Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités Alimentation et Bien-être

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Des locaux très motivés

20/05/16 - Caplongue, village aveyronnais de 80 habitants, a vu naître en 2012 l'association des Loco-Motivés. Son ambition est de produire et consommer local dans le respect de la nature, des animaux et des personnes, de la manière la plus conviviale possible. Le réalisateur Oliver Dickinson a choisi de les suivre pendant douze mois, pour les mettre en scène dans son dernier long-métrage, Des locaux très motivés, au fil de portraits intimistes et poétiques.

Né à Londres en 1980, Oliver Dickinson est un documentariste franco-britannique, auteur de films d'inspiration sociale et écologique, récompensés par une vingtaine de prix dans différents festivals à travers le monde. Il a filmé Vincent, Aveyronnais aventureux entrepreneur de Scop, Isabelle, vaillante maraîchère venue de la ville, Philippe, paysan-confiturier philosophe, Thierry, passé de l'industrie à l'élevage d'escargots… et quelques autres, qui font vivre les Loco-Motivés dans une ambiance d'optimisme et de chaleur humaine.

Un film à découvrir lors de nombreuses projections à venir en mai, juin et juillet, notamment le 25 mai à Torcy (71), le 26 à Marseille (13), le 7 juin à Monsempron-Libos (47) ou le 18 juillet au festival des Étoiles de Najac (12, mais aussi bien d'autres dates, à découvrir sur cette page.

Pour voir des extraits, rendez-vous sur le site du film.

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Démissions au Haut conseil des biotechnologies

13/04/2016 - Créé en 2008, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) est une instance - a priori - indépendante, placée auprès de différents ministères (Environnement, Agriculture, de Recherche, Santé et Consommation) et chargée de rendre des avis sur toutes questions intéressant les biotechnologies. Et notamment les organismes génétiquement modifiés (OGM) qui méritent un vrai débat sociétal et scientifique.

Un débat apparemment impossible au sein du Haut conseil des biotechnologies. Accusée d'être aux mains des lobbyistes de l'agrochimie (avec l'aval tacite du gouvernement), cette instance se voit aujourd'hui privée de sept associations de la société civile, et non des moindres : les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale de l'agriculture biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes et l'Union nationale de l'apiculture française ont en effet décidé de démissionner.

Toutes déplorent la censure exercée par le HCB quand un avis divergent a pointé, en février dernier, les risques des nouveaux OGM. Ces organisations avaient alors suspendu leurs travaux en attendant que cet avis (rédigé par Yves Bertheau, directeur de recherche à l'Inra), soit rendu public et transmis aux autorités françaises et européennes par le HCB. Deux mois plus tard, toujours rien et le gouvernement français se base désormais sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, tout en mettant en avant une consultation de la société civile jamais menée à son terme.

Plus grave encore, cet avis se trouve aussi sur la table de la Commission Européenne et c'est sur lui qu'elle se basera pour décider (ou non) de l'exclusion de la réglementation OGM de ces nouvelles techniques de modification génétique. Si elles en étaient exclues, les organismes issus de ces techniques pourraient être librement cultivés en échappant à toute évaluation, traçabilité et étiquetage OGM en Europe. Avec tous les risques que cela engendre...
Une mascarade à laquelle les sept organisations démissionnaires ont décidé de ne plus souscrire.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

Pêche profonde : Intermarché donne l'exemple

04/04/216 - Le groupement des Mousquetaires, auquel appartient l'enseigne Intermarché, a annoncé qu'il renonçait à pêcher et à vendre des espèces de poissons en eaux profondes (principalement sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche).

Ce qui est une très bonne nouvelle - même si l'enthousiasme est un peu tempéré par le nom du plan (élaboré avec l'association Bloom, qui œuvre à la défense des océans et des hommes qui en vivent) dans lequel cette décision s'inscrit : "Pêche durable 2025" !
À l'horizon de cette date, la flotte de pêche du groupe cessera progressivement la pêche profonde. Cela fait suite à l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante du groupe, sensible aux enjeux environnementaux, mais aussi au succès (plus de 900 000 signatures) d'une pétition contre ce type de pêche lancée par Bloom en 2013-2014.

Une décision majeure
Claire Nouvian, présidente de l'association, estime que « sortir définitivement de la pêche profonde est une décision majeure pour Intermarché et les autres marques du groupe ». Elle y voit un « signe extrêmement positif pour la pêche en général ainsi que pour tous les autres secteurs de production ».

La première décision d'Intermarché d'arrêter la pêche au chalut au-delà de 800 mètres, dès janvier 2015, avait influencé l'ensemble des négociations sur le règlement européen encadrant la pêche en eaux profondes et la France avait clairement soutenu cette position. Cette nouvelle annonce d'Intermarché peut insuffler l'ambition qui fait actuellement défaut aux négociations finales entre Conseil, Commission et Parlement à Bruxelles, le 25 avril prochain. Négociations qui, jusque-là, achoppaient sur des détails techniques concernant les eaux internationales.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Viande rouge : responsable de puberté précoce ?

24/03/2016 - La viande rouge n'avait déjà plus trop la cote après que l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) l'avait qualifiée de probable cancérigène. Aujourd'hui, une nouvelle étude (dont les conclusions viennent d'être publiées dans la revue américaine Journal of Nutrition) vient lui porter un autre coup sévère : selon les chercheurs de l'université américaine du Michigan, la viande rouge avancerait la date des premières règles des jeunes filles. Or des règles précoces augmentent sensiblement le risque de développer plus tard des pathologies comme le cancer ou le diabète de type 2.

