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Actualités Jardin bio

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Du blé pour faire un livre

10/11/17 - Trouver des variétés adaptées à son contexte, ne plus acheter de semences, sélectionner soi-même ses céréales, travailler collectivement à maintenir la biodiversité cultivée... Les objectfs du “groupe blé” de l'Ardear Auvergne-Rhône-Alpes, créé il y a une dizaine d'années, sont multiples. Réunissant des paysans et des paysans-boulangers, il prévoit actuellement d'éditer un livre sur son expérience et les savoirs acquis au fil des échanges.

« Dans le brouhaha médiatique et commercial sur les semences, l'agriculture et la santé, nous voulons prendre en main nous-mêmes le discours sur nos pratiques. Ce livre sera un outil pour celles et ceux qui sont investis professionnellement dans l'univers des céréales, les client·e·s et usagèr·e·s des blés et des pains paysans, et celles et ceux qui s'intéressent aux semences, à l'agriculture et à la souveraineté alimentaire. Nous voulons affirmer que c'est uniquement collectivement, en tenant compte des réalités de celles et ceux qui vivent sur les fermes, que l'on peut développer l'autonomie semencière et défendre la biodiversité cultivée. Nous voulons affirmer que dans ces dynamiques autour de l'autonomie semencière, c'est un projet de transformation de l'ensemble de l'agriculture et de la société qui se construit, » écrivent-ils.

Pour réaliser ce projet, le groupe a lancé une collecte sur Helloasso, afin de collecter 8000 €. Elle est presque achevée et réussie. N'hésitez pas à participer vous aussi !

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Un nouveau néonicotinoïde autorisé !

Les associations demandent au Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation
la suspension immédiate du Sulfoxaflor pesticide tueur d'abeilles

Contre toute attente, en pleine tenue des Etats généraux de l'alimentation et au mépris de la Loi biodiversité qui interdit l'usage des néonicotinoides, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), vient d'autoriser en catimini en France un nouveau
pesticide néonicotinoïde : le sulfoxaflor. Les associations exigent du Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation la suspension immédiate de cette autorisation incompréhensible, vécue comme une remise en cause des engagements pris par la France.

Plusieurs études scientifiques attestent de la mise en cause des néonicotinoïdes dans l'effondrement des populations des invertébrés. Une étude publiée hier par l'Université de Saskatchewan, au Canada, conclue à la disparition de 75% de la biomasse des insectes dans les aires protégées en 27 ans seulement. En 2015, plus de 50 chercheurs académiques internationaux issus de la Task Force Systemic Pesticides ont démontré la vulnérabilité des invertébrés aquatiques et terrestres, des pollinisateurs et des oiseaux, aux insecticides systémiques.

Les invertébrés, « producteurs » des sols avec les champignons et les bactéries, représentent 80% de la biomasse totale des terres émergées. Ils sont la ressource alimentaire indispensable à un nombre considérable d'espèces de mammifères (musaraignes, hérissons, chauve-souris...), d'oiseaux (une étude témoigne de l'effondrement de 50% des oiseaux des milieux agricoles entre 1980 et 2010). Leur rôle de pollinisateurs n'est plus à démonter, ainsi que les services écosystémiques associés. Ils assurent « gratuitement » la décomposition des matières mortes et fécales et de la séquestration, dans les sols sous forme d'humus, du carbone, c'est-à-dire un retour au carbonifère.

« Placer la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides » était l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Une promesse qui fait écho aux préoccupations des Français : selon un récent sondage, 93% des Français considèrent que leur santé est impactée par la présence de pesticides dans les aliments consommés et seraient prêts pour une nouvelle transition agricole et alimentaire. Un million d'entre eux s'est également exprimé pour demander la suppression du glyphosate.

Nos associations demandent au Ministre en charge de l'Agriculture le retrait immédiat du sulfoxaflor . Elles en appellent au Ministre Nicolas Hulot pour une application de la Loi Biodiversité votée il y a guère plus de un an.

Ce mauvais épisode rappelle la nécessité à court terme de :

la levée immédiate du secret industriel sur l'évaluation des risques sanitaires et environnementaux faite sous la responsabilité des firmes ;
la publication in extenso des données d'évaluation des risques sanitaires et environnementaux sur lesquels l'ANSES a formulé son avis ;
la publication détaillée de l'avis motivé de l'ANSES

 

Cherche bénévoles en maraîchage

12/10/17 – Les éditions Actes Sud ont créé une école alternative, l'école du Domaine du Possible, sur un domaine agricole près d'Arles. Sur ces terrains de 120 hectares, se développe aussi un projet agroécologique, qui cherche trois bénévoles disponibles à partir de mars 2018 pour faire du maraîchage biologique, sur le principe du wwoofing. Il s'agit de contribuer à des travaux de mise en place de cultures maraîchères bio, en particulier sous serre, à l'entretien de celles-ci, à leurs récoltes et au conditionnement.

À terme, le projet est de créer une université Domaine du Possible, qui puisse accueillir des formations favorisant une diffusion plus large de l'agroécologie (permaculture, agroforesterie, etc.), et héberger des programmes de recherche permettant de généraliser ces méthodes. La surface importante permettra aux gérants de “grands” domaines de trouver des solutions pour adopter de nouvelles pratiques à leur échelle. Aujourd'hui, l'agroécologie est essentiellement pratiquée sur de petites surfaces et les propriétaires de grandes cultures conventionnelles qui souhaitent se convertir et se mettre à la polyculture-élevage ont peu de sources d'inspiration correspondant à leur taille. Le lieu hébergera “en résidence” les expériences de laboratoires et les chercheurs qui ont besoin d'une grande surface, et sera amené à devenir un lieu d'échanges (colloques, rencontres etc...) pour les chercheurs et les étudiants. Il accueillera également des organismes de formation pour adultes (grand public ou professionnels) pour tenir leurs sessions.

Les débutants seront acceptés mais une expérience dans le domaine agricole est un plus. Possibilité d'hébergement sur place et repas. Contacter Fréderic Cadet.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Nourrir le sol : une collecte de biodéchets organisée en Ardèche

02/10/17 - Collecter les biodéchets de la commune à vélo, puis aller les épandre, toujours à vélo, sur les terres d'une agricultrice : c'est le projet né au printemps dernier à Lagorce (Ardèche), à l'initiative de l'association Vigi-Nature. La rencontre avec Gilles Domenech et la lecture de son livre Jardiner sur sol vivant a convaincu Fabien Puzenat, président de l'association, d'organiser cette collecte auprès des habitants et des commerçants. Un léger mulch de BRF (bois raméal fragmenté) complétait l'épandage des biodéchets. Une initiative intéressante pour réduire les déchets, permettant aussi de suivre les effets de ce type d'apports sur le sol et les cultures.

Un bilan de cette action devrait être réalisé prochainement (tonnages, nombres de familles ou de structures impliquées, évolution au cours des six mois)... Cette opération est pour l'instant suspendue, faute de reconduction du contrat aidé pour le salarié chargé de la collecte. Mais elle pourrait bien donner des idées par ailleurs... en espérant pour Lagorce que des solutions de financement pourront être trouvées afin de poursuivre ce projet.

Plus d'informations : voir un reportage réalisé par France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
Et le blog de Gilles Domenech.

Véronique Buthod, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Soutenez le nouveau film de Marie-Monique Robin

DRDR

02/08/17 - En 2008, sortait Le Monde selon Monsanto, le documentaire-choc de Marie-Monique Robin sur la multinationale à qui l'on doit l'agent orange, les PCB, les OGM et le Roundup. Presque dix ans plus tard, la documentariste revient sur le Roundup, à un moment crucial : d'ici la fin de l'année, l'Union Européenne devra se prononcer sur la réautorisation des herbicides à base de glyphosate. Curieusement, les rapports rendus à ce sujet par les agences européennes d'évaluation ont écarté l'alerte lancée par l'OMS en mars 2015, qui avait classé le produit “cancérogène probable pour les humains”. Depuis 2015, Monsanto et ses alliés industriels mènent un intense lobbying, pour maintenir sur le marché l'herbicide le plus vendu au monde.

À l'opposé de ce travail de l'ombre, Le Roundup face à ses juges veut montrer que le Roundup n'est pas un simple poison, mais un produit à effets multiples. Cancérigène, perturbateur endocrinien, mutagène, le glyphosate pourrait provoquer un scandale sanitaire de magnitude supérieure à l'amiante, car il est partout : dans l'eau, l'air, la pluie, les sols et les aliments. Du Nord au Sud de la planète, le film montre que l'“herbicide-qui-tue-tout” (son surnom en espagnol) rend malades ou tue les sols, les plantes, les animaux et les humains. Il détruit durablement les écosystèmes en affectant les organismes vivants, avec des conséquences en chaîne jusqu'aux êtres humains, ce qui est la définition même du crime d'écocide.

Un écocide qui a été jugé lors du Tribunal International Monsanto, qui s'est déroulé en octobre 2016. Cette initiative populaire a invité des témoins, des victimes et des experts à s'exprimer sur les effets du Roundup, puisque les agences internationales et les gouvernements s'avèrent inopérants. En avril 2017, les cinq juges ont rendu leur avis juridique consultatif, concluant que « Monsanto s'est engagé dans des pratiques qui ont un impact négatif sur le droit à un environnement sain, le droit à l'alimentation et le droit à la santé ». Ils ont également conclu que le droit international doit désormais inclure la notion de crime d'écocide et que, si tel était le cas, « les activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction »

Derrière des produits qui se trouvent encore dans les rayons des jardineries – même s'ils n'y sont plus en vente libre –, un scandale sanitaire majeur... Pour en savoir plus, et pour le faire savoir autour de vous, soutenez ce film ! Une souscription citoyenne a été lancée par Marie-Monique Robin pour soutenir sa production.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Joignez-vous au Fermes d'avenir tour

24/07/17 – Après les deux premières éditions du concours Fermes d'avenir, l'association du même nom organise le "Fermes d'avenir Tour", qui parcourt cet été la France à la rencontre des multiples facettes de l'agroécologie et de la permaculture. L'objectif ? Montrer que le modèle fondé sur l'agrochimie n'est pas le seul possible, en faisant découvrir les initiatives locales qui préfigurent le monde rural - mais aussi urbain - de demain.

Les participants peuvent soit se joindre aux étapes, soit participer à la caravane - à vélo de préférence, les étapes ayant été pensées pour ce que soit faisable (étapes parfois très courtes de 20 km, mais parfois plus longues !). À chaque étape, une équipe locale propose une « programmation 100 % bienfaits immédiats », avec notamment des visites de fermes ou de jardins, des conférences, des formations, des dégustations de vin, des projections de documentaires et des concerts.

Le tour en est presque à mi-chemin, après avoir parcouru le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Place à l'Occitanie avec notamment Saint-Félix-Lauragais (31) du 30 juillet au 1er août et Poucharramet (31) du 2 au 5 août. Puis le tour arpentera les routes de Nouvelle Aquitaine avec Orion (64) du 7 au 10 août, Mimizan (40) du 11 au 13 août, Blanquefort (33) du 14 au 16 août, Sablonceaux (17) du 17 au 19 août et Vasles (79) du 20 au 22 août. Ensuite ce sera le tour de la Bretagne et des Pays de la Loire, avec notamment Rennes du 29 au 31 août et Nantes du 4 au 6 septembre. Avec une étape finale prévue en Centre-Val de Loire, à Rochecorbon (37) du 14 au 17 septembre. En tout, 30 étapes pour 30 territoires, 30 communautés et 30 mini-festivals, soit 30 opportunités de faire connaissance avec de belles initiatives !

Programme complet sur www.fermesdavenirtour.org

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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