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Actualités Alimentation et Bien-être

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Bio dans les cantines : l'Assemblée nationale dit oui

08/12/2016 - La mesure concernant les parts de produits bio et durables en restauration collective faisait débat depuis le mois d'octobre. Elle a finalement été adoptée à l'unanimité, le 23 novembre à l'Assemblée nationale.

À partir de 2020, les restaurants collectifs publics devront respecter un seuil de 40 % de produits durables (de saison, de qualité et issus de circuits courts) dont 20 % de produits bio.
En octobre, l'amendement qui les fixait avait été déclaré irrecevable par le Sénat. Mais le 23 novembre dernier, porté par Brigitte Alain, députée écologiste de Dordogne, il a été adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Il est depuis cette date intégré à la loi Égalité et Citoyenneté.

D'après un sondage Ipsos de janvier 2015, la mesure « est souhaitée par 76 % des Français », rappelle Brigitte Allain. Elle félicite les parents d'élèves, associations et citoyens qui se sont mobilisés. Et souligne que « manger, choisir la nourriture servie aux enfants, aux jeunes, aux malades, aux personnes résidant en EHPAD, est bien un choix responsable, politique et citoyen. »

Les grandes entreprises sont également concernées et devront insérer un axe "alimentation durable" dans leur politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Un lobbyiste de l'agroalimentaire en charge de l'alimentation des Américains ?

16/11/2016 - Dans l'équipe que le président élu des États-Unis, Donald Trump, est en train de mettre en place, figurent de nombreux lobbyistes. Dont Michael Torrey. Pour s'occuper des sujets liés à l'agriculture et à l'alimentation, le futur président des États-Unis a en effet choisi quelqu'un qui a déjà touché à la politique (notamment au poste de chef adjoint du personnel du ministère de l'Agriculture sous l'administration Bush) mais qui, surtout, dirige depuis 2005 une société de lobbying dans le domaine de l'agroalimentaire, Michael Torrey Associates.

Parmi ses clients, ont trouve par exemple l'American Beverage Association, puissante organisation regroupant de nombreux industriels du soda - et qui a échoué dernièrement dans sa bataille contre l'instauration d'une taxe soda dans plusieurs villes américaines. Un groupe qui a versé au cabinet de Michael Torrey plus de 800 000 dollars ces quatre dernières années pour influencer notamment les politiques sur l'étiquetage alimentaire ou les directives nutritionnelles.

Torrey défend aussi les intérêts du Crop Insurance and Reinsurance Bureau - un organisme qui assure les cultures... et qui est accusé d'encourager les agriculteurs à cultiver des terres vulnérables à l'érosion ! -, du géant des produits laitiers Dean Foods, de Snac International (un groupe international d'industriels du snack) ou encore de Little Caesars, chaîne de fast-food spécialisée dans la pizza.

Un président climatosceptique et qui se soucie manifestement comme d'une guigne de la santé et de la nutrition de ses compatriotes ? Good luck, America!

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Sans gluten mais avec confiance

© AFDIAG© AFDIAG
31/05/2016 - Tous ceux qui souffrent de la maladie cœliaque connaissent ce logo, un épi de blé barré dans un cercle signifiant que le produit sur lequel il est apposé ne contient pas de gluten.

Les droits de ce logo, propriété de l'Association cœliaque du Royaume-Uni, ont été cédés en 1995 aux autres associations cœliaques européennes avec, pour mission, de le protéger dans leurs pays respectifs.
En France, l'Afdiag (Association française des intolérants au gluten) a déposé ce logo, en tant que marque et dessin, auprès de l'Institut National de la propriété industrielle en 1996. Depuis le renouvellement auprès de l'Inpi en 2006, ce logo est sa propriété sur le territoire français.
Pourtant, certains produits l'utilisaient sans en avertir l'Afdiag qui a alors décidé d'élaborer un contrat d'utilisation du logo - remplacé en 2015 par un contrat européen - sous lequel les sociétés signataires s'engagent à plusieurs choses :
- respect d'une teneur maximale de 20 mg/kg de gluten résiduel dans chaque produit* ;
- analyse par des laboratoires indépendants du gluten résiduel dans le produit fini
- audit à la norme AOECS (Association of European coeliac societies) sur les lieux de fabrication des produits sans gluten et soumission des résultats à l'Afdiag au moins une fois par an.

Au-delà du respect du droit d'utilisation du logo, cette contrainte donne surtout une meilleure garantie aux intolérants au gluten de trouver des produits réellement adaptés à leur régime.
Pour connaître les produits "vertueux", cliquez ici pour accéder au répertoire de l'Afdiag listant les produits commercialisés par les fabricants signataires du contrat d'utilisation. Cete liste ne fait pas la distinction entre les produits bio et conventionnels : aussi, pour ceux qui souhaiteraient connaître les produits bio sans gluten, l'excellent magazine Niépi est une source on ne peut plus fiable.

*La réglementation européenne autorise certains produits logotés à contenir de l'amidon de blé, à condition que le seuil de gluten résiduel sur le produit fini soit inférieur à 20 mg/kg.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Démissions au Haut conseil des biotechnologies

13/04/2016 - Créé en 2008, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) est une instance - a priori - indépendante, placée auprès de différents ministères (Environnement, Agriculture, de Recherche, Santé et Consommation) et chargée de rendre des avis sur toutes questions intéressant les biotechnologies. Et notamment les organismes génétiquement modifiés (OGM) qui méritent un vrai débat sociétal et scientifique.

Un débat apparemment impossible au sein du Haut conseil des biotechnologies. Accusée d'être aux mains des lobbyistes de l'agrochimie (avec l'aval tacite du gouvernement), cette instance se voit aujourd'hui privée de sept associations de la société civile, et non des moindres : les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale de l'agriculture biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes et l'Union nationale de l'apiculture française ont en effet décidé de démissionner.

Toutes déplorent la censure exercée par le HCB quand un avis divergent a pointé, en février dernier, les risques des nouveaux OGM. Ces organisations avaient alors suspendu leurs travaux en attendant que cet avis (rédigé par Yves Bertheau, directeur de recherche à l'Inra), soit rendu public et transmis aux autorités françaises et européennes par le HCB. Deux mois plus tard, toujours rien et le gouvernement français se base désormais sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, tout en mettant en avant une consultation de la société civile jamais menée à son terme.

Plus grave encore, cet avis se trouve aussi sur la table de la Commission Européenne et c'est sur lui qu'elle se basera pour décider (ou non) de l'exclusion de la réglementation OGM de ces nouvelles techniques de modification génétique. Si elles en étaient exclues, les organismes issus de ces techniques pourraient être librement cultivés en échappant à toute évaluation, traçabilité et étiquetage OGM en Europe. Avec tous les risques que cela engendre...
Une mascarade à laquelle les sept organisations démissionnaires ont décidé de ne plus souscrire.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Pêche profonde : Intermarché donne l'exemple

04/04/216 - Le groupement des Mousquetaires, auquel appartient l'enseigne Intermarché, a annoncé qu'il renonçait à pêcher et à vendre des espèces de poissons en eaux profondes (principalement sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche).

Ce qui est une très bonne nouvelle - même si l'enthousiasme est un peu tempéré par le nom du plan (élaboré avec l'association Bloom, qui œuvre à la défense des océans et des hommes qui en vivent) dans lequel cette décision s'inscrit : "Pêche durable 2025" !
À l'horizon de cette date, la flotte de pêche du groupe cessera progressivement la pêche profonde. Cela fait suite à l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante du groupe, sensible aux enjeux environnementaux, mais aussi au succès (plus de 900 000 signatures) d'une pétition contre ce type de pêche lancée par Bloom en 2013-2014.

Une décision majeure
Claire Nouvian, présidente de l'association, estime que « sortir définitivement de la pêche profonde est une décision majeure pour Intermarché et les autres marques du groupe ». Elle y voit un « signe extrêmement positif pour la pêche en général ainsi que pour tous les autres secteurs de production ».

La première décision d'Intermarché d'arrêter la pêche au chalut au-delà de 800 mètres, dès janvier 2015, avait influencé l'ensemble des négociations sur le règlement européen encadrant la pêche en eaux profondes et la France avait clairement soutenu cette position. Cette nouvelle annonce d'Intermarché peut insuffler l'ambition qui fait actuellement défaut aux négociations finales entre Conseil, Commission et Parlement à Bruxelles, le 25 avril prochain. Négociations qui, jusque-là, achoppaient sur des détails techniques concernant les eaux internationales.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Viande rouge : responsable de puberté précoce ?

24/03/2016 - La viande rouge n'avait déjà plus trop la cote après que l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) l'avait qualifiée de probable cancérigène. Aujourd'hui, une nouvelle étude (dont les conclusions viennent d'être publiées dans la revue américaine Journal of Nutrition) vient lui porter un autre coup sévère : selon les chercheurs de l'université américaine du Michigan, la viande rouge avancerait la date des premières règles des jeunes filles. Or des règles précoces augmentent sensiblement le risque de développer plus tard des pathologies comme le cancer ou le diabète de type 2.

Pour corréler régime alimentaire des petites filles et apparition de leur puberté, les chercheurs se sont référés aux données fournies par un programme national colombien étudiant les habitudes alimentaires des enfants. 456 fillettes de 5 à 12 ans ont été observées avant l'arrivée de leurs menstruations, puis l'âge où elles ont constaté la survenue de leurs premières règles a été relevé. Leur fréquence de consommation de viande rouge allait de deux fois par jour à moins de quatre fois par semaine. Les petites filles qui en consommaient beaucoup avaient leurs premières règles en moyenne à 12 ans et trois mois, tandis que les autres voyaient leurs premières menstruations survenir à 12 ans et 8 mois. Il a été également observé qu'un régime riche en poisson gras (plus d'une fois par mois) pouvait retarder le processus avec des adolescentes qui voyaient leurs premières règles arriver aux alentours de 12 ans et six mois.

Si le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer recommande de consommer moins de 300 g de viande rouge par semaine - l'équivalent d'environ deux steaks -, pensez aussi aux viandes blanches, aux poissons, aux légumineuses et aux œufs. Sans oublier certaines options végétariennes très nourrissantes, même pour des enfants en pleine croissance.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

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Notre sélection de livres

Manger bio c'est mieux !

Livre Manger bio c'est mieux !
Claude Aubert Denis Lairon André Lefebvre

Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.

160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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