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18/04/2013 - En février dernier, l'étude Nutrinet-Santé (qui s'appuie sur un réseau de "nutrinautes" qui acceptent de répondre chaque année à des questionnaires sur leurs comportements alimentaires) a fait l'objet d'une publication dans le British Journal of Nutrition. Elle porte sur l'émotionalité alimentaire, c'est-à-dire le fait de manger sous le coup de l'émotion. Car si l'influence des facteurs psychologiques sur le surpoids et l'obésité est de plus en plus reconnu, il y a assez peu d'informations disponibles sur cette émotionalité alimentaire et son association avec le surpoids.
L'étude Nutrinet-Santé, coordonnée par Mathilde Touvier (chercheuse à l'Inserm) et Camille Pouchieu (doctorante), a ainsi étudié la consommation de compléments alimentaires et les facteurs socio-démographiques, comportementaux et alimentaires d'un large échantillon de 79 786 Nutrinautes français. Il en ressort que les femmes et les personnes au régime ont particulièrement tendance à manger sous le coup de l'émotion. De plus, elle indique un risque deux fois supérieur d'être en surpoids chez les personnes mangeant fréquemment sous le coup de l'émotion, particulièrement chez les femmes n'ayant jamais fait de régime.
Loin d'être une fin en soi, ces résultats ouvrent la voie à de futures études sur les relations entre les facteurs psychologiques, le surpoids et l'obésité au sein de NutriNet-Santé.
A noter qu'il est encore possible de devenir “nutrinaute”, sur le site www.etude-nutrinet-sante.fr
Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio
26/03/2013 - Si vous lisez régulièrement les articles de Josiane Goepfert dans les 4 Saisons du jardin bio, vous connaissez déjà la périlla, cette aromatique japonaise aux feuilles pourpres qui plaît tant à notre collaboratrice ! Elle possède en outre une qualité appréciable : ses graines, qui renferment 65 % d'acide alpha-linolénique, le premier de la fameuse chaîne des oméga 3.
On sait que ces fameux oméga 3 permettent une réduction du risque cardiovasculaire et qu'ils sont un excellent remède préventif contre l'infarctus et les thromboses. Récemment, on a mis en avant leur rôle dans le traitement de la dépression, de l'anxiété et des troubles du sommeil car on s'est aperçu que le cerveau, pour bien fonctionner, a besoin d'environ 2 grammes de cet acide alpha-linolénique dont les graines de périlla regorgent. Des recherches sont aujourd'hui en cours pour mesurer l'intérêt de l'apport de l'huile de périlla dans de nombreuses pathologies dégénératives comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l'Alzheimer ou encore chez l'enfant hyperactif.
De nombreux praticiens recommandent l'utilisation de l'huile de périlla (à raison de 2 cuillères à café par jour, soit environ 2 ml) plutôt que n'importe quelle autre source d'oméga 3. Car, contrairement aux huiles de poissons tirées majoritairement des poissons d'élevage, elle ne contient pas de polluants tels que les métaux lourds – si elle est issue de l'agriculture biologique, bien sûr.
Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio
12/03/13 – Depuis un an, la Coordination Rhône-Alpes de l'agriculture bio (Corabio) travaille avec neuf grandes entreprises – notamment Orange, le CEA ou ST Microelectronics –, six sociétés de restauration collective (dont Sodexo) ainsi que deux groupements de producteurs bio de la région afin d'augmenter la part de produits bio et locaux dans les menus servis aux salariés. La part de produits bio – à plus de 80 % locaux – dans ces restaurants d'entreprise a atteint 7 % au terme de la première année et l'objectif est de 10 % d'ici juin 2013.
Ce programme poursuit le travail engagé avec la restauration collective pour les élèves de la région, pour fluidifier leur approvisionnement en produits bio. Corabio aide les établissements à s'approvisionner en produits biologiques, en les mettant en relation avec un réseau de producteurs et de fournisseurs qui proposent une large gamme de produits biologiques issus prioritairement de la région Rhône-Alpes.
Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio
11/01/13 – Lancée fin 2012 par un jeune couple d'épicuriens gourmands qui souhaitent faire découvrir les merveilles culinaires bio de nos régions, la formule GourmiBox est un abonnement mensuel sans engagement à un colis surprise de produits d'épicerie fine provenant directement de producteurs bio. Chaque coffret comprend 6 à 8 produits.
Au menu par exemple, une terrine de canard aux fruits rouges et champagne de la maison Papillon à La Cavalerie (Aveyron), une huile d'olive au basilic et aux cèpes du Moulin des Costières à Saint-Gilles-du-Gard (Gard), un chocolat 70 % de cacao aux épices de Nature et Cacao de Saint-Gratien (Val-d'Oise), un chutney de mangue et abricot façon pain d'épices de Sageco à Chatou (Yvelines)…
La rédaction des 4 Saisons du jardin bio a testé une “box” : l'originalité et la qualité sont au rendez-vous. Nous avons particulièrement aimé la tartinade "Citromate” – citron, tomate séchée – de Voyage en saveurs à Eurre (Drôme) ! Un vrai rayon de soleil de Provence pour l'apéritif.
