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Actualités Jardin bio

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Soutenez le nouveau film de Marie-Monique Robin

DRDR

02/08/17 - En 2008, sortait Le Monde selon Monsanto, le documentaire-choc de Marie-Monique Robin sur la multinationale à qui l'on doit l'agent orange, les PCB, les OGM et le Roundup. Presque dix ans plus tard, la documentariste revient sur le Roundup, à un moment crucial : d'ici la fin de l'année, l'Union Européenne devra se prononcer sur la réautorisation des herbicides à base de glyphosate. Curieusement, les rapports rendus à ce sujet par les agences européennes d'évaluation ont écarté l'alerte lancée par l'OMS en mars 2015, qui avait classé le produit “cancérogène probable pour les humains”. Depuis 2015, Monsanto et ses alliés industriels mènent un intense lobbying, pour maintenir sur le marché l'herbicide le plus vendu au monde.

À l'opposé de ce travail de l'ombre, Le Roundup face à ses juges veut montrer que le Roundup n'est pas un simple poison, mais un produit à effets multiples. Cancérigène, perturbateur endocrinien, mutagène, le glyphosate pourrait provoquer un scandale sanitaire de magnitude supérieure à l'amiante, car il est partout : dans l'eau, l'air, la pluie, les sols et les aliments. Du Nord au Sud de la planète, le film montre que l'“herbicide-qui-tue-tout” (son surnom en espagnol) rend malades ou tue les sols, les plantes, les animaux et les humains. Il détruit durablement les écosystèmes en affectant les organismes vivants, avec des conséquences en chaîne jusqu'aux êtres humains, ce qui est la définition même du crime d'écocide.

Un écocide qui a été jugé lors du Tribunal International Monsanto, qui s'est déroulé en octobre 2016. Cette initiative populaire a invité des témoins, des victimes et des experts à s'exprimer sur les effets du Roundup, puisque les agences internationales et les gouvernements s'avèrent inopérants. En avril 2017, les cinq juges ont rendu leur avis juridique consultatif, concluant que « Monsanto s'est engagé dans des pratiques qui ont un impact négatif sur le droit à un environnement sain, le droit à l'alimentation et le droit à la santé ». Ils ont également conclu que le droit international doit désormais inclure la notion de crime d'écocide et que, si tel était le cas, « les activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction »

Derrière des produits qui se trouvent encore dans les rayons des jardineries – même s'ils n'y sont plus en vente libre –, un scandale sanitaire majeur... Pour en savoir plus, et pour le faire savoir autour de vous, soutenez ce film ! Une souscription citoyenne a été lancée par Marie-Monique Robin pour soutenir sa production.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Joignez-vous au Fermes d'avenir tour

24/07/17 – Après les deux premières éditions du concours Fermes d'avenir, l'association du même nom organise le "Fermes d'avenir Tour", qui parcourt cet été la France à la rencontre des multiples facettes de l'agroécologie et de la permaculture. L'objectif ? Montrer que le modèle fondé sur l'agrochimie n'est pas le seul possible, en faisant découvrir les initiatives locales qui préfigurent le monde rural - mais aussi urbain - de demain.

Les participants peuvent soit se joindre aux étapes, soit participer à la caravane - à vélo de préférence, les étapes ayant été pensées pour ce que soit faisable (étapes parfois très courtes de 20 km, mais parfois plus longues !). À chaque étape, une équipe locale propose une « programmation 100 % bienfaits immédiats », avec notamment des visites de fermes ou de jardins, des conférences, des formations, des dégustations de vin, des projections de documentaires et des concerts.

Le tour en est presque à mi-chemin, après avoir parcouru le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Place à l'Occitanie avec notamment Saint-Félix-Lauragais (31) du 30 juillet au 1er août et Poucharramet (31) du 2 au 5 août. Puis le tour arpentera les routes de Nouvelle Aquitaine avec Orion (64) du 7 au 10 août, Mimizan (40) du 11 au 13 août, Blanquefort (33) du 14 au 16 août, Sablonceaux (17) du 17 au 19 août et Vasles (79) du 20 au 22 août. Ensuite ce sera le tour de la Bretagne et des Pays de la Loire, avec notamment Rennes du 29 au 31 août et Nantes du 4 au 6 septembre. Avec une étape finale prévue en Centre-Val de Loire, à Rochecorbon (37) du 14 au 17 septembre. En tout, 30 étapes pour 30 territoires, 30 communautés et 30 mini-festivals, soit 30 opportunités de faire connaissance avec de belles initiatives !

Programme complet sur www.fermesdavenirtour.org

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Retrouver le lien à la nature

© JJRaynal© JJRaynal
12/07/17 – La nature ne s'apprend réellement que si elle se vit. C'est en faisant ce constat que Frédéric Plénard, enseignant de sciences de la vie et de la terre en Nouvelle Aquitaine, a décidé de lancer le projet Le grand secret du lien. « Permettre à des enfants de monter dans les arbres, d'aller dans les rivières, de courir après les papillons... c'est indispensable, surtout en ces temps où ils sont rivés aux écrans, parfois 8 heures par jour ! » explique-t-il. Durant l'année 2017-2018, 50 enfants et jeunes de cinq régions différentes – Grand Est, Nouvelle Aquitaine, Centre Val-de-Loire, Normandie et Auvergne Rhones-Alpes – vont effectuer des séjours de 2 à 10 jours en immersion dans la nature, afin de vivre une vraie rencontre, sensible, avec la nature, « afin de les amener progressivement à retrouver la conscience de leur appartenance à la Terre ».

Emmenés par des guides et des passeurs de nature, les enfants seront également suivis par des scientifiques, pour voir comment cette immersion dans la nature impacte leur relation avec eux-mêmes, avec les autres et avec leur environnement. Le projet est parrainé par cinq sages – Pierre Rabhi, philosophe agroécologiste, Vincent Munier, photographe nature, Philippe Meirieu, spécialiste de l'éducation, Emmanuelle Grundmann, spécialiste des grands singes et Françoise Serre-Collet, du Museum d'histoire naturelle – qui vont demander aux jeunes de chercher “le grand secret du lien” qui a été perdu dans notre relation à la nature. Investis de cette mission, les cinq groupes devront tenter de retrouver ce secret et d'illustrer leur réponse par un petit film qu'ils réaliseront au fil de l'année.

Déjà auteur d'un documentaire, Le lien, sur un groupe d'enfants en immersion dans la nature pendant dix jours, Frédéric Plénard réalisera un film sur cette belle aventure humaine. Le projet, financé notamment par la fondation Nature & Découvertes et soutenu par de nombreuses structures d'éducation à l'environnement, a lancé une opération de financement participatif, qui vise à collecter 20 000 €. En ces temps où les enfants et les jeunes sont de plus en plus déconnectés de la nature, on ne peut qu'inciter à y participer !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Bienvenue au jardin

22/05/2017 - Pouvoir entrer dans un jardin, admirer le travail réalisé par ses propriétaires mais aussi échanger avec eux sur les réussites comme les ratés... c'est intéressant, non?

C'est ce que propose dans les Hauts-de-France le CPIE Picardie, avec l'opération "Bienvenue dans mon jardin au naturel". En 2016, plus de 20 000 visiteurs ont été accueillis par 600 jardiniers et jardinières.

Cette année, les 10 et 11 juin, n'hésitez pas à profiter de ces précieux moments de partage. Le CPIE forme également des ambassadeurs du jardin au naturel, chargés de partager ensuite les bonnes pratiques: des formations de cinq jours sont proposées gratuitement en différents points de la région.
facebook/lesjardinssemmelent

Véronique Buthod, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Aidez les papillons

azuré des  joncs ok

24/04/2017 - Insecticides, perte de biodiversité des plantes... Depuis quelques décennies, les papillons disparaissent, notamment ceux des landes, comme les azurés (en dessin, l'azuré des ajoncs), qui sont dans une situation critique en Bretagne. Comment les protéger chez soi ?

L'association Bretagne Vivante conseille de poser quelques pierres dans son jardin, au soleil et à l'abri du vent, pour qu'ils viennent s'y poser pour se réchauffer. Prévoyez aussi quelques points d'eau sous forme de flaques peu profondes. Plutôt que de tondre toute votre pelouse, aménagez une partie en prairie fleurie avec des espèces locales (trèfles, lotiers, centaurées, bugle rampant, marguerite, mauve musquée...) que vous ne tondrez pas avant le 15 juin. Et bien sûr, gardez pissenlits, pâquerettes et boutons d'or !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Hommage à Sylvia Schmid

27/10/2016 - Créatrice du Biau Germe, Sylvia Schmid s'est éteinte le 17 octobre dans ce Sud-Ouest qu'elle s'était choisi comme région d'adoption. Venue de Suisse comme stagiaire dans une ferme bio à Montpezat (Lot-et-Garonne) en 1959, elle s'y est installée peu après sur une ferme avec des amis. Elle fut la première à avoir l'intuition que pour produire en bio, il fallait des semences bio.
Son premier catalogue avec 27 variétés de légumes est proposé en 1982 dans les Quatre Saisons et connait un succès immédiat. Deux ans plus tard, son frère et sa belle-sœur la rejoignent sur une ferme de 9 ha et la marque Biau Germe est déposée. C'est grâce à elle que Biau Germe est un groupement aussi ouvert et atypique. Appréciée de tous pour sa grande générosité et ses qualités humaines, elle avait pris sa retraite en l'an 2000 tout en continuant à faire bénéficier le groupe de ses conseils. Voici un texte que Christian Boué, cheville ouvrière du Biau Germe, a écrit pour lui rendre hommage.

HOMMAGE A SYLVIA
Dans la vie, il y a des gens ordinaires. Ceux-là s'emploient à leurs affaires, faisant leur petit trou dans la société des hommes. Un jour ils meurent ; on les pleure un peu, avant de les oublier tout à fait. Et leur souvenir est emporté, englouti dans le long fleuve du temps qui passe.
Et puis il y a les gens extraordinaires.
Ceux-là sortent du lot, ceux-là resteront dans les mémoires. On peut être extraordinaire par sa méchanceté ; qui a oublié Landru ou Dutroux ? Ou, encore, qui a oublié ces dictateurs, ces chefs fanatiques faisant les choses en plus grand : Hitler, Staline ou Pol Pot ?
On peut être extraordinaire et laisser son empreinte dans l'Histoire par sa musique, par ses tableaux ou ses œuvres architecturales. Tout le monde a entendu parler de ceux-là. Ils ont pour nom Dostoïevski, Léonard de Vinci, Van Gogh, Sinan ou Imhotep et incarnent pour l'Humanité sa perpétuelle quête de beauté.
Mais on peut être extraordinaire sans même que les voisins le sachent car, comme disait quelqu'un : « À vivre trop près d'un géant on risque de n'en voir que les pieds ! ». Lorsqu'on parle d'eux on dit souvent : « Ce sont des "originaux", des excentriques ! », des gens dont on ne comprend jamais, sur le moment, ce qui les anime, lorsqu'ils nagent à contre-courant de la société...
Et cela ne révèle que notre aveuglement.