Pour corréler régime alimentaire des petites filles et apparition de leur puberté, les chercheurs se sont référés aux données fournies par un programme national colombien étudiant les habitudes alimentaires des enfants. 456 fillettes de 5 à 12 ans ont été observées avant l'arrivée de leurs menstruations, puis l'âge où elles ont constaté la survenue de leurs premières règles a été relevé. Leur fréquence de consommation de viande rouge allait de deux fois par jour à moins de quatre fois par semaine. Les petites filles qui en consommaient beaucoup avaient leurs premières règles en moyenne à 12 ans et trois mois, tandis que les autres voyaient leurs premières menstruations survenir à 12 ans et 8 mois. Il a été également observé qu'un régime riche en poisson gras (plus d'une fois par mois) pouvait retarder le processus avec des adolescentes qui voyaient leurs premières règles arriver aux alentours de 12 ans et six mois.

Si le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer recommande de consommer moins de 300 g de viande rouge par semaine - l'équivalent d'environ deux steaks -, pensez aussi aux viandes blanches, aux poissons, aux légumineuses et aux œufs. Sans oublier certaines options végétariennes très nourrissantes, même pour des enfants en pleine croissance.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Dites oui à Fwee !

25/02/2016 - Lutter contre le gaspillage alimentaire peut prendre diverses formes et peut même parfois générer des vocations entrepreneuriales.

C'est le cas de Soizic Ozbolt. Cette agronome de 31 ans a lancé, en juin 2015, Fwee (www.fwee.fr), une petite entreprise commercialisant des cuirs de fruits. Le cuir, c'est de la purée de pommes, poires, pêches, abricots... mise à sécher, jusqu'à former une plaque. Dans cette dernière, on découpe des lamelles qui ont la texture du cuir (d'où le nom), sans sucre ajouté - celui des fruits suffit - ni colorant et qui se conservent jusqu'à un an.

Le vrai plus de Fwee, c'est d'utiliser des fruits invendus et promis à la poubelle, des environs de Lyon et de la Drôme provençale. Soizic Ozbolt travaille avec cinq producteurs en conversion bio ou en agriculture raisonnée. L'an passé, il y a eu une surproduction de pêches. Le fait de les récupérer a permis à l'agriculteur d'éviter de payer des frais d'enlèvement. Pour ce qui est des cerises, au coût de main-d'œuvre important mais dont le cours s'est effondré en fin de saison, elle a payé le ramassage à l'agriculteur.

La jeune femme a cherché, via le financement participatif, à lever 13 000 €, un objectif atteint en seulement 15 jours ! Cela devrait lui permettre d'investir dans un déshydrateur professionnel, capable de sécher jusqu'à 200 kilos de fruits par jour - sachant qu'il faut environ 9 kg de fruits frais pour faire 1kg de Fwee. Mais la campagne reste ouverte jusqu'au 11 mars*. L'objectif ? Accéder à l'indépendance énergétique en achetant un récupérateur de chaleur (2 500 €) et un panneau solaire (3 000 €). Ensuite, Soizic Ozbolt projette de s'associer, dès le printemps, avec un producteur et d'installer l'atelier de transformation directement sur l'exploitation.

*www.kisskissbankbank.com/fwee-sait-quoi-faire-contre-le-gaspillage-alimentaire

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Quick, le coût d'en faire plus

09/02/2016 - Déjà, à la base, le greenwashing (le "verdissement" de l'image d'une entreprise), c'est pas joli-joli. Mais quand en plus ça se voit et que ça rate, c'est le bouquet !

Prenez Quick, par exemple, le McDo d'origine belge et très implanté en France, aussi indigeste que son modèle yankee. L'an dernier, l'enseigne de fast-food, peut-être alertée par la montée en puissance du végétalisme dans la presse et sur le Net, a ouvert un site internet "Et vous, vous voulez plus de quoi ?" Elle invitait ses clients à proposer des transformations de ses menus et s'engageait à retenir les cinq propositions les plus plébiscitées avant fin 2015. Précisant tout de même qu'elle le ferait « dans la mesure du raisonnable »...

Quick n'escomptait probablement pas que la proposition la plus populaire demanderait une alternative végétalienne pour chaque type de produit (salade, burger, wrap, glace...). Début 2016, l'enseigne fait un compte-rendu de l'opération et relate complaisamment les souhaits exaucés de ses clients... Mais aucune trace de repas végétaliens ou végétariens ! Devant le début de tollé, Quick, interrogé par Rue89, a notamment avancé une raison technique : « Proposer un burger végétarien consisterait (...) à remplacer le steak haché de bœuf par un steak de protéine végétale comme le soja ou le tofu. Or, pour garantir le caractère végétarien d'un produit et [sa] traçabilité (...), il n'est pas possible de cuire sur une même plaque de cuisson (...) des protéines animales et végétales. »

Plus prosaïquement, inclure un burger végétarien dans les menus aurait impliqué d'investir dans du matériel pour séparer la préparation des aliments - choix que d'autres fast-food ont déjà fait. Quick imagine simplement que ce coût serait supérieur à ce que la vente de produits végétaliens pourrait rapporter.

Il ne faut jamais demander leur avis aux clients...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

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Notre sélection de livres

Manger bio c'est mieux !

Livre Manger bio c'est mieux !
Claude Aubert Denis Lairon André Lefebvre

Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.

160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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