Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Actualités Alimentation et Bien-être

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La pizza, hors-la-loi en Italie ?

14/01/2016 - Culturellement, c'est un séisme ! Le 17 décembre 2015, à San Vitaliano, petite ville du sud de l'Italie, non loin de Naples, le maire a pris un décret bannissant, entre autres, l'usage des fours à bois dans la restauration (ainsi que les feux de cheminées privées et industrielles). Finie la pizza au feu de bois traditionnelle ! Elle - ou plutôt son mode cuisson - est victime des mesures de lutte contre la pollution de l'air. En 2016, les boulangers et pizzaiolos qui refuseront de s'équiper d'un filtre à particules adéquat ou de rayer de leurs cartes la mention "cuisson au feu de bois", s'exposeront à une forte amende.

Au pays de la pizza, cette initiative est bien évidemment décriée - imaginez Alain Juppé interdisant la consommation de vin à Bordeaux ! Pourtant, cette mesure drastique répond à une situation critique. Si San Vitaliano n'est qu'une petite ville de 6 000 habitants, les seuils de pollution aux particules fines y sont dépassés 114 jours par an - contre "seulement" 59 jours à Naples, mégalopole pourtant réputée pour sa pollution ! Les restaurateurs estiment que la municipalité se trompe de cible, arguant que Naples a beaucoup plus de pizzerias que San Vitaliano et n'a pourtant pas le même niveau de pollution.

Cette situation tragi-comique a au moins le mérite d'interpeller sur la situation générale des grandes villes transalpines : car, outre Naples, Milan, Rome et Turin ont toutes connu plus de 40 jours avec des niveaux inacceptables de pollution de l'air. Et l'Italie est le pays européen qui a compté le plus grand nombre de décès liés à la pollution en 2012...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Régalez-vous comme un collégien du Vaucluse !

11/12/2015 - Ils en ont de la chance, les collégiens vauclusiens ! Tout au long de l'année scolaire 2015-2016, ils dégustent les meilleurs produits de saison cultivés par les producteurs du département et cuisinés par leur chef de cuisine.

Cette opération saveur est proposée par le département dans ses restaurants scolaires pour sensibiliser les jeunes générations aux bienfaits du manger local et de saison. Lancée en 2014, agrilocal84.fr, la plateforme internet du département de Vaucluse relie les chefs et les producteurs vauclusiens et se développe au travers de cette action de sensibilisation sur tout le territoire.

Ainsi, le mardi 15 décembre, à Sault, Patricia Hugot, chef de cuisine au collège du Pays de Sault proposera aux collégiens sa recette de gratin de petit épeautre aux légumes.
Elle a eu la gentillesse de nous la proposer "en avant-première", en l'adaptant pour 4 personnes.
Ingrédients : 200 g de petit épeautre ; 1 courgette ; 1 carotte ; 1 poireau ; 150 ml de crème fraîche ; 50g de farine ; 2 œufs ; 1 cuillère à soupe d'huile d'olive ; sel et poivre.
Rincez l'épeautre jusqu'à ce que l'eau soit claire. Coupez tous les légumes en petits dés et faites-les cuire à la sauteuse dans l'huile d'olive pendant 10 min. Ajoutez l'épeautre et deux fois le volume d'eau avec un cube de bouillon de volaille et poursuivez la cuisson 20 min. Battez ensemble les œufs, la crème fraîche et la farine. Ajoutez à la préparation et versez le tout dans un plat à gratin. Enfournez 30 min., th. 170°.


Il faut noter qu'en parallèle de cette compétence "restauration", le département de Vaucluse intervient plus globalement dans le secteur agricole : accompagnement des mutations vers une agriculture plus responsable et plus durable, développement des circuits courts de commercialisation et soutien aux actions menées par la chambre d'Agriculture de Vaucluse et par d'autres acteurs du territoire (marchés de producteurs, ventes à la ferme, développement de l'agritourisme, points de vente collectifs...). Une démrache à encourager !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

La cueillette solidaire

16/06/2015 - L'association Renouer organise un colloque sur la cueillette solidaire les 17 et 18 octobre 2015 à Grasse (Alpes-Maritimes). La cueillette solidaire vise à lutter contre le gaspillage alimentaire en proposant à des particuliers ou à des collectivités qui ne récoltent pas leurs fruits, de confier cette cueillette à l'association, qui travaille avec des personnes en situation d'exclusion socioprofessionnelle.

Pour Renouer et d'autres associations de même type, la cueillette solidaire favorise la promotion des produits locaux, la protection de l'environnement, la création d'emplois et l'engagement associatif. Au programme des deux journées : partages d'expériences, réflexion sur les cueillettes qui créent des emplois puis cueillette collective lors du deuxième jour.