Sylvia était extraordinaire, assurément. Je me souviens encore du jour où elle vint nous annoncer, alors que notre communauté de l'Arche se débattait dans des problèmes d'argent récurrents, qu'elle nous offrait sa part d'héritage, une coquette somme, elle qui avait déjà donné les bâtiments et les terres.
Pourtant, il y a bien des gens ordinaires qui savent se montrer généreux à l'occasion. Mais ceux-là attendent toujours quelques courbettes, quelques services ou quelque allégeance en retour, et leur don est un investissement. Je ne me souviens pas avoir entendu Sylvia réclamer de remerciement par la suite ; sitôt donné, sitôt oublié, et si la main droite de quelqu'un oubliait facilement ce qu'avait fait la gauche, ce fut sans doute la sienne.
Cela est extraordinaire.
Mais chose tout aussi surprenante, elle qui ne possédait plus que sa maison de poupée, me disait encore récemment combien elle se sentait riche avec sa petite retraite. Un jour, elle m'avoua, en ajoutant aussitôt : « Mais ça, tu le dis à personne ! », donner jusqu'au tiers de ses revenus mensuels, soit plus de trois cents euros, à quelques-uns des miséreux qui remplissent la Terre. À l'heure ou tant d'autres personnes âgées ont peur de manquer et accumulent insatiablement, elle incarnait à mes yeux parfaitement cette phrase de Lao-Tseu, le grand sage chinois, « qui se contente de peu est riche ! ».
Dans ce temps présent, où la sécurité d'une personne dépend de la grosseur de son portefeuille, où la fierté d'une nation se mesure à son taux de croissance, cela aussi est extraordinaire.
Sa générosité n'était d'ailleurs pas uniquement pécuniaire. À moi, petit Parisien, elle enseigna le jardinage jusqu'à me faire partager sa passion pour les plantes. À combien d'autres encore a-t-elle fait visiter ses cultures, s'arrêtant devant la fleur que personne n'avait remarquée, la petite Lopézia, blottie dans son coin, une pensée sauvage qui s'est invitée dans l'allée, pour en pointer la beauté ? On a coutume de dire : « Celui qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les hommes ! » Sylvia aimait les fleurs comme elle aimait les humains, c'est-à-dire tendrement. Combien de fois des inconnus venaient la voir sans ne s'être aucunement annoncés ? Et toujours elle les accueillait avec chaleur car, comme dirait Brassens : « Dans son cœur, en se poussant un peu reste encore une petite place ».
Cette douce tendresse envers les plantes ne l'empêchait d'ailleurs nullement de regarder le monde animal avec moins d'affection. Récemment encore, elle était cernée par des hordes de chats câlins et affamés, qu'elle ne pouvait se résoudre à éliminer. Et elle les nourrissait en songeant : « Quand même, ils sont trop nombreux ! »
Il faut bien l'avouer, Sylvia était un peu tête en l'air, comme on dit par euphémisme, et cela lui joua plus d'un tour. Je me souviens de l'avoir vue jeter au compost un lot de semences tout neuf, le confondant avec un autre périmé, mais, lorsqu'elle constatait sa bévue, Sylvia se lamentait sur elle-même avec une telle sincérité qu'elle désarmait sur le champ la moindre volonté de colère, le moindre zélateur ; quand tant de gens, et tant de nations cherchent désespérément à justifier ou nier leurs propres fautes, leurs privilèges, parfois avec véhémence, cela aussi est extraordinaire ! La repentance n'est-elle pas le premier pas indispensable pour accéder au pardon?
Les gens extraordinaires ont forcément des idées extraordinaires ; dans l'esprit de Sylvia germa celle du Biau Germe. Pour une agricultrice bio, quoi de plus logique que d'utiliser des semences bio ? Pourtant personne n'y avait vraiment songé dans notre pays avant qu'elle ne démarre. Aujourd'hui que tout le monde ne parle que d'agriculture bio, la chose paraît évidente, elle l'était moins en 1981.
Et voici encore un effet de sa générosité d'avoir partagé son intuition de départ avec ceux qui se présentaient, sans tirer la couverture à elle, sans prétendre diriger. D'autres auraient recréé une petite entreprise, dans laquelle les nouveaux venus ne seraient que des salariés, ou bien, des plus avisés auraient monnayé le "concept" ; René, Annie et Sylvia se sont contenté de partager à égalité avec ceux qui entraient dans le groupe. Aujourd'hui onze familles en vivent, et combien de bonnes graines semées ?
Qu'ils en aient conscience ou non, bon nombre de Montpezaquais, bon nombre de jardiniers français lui doivent quelque chose, que ce soit un sourire, un bouquet de fleurs, une variété de tomate oubliée ou les moyens financiers de vivre d'agriculture.
Sylvia ne s'est pas mariée, ne fut pas mère, « dans ses roses et ses choux n'a pas trouvé d'enfants », mais il n'échappera à personne que ses enfants sont nombreux parmi nous. Brassens, toujours, comme pour la Jeanne de sa chanson, aurait dit d'elle : « Être mère de trois poulpiquets à quoi bon, quand on est mère universelle, quand tous les enfants de la mer, de la terre et du ciel sont à elle. »

 

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