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Actualités Alimentation et Bien-être

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Légumes moches contre gaspillage alimentaire

légumes moches

08/04/2014 - Le vendredi 21 mars, les habitants de Provins (77) ont dû être surpris. Leur ville était en effet couverte d'affiches montrant des fruits et des légumes difformes. Le message de cette – belle – campagne de publicité de l'enseigne Intermarché ? Ces produits sont "aussi bons que moches".

Un peu dans l'esprit de l'opération Zéro gâchis, lancée en 2012 par des étudiants en école de commerce bretons pour lutter contre le gaspillage alimentaire, un test sur les fruits et légumes de catégorie 2 - des produits non calibrés - a été réalisé les 21 et 22 mars derniers dans un supermarché Intermarché. Le magasin a été équipé pour l'occasion d'une tête de gondole où se côtoyaient 1 200 kilos de carottes, pommes et oranges "moches".
Pour susciter l'acte d'achat, « le prix était inférieur de 30 % au standard du marché », explique Marie-Sophie Ferté, propriétaire du magasin. « C'est une étape importante, poursuit-elle car c'est la première fois que la grande distribution, qui a imposé la standardisation des fruits et légumes, fait son mea culpa. »

Révoltée par les critères esthétiques imposés par les enseignes de grande distribution qui obligent les producteurs à mettre de côté 40 % de leur production, Marie-Sophie Ferté a négocié avec sa centrale afin de se faire livrer ces fruits et légumes rejetés.

Si le test effectué à Provins est concluant, elle prévoit de le reproduire à Villenauxe-la-Grande (10) dans son autre point de vente. À terme, l'enseigne pourrait également développer le concept et faire évoluer l'offre au fil des saisons.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Poissons : mangez responsable !

25/03/2014 - Récemment, les poissons ont appris une bonne nouvelle : sous la pression de nombreux organismes (notamment l'association Bloom), la flotte de chalutiers d'Intermarché s'est engagée à arrêter la pêche au chalut de fond au-delà de 800 m de profondeur à partir de 2015. La mauvaise nouvelle, c'est que les poissons, hélas pour eux, sont toujours aussi bons pour notre santé (source de protéines, oméga 3, etc) et qu'on continue donc à les consommer. Il est néanmoins possible de le faire de manière responsable.

Il existe un programme, appelé Mr.Goodfish (www.mrgoodfish.fr/), lancé par le Réseau Océan Mondial, qui a pour but de sensibiliser le public – mais aussi les professionnels – à la consommation durable de produits de la mer afin de réduire la pression humaine sur les réserves de pêches non durables.

Mr Goodfish recommande ainsi des espèces, saison après saison, selon leur taille et leur zone de débarquement. Les tailles indiquées et recommandées sont celles à partir desquelles le poisson a statistiquement toutes les chances de s'être reproduit au moins une fois. Ainsi, en laissant aux créatures aquatiques le temps de copuler, il y a moins de chances de contribuer à la diminution des espèces - et on pourra espérer manger nos filets d'anchois ou nos bars en croûte encore longtemps !
Seuls bémols, le moteur de recherche n'aide pas vraiment à trouver le poisson désiré (il faut lire toute la liste proposée). De plus, comme les crustacés y figurent également, ces listes sont parfois un peu fastidieuses.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Alimentation, grossesse et santé : des effets à long terme

28/02/2014 - Notre santé dépend beaucoup de notre alimentation, tout le monde le sait et en convient. En revanche, celle de notre mère pendant sa grossesse, et même celle de... notre grand-mère maternelle peuvent influer sur notre état de santé ! C'est ce que semble faire apparaître une étude américaine.

Présentée au congrès annuel de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) à Chicago, l'étude a été menée depuis 1983 sur trois mille femmes philippines et sur trois générations, afin que les effets de la nutrition maternelle sur les enfants et les petits enfants puissent être analysés. Les chercheurs ont constaté que lorsque les femmes privilégiaient les aliments nutritifs pendant leur grossesse, cela bénéficiait à leurs enfants, mais aussi à leurs petits-enfants, qui affichaient une meilleure santé sur le long terme.

Autre découverte tout aussi étonnante : l'alimentation de la mère lorsqu'elle était enfant, voire dans le ventre de sa propre mère, influerait d'avantage sur le poids de son bébé que son alimentation à l'âge adulte - mais la qualité de l'alimentation juste avant de tomber enceinte et lors des premiers jours de développement a un effet positif sur la santé des enfants. Et il semblerait également que la quantité de calories consommée pendant la grossesse n'aurait pas d'effets notables sur le bébé.

Alors, qu'on soit enceinte ou pas, en âge de procréer ou non, il n'y a pas de secret : une alimentation variée et équilibrée vous aidera, vous, vos enfants et vos petits-enfants à rester en bonne santé !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Du mercure plein la bouche

04/04/2012 - Un produit comme le mercure, appartenant au groupe CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique), vous voudriez qu'on vous fourre ça dans la bouche ? Non, bien sûr. Et pourtant, en France, cela arrive tous les jours.

Car les amalgames dentaires (plus connus sous le nom de plombages) sont constitués à 50 % de mercure et sont toujours utilisés chez nous. Selon les données récoltées auprès des différents Etats-membres, la consommation d'amalgames en France représente près du tiers de la demande européenne.

Nous sommes donc, de très loin, les premiers consommateurs de mercure dentaire. Seule la Pologne se situe dans un registre comparable : les deux pays consomment ensemble la moitié des amalgames dentaires d'Europe. Du côté des bons élèves, l'Allemagne, plus peuplée que la France, en consomme six fois moins. Et l'Italie, qui ne compte que quatre millions d'habitants de moins que nous, n'en utilise quant à elle presque plus.

La France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à s'opposer à l'arrêt de cette utilisation. Certes, le retrait des amalgames au mercure est plus dangereux que leur pose et réclame beaucoup de précautions. Mais surtout, Paris s'appuie sur des rapports de l'Afssaps (Agence de sécurité des produits de santé) alors que des conflits d'intérêt ont été mis à jour au sein du groupe de travail sur ce sujet.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

L'hiver, mangez du miel !

13/12/2011 – En hiver, le miel est un bon moyen de renforcer les défenses naturelles car c'est une source importante d'antioxydants. Plus il est foncé – comme celui de sarrasin –, plus il en contient. Ceci à tout âge : il est en effet possible de rajouter une cuiller à café de miel d'acacia ou de tournesol dans le biberon des enfants. Ces miels doux favorisent l'absorption du calcium contenu dans le lait dont ils émulsionnent les graisses, améliorant ainsi sa digestibilité.

N'en déplaise aux gourmands, les propriétés du miel n'exigent pas forcément qu'on l'avale ! En cas de nez bouché, le miel d'acacia ou de colza peut être aussi administré en aérosol, mélangé en proportions égales à du sérum physiologique. Pour soigner une coupure ou une brûlure, on peut, après l'avoir désinfectée, appliquer du miel sur et autour de la plaie. Il suffit ensuite de couvrir d'une gaze stérile, pour éviter de coller. A renouveler deux à trois fois par jour jusqu'au début de la cicatrisation.

Plus inattendu, le miel d'acacia peut être utilisé en cas de conjonctivite, en raison de ses propriétés antivirales et antibactériennes. Pour cela, il faut laisser fondre deux cuillers à soupe de miel dans 15 cl d'eau tiède et appliquer sur les paupières à l'aide de compresses.

Et espérer qu'aucun insecte amateur de miel ne vole à proximité !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Brocoli + épices = anticancer

18/10/11 - Assaisonner les brocolis permet d'accroître ses vertus anticancer, selon une étude récente de l'université américaine de l'Illinois. Les chercheurs recommandent d'ajouter moutarde, raifort ou wasabi aux brocolis pour profiter pleinement de l'interaction bénéfique qu'ils ont étudiée. « Plus c'est épicé, mieux c'est, » résume Elizabeth Jeffery, professeur en nutrition.

Moutarde, raifort ou wasabi contiennent en effet une enzyme appelée myrosinase, nécessaire à la production d'un autre composé, le sulforaphane, connu pour ses propriétés anticancer. L'interaction du brocoli et des condiments booste la production de ce composé, décuplant ainsi les vertus santé du légume.

S'il est conseillé de cuire légèrement le brocoli à la vapeur pour conserver toutes ses propriétés, les chercheurs rassurent les piètres cuisiniers en précisant que l'ajout d'épices ravive les bénéfices de brocolis un peu trop cuits... Mais le légume peut aussi se consommer frais, dans un sandwich ou en garniture sur la pizza sortie du four, conseille le professeur Cramer. La même étude révèle que d'autres aliments interagissent de manière bénéfique avec le brocoli, comme le radis, la roquette, le cresson ou les choux de Bruxelles, qui contiennent aussi de la myrosinase. Autant d'idées pour des repas anticancer.

Didier Bieuvelet, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

Manger bio c'est mieux !

Livre Manger bio c'est mieux !
Claude Aubert Denis Lairon André Lefebvre

Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.

160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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