Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités de l'écologie pratique

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Habitat écologique

Epargnons le climat

18/01/2016 - Lancée fin septembre 2015 dans la dynamique de la préparation de la COP 21 par Energie partagée et la NEF, la campagne « Epargnons le climat » a permis de recueillir près de 800 000 € de promesses de dons de particuliers désireux de placer leur épargne au service de projets de production d'énergie renouvelables. Depuis 5ans, Energie partagée a permis la réalisation d'une vingtaine de projets : toitures solaires, mini centrales hydro-électriques, parcs éoliens, chaufferies bois... Maîtrisés par les habitants, ces projets créent des emplois non délocalisables et les revenus générés par la production d'énergie bénéficient à la fois aux territoires et aux souscripteurs.  Pour Marc Mossalgue d'Energie partagée « Cette campagne nous a permis d'élargir notre public, grâce aux soutien des nombreuses organisations partenaires. Parallèlement à cette campagne, nous continuons à collecter de l'épargne par nos propres moyens, y compris avec des fonds d'épargne salariale. Au total, depuis notre création, nous avons atteint les 10 millions d'euros souscrits  avec un an d'avance sur les prévisions. Nous allons pouvoir financer une dizaine de projets en 2016, parmi lesquels nos trois premiers projets de méthanisation. » www.epargnonsleclimat.fr

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Alimentation et bien être

La pizza, hors-la-loi en Italie ?

14/01/2016 - Culturellement, c'est un séisme ! Le 17 décembre 2015, à San Vitaliano, petite ville du sud de l'Italie, non loin de Naples, le maire a pris un décret bannissant, entre autres, l'usage des fours à bois dans la restauration (ainsi que les feux de cheminées privées et industrielles). Finie la pizza au feu de bois traditionnelle ! Elle - ou plutôt son mode cuisson - est victime des mesures de lutte contre la pollution de l'air. En 2016, les boulangers et pizzaiolos qui refuseront de s'équiper d'un filtre à particules adéquat ou de rayer de leurs cartes la mention "cuisson au feu de bois", s'exposeront à une forte amende.

Au pays de la pizza, cette initiative est bien évidemment décriée - imaginez Alain Juppé interdisant la consommation de vin à Bordeaux ! Pourtant, cette mesure drastique répond à une situation critique. Si San Vitaliano n'est qu'une petite ville de 6 000 habitants, les seuils de pollution aux particules fines y sont dépassés 114 jours par an - contre "seulement" 59 jours à Naples, mégalopole pourtant réputée pour sa pollution ! Les restaurateurs estiment que la municipalité se trompe de cible, arguant que Naples a beaucoup plus de pizzerias que San Vitaliano et n'a pourtant pas le même niveau de pollution.

Cette situation tragi-comique a au moins le mérite d'interpeller sur la situation générale des grandes villes transalpines : car, outre Naples, Milan, Rome et Turin ont toutes connu plus de 40 jours avec des niveaux inacceptables de pollution de l'air. Et l'Italie est le pays européen qui a compté le plus grand nombre de décès liés à la pollution en 2012...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Adieu Jean-Marie Pelt

07/01/16 - Jean-Marie Pelt s'est éteint le 23 décembre, à l'âge de 82 ans. Botaniste de renom, cet infatigable défenseur de la nature et de la biodiversité aura été un passeur de savoirs, capable de transmettre au plus grand public, au fil de très nombreux ouvrages, ses connaissances encyclopédiques sur le monde vivant.

Pharmacien de formation, il fut professeur de biologie végétale à la faculté de pharmacie de Nancy et à la faculté des sciences de l'université de Metz, ville où il a créé l'Institut Européen d'Ecologie, son “bébé” depuis 1972. Inlassable curieux, il a mené de nombreuses missions scientifiques à l'étranger (Afghanistan, Togo, Dahomey, Côte d'Ivoire, Maroc, etc.), qui l'ont amené à s'intéresser aux pharmacopées traditionnelles de ces pays.

Auteur de plus de soixante ouvrages – dont le dernier sorti chez Fayard en 2015, Légumes d'ailleurs et d'autrefois, est à recommander aux jardiniers –, Jean-Marie Pelt était aussi un homme de médias et un conférencier hors pair, dont la voix chaleureuse résonnait notamment sur France Inter, dans l'émission CO2 Mon amour sur France Inter.

Mais surtout, c'était un amoureux de la nature, des plantes, des bêtes, de tout ce qui fait le monde hors de nous, autour de nous, qui avait su garder sa capacité d'émerveillement devant leur beauté. « Lorsque l'émerveillement ne déserte pas un être humain durant quatre-vingt-deux ans, il donne à cet être le visage d'un éternel printemps. Tel est le visage de notre Jean-Marie, dont l'esprit toujours en éveil, la curiosité sans cesse réactive alimentait autant le scientifique que l'humaniste dans une empathie toujours immédiate, avec un sourire qui embrasait le monde, » a écrit son ami Philippe Courbon.

C'est cet émerveillement de sage qui lui a donné sa capacité à lutter inlassablement pour la protection de cette nature. La veille de son décès, il écrivait encore une préface, pour un livre à paraître en 2016 aux éditions Terre vivante, 250 remèdes naturels à faire soi-même. Il y écrivait : « Il est urgent que se retisse enfin ce lien profond qui unissait jadis nos ancêtres à la nature et qui s'est distendu depuis les débuts de l'ère industrielle. Et les interventions du monde politique et du monde économique, via la communauté internationale européenne ou nationale, des collectivités locales et des entreprises, vont certes dans le bon sens lorsqu'elles adoptent des réglementations visant à protéger la nature. Et pourtant, celles-ci continuent à être meurtries sous nos yeux. Seule une conversion à une écologie intégrale comme le dit si bien le pape François dans son Encyclique Laudato si', nous permettra de stopper enfin l'érosion de la biodiversité et le réchauffement climatique. »

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

 

 

Habitat écologique

Granulés de bois, écologique ou pas ?

18/12/2015 - Les granulés de bois sont-ils écologiques ou pas ? Le succès croissant des poêles et chaudières à granulés justifie que l'on se pose la question, d'autant qu'un article de Reporterre daté du 27 mai 2015 a dénoncé les importations européennes de granulés en provenance d'Amérique du Nord, importations qui ont doublé entre 2011 et 2013 et atteignent 4,7 millions de tonnes. A juste raison, les défenseurs de la forêt se mobilisent outre-Atlantique pour dénoncer ces exportations.

La forêt française peut-elle absorber l'augmentation de la demande ? Les spécialistes s'accordent pour dire qu'il y a en France un potentiel forestier largement suffisant pour satisfaire tous les besoins. Mais on observe aussi une baisse des plantations depuis 15ans et un tout récent rapport de la Cour des comptes vient de dénoncer une « politique forestière française qui n'a ni stratégie, ni pilote et accorde trop de soutiens au bois énergie. »

Cette situation, les excès de la mondialisation et l'absence de taxe carbone expliquent sans doute l'augmentation des importations de granulés : en 2012, la France a importé 60 000 tonnes de granulés contre 25 000 l'année précédente. C'est une absurdité, l'importation depuis le Canada fait plus que doubler l'impact climat du granulé (de 7,3 à 16 g équivalent CO2), même s'il reste encore très favorable par rapport aux énergies fossiles. En tout cas, il y a urgence à faire porter les efforts sur une politique ambitieuse de reboisement et sur une meilleure valorisation de la ressource pour tous les usages (bois construction, bois -énergie, papeterie...). Le récent partenariat entre Fransylva (syndicats de forestiers privés) et  Reforest'Action (entreprise sociale leader de la reforestation) est de bon augure, mais il reste beaucoup à faire.

