Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Jardin Bio

Grenoble passe au vert

 

Mars 2013 => En 6 ans à Grenoble, le nombre de jardins collectifs a triplé. Aujourd'hui, on en compte 14 contre 5 seulement en 2008.

Gre en 0 phyto depuis longtemps, jardiniers de la Ville très motivés, ce sont eux qui avaient lancé le projet. Utilisent des plants bio, terreau sans tourbe, font eux-mêmes leurs terreaux/compost. Pourquoi mettent-il du broyat sur des bâches plastique ??

Chevaux territoriaux, Ville devrait en acheter 2-3. Projets de formations ? Projet de ferme urbaine ?

http://hippotese.free.fr/blog/index.php/post/2014/08/02/Grenoble-ramassage-hippomobile-des-dechets-Terre-Dauphinoise

 

Jardin Bio

Y a plus d'saisons !

Fleurs de Frêne ©AurianeChatain

01/02/16 - L'hiver est décidément d'une douceur impressionnante cette année. Beaucoup de jardiniers constatent des floraisons surprenantes, tout comme les observateurs de l'Observatoire des Saisons (ODS), un programme qui vise à suivre la phénologie des plantes, c'est-à-dire leur cycle de vie (feuillaison, floraison, etc.).

Interviewée sur le site de Tela Botanica, Isabelle Chuine, directrice de recherche au CNRS et responsable scientifique de l'Observatoire Des Saisons, constate qu'après une petite vague de froid début octobre, « l'automne 2015 [est] le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900 avec presque 4°C au-dessus de la normale. […] Il semblerait  que la vague de froid ait suffi à lever la dormance des bourgeons de nombre d'espèces et que les conditions très douces qui ont suivi aient permis le développement des bourgeons jusqu'à leur éclosion. A noter que ces phénomènes semblent un peu moins importants dans le sud de la France, la vague de froid n'ayant peut-être pas été suffisante pour y lever complétement la dormance des bourgeons. »

Suite de son interview sur cette page.

Si vous aussi vous observez des floraisons anormales n'hésitez pas à rejoindre l'Observatoire des Saisons. Vous pouvez envoyer une photographie de la plante, avec la date et le lieu de l'observation à contact@obs-saisons.fr, ou vous connecter sur le site de l'Observatoire Des Saisons : www.obs-saisons.fr

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

Jardin Bio

A vos jumelles !

© Antoine Bosse-Platière25/01/16 - Pour la quatrième année, la LPO (Ligue de protection des oiseaux) et le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) invitent le public à recenser les oiseaux de leurs jardins les 30 et 31 janvier. Pour participer, rien de plus simple. Choisissez un jour d'observation : samedi 30 ou dimanche 31 et un créneau horaire d'une heure, idéalement en fin de matinée. Optez pour un lieu d'observation : un jardin privé ou un parc public, à la ville ou à la campagne. Un balcon peut également servir de lieu de comptage s'il est aménagé pour accueillir les oiseaux durant l'hiver. Comptez et notez tous les oiseaux qui fréquentent le jardin durant l'heure choisie. Une fiche d'aide a été
éditée et mise à la disposition des participants ici ; on peut y retrouver les principales espèces pouvant être observées durant le comptage. Enfin, transmettez les données sur le site de l'Observatoire des oiseaux des jardins.

L'an passé, 140 000 oiseaux avaient été comptabilisés dans plus de 4 100 jardins, soit une hausse d'un peu plus de 8% par rapport à 2014. On observe que le moineau domestique, le pinson des arbres et la mésange charbonnière font toujours la course en tête des espèces les plus abondantes. Petite nouveauté cependant, le rouge-gorge familier se classe en tête des espèces les plus fréquemment observées dans les jardins, et cela pour la première fois. Il a été vu dans 85% des jardins participants. Bien que les raisons de ce retour ne s'expliquent pas encore, ce chiffre est identique à celui du Big Garden Bird Watch (enquête participative réalisée en Angleterre chaque année) où il est passé de la 10e à la seconde place entre 2014 et 2015.

Grâce à cette action exemplaire en termes de sciences participatives, la LPO va pouvoir mieux comprendre l'influence de l'automne et d'un début d'hiver particulièrement doux sur les populations d'oiseaux des jardins. Participez !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Habitat écologique

Epargnons le climat

18/01/2016 - Lancée fin septembre 2015 dans la dynamique de la préparation de la COP 21 par Energie partagée et la NEF, la campagne « Epargnons le climat » a permis de recueillir près de 800 000 € de promesses de dons de particuliers désireux de placer leur épargne au service de projets de production d'énergie renouvelables. Depuis 5ans, Energie partagée a permis la réalisation d'une vingtaine de projets : toitures solaires, mini centrales hydro-électriques, parcs éoliens, chaufferies bois... Maîtrisés par les habitants, ces projets créent des emplois non délocalisables et les revenus générés par la production d'énergie bénéficient à la fois aux territoires et aux souscripteurs.  Pour Marc Mossalgue d'Energie partagée « Cette campagne nous a permis d'élargir notre public, grâce aux soutien des nombreuses organisations partenaires. Parallèlement à cette campagne, nous continuons à collecter de l'épargne par nos propres moyens, y compris avec des fonds d'épargne salariale. Au total, depuis notre création, nous avons atteint les 10 millions d'euros souscrits  avec un an d'avance sur les prévisions. Nous allons pouvoir financer une dizaine de projets en 2016, parmi lesquels nos trois premiers projets de méthanisation. » www.epargnonsleclimat.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Alimentation et bien être

La pizza, hors-la-loi en Italie ?

14/01/2016 - Culturellement, c'est un séisme ! Le 17 décembre 2015, à San Vitaliano, petite ville du sud de l'Italie, non loin de Naples, le maire a pris un décret bannissant, entre autres, l'usage des fours à bois dans la restauration (ainsi que les feux de cheminées privées et industrielles). Finie la pizza au feu de bois traditionnelle ! Elle - ou plutôt son mode cuisson - est victime des mesures de lutte contre la pollution de l'air. En 2016, les boulangers et pizzaiolos qui refuseront de s'équiper d'un filtre à particules adéquat ou de rayer de leurs cartes la mention "cuisson au feu de bois", s'exposeront à une forte amende.

Au pays de la pizza, cette initiative est bien évidemment décriée - imaginez Alain Juppé interdisant la consommation de vin à Bordeaux ! Pourtant, cette mesure drastique répond à une situation critique. Si San Vitaliano n'est qu'une petite ville de 6 000 habitants, les seuils de pollution aux particules fines y sont dépassés 114 jours par an - contre "seulement" 59 jours à Naples, mégalopole pourtant réputée pour sa pollution ! Les restaurateurs estiment que la municipalité se trompe de cible, arguant que Naples a beaucoup plus de pizzerias que San Vitaliano et n'a pourtant pas le même niveau de pollution.

Cette situation tragi-comique a au moins le mérite d'interpeller sur la situation générale des grandes villes transalpines : car, outre Naples, Milan, Rome et Turin ont toutes connu plus de 40 jours avec des niveaux inacceptables de pollution de l'air. Et l'Italie est le pays européen qui a compté le plus grand nombre de décès liés à la pollution en 2012...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Adieu Jean-Marie Pelt

07/01/16 - Jean-Marie Pelt s'est éteint le 23 décembre, à l'âge de 82 ans. Botaniste de renom, cet infatigable défenseur de la nature et de la biodiversité aura été un passeur de savoirs, capable de transmettre au plus grand public, au fil de très nombreux ouvrages, ses connaissances encyclopédiques sur le monde vivant.

Pharmacien de formation, il fut professeur de biologie végétale à la faculté de pharmacie de Nancy et à la faculté des sciences de l'université de Metz, ville où il a créé l'Institut Européen d'Ecologie, son “bébé” depuis 1972. Inlassable curieux, il a mené de nombreuses missions scientifiques à l'étranger (Afghanistan, Togo, Dahomey, Côte d'Ivoire, Maroc, etc.), qui l'ont amené à s'intéresser aux pharmacopées traditionnelles de ces pays.

Auteur de plus de soixante ouvrages – dont le dernier sorti chez Fayard en 2015, Légumes d'ailleurs et d'autrefois, est à recommander aux jardiniers –, Jean-Marie Pelt était aussi un homme de médias et un conférencier hors pair, dont la voix chaleureuse résonnait notamment sur France Inter, dans l'émission CO2 Mon amour sur France Inter.

Mais surtout, c'était un amoureux de la nature, des plantes, des bêtes, de tout ce qui fait le monde hors de nous, autour de nous, qui avait su garder sa capacité d'émerveillement devant leur beauté. « Lorsque l'émerveillement ne déserte pas un être humain durant quatre-vingt-deux ans, il donne à cet être le visage d'un éternel printemps. Tel est le visage de notre Jean-Marie, dont l'esprit toujours en éveil, la curiosité sans cesse réactive alimentait autant le scientifique que l'humaniste dans une empathie toujours immédiate, avec un sourire qui embrasait le monde, » a écrit son ami Philippe Courbon.

C'est cet émerveillement de sage qui lui a donné sa capacité à lutter inlassablement pour la protection de cette nature. La veille de son décès, il écrivait encore une préface, pour un livre à paraître en 2016 aux éditions Terre vivante, 250 remèdes naturels à faire soi-même. Il y écrivait : « Il est urgent que se retisse enfin ce lien profond qui unissait jadis nos ancêtres à la nature et qui s'est distendu depuis les débuts de l'ère industrielle. Et les interventions du monde politique et du monde économique, via la communauté internationale européenne ou nationale, des collectivités locales et des entreprises, vont certes dans le bon sens lorsqu'elles adoptent des réglementations visant à protéger la nature. Et pourtant, celles-ci continuent à être meurtries sous nos yeux. Seule une conversion à une écologie intégrale comme le dit si bien le pape François dans son Encyclique Laudato si', nous permettra de stopper enfin l'érosion de la biodiversité et le réchauffement climatique. »

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

 

 

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