Abonnement mensuel : 29,90 € port compris sur www.gourmibox.com
Antoine Bosse-Platière et Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio
26/11/12 - Dans le numéro daté du 1er novembre du Nouvel Observateur est paru un article attaquant violemment le bio. Un collectif d'associations – Agir pour l'Environnement, Générations futures, Fédération Nationale de l'Agriculture biologique et Mouvement de l'Agriculture Bio-Dynamique – et de personnalités, notamment Claude Aubert, ancien directeur de Terre vivante et auteur de Manger bio, c'est mieux !, et Jean-Marc Dufumier, agronome, ont rédigé un droit de réponse, dont voici les principaux extraits.
« Nous avons lu avec stupeur l'article « Utopie bio » dans votre numéro du 1er novembre. Nous n'attendions pas du Nouvel Observateur un article à ce point rempli de contre-vérités, et qui ne cite comme sources bibliographiques que les écrits des adversaires notoires du bio que sont Gil Rivière-Wekstein – qui est membre de l'Afja (Association Française des Journalistes Agricoles), organisme qui a pour membre associé Bayer, ou encore le lobby des pesticides, l'UIPP –, Léon Guéguen – un adversaire déclaré de l'agriculture biologique depuis des décennies – et Gérard Pascal – favorable aux OGM et très critique de l'agriculture biologique. [...] Baser un article presque exclusivement sur les propos de ces personnes ne relève pas, à notre sens, d'un travail sérieux d'investigation inhérent à la fonction de journaliste.
[...] Mais reprenons quelques-unes des affirmations de cet article. [...]
- Les produits bio, pas plus nutritifs ?
Il serait intéressant que les sources justifiant cette affirmation soient citées, mais bien sûr elles ne le sont pas puisqu'il s'agit d'une contre-vérité. En effet, les synthèses sérieuses des données scientifiques disponibles sur ce sujet, faites dans divers pays depuis 10 ans, montrent généralement des teneurs plus élevées en certains minéraux (magnésium, fer ou zinc), en vitamine C, en antioxydants et polyphénols, dans les produits végétaux et des teneurs plus importantes en lipides oméga-3 dans les viandes et en particulier dans le lait de vache et ses dérivés. [...]
- Les produis bio pas plus sains ?
Alors que les fruits bio contiennent en moyenne 24 fois moins souvent des résidus de pesticides que les conventionnels (moyenne européenne donnée par l'EFSA) et encore beaucoup moins si l'on compare les quantités présentes. Parce que les résidus présents dans les aliments conventionnels seraient sans impact sur notre santé ? Comment peut-on sérieusement affirmer cela aujourd'hui, alors que de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, qui peuvent agir à des doses 100 ou 1.000 fois inférieures à celles sans effet selon les tests toxicologiques classiques ? [...]
- Pas de bénéfice pour l'environnement ?
Pas de bénéfice pour l'environnement, comme l'affirme Gil Rivière-Wekstein ? Alors que d'innombrables études montrent le contraire, qu'il s'agisse de la pollution par les pesticides et les excès d'azote, de la biodiversité ou de la fertilité des sols, comme l'a démontré le rapport de l'INRA de 2005 sur “Pesticides et environnement” où il est écrit textuellement : « cette utilisation élevée de pesticides est remise en question par la prise de conscience de leurs impacts négatifs sur l'environnement, voire sur la santé de l'homme ». On ne saurait être plus clair !
Retrouvez l'intégralité du texte et la liste des signataires sur le site de l'association Générations futures.
Rédaction des 4 Saisons du jardin bio
04/04/2012 - Un produit comme le mercure, appartenant au groupe CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique), vous voudriez qu'on vous fourre ça dans la bouche ? Non, bien sûr. Et pourtant, en France, cela arrive tous les jours.
Car les amalgames dentaires (plus connus sous le nom de plombages) sont constitués à 50 % de mercure et sont toujours utilisés chez nous. Selon les données récoltées auprès des différents Etats-membres, la consommation d'amalgames en France représente près du tiers de la demande européenne.
Nous sommes donc, de très loin, les premiers consommateurs de mercure dentaire. Seule la Pologne se situe dans un registre comparable : les deux pays consomment ensemble la moitié des amalgames dentaires d'Europe. Du côté des bons élèves, l'Allemagne, plus peuplée que la France, en consomme six fois moins. Et l'Italie, qui ne compte que quatre millions d'habitants de moins que nous, n'en utilise quant à elle presque plus.
La France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à s'opposer à l'arrêt de cette utilisation. Certes, le retrait des amalgames au mercure est plus dangereux que leur pose et réclame beaucoup de précautions. Mais surtout, Paris s'appuie sur des rapports de l'Afssaps (Agence de sécurité des produits de santé) alors que des conflits d'intérêt ont été mis à jour au sein du groupe de travail sur ce sujet.
Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio
Claude Aubert
Denis Lairon
André Lefebvre
Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.
160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €