriculteur.

La jeune femme a cherché, via le financement participatif, à lever 13 000 €, un objectif atteint en seulement 15 jours ! Cela devrait lui permettre d'investir dans un déshydrateur professionnel, capable de sécher jusqu'à 200 kilos de fruits par jour - sachant qu'il faut environ 9 kg de fruits frais pour faire 1kg de Fwee. Mais la campagne reste ouverte jusqu'au 11 mars*. L'objectif ? Accéder à l'indépendance énergétique en achetant un récupérateur de chaleur (2 500 €) et un panneau solaire (3 000 €). Ensuite, Soizic Ozbolt projette de s'associer, dès le printemps, avec un producteur et d'installer l'atelier de transformation directement sur l'exploitation.

*www.kisskissbankbank.com/fwee-sait-quoi-faire-contre-le-gaspillage-alimentaire

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Habitat écologique

Salon du chanvre et des fibres végétales

22/02/2016 - Ce salon aura lieu les 23 et 24 avril 2016 à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) à l'Espace éco-chanvre. Labellisé en2011 Pôle d'Excellence Rurale, cet espace comprend un lieu muséal de découverte de l'histoire des toiles et du travail du chanvre, un atelier de tisserand, un atelier teinture végétale, une boutique et une grande salle de réception de 400 places. Animations, ateliers, stages, expositions invitent à découvrir les atouts souvent méconnus de cette plante aux vocations multiples : utilisations dans le bâtiment (isolation, béton de chanvre), l'alimentaire (huiles, farines, graines), le textile (tissage), la cosmétique (shampoings, huiles de massage), la diététique, la papeterie d'art, la plasturgie (en remplacement de la fibre de verre).Culture environnementale par excellence, le chanvre se cultive sans aucun OGM, ni produit phytosanitaire et se contente de doses modérées d'azote et de l'eau que le ciel lui apporte naturellement.  Au programme de ces deux journées : des conférences (le bien-être dans l'habitat en chanvre, les bienfaits du lin et du chanvre sur la santé...), des démonstrations de cuisine au lin et au chanvre et un défilé de mode. www.espaceecochanvre.com

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Les élus votent, le ministère bloque

© Jean-Jaques Raynal11/02/16 - Votée le 13 octobre 2014, la Loi d'Orientation Agricole a autorisé la diffusion légale des purins d'ortie et autres biostimulants : infusions, vinaigre blanc, argile... Mais c'était sans compter avec le ministère de l'agriculture qui bloque l'application de la loi. Quinze mois plus tard, le décret d'application, qui devait sortir le 31 octobre 2015 au plus tard, n'est toujours pas sorti.

L'association Aspro-Pnpp, qui participe à la commission chargée de rédiger le décret, ne s'explique pas ce retard : « l'administration repousse la sortie du décret sans véritable explication rationnelle. […] Le sénateur Joel Labbé, promoteur de la "loi Labbé" qui interdit les pesticides dans les lieux publics, participe régulièrement à la commission mais il semble avoir du mal à se faire entendre par l'administration.»

Etonnant, non ? Au moment où l'excellente émission d'Elise Lucet Cash Investigation a démontré si besoin était la dangerosité des pesticides épandus sur le territoire, la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture bloque les alternatives aux pesticides. Pour mémoire, le scénario se répète… Déjà, en 2006, le vote d'une nouvelle loi sur l'eau avait autorisé la commercialisation des purins et autres préparations naturelles. Mais la DGAL avait réussi pendant huit ans à bloquer l'appication de cette autorisation !

L'association Aspro PNPP, qui se bat pour l'autorisation de ces produits, a envoyé une lettre ouverte à Ségolène Royal, ministre de l'environnement, ainsi qu'à Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture qui a réitéré lors de l'émission d'Elise Lucet son objectif clair de baisse des pesticides…

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Quick, le coût d'en faire plus

09/02/2016 - Déjà, à la base, le greenwashing (le "verdissement" de l'image d'une entreprise), c'est pas joli-joli. Mais quand en plus ça se voit et que ça rate, c'est le bouquet !

