Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Alimentation et bien être

Bronca dans l'agriculture bio

20/03/2015 - C'est l'ensemble du secteur bio qui vient de se rebeller ces dernières semaines, après que le 7 mars, un arrêté ministériel eut prévu la réduction de 25 % des aides au maintien de l'agriculture bio. Ces aides, versées aux agriculteurs bio, permettent de pallier les écarts économiques liés à des accidents météo ou climatiques. Elles succèdent aux aides à la conversion, qui permettent aux paysans conventionnels de passer au bio en étant aidés pendant cinq ans.
Après des manifestations dans l'ensemble de la France le 17 mars, le ministre de l'Agriculture, Stéphane le Foll, a finalement annoncé que tous les agriculteurs concernés auraient bien 100 % de leurs aides pour 2014. L'enveloppe européenne de 103 millions d'euros de la politique agricole commune (PAC) sera donc complétée à hauteur de 14 millions par le gouvernement et les agriculteurs toucheront la totalité des aides promises, mais dans le courant de l'été, soit six mois après la date initialement prévue.

Quid de 2015 ?
Le problème est pour l'avenir : avec 300 000 hectares de plus prévus cette année, 150 millions d'euros au minimum seront nécessaires pour maintenir les aides. Des aides qui, dès 2015, devraient être gérées au niveau régional. Or certaines régions ne souhaitent plus forcément les maintenir sur tout ou partie de leur territoire. Selon la Fédération régionale des agriculteurs biologiques (Frab) de Midi-Pyrénées, ces aides doivent en outre rétribuer l'apport de l'agriculture bio à « l'intérêt général, de la protection de l'environnement à la création d'emplois. »
Cette situation d'incertitude n'est pas cohérente avec les objectifs affichés de développement de l'agriculture biologique : le gouvernement prévoit en effet un doublement des surfaces bio d'ici fin 2017. Et les financements annoncés (160 millions en moyenne entre 2015 et 2020) ne suffiront pas à maintenir les aides sur des surfaces en augmentation constante.
Une situation paradoxale donc, au moment où une étude menée par l'Agence Bio et le CSA monte que 62 % des Français auraient régulièrement consommé des produits bio en 2014 (contre 49 % en 2013). Faute d'une production française suffisante, la demande devra-t-elle se tourner vers l'importation ?

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Alimentation et bien être

Le sucre se cache pour sévir

09/04/2015 - C'est décidé, vous avez mis la pédale douce sur le sucre. Fini les bonbons, biscuits, pâtisseries… Sauf que la multiplication des produits industriels fait qu'on trouve du sucre dans des produits qu'on ne soupçonnait pas jusque là. Ainsi, si une canette de soda contient 40 g de sucre, une cuillère à soupe de ketchup en cache 4 ; un yaourt aux fruits, 10 ; une portion de soupe industrielle, 12 et une portion de sauce industrielle, 6. Résultat, on est passé de 5 kg de sucre par personne et par an en 1950 à... 25 kg aujourd'hui !

Or il est bien connu qu'une consommation excessive de sucre, en particulier raffiné, peut entraîner diabète, obésité, maladies cardiovasculaires et favoriser les caries. L'OMS (Organisation mondiale de la santé) préconise de limiter notre consommation de sucre à 10 % de nos apports énergétiques journaliers – c'est-à-dire l'équivalent de 50 g de sucre, soit 8 morceaux – et ce, à tout âge. En dessous de 5 %, ce serait encore mieux…

L'OMS préconise également un meilleur étiquetage des aliments, afin qu'il indique les sucres cachés et recommande à ses pays membres d'inciter les industries agro-alimentaires à réduire ces sucres cachés dans leurs produits.

En attendant, limitez les plats préparés et essayez au maximum de cuisiner des produits frais ! Mettez-vous également au sucre non raffiné, beaucoup moins nocif. Vous pouvez aussi tester d'autres alternatives, tels que le sucre de bouleau, le sucre de coco, le sirop d'érable, la stévia…

Omar Mahdi, de la rédction des 4 Saisons du jardin bio

 

Jardin Bio

Pulvérisons les pesticides !

13/03/15 – L'enseigne de jardineries Botanic, qui a cessé de vendre des pesticides et engrais chimiques depuis 2008, relance sa campagne “Pulvérisons les pesticides”. Lors de ses deux premières éditions au printemps et à l'automne 2014, l'opération avait permis de récolter 9 tonnes de produits, rapportés par plus de 2 700 personnes dans les différents magasins de la chaîne.

Ce printemps, la collecte sera organisée les 20-21 et 27-28 mars. Elle englobe tous les produits phytosanitaires autorisés dans les jardins, hors engrais et produits professionnels. Les produits, qu'ils soient entamés ou non utilisés, devront être rapportés dans leur emballage d'origine. Ils seront ensuite pris en charge par Clikeco, spécialiste de la gestion des déchets, pour être acheminés vers les centres de traitement agréés en vue de leur élimination.

Botanic compte 65 points de vente en France, principalement situés dans la moitié est de la France.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Jardin Bio

HPF potager vertical

© HPF© HPF

02/02/2015 – Depuis 2009, les Horticulteurs et Pépiniéristes de France (HPF) donnent chaque année à une quinzaine d'associations ou communes l'opportunité de réaliser un jardin pédagogique et associatif, en leur offrant des arbres à planter pour créer un verger.

 

Cette année, l'association innove. Devant la difficulté de certaines écoles ou associations d'obtenir un terrain auprès de leur collectivité, les Artisans du végétal ont décidé d'offrir une variante aux vergers : le potager vertical. En effet, en milieu urbain, les cours d'école sont souvent bétonnées et de taille très différentes. Il est alors difficile de planter des arbres fruitiers. Mais toutes les écoles possèdent des murs, nous avons alors eu l'idée d‘utiliser la verticalité de ces supports afin d'y apposer des potagers!
Le potager permet d'aborder, comme les arbres fruitiers, l'importance du respect à la nature, la notion de biodiversité ainsi que l'acquisition des bases de la responsabilité en l'entretenant régulièrement. De plus, en cultivant leurs propres fruits et légumes, les enfants se sensibilisent d'une façon ludique à une alimentation saine. Le potager est également accessible à tous et s'adapte à presque tous les environnements. Donc si vous n'avez pas assez d'espaces verts à disposition, n'hésitez plus !

De plus, les artisans du végétal vous proposent quelques concepts de potagers verticaux réalisés à partir d'objets de récupération. Pourquoi ne pas donner une seconde vie aux objets inutilisés dans vos maisons ou même dans vos poubelles !

Les dossiers doivent être envoyés par mail à info@hpfconseil.com avant le 1er juin 2015, la sélection s'appuie principalement sur des critères pédagogiques, écologiques et paysagers visant à valoriser le partage et l'éducation aux enjeux environnementaux. Afin de s'inscrire durablement, la plantation sera accompagnée d'ateliers de démonstration sur les techniques de plantation et d'entretien du jardin.

La mise en place des vergers pédagogiques et associatifs partagés s'inscrit également dans une logique de lutte contre le réchauffement climatique. En effet, cette opération a pour objectif de sensibiliser jeunes et moins jeunes aux bienfaits des arbres en tant que capteurs de dioxyde de carbone (CO2) et de « logis à biodiversité », au respect des plantations communes et à la notion de partage. Le choix de variétés d'arbres locales trouve parfaitement sa place dans ce projet puisqu'elles permettent de réaliser d'intéressantes économies d'eau, de favoriser la biodiversité locale, et de maintenir durablement le verger, à contrario des espèces dites « exotiques ».
Ces variétés, parfois anciennes et oubliées, ont plusieurs intérêts:
• Le respect des écosystèmes régionaux et donc la favorisation de la biodiversité.
• L'économie d'eau réalisée par rapport à des plantations «exotiques».
• Le maintien à long terme et la facilité d'entretien.

Alimentation et bien être

Gelée royale made in France

DRDR

02/03/15 - Pas moins de 98 % de la gelée royale consommée annuellement en France, est importée d'Asie à bas coût. La filière française, moribonde dans les années 90, a été relancée par 5 apiculteurs passionnés dès 1995, avec la création du Groupement des Producteurs de Gelée Royale (GPGR).

Vingt ans plus tard, l'association compte 115 adhérents, et une coopérative a été créée. Celle-ci rassemble 39 apiculteurs répartis à travers la France, dont la moitié en bio et – fait rare en France ! – respectant la parité homme-femme. « La production augmente chaque année et nous avons eu besoin de créer une structure commerciale qui encadrerait l'offre de notre produit. La forme coopérative nous permet de placer les intérêts et les attentes de nos producteurs au premier plan, » explique la coopérative.

Elle a lancé un appel à financement participatif pour se développer sur le site Ulule. Au 2 mars, 13 183 € ont été collectés, soit 131 % de son objectif de 10 000 €. Elle s'est désormais fixé un nouvel objectif de 25 000 €, jusqu'au 28 mars.

Les objectifs du projet :

  • Contribuer à la préservation de l'abeille.
  • Développer une démarche éthique et solidaire, permettant aux producteurs de garder la main sur leurs prix de vente.
  • Favoriser l'installation de jeunes apiculteurs.
  • Ouvrir de nouveaux marchés pour la gelée royale française, pour la rendre plus visible face à la gelée asiatique.
  • Pérenniser un emploi au sein de la coopérative, et perspective d'embauche à court terme.
  • Réaliser des économies d'échelle en mutualisant le conditionnement et la commercialisation.

En savoir plus sur www.coopgrf.fr

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

 

 

Jardin Bio

L'Atelier paysan

outils indispensables dessin

© Dominique Klecka

02/03/2015 - Depuis 2009, l'Atelier paysan développe une démarche innovante de réappropriation des savoirs paysans et d'autonomisation pour la fabrication d'outils agricoles adaptés à l'agriculture bio. Il regroupe des paysans, des salariés et des structures de développement agricole dans une SCIC, société coopérative d'intérêt collectif.

Basé en Isère, avec une antenne dans le Grand Ouest, il propose des formations partout en France avec un camion atelier. Ces formations de 1 à 5 jours, dont le coût pédagogique peut être pris en charge par un fonds de formation agricole, permettent de s'initier au travail des métaux, de découvrir des outils auto-construits adaptés à l'agriculture bio, avec même la possibilité de réaliser un outil et de repartir avec, pour un investissement très raisonnable. Les plans de tous ces outils sont publiés dans une encyclopédie libre et participative accessible sur le site internet. En 2014, l'Atelier paysan a animé un stage de fabrication d'outils de jardin au centre Terre vivante.

Pour faire face à une demande croissante, l'Atelier paysan lance une campagne de financement participatif afin de rassembler les 20 000 € nécessaires à l'achat d'un deuxième camion atelier d'occasion ainsi que du matériel pédagogique : poste à souder, perceuses à colonne, meuleuses, accessoires, etc. La collecte se fait par l'intermédiaire de la plateforme de dons Blue Bees. L'appel est en cours jusqu'au 31 mars.

Pour en savoir plus : www.latelierpaysan.org

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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