Bien s’éclairer, quelques principes
Pour le confort des yeux, bien s’éclairer est fondamental. Privilégier l’éclairage naturel est bien sûr l’une des meilleures solutions pour économiser ses yeux et l’énergie, mais dans l’ancien, ce n’est pas toujours possible. Quelques conseils de base.
Éclairage naturel
Privilégiez le plus possible l'éclairage naturel à l'intérieur des bâtiments. Conseils : hormis sur les façades nord, prévoir de grandes baies vitrées (à isolation renforcée pour économiser l'énergie) et des avancées de toiture, casquettes, brise-soleil ou stores extérieurs pour éviter les surchauffes d'été. Si on ne peut pas prévoir d'ouvertures en façade, ni de fenêtres de toit, il est possible d'installer des conduits de lumière (voir les bonnes adresses).
Confort visuel
Modulez l'éclairage selon les pièces : certaines activités nécessitent une bonne intensité lumineuse et un éclairage direct (atelier, cuisine, bureau) ou concentré avec un réflecteur. Pour d'autres pièces (séjour, chambres), on pourra se contenter d'éclairages puissants mais indirects ou tamisés, ou encore d'éclairages de faible puissance disséminés comme les leds (ou d'une combinaison des deux). Les
LFC, qui se déclinent aujourd'hui dans une très large gamme de puissances et de formes, conviennent pour la plupart des usages, hormis les couloirs munis de va-et-vient, les toilettes (allumages-extinctions fréquents) et les lampes de chevet (à cause des champs électriques).
Les lampes à leds suffisamment puissantes - ou plus nombreuses - peuvent les remplacer. On peut donc se passer totalement des
ampoules à incandescence et halogènes.
Qualité de la lumière
Le
confort visuel ne dépend pas seulement de la quantité de lumière. Un des critères importants à prendre en compte est
la température de couleur émise qui détermine l'ambiance lumineuse - chaude ou froide - donnée par la lampe et modifie la perception des couleurs. Les revêtements fluorescents des
LFC ont été améliorés pour rendre leur lumière froide plus chaude ou plus neutre. On commence à faire de même pour les
leds. On trouve même des LFC "plein spectre" (notamment sur les salons bio), dont le spectre des longueurs d'ondes émises se rapproche de celui de la lumière du jour et qui sont recommandées dans des bureaux sans fenêtres, en luminothérapie ou pour certaines professions (arts graphiques...).
Antoine Bosse-Platière
- Voir aussi les pages Les éclairages traditionnels, Les ampoules fluocompactes et Les lampes à leds.
- Sur la lumière naturelle, voir les articles en archives “Vive la lumière naturelle !” (n° 144 - janvier-février 2004) et "Lumière et confort visuel" (n° 146 - mai-juin 2004) des 4 Saisons du jardin bio.
- Sur les économies d'électricité, voir aussi les articles en archives "Consommation électrique, les veilles" (n°133 - mars-avril 2002), "Réduire la consommation électrique de sa chaudière" (n°134 - mai-juin 2002) et "Supprimer les consommations d'électricité cachées" (n°158 - mai-juin 2003) des 4 Saisons du jardin bio.
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