Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Jardin Bio

Le lierre, indispensable en hiver !

© Joël Valentin09/02/15 - En cette période de l'année, s'il y a bien une plante importante à garder au jardin, c'est le lierre. En effet, c'est à la fin de l'hiver qu'il fructifie, et l'on va bientôt pouvoir voir ses baies noires nourrir de nombreux oiseaux. C'est une manne pour eux, à une époque où il n'y a pas grand chose à se mettre sous le bec ! Par ailleurs, son feuillage persistant offre également, à la mauvaise saison, un havre à divers insectes auxiliaires et même aux chauves-souris, qui peuvent s'y abriter lorsqu'il fait froid.

Son cycle étant inversé par rapport aux autres végétaux, il fleurira à l'automne et ses fleurs seront butinées par tous les insectes auxiliaires qui auront besoin de faire des réserves en septembre-octobre en prévision des mauvais jours. La fleur de lierre est une excellente plante mellifère, au point qu'il existe une "abeille du lierre", Colletes hederae pour les intimes. C'est une petite abeille solitaire assez rare, qui n'a été élevée au rang d'espèce qu'en 1993, nous apprend Lisa Garnier sur son passionnant blog.

Notre petite collette n'est pas la seule à venir butiner sur le lierre : mouches, syrphes, abeilles mellifères, papillons, bourdons, guêpes... tous fréquentent assidûment les fleurs de lierre à l'automne. Les chercheurs ont montré que leur nectar est extrêmement riche en sucre, ce qui le rend particulièrement attractif lorsqu'approche la mauvaise saison.

Conclusion ? Il faut garder le lierre au jardin ! Contrairement aux idées reçues, il n'étouffe pas les arbres. Ce n'est pas un parasite, comme le gui ; c'est une liane qui vit de ses propres ressources, avec ses propres racines. Il ne devient envahissant sur les arbres que lorsque ces derniers deviennent vieux ou malades. Pour les murs, c'est un peu pareil : si votre mur est en mauvaise condition, fissuré par exemple, mieux vaut enlever le lierre. Mais il n'abîme pas un mur sain ; mieux, il le protège des variations de températures et filtre les particules liées à la pollution...

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Habitat écologique

Les Français et la rénovation énergétique

20/01/15 - Bilan contrasté que celui de la récente étude de l'Observatoire permanent de l'amélioration énergétique du logement (Open) financée par l'Ademe et portant sur la période 2011 - 2013. Réalisée sur un panel de 10 000 ménages, 5 000 artisans et plus de 1 300 industriels du secteur, ainsi que sur les travaux de près de 4,5 millions de logements, cette étude montre tout d'abord que, malgré la crise, le nombre de chantiers a légèrement augmenté de 1,3 % par an sur cette période. L'Ademe y voit la preuve que les dispositions financières comme le crédit d'impôt développement durable (CIDD), le prêt LDD (Livret développement durable), l'éco-prêt à taux zéro (Eco PTZ), les primes à la casse ou les certificats d'économie d'énergie, restent incitatives.

Mais le budget moyen des travaux, lui, a baissé en en 2013 pour s'établir 5 210 euros. Ainsi, les chantiers inférieurs à 5 000 euros ont représenté 65 % des chantiers tandis que la part des chantiers de plus de 10 000 € est passée de 33 % en 2008 à 15 % en 2013. Les travaux de rénovation énergétique ont également eu tendance à s'étaler sur plusieurs années. Les spécialistes estiment pourtant qu'il est bien préférable, en terme d'efficacité, de réaliser des travaux ambitieux en une seule fois.

La grande question est de savoir si les nouvelles aides financières pour la rénovation inscrites dans la nouvelle loi de transition énergétique permettront d'atteindre l'objectif de 500 000 logements rénovés par an d'ici 2017. On en est pour le moment très loin avec près de 265 000 habitations privées rénovées en 2013.

Pour en savoir plus, site de l'Ademe.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Bisphénol A : que faire ?

14/01/2015 - Depuis le 1er janvier 2015, le Bisphenol A (BPA), suspecté d'être un perturbateur endocrinien, est en théorie banni de tous nos contenants alimentaires.

Sauf qu'à l'intérieur des frontières de l'Union européenne, le principe de la libre circulation des marchandises est roi : impossible donc de bloquer des produits teintés de BPA aux frontières ou de punir d'éventuels contrevenants. Du coup, il faut continuer à inspecter les produits que l'on achète et repérer le chiffre 7 entouré d'un triangle et désignant "les autres plastiques" – parmi lesquels le polycarbonate mêlé de BPA (lorsqu'il est accompagné des lettres "PC", le doute n'est plus permis. Sur les bouteilles de lait ou d'eau minérale, on trouve le chiffre 2 entouré d'un triangle et accompagné des lettres PEHD ("polyéthylène de haute densité") ou le 1 et les lettres PET ("polyétéréphtalate d'éthylène"). Mais a priori pas de polycarbonate, et donc de BPA.