En attendant, il faut peut-être freiner le développement des grosses chaufferies à bois là où les filières locales sont insuffisantes. Et pour tous ceux qui sont équipés ou veulent le faire, choisir des filières locales.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Effervescence autour de l'agriculture urbaine

14/12/15 - La Ville de Paris a des objectifs ambitieux en matière d'agriculture urbaine d'ici 2020 : créer 100 hectares de toitures et façades végétalisées dont un tiers consacré à la production de fruits et légumes. Dans le cadre de ces actions, le service des Espaces Verts a organisé un cycle de 8 conférences consacrées à cette thématique, qui ont fortement intéressé les Parisiens. Ainsi celle du 4 novembre animée par les 4 Saisons du jardin bio à l'occasion de la sortie de son hors-série sur la permaculture, a attiré plus de 400 personnes.

Les autres conférences ont, elles aussi, accueilli un très large public. Cette effervescence nouvelle démontre que, au-delà de la fonction alimentaire, l'agriculture urbaine présente de multiples enjeux : paysagers, sociaux, pédagogiques, récréatifs et environnementaux, notamment en matière de protection de la biodiversité et d'adaptation au changement climatique.

La dernière conférence du cycle aura lieu le mardi 5 janvier à l'espace Reuilly, 21 rue Hénard, dans le 12e arrondissement, de 18h30 à 20h. Elle abordera notamment le statut de l'agriculteur urbain et la réglementation pour les productions agricoles urbaines, et donnera des exemples de législations et d'outils d'urbanisme innovants en faveur de l'agriculture urbaine à l'étranger (Boston, San Francisco, Séoul…)

Inscription obligatoire sur http://goo.gl/forms/joV6AkrOud

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

 

Alimentation et bien être

Régalez-vous comme un collégien du Vaucluse !

11/12/2015 - Ils en ont de la chance, les collégiens vauclusiens ! Tout au long de l'année scolaire 2015-2016, ils dégustent les meilleurs produits de saison cultivés par les producteurs du département et cuisinés par leur chef de cuisine.

Cette opération saveur est proposée par le département dans ses restaurants scolaires pour sensibiliser les jeunes générations aux bienfaits du manger local et de saison. Lancée en 2014, agrilocal84.fr, la plateforme internet du département de Vaucluse relie les chefs et les producteurs vauclusiens et se développe au travers de cette action de sensibilisation sur tout le territoire.

Ainsi, le mardi 15 décembre, à Sault, Patricia Hugot, chef de cuisine au collège du Pays de Sault proposera aux collégiens sa recette de gratin de petit épeautre aux légumes.
Elle a eu la gentillesse de nous la proposer "en avant-première", en l'adaptant pour 4 personnes.
Ingrédients : 200 g de petit épeautre ; 1 courgette ; 1 carotte ; 1 poireau ; 150 ml de crème fraîche ; 50g de farine ; 2 œufs ; 1 cuillère à soupe d'huile d'olive ; sel et poivre.
Rincez l'épeautre jusqu'à ce que l'eau soit claire. Coupez tous les légumes en petits dés et faites-les cuire à la sauteuse dans l'huile d'olive pendant 10 min. Ajoutez l'épeautre et deux fois le volume d'eau avec un cube de bouillon de volaille et poursuivez la cuisson 20 min. Battez ensemble les œufs, la crème fraîche et la farine. Ajoutez à la préparation et versez le tout dans un plat à gratin. Enfournez 30 min., th. 170°.


Il faut noter qu'en parallèle de cette compétence "restauration", le département de Vaucluse intervient plus globalement dans le secteur agricole : accompagnement des mutations vers une agriculture plus responsable et plus durable, développement des circuits courts de commercialisation et soutien aux actions menées par la chambre d'Agriculture de Vaucluse et par d'autres acteurs du territoire (marchés de producteurs, ventes à la ferme, développement de l'agritourisme, points de vente collectifs...). Une démrache à encourager !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

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