
La sclérotiniose est présente sous deux formes différentes :
- s'attaque essentiellement aux laitues, son mycélium est assez discret et les sclérotes ne dépassent pas 2 millimètres de diamètre ;
- Sclerotinia sclerotiorum est plus fréquente sur les chicorées - et redoutée des producteurs d'endives. Mais on la trouve aussi sur haricots, tomates, courges ou carottes. Son mycélium est voyant et cotonneux, tandis que les sclérotes accrochés au collet sont beaucoup plus volumineux : de 3 millimètres à quelques centimètres (les producteurs d'endives parlent de grains de café).
Ces deux formes sont favorisées par des conditions humides et chaudes (optimum entre 18 et 25 °C), par des plantations trop denses et des fumures azotées importantes. Ne les confondez pas avec le mildiou de la laitue, ou Bremia, dont le mycélium visible sous les feuilles est lui aussi blanc poudreux, mais qui provoque assez rapidement des taches jaunâtres sur la face supérieure et ne forme pas de sclérotes.

Botrytis cinerea, la pourriture grise, n'est que trop connue des jardiniers car on la retrouve sur de très nombreuses cultures : outre les salades, elle attaque sans distinction courges, haricots, fraises, groseilles, raisin et beaucoup de fleurs. La "porte d'entrée" est souvent une blessure occasionnée par une autre maladie, le gel, la grêle, ou le jardinier lors des façons culturales. Le feutrage mycélien gris et poudreux qui caractérise le botrytis se développe par temps humide et frais (optimum entre 15 et 20 °C). Des sclérotes noirs d'1 à 2 millimètres de diamètre peuvent également se former pour préserver des rigueurs hivernales les capacités reproductives de ces charmants petits champignons...
Ils sont essentiellement préventifs.
Les capacités d'adaptation de ces champignons sont étonnantes. Ils ont développé avec une grande rapidité des souches résistantes aux multiples générations de fongicides que les maraîchers conventionnels se sont acharnés à utiliser.
Aujourd'hui, les sols infestés de sclérotes sont désinfectés par les professionnels à la vapeur - une technique très coûteuse en énergie - ou avec des fumigants extrêmement toxiques comme le bromure de méthyle qui laisse des résidus et détruit la couche d'ozone. Les maraîchers bio du Midi ont mis au point l'intéressante technique de désinfection par solarisation : le sol, bien préparé et humidifié, est recouvert d'un film polyéthylène transparent pendant un mois bien ensoleillé. De quoi cuire à petit feu les sclérotes les plus récalcitrants.
Mais pour le jardinier amateur, une bonne prévention et le respect des rotations sont généralement suffisants pour éviter les infestations.
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Pucerons, mildiou, limaces...
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