Il faut conserver des plants de pommes de terre dans un endroit aéré, au frais, à l’abri du gel, mais surtout en pleine lumière. Ces plants sont plantés fin juillet-début août dans une terre bêchée, fumée et paillée depuis le printemps. On récolte les nouveaux plants début novembre, avant les grosses gelées. Une partie servira à la plantation de consommation au printemps, et l’autre sera plantée fin juillet-début août pour la production de plants. Il faut surveiller la plantation d’été afin de détruire radicalement tous les plants qui présentent des signes de dégénérescence (taches, feuilles enroulées…). Il faut aussi s’attacher à trouver les variétés les mieux adaptées au coin où l’on se trouve.
J. B. – 42 Lavieu
Les pommes de terre destinées à servir de semence doivent être mises à verdir au soleil pendant deux mois, après l’arrachage (à mi-ombre, lorsque le soleil est brûlant).
J.-F. A. – 35 Saint-Pierre de Plesguen
Pour planter mes pommes de terre, j’ai repris, depuis des années et avec beaucoup de succès, un vieux truc de jardinier. Il faut sélectionner les germes des pommes de terre (les plus courts et les plus beaux) et les détacher au couteau avec un morceau de chair. Puis planter en lignes, un germe tous les 10-15 cm au fond du sillon, après le 15 mai, en lune décroissante.
Cette méthode, très pratique en « culture associée », donne de très bonnes récoltes et permet de récupérer tous les germes des récoltes de l’an passé, dès janvier-février, en mettant les plus beaux germes bien secs dans une boîte au réfrigérateur. Elle est, de plus, très économique.
O. W. – 77 Chauffry
Mettre les plants de pommes de terre à germer à la lumière dès fin janvier-début février. Planter pendant la première quinzaine de mars de la manière suivante :
1) faire des sillons profonds ; placer les pommes de terre ;
2) recouvrir les plants en fendant en deux la butte entre les sillons. Les pommes de terre sont ainsi buttées dès la plantation ;
3) semer – clair – des radis dans les deux sillons entre les pommes de terre ;
4) recouvrir d’un film plastique perforé sans arceaux (protection contre la gelée et réchauffement par « effet de serre »).
En poussant, les pommes de terre soulèvent le plastique. Les radis poussent très vite et ne deviennent pas piquants. Quand le film plastique est devenu trop court, en avril, on l’enlève.
J. G. – 50 Avranches
Pour hâter la récolte des pommes de terre, quand les tiges viennent de sortir du sol et ne mesurent encore que 10 cm environ, je les supprime, à l’exception de deux, que je choisis au centre, parmi les plus vigoureuses. La récolte est ainsi avancée d’environ 10 jours.
A. M. – 38 Grenoble
En juillet, s’il me reste de vieilles pommes de terre non consommées, je les plante et je récolte des pommes de terre nouvelles au mois d’octobre.
D. S. – 38 Venon
Quand je range mes pommes de terre pour l’hiver, je les saupoudre de chaux, en répartissant bien dans tout le tas. Ainsi, s’il s’en trouve une qui s’abîme, elle se dessèche au lieu de pourrir et contaminer les autres.
C. B. – 27 Thuit-Signol
Venant de terminer la construction d’une tonnelle, j’ai semé au pied de celle-ci des potimarrons (variété de potiron de petite taille et à chair ferme et sucrée). Ce fut ma meilleure récolte. La plante grimpa, les fruits se retrouvèrent alors suspendus au-dessus de nos têtes et purent mûrir tranquillement sans risquer de pourrir au contact du sol.
C. V. – Burkina-Faso
Marcotter la tige du potiron en recouvrant de terre les nœuds situés juste en « amont » des fruits. On provoque ainsi l’émission de nouvelles racines qui assurent un meilleur développement du fruit, ce dernier ne dépendant plus seulement du plant initial pour son alimentation. C’est très efficace.
N.-A. C. – 78 Viroflay
Mon truc ne facilite ni n’améliore en rien le travail du jardin, il amène tout juste un peu de poésie au milieu des légumes. Quand les potirons ont la taille d’un pamplemousse et que leur peau est encore bien tendre, prendre une aiguille à coudre bien pointue et dessiner ou écrire ce que nous inspire l’imagination du moment. Il faut avoir la main légère et se contenter d’entamer un petit peu la peau. Essuyer le « jus » qui sort, puis attendre que les potirons grossissent et mûrissent. Ils portent alors de belles cicatrises beiges de la forme du dessin fait quelque temps auparavant.
C’est mon père qui a commencé à faire cela en écrivant le nom de chacun de ses petits enfants sur ses nombreux potirons. En octobre, chacun d’eux reçoit un potiron d’un poids bien souvent supérieur au sien, avec son nom écrit bien grand. On y ajoute des escargots, des coccinelles, des chevaux… et on se réjouit de voir arriver le moment des récoltes. Cela n’empêche absolument pas les potirons de très bien se conserver.
J. L. – Belgique