Alexandra Thomas, de la rédaction des 4 saisons du jardin bio

À Paris, les paniers arrivent à bon port

04/05/15 - Développement d'échanges économiques équitables autour d'une agriculture maraîchère respectueuse de l'environnement, amélioration de l'empreinte écologique et sensibilisation à une consommation alimentaire durable : depuis 2011, l'association parisienne "Marché sur l'eau" réussit ce triple pari !

Elle offre aux citadins la possibilité d'acheter des fruits et des légumes produits en Île-de-France. Pour mieux consommer local, et soucieuse de réduire le transport, elle a choisi des exploitations situées à proximité des canaux : fruits et légumes arrivent donc par bateau jusqu'à Paris et sont vendus à quai* !

Une formule d'abonnement permet de réserver chaque semaine un panier de produits frais – mais on peut en ajouter quelques jours avant de venir retirer son panier directement, via un espace personnel sur la boutique en ligne (boutique.marchesurleau.com), ce qui rend le système plus flexible que celui d'une Amap. S'abonner aux paniers de "Marché sur l'eau" permet aux producteurs d'avoir une demande régulière et donc d'anticiper : l'association n'a ainsi pas (ou peu) d'invendus, ce qui évite le stockage.

Cette formule permet aussi aux consommateurs de découvrir de nouveaux produits, de consommer uniquement des denrées de saison et de créer des liens avec les membres de l'association en venant régulièrement chercher leur panier – voire de participer comme bénévole les jours de marché, un engagement qui assure la pérennité de cette initiative.

Seul petit bémol, sur la dizaine d'agriculteurs partenaires, deux seulement détiennent le label AB. Dans une région d'Île-de-France où 70 % des terres agricoles accueillent des exploitations céréalières, il est difficile de trouver des maraîchers, bio de surcroît, sur les 4 % occupés par les producteurs de fruits et légumes.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

*Toute l'année, le mardi et le samedi, place de la Rotonde à Stalingrad, sur les quais à Pantin et à côté de la gare à Sevran.

Du mercure plein la bouche

04/04/2012 - Un produit comme le mercure, appartenant au groupe CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique), vous voudriez qu'on vous fourre ça dans la bouche ? Non, bien sûr. Et pourtant, en France, cela arrive tous les jours.

Car les amalgames dentaires (plus connus sous le nom de plombages) sont constitués à 50 % de mercure et sont toujours utilisés chez nous. Selon les données récoltées auprès des différents Etats-membres, la consommation d'amalgames en France représente près du tiers de la demande européenne.

Nous sommes donc, de très loin, les premiers consommateurs de mercure dentaire. Seule la Pologne se situe dans un registre comparable : les deux pays consomment ensemble la moitié des amalgames dentaires d'Europe. Du côté des bons élèves, l'Allemagne, plus peuplée que la France, en consomme six fois moins. Et l'Italie, qui ne compte que quatre millions d'habitants de moins que nous, n'en utilise quant à elle presque plus.

La France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à s'opposer à l'arrêt de cette utilisation. Certes, le retrait des amalgames au mercure est plus dangereux que leur pose et réclame beaucoup de précautions. Mais surtout, Paris s'appuie sur des rapports de l'Afssaps (Agence de sécurité des produits de santé) alors que des conflits d'intérêt ont été mis à jour au sein du groupe de travail sur ce sujet.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

L'hiver, mangez du miel !

13/12/2011 – En hiver, le miel est un bon moyen de renforcer les défenses naturelles car c'est une source importante d'antioxydants. Plus il est foncé – comme celui de sarrasin –, plus il en contient. Ceci à tout âge : il est en effet possible de rajouter une cuiller à café de miel d'acacia ou de tournesol dans le biberon des enfants. Ces miels doux favorisent l'absorption du calcium contenu dans le lait dont ils émulsionnent les graisses, améliorant ainsi sa digestibilité.

N'en déplaise aux gourmands, les propriétés du miel n'exigent pas forcément qu'on l'avale ! En cas de nez bouché, le miel d'acacia ou de colza peut être aussi administré en aérosol, mélangé en proportions égales à du sérum physiologique. Pour soigner une coupure ou une brûlure, on peut, après l'avoir désinfectée, appliquer du miel sur et autour de la plaie. Il suffit ensuite de couvrir d'une gaze stérile, pour éviter de coller. A renouveler deux à trois fois par jour jusqu'au début de la cicatrisation.

Plus inattendu, le miel d'acacia peut être utilisé en cas de conjonctivite, en raison de ses propriétés antivirales et antibactériennes. Pour cela, il faut laisser fondre deux cuillers à soupe de miel dans 15 cl d'eau tiède et appliquer sur les paupières à l'aide de compresses.

Et espérer qu'aucun insecte amateur de miel ne vole à proximité !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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Notre sélection de livres

Manger bio c'est mieux !

Livre Manger bio c'est mieux !
Claude Aubert Denis Lairon André Lefebvre

Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.

160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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