Quid des conserves ?
« Une conserve fabriquée en France en 2015 n'a aucune chance de contenir du BPA », assure le Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques (SNFBM). Sauf que les boîtes ne sont pas toutes françaises et rien ne permet de repérer leur origine. En 2013, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) disait que les conserves en verre ne contenenaient généralement pas de bisphénol A (à l'exception possible du vernis présent sur le bouchon), que les cannettes n'en étaient a priori pas dotées, et que dans les boîtes composées de "trois pièces" (un corps et deux éléments - fond et couvercle - sertis), la présence de bisphénol A était possible voire probable si l'aliment concerné était acide. Il faudra se débrouiller avec ça...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Jardin Bio

Graines de vie

Produire ses graines

DR

13/01/15 - Depuis 1940, la France a perdu entre 60 et 70% de ses variétés anciennes de légumes et de fruits, selon l'ethnobotaniste Stéphane Crozat du CRBA (Centre de ressources de botanique appliquée). D'où une standardisation des cultures, qui engendre une inquiétante perte de diversité génétique et d'apport nutritionnel. Selon le rapport “Still No Free Lunch” de Brian Halweil, du World Watch Institute aux Etats-Unis, les variétés de pommes d'autrefois contenaient jusqu'à 100 fois plus de vitamines que certaines variétés modernes.

L'initiative Graines de Vie vise à lancer un mouvement citoyen de libéralisation et démocratisation des savoir-faire liés à la reproduction et à la conservation des semences. Initiée par Philippe Desbrosses, l'un des pionniers du bio en France, fondateur du Conservatoire de Sainte-Marthe et d'Intelligence Verte, elle a réussi à collecter 65 025 € auprès de 1654 contributeurs via un appel sur le site Kiss Kiss Bank Bank. L'objectif de 54 000 € a même été dépassé !

Le projet vise à :

- former des ambassadeurs de la biodiversité à la reproduction et de la conservation des graines au Conservatoire de Sainte-Marthe et d'Intelligence Verte. Ces ambassadeurs s'engageront à leur tour à transmettre ce savoir à 50 personnes dans l'année, soit très vite 10 000 personnes qualifiées ;

- créer un programme pédagogique vidéo en ligne, accessible à tous gratuitement, en partenariat avec Sikana, un étonnant site internet de partage des savoirs qui publie déjà un milier de vidéos sur diverses pratiques (cuisine, musique…). Toutes les méthodes de reproduction et conservation des semences seront illustrées afin de démocratiser ce savoir-faire au plus grand nombre ;

- sauvegarder et multiplier 150 variétés anciennes en danger de disparition, qui seront distribuées aux ambassadeurs Graines de Vie.

Plus d'infos sur le site de Graines de vie.

Marie Arnould, des 4 Saisons du jardin bio

Sur la thématique des variétés anciennes de fruits et de légumes, ainsi que les races domestiques en danger, les 4 Saisons ont édité un hors-série en octobre 2014, à commander dans la boutique.

Habitat écologique

Brève bidon

Encore un grand projet inutile et destructeur ! Le projet de construction d'un village touristique artificiel « Center Parcs » par le groupe Pierre et Vacances, en plein cœur d'une zone humide de l'Isère (les Chambaran près de Roybon) mobilise contre lui tous les défenseurs de la nature. Avec 90 ha défrichés, 31 ha bétonnés et 110 ha de zones humides dégradées, l'impact environnemental du projet a fait l'objet d'avis négatifs de toutes les instances concernées et de l'enquête publique. Le préfet de l'Isère ayant donné son aval, le défrichement a commencé aussitôt, malgré les recours. Le projet doit générer 468 équivalents plein temps, mais beaucoup seront des emplois très précaires, la moitié dans le domaine du nettoyage. Le montant cumulé des subventions publiques directes et indirectes se monterait à près de 114 millions d'euros. Un gaspillage scandaleux !

www.pcscp.org

Jardin Bio

Sauver Prommata

© Prommata© Prommata
16/12/14 - La traction animale peut être résolument moderne. C'est ce que tente de montrer l'association Prommata depuis 1991 en créant des outils spécifiques pour les maraîchers et les jardiniers qui ont de grandes surfaces. Elle a ainsi créé la Kassine, un petit porte-outils ingénieux auquel il est possible d'accrocher une gamme d'outils qui permettent d'accomplir l'ensemble des travaux de maraîchage. Le tout pour des coûts finalement très modiques par rapport aux coûts exorbitants des engins motorisés classiques.

Depuis deux ans, l'association est en difficulté. Manque de soutien politique, baisse des commandes... l'association a dû licencier, passant de 9 salariés à 3 aujourd'hui. « Nous avons investi beaucoup d'argent dans la recherche, explique Guillaume Kedryna, membre du conseil d'administration élargi, et nous avons tenté à tout prix de garder nos salariés, mais aujourd'hui, la situation est vraiment difficile et nous lançons un appel à l'aide. » La philosophie de Prommata – essayer au maximum que les installations de maraîchers en traction animale soient réussies en les formant, plutôt que de leur vendre à tout prix du matériel – n'a pas non plus aidé à trouver la rentabilité.

L'association a lancé une collecte sur le site le Pot commun, pour réunir 50 000 € afin de continuer à « défendre l'agriculture biologique, aider les petits paysans oubliés dans le monde et développer de nouveaux outils modernes à traction animale ». Il y a une quinzaine d'années, les lecteurs des 4 Saisons avaient largement contribué au succès de Prommata. Gageons qu'ils sauront à nouveau aider ce beau projet à se poursuivre !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

www.prommata.org

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