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Actualités de l'écologie pratique

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Jardin Bio

Un conservatoire-graineterie à Sainte-Marthe

01/03/16 - Créée par Philippe Desbrosses en 1974, la Ferme de Sainte-Marthe vend des semences potagères biologiques aux jardiniers. Sur les quelque 1 000 variétés qu'elle propose, seulement 4 sont des hybrides F1, la Ferme préférant maintenir des variétés anciennes. Pour montrer que ces semences artisanales peuvent être une réelle alternative à l'"agrobusiness", la petite entreprise de 11 salariés projette de créer un conservatoire-graineterie sur son lieu de production, en Anjou.

« Notre objectif est de partager notre savoir-faire de grainetier tout en conservant la diversité des semences que l'on pouvait trouver au début du siècle dernier, » explique Dominique Velé, codirecteur de la Ferme. Production sous abri et en extérieur, graineterie, épicerie... le but sera de montrer les différentes étapes de la production des semences, jusqu'à l'assiette. L'entreprise a acquis un terrain de 10 hectares, et commencé à l'aménager, avec un jardin d'essai, trois tunnels de 500 m2 chacun et 3 hectares de production à l'extérieur. Un verger a déjà été planté cet hiver, avec des variétés locales comme les pommiers ‘Patte de Loup' ou ‘Fenouillet Gris'.

Un appel à financement participatif vient d'être lancé sur la plate-forme Miimosa, afin de lever des fonds pour faire aboutir cet ambitieux projet. N'hésitez pas à contribuer !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Habitat écologique

Décrypter l'énergie

29/02/2016 - « Les énergies renouvelables sont encore bien trop chères ». « En Allemagne, à cause de la sortie du nucléaire, les émissions de gaz à effet de serre explosent ». « Notre consommation d'énergie continue à augmenter année après année ». En matière d'énergie, les idées reçues ont la vie dure et ces poncifs sont très souvent relayés par des décideurs sans aucun recul ni mise en perspective. Souhaitant apporter des clés de compréhension sur ces questions complexes, l'association négaWatt a mis en place un site de décryptage autour de ces innombrables idées reçues. Vous y apprendrez par exemple que tandis que le coût du nucléaire ne cesse de grimper, l'éolien et le photovoltaïque affichent désormais des coûts compétitifs. En Allemagne, les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites d'un quart depuis 1990. En France, notre consommation d'énergie n'augmente plus (-6% entre 2002 et 2014)... Rédigés par des experts des questions énergétiques, les articles publiés sont une réponse fiable, factuelle et référencées aux contre-vérités largement répandues. Ils sont régulièrement actualisés et permettent une plus juste compréhension des enjeux de la transition énergétique. L'association négaWatt souhaite réactualiser son scénario de prospective énergétique publié en 2011, dans la perspective des élections présidentielles de 2017. Il s'agit de tenir compte des évolutions récentes et d'analyser plus finement les impacts socio-économiques et environnementaux de la transition énergétique. Pour cela, elle va lancer le 22 mars prochain une nouvelle plateforme de financement participatif : https://www.zeste.coop/fr/decouvrez-les-projets/detail/le-scenario-negawatt-2016

www.decrypterlenergie.org

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Dites oui à Fwee !

25/02/2016 - Lutter contre le gaspillage alimentaire peut prendre diverses formes et peut même parfois générer des vocations entrepreneuriales.

C'est le cas de Soizic Ozbolt. Cette agronome de 31 ans a lancé, en juin 2015, Fwee (www.fwee.fr), une petite entreprise commercialisant des cuirs de fruits. Le cuir, c'est de la purée de pommes, poires, pêches, abricots... mise à sécher, jusqu'à former une plaque. Dans cette dernière, on découpe des lamelles qui ont la texture du cuir (d'où le nom), sans sucre ajouté - celui des fruits suffit - ni colorant et qui se conservent jusqu'à un an.

Le vrai plus de Fwee, c'est d'utiliser des fruits invendus et promis à la poubelle, des environs de Lyon et de la Drôme provençale. Soizic Ozbolt travaille avec cinq producteurs en conversion bio ou en agriculture raisonnée. L'an passé, il y a eu une surproduction de pêches. Le fait de les récupérer a permis à l'agriculteur d'éviter de payer des frais d'enlèvement. Pour ce qui est des cerises, au coût de main-d'œuvre important mais dont le cours s'est effondré en fin de saison, elle a payé le ramassage à l'agriculteur.

La jeune femme a cherché, via le financement participatif, à lever 13 000 €, un objectif atteint en seulement 15 jours ! Cela devrait lui permettre d'investir dans un déshydrateur professionnel, capable de sécher jusqu'à 200 kilos de fruits par jour - sachant qu'il faut environ 9 kg de fruits frais pour faire 1kg de Fwee. Mais la campagne reste ouverte jusqu'au 11 mars*. L'objectif ? Accéder à l'indépendance énergétique en achetant un récupérateur de chaleur (2 500 €) et un panneau solaire (3 000 €). Ensuite, Soizic Ozbolt projette de s'associer, dès le printemps, avec un producteur et d'installer l'atelier de transformation directement sur l'exploitation.

*www.kisskissbankbank.com/fwee-sait-quoi-faire-contre-le-gaspillage-alimentaire

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Habitat écologique

Salon du chanvre et des fibres végétales

22/02/2016 - Ce salon aura lieu les 23 et 24 avril 2016 à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) à l'Espace éco-chanvre. Labellisé en2011 Pôle d'Excellence Rurale, cet espace comprend un lieu muséal de découverte de l'histoire des toiles et du travail du chanvre, un atelier de tisserand, un atelier teinture végétale, une boutique et une grande salle de réception de 400 places. Animations, ateliers, stages, expositions invitent à découvrir les atouts souvent méconnus de cette plante aux vocations multiples : utilisations dans le bâtiment (isolation, béton de chanvre), l'alimentaire (huiles, farines, graines), le textile (tissage), la cosmétique (shampoings, huiles de massage), la diététique, la papeterie d'art, la plasturgie (en remplacement de la fibre de verre).Culture environnementale par excellence, le chanvre se cultive sans aucun OGM, ni produit phytosanitaire et se contente de doses modérées d'azote et de l'eau que le ciel lui apporte naturellement.  Au programme de ces deux journées : des conférences (le bien-être dans l'habitat en chanvre, les bienfaits du lin et du chanvre sur la santé...), des démonstrations de cuisine au lin et au chanvre et un défilé de mode. www.espaceecochanvre.com

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Jardin Bio

Les élus votent, le ministère bloque

© Jean-Jaques Raynal11/02/16 - Votée le 13 octobre 2014, la Loi d'Orientation Agricole a autorisé la diffusion légale des purins d'ortie et autres biostimulants : infusions, vinaigre blanc, argile... Mais c'était sans compter avec le ministère de l'agriculture qui bloque l'application de la loi. Quinze mois plus tard, le décret d'application, qui devait sortir le 31 octobre 2015 au plus tard, n'est toujours pas sorti.

L'association Aspro-Pnpp, qui participe à la commission chargée de rédiger le décret, ne s'explique pas ce retard : « l'administration repousse la sortie du décret sans véritable explication rationnelle. […] Le sénateur Joel Labbé, promoteur de la "loi Labbé" qui interdit les pesticides dans les lieux publics, participe régulièrement à la commission mais il semble avoir du mal à se faire entendre par l'administration.»

Etonnant, non ? Au moment où l'excellente émission d'Elise Lucet Cash Investigation a démontré si besoin était la dangerosité des pesticides épandus sur le territoire, la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture bloque les alternatives aux pesticides. Pour mémoire, le scénario se répète… Déjà, en 2006, le vote d'une nouvelle loi sur l'eau avait autorisé la commercialisation des purins et autres préparations naturelles. Mais la DGAL avait réussi pendant huit ans à bloquer l'appication de cette autorisation !

L'association Aspro PNPP, qui se bat pour l'autorisation de ces produits, a envoyé une lettre ouverte à Ségolène Royal, ministre de l'environnement, ainsi qu'à Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture qui a réitéré lors de l'émission d'Elise Lucet son objectif clair de baisse des pesticides…

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation et bien être

Quick, le coût d'en faire plus

09/02/2016 - Déjà, à la base, le greenwashing (le "verdissement" de l'image d'une entreprise), c'est pas joli-joli. Mais quand en plus ça se voit et que ça rate, c'est le bouquet !

Prenez Quick, par exemple, le McDo d'origine belge et très implanté en France, aussi indigeste que son modèle yankee. L'an dernier, l'enseigne de fast-food, peut-être alertée par la montée en puissance du végétalisme dans la presse et sur le Net, a ouvert un site internet "Et vous, vous voulez plus de quoi ?" Elle invitait ses clients à proposer des transformations de ses menus et s'engageait à retenir les cinq propositions les plus plébiscitées avant fin 2015. Précisant tout de même qu'elle le ferait « dans la mesure du raisonnable »...

Quick n'escomptait probablement pas que la proposition la plus populaire demanderait une alternative végétalienne pour chaque type de produit (salade, burger, wrap, glace...). Début 2016, l'enseigne fait un compte-rendu de l'opération et relate complaisamment les souhaits exaucés de ses clients... Mais aucune trace de repas végétaliens ou végétariens ! Devant le début de tollé, Quick, interrogé par Rue89, a notamment avancé une raison technique : « Proposer un burger végétarien consisterait (...) à remplacer le steak haché de bœuf par un steak de protéine végétale comme le soja ou le tofu. Or, pour garantir le caractère végétarien d'un produit et [sa] traçabilité (...), il n'est pas possible de cuire sur une même plaque de cuisson (...) des protéines animales et végétales. »

Plus prosaïquement, inclure un burger végétarien dans les menus aurait impliqué d'investir dans du matériel pour séparer la préparation des aliments - choix que d'autres fast-food ont déjà fait. Quick imagine simplement que ce coût serait supérieur à ce que la vente de produits végétaliens pourrait rapporter.

Il ne faut jamais demander leur avis aux clients...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

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