Prenez Quick, par exemple, le McDo d'origine belge et très implanté en France, aussi indigeste que son modèle yankee. L'an dernier, l'enseigne de fast-food, peut-être alertée par la montée en puissance du végétalisme dans la presse et sur le Net, a ouvert un site internet "Et vous, vous voulez plus de quoi ?" Elle invitait ses clients à proposer des transformations de ses menus et s'engageait à retenir les cinq propositions les plus plébiscitées avant fin 2015. Précisant tout de même qu'elle le ferait « dans la mesure du raisonnable »...

Quick n'escomptait probablement pas que la proposition la plus populaire demanderait une alternative végétalienne pour chaque type de produit (salade, burger, wrap, glace...). Début 2016, l'enseigne fait un compte-rendu de l'opération et relate complaisamment les souhaits exaucés de ses clients... Mais aucune trace de repas végétaliens ou végétariens ! Devant le début de tollé, Quick, interrogé par Rue89, a notamment avancé une raison technique : « Proposer un burger végétarien consisterait (...) à remplacer le steak haché de bœuf par un steak de protéine végétale comme le soja ou le tofu. Or, pour garantir le caractère végétarien d'un produit et [sa] traçabilité (...), il n'est pas possible de cuire sur une même plaque de cuisson (...) des protéines animales et végétales. »

Plus prosaïquement, inclure un burger végétarien dans les menus aurait impliqué d'investir dans du matériel pour séparer la préparation des aliments - choix que d'autres fast-food ont déjà fait. Quick imagine simplement que ce coût serait supérieur à ce que la vente de produits végétaliens pourrait rapporter.

Il ne faut jamais demander leur avis aux clients...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Jardin Bio

Grenoble passe au vert

 

Mars 2013 => En 6 ans à Grenoble, le nombre de jardins collectifs a triplé. Aujourd'hui, on en compte 14 contre 5 seulement en 2008.

Gre en 0 phyto depuis longtemps, jardiniers de la Ville très motivés, ce sont eux qui avaient lancé le projet. Utilisent des plants bio, terreau sans tourbe, font eux-mêmes leurs terreaux/compost. Pourquoi mettent-il du broyat sur des bâches plastique ??

Chevaux territoriaux, Ville devrait en acheter 2-3. Projets de formations ? Projet de ferme urbaine ?

http://hippotese.free.fr/blog/index.php/post/2014/08/02/Grenoble-ramassage-hippomobile-des-dechets-Terre-Dauphinoise

 

Jardin Bio

Y a plus d'saisons !

Fleurs de Frêne ©AurianeChatain

01/02/16 - L'hiver est décidément d'une douceur impressionnante cette année. Beaucoup de jardiniers constatent des floraisons surprenantes, tout comme les observateurs de l'Observatoire des Saisons (ODS), un programme qui vise à suivre la phénologie des plantes, c'est-à-dire leur cycle de vie (feuillaison, floraison, etc.).

Interviewée sur le site de Tela Botanica, Isabelle Chuine, directrice de recherche au CNRS et responsable scientifique de l'Observatoire Des Saisons, constate qu'après une petite vague de froid début octobre, « l'automne 2015 [est] le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900 avec presque 4°C au-dessus de la normale. […] Il semblerait  que la vague de froid ait suffi à lever la dormance des bourgeons de nombre d'espèces et que les conditions très douces qui ont suivi aient permis le développement des bourgeons jusqu'à leur éclosion. A noter que ces phénomènes semblent un peu moins importants dans le sud de la France, la vague de froid n'ayant peut-être pas été suffisante pour y lever complétement la dormance des bourgeons. »

Suite de son interview sur cette page.

Si vous aussi vous observez des floraisons anormales n'hésitez pas à rejoindre l'Observatoire des Saisons. Vous pouvez envoyer une photographie de la plante, avec la date et le lieu de l'observation à contact@obs-saisons.fr, ou vous connecter sur le site de l'Observatoire Des Saisons : www.obs-saisons.fr

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

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