Conseiller Formateur
Antenne Haut-Rhin
8 RUE ADOLPHE SEYBOTH
67000 STRASBOURG
info@alteralsace.org
www.alteralsace.org
Depuis dix ans, on remplace l'air entre les deux vitres par des gaz rares plus isolants (l'argon ou le krypton). Ils permettent d'augmenter encore les performances ou de réduire l'espacement des verres. Les meilleurs VIR permettent d'obtenir un coefficient de transmission thermique U d'1 W/m².C contre 3,4 pour un double vitrage standard et 5,7 pour un simple vitrage.
Nos voisins nord-européens utilisent maintenant le triple vitrage à haute performance (deux couches à basse émissivité et gaz rare), notamment dans les maisons super isolées dites passives, n'ayant plus besoin de chauffage actif : Passivhaus en Allemagne et en Autriche, Minergie P en Suisse (Voir la page Maisons passives). Ce triple vitrage approche la qualité thermique d'un mur isolé (U = 0,5 W/m².C). 
Pour réduire le coût du triple vitrage on peut n'avoir qu'un seul ventail ouvrant - © Antoine Bosse-Platière
Indispensable pour atteindre les performances de l'habitat passif, le triple vitrage VIR nécessite des menuiseries bois plus épaisses (le triple vitrage est 30 % plus lourd que le double vitrage) et plus performantes. Il est aussi environ 50 % plus cher. Il ne se justifie pas en climat méridional, ni sur des maisons aux performances thermiques moyennes.

Fenêtre triple vitrage avec huisserie bois dont la base externe est recouverte d'aluminium - © Antoine Bosse-PlatièreAvec des vitrages qui atteignent l'excellence, le cadre peut diminuer de 30 % la performance du couple vitrage/châssis s'il est peu isolant et responsable d'infiltrations d'air (importance des joints d'étanchéité). Les matériaux principalement employés sont le PVC (54 % du marché de la fenêtre neuve), le bois (24 %) et l'aluminium (20 %). Aluminium et PVC nécessitent beaucoup d'énergie grise pour leur fabrication. Le PVC est vraiment à éviter : non recyclable (seulement valorisable), il dégage des COV (composés organiques volatils) durant toute sa vie et des gaz toxiques en cas d'incendie. Préférez le bois : il est renouvelable et l'emploi d'essences locales résistantes (chêne, châtaigner, douglas, mélèze) préserve la ressource et l'environnement. Bien que cher, le complexe bois-aluminium semble un bon compromis thermique/énergie grise/pérennité/entretien : la protection extérieure en aluminium utilise peu de métal et autorise des essences de bois moins résistantes. Autre solution intéressante : une couche de bois rétifié à l'extérieur (voir la page Comment protéger les bois d'extérieur).
Enfin, n'oubliez pas les volets, stores et rideaux qui apportent un appréciable complément d'isolation thermique la nuit et permettent de limiter les surchauffes d'été.

Voir l'article en archive "Fenêtres, la fin des vitrages passoires", n° 152 (mai-juin 2005) des 4 Saisons du jardin bio.
Du sol aux combles, des murs à la toiture : toutes les solutions écologiques en matière d'isolation et leur mise en oeuvre pas à pas.
96 pages; (21 x 21 cm); 12,00 €