Conseiller Formateur
62 QUATER BOULEVARD ANDRÉ SAUTEL
Appareil qui mesure les composantes électrique ou magnétique emises par une lampe halogène - © Antoine Bosse-PlatièreClaude Bossard, électricien spécialisé, préconise de les éloigner à au moins 1,30 m du lit et de les relier à une multiprise munie d'un interrupteur qui permet de mettre tous les appareils hors circuit pendant la nuit.
Pour vos lampes de chevet, une précaution toute simple consiste à vérifier, avec un petit tournevis testeur (moins de 10 € en magasin de bricolage), si elles ne restent pas sous tension lorsqu'elles sont éteintes (la pollution électromagnétique reste alors maximale).
Dans l'ancien, faites poser par un électricien spécialisé un ou plusieurs interrupteurs automatiques de champ (de 160 à 190 € TTC l'un). Ces petits boîtiers, qui se placent dans le tableau électrique, permettent de couper l'arrivée du courant dans les chambres lorsque plus aucune demande d'électricité n'est détectée. Attention, s'il reste un appareil en veille dans le circuit électrique protégé par cet interrupteur automatique, ce dernier ne pourra pas jouer son rôle. Le courant se rétablit automatiquement dès qu'un interrupteur est enclenché.
Tout appareil ou câble électrique relié au réseau émet un champ électrique et un champ magnétique. Le champ électrique est émis par le fil de phase (rouge, parfois noir ou brun). Il est proportionnel à la tension et se mesure en volt par mètre (V/m). Il est considéré comme polluant à partir de 5 ou 10 V/m.
Un champ magnétique est également émis par le courant électrique alternatif. Les plus importants sont produits par les appareils qui comportent des bobinages, notamment les moteurs électriques et transformateurs. Le champ magnétique dépend de l'intensité (ampérage) et se mesure en milligauss (mG). En dessous de 0,5 mG, les risques sont considérés comme négligeables ; ils deviennent sérieux à partir de 2 mG, selon certaines études épidémiologiques.

Expert, technique et complet
256 pages; (20 x 26 cm); 35,00 €