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Actualités Alimentation et Bien-être

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Gelée royale made in France

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02/03/15 - Pas moins de 98 % de la gelée royale consommée annuellement en France, est importée d'Asie à bas coût. La filière française, moribonde dans les années 90, a été relancée par 5 apiculteurs passionnés dès 1995, avec la création du Groupement des Producteurs de Gelée Royale (GPGR).

Vingt ans plus tard, l'association compte 115 adhérents, et une coopérative a été créée. Celle-ci rassemble 39 apiculteurs répartis à travers la France, dont la moitié en bio et – fait rare en France ! – respectant la parité homme-femme. « La production augmente chaque année et nous avons eu besoin de créer une structure commerciale qui encadrerait l'offre de notre produit. La forme coopérative nous permet de placer les intérêts et les attentes de nos producteurs au premier plan, » explique la coopérative.

Elle a lancé un appel à financement participatif pour se développer sur le site Ulule. Au 2 mars, 13 183 € ont été collectés, soit 131 % de son objectif de 10 000 €. Elle s'est désormais fixé un nouvel objectif de 25 000 €, jusqu'au 28 mars.

Les objectifs du projet :

  • Contribuer à la préservation de l'abeille.
  • Développer une démarche éthique et solidaire, permettant aux producteurs de garder la main sur leurs prix de vente.
  • Favoriser l'installation de jeunes apiculteurs.
  • Ouvrir de nouveaux marchés pour la gelée royale française, pour la rendre plus visible face à la gelée asiatique.
  • Pérenniser un emploi au sein de la coopérative, et perspective d'embauche à court terme.
  • Réaliser des économies d'échelle en mutualisant le conditionnement et la commercialisation.

En savoir plus sur www.coopgrf.fr

Marie Arnould, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio.

 

 

OGM en recul

10/02/2015 - Les médias font souvent dans le catastrophisme et la presse écologique – quand il s'agit des OGM, notamment – ne fait pas exception. Pourtant, la réalité est un peu différente et laisse plutôt penser que les États ne sont plus forcément dupes.

Selon les données de l'Isaaa (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications, une organisation internationale non gouvernementale), en Chine, les surfaces cultivées avec des OGM ont diminué de 7 % entre 2013 et 2014. Le gouvernement rechigne à autoriser des PGM (plantes génétiquement modifiées) et certains dossiers (le riz, certains maïs) sont en attente depuis plusieurs années. Deux autres pays ont vu leurs surfaces cultivées avec des PGM diminuer : l'Australie (de 0,6 millions d'ha à 0,5 soit - 20% ) et l'Afrique du Sud (de 2,9 à 2,7 Mha, soit - 7%). Le Costa Rica a quant à lui vu ses surfaces se réduire pratiquement à néant, avec à peine 14 hectares – soit - 96% depuis 2013 !

Au Canada, selon l'Usda (le ministère américain de l'Agriculture), la diminution des surfaces continue : 10,2 Mha en 2014, soit - 12,5 % depuis 2012. Seule l'Argentine, selon la même source, aurait cultivé un peu plus de plantes transgéniques (24,8 Mha en 2014 contre 24,4, + 18%). Ces six pays étant parmi les premiers à avoir adopté les plantes transgéniques, ces chiffres tendraient à prouver que les organismes génétiquement modifiés ne sont pas la poule aux œufs d'or qu'on nous promettait...

À noter que, dans l'Union européenne, les OGM n'ont jamais dépassé 0,1 % de la surface agricole utile ; en 2014, une légère diminution (-3,9%) a même été enregistrée. En 2003 déjà, Hervé Kempf, alors journaliste spécialisé environnement au Monde, mettait en doute la capacité des OGM à s'imposer sur notre continent dans son livre La Guerre secrète des OGM, en raison de l'opposition farouche des populations. Douze ans plus tard, il semble que son analyse ait été fort pertinente.

Source : www.infogm.org

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Pour suivre les enquêtes et articles d'Hervé Kempf, n'hésitez pas à consulter son excellent site d'infos Reporterre.

 

 

Bisphénol A : que faire ?

14/01/2015 - Depuis le 1er janvier 2015, le Bisphenol A (BPA), suspecté d'être un perturbateur endocrinien, est en théorie banni de tous nos contenants alimentaires.

Sauf qu'à l'intérieur des frontières de l'Union européenne, le principe de la libre circulation des marchandises est roi : impossible donc de bloquer des produits teintés de BPA aux frontières ou de punir d'éventuels contrevenants. Du coup, il faut continuer à inspecter les produits que l'on achète et repérer le chiffre 7 entouré d'un triangle et désignant "les autres plastiques" – parmi lesquels le polycarbonate mêlé de BPA (lorsqu'il est accompagné des lettres "PC", le doute n'est plus permis. Sur les bouteilles de lait ou d'eau minérale, on trouve le chiffre 2 entouré d'un triangle et accompagné des lettres PEHD ("polyéthylène de haute densité") ