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© Christian Galinet
Rien de tel qu’une petite serre pour préparer ses semis de printemps, disposer de quelques plants de tomates ou d’aubergine cultivés à l’abri des intempéries, prolonger la saison des salades jusqu’au cœur de l’hiver !
La serre qui vous est présentée ici est adossée à un talus. Elle pourrait tout aussi bien être adossée à une maison ou un abri de jardin. Une serre adossée offre un avantage notable sur une serre classique : elle bénéficie de l'inertie thermique du talus (ou du bâtiment, mais à un degré moindre) contre laquelle elle est appuyée et elle est protégée des vents froids. Il est ainsi tout à fait possible de la garder hors gel tout l'hiver, sans chauffage d'appoint.
Modèle à suivre
La serre qui sert ici d'exemple est installée à 800 mètres d'altitude, chez Jean-Louis Goutel, à Mens (Isère), pas très loin du Centre Terre vivante. Voici ses principales caractéristiques :
- Orientation : plein sud.
- Dimensions : 2 mètres de large et 6 mètres de long au sol, sur 2,50 mètres dans sa plus grande hauteur.
- La structure : elle est réalisée en béton banché sur toute la hauteur côté talus, et sur 40 centimètres de haut sur les trois autres côtés ; l'ossature est en bois (chevrons) ; la couverture et les parois sont constituées de plaques de polycarbonate alvéolé d'un centimètre d'épaisseur.
- L'aération : rendue possible par l'installation de deux volets latéraux en contreplaqué. On entre dans la serre par une porte frontale.
- L'aménagement intérieur : il est constitué de quatre niveaux. Les deux premiers, comblés avec de la terre de jardin rapportée, permettent des cultures en pleine terre toute l'année. Les deux autres sont des étagères, l'une recevant les terrines de semis et les plants en godets au printemps, l'autre le petit matériel.
- L'astuce : un point d'eau installé directement dans la serre, avec un petit bassin dans lequel il est facile de puiser avec un arrosoir : l'eau est ainsi toujours tempérée.

- ©Christian Galinet
Quels usages ?
Dès février, Jean-Louis Goutel démarre les premiers semis de salades ; viennent ensuite, assez rapidement, quelques semis de courgettes, concombres, potirons... sans oublier les fleurs annuelles (cosmos, œillets d'Inde...).
Mi-avril : plantation des premières tomates (‘Montfavet', une variété précoce), suivie fin avril d'un ou deux concombres. Viennent ensuite le gros des plantations de tomates, poivrons, aubergines, capables certaines années de produire jusqu'à Noël.
Courant octobre : transplantation de céleri branche et de persil, qui vont continuer de pousser à l'abri. Plantation de chicorées frisées, dont les plants ont été produits dans le jardin ; Jean-Louis obtient ainsi des chicorées durant tout l'hiver. Elles sont complétées par des laitues d'hiver, cultivées à l'extérieur, et une petite production d'endives, en cave : l'approvisionnement de la famille en verdure est ainsi assuré durant toute la morte-saison !
A la même époque, transplantation de la verveine, qui s'est épanouie dans le jardin, dans des pots qui sont placés à l'abri dans la serre ; elle sera remise en pleine terre dès le retour des beaux jours et la fin des gelées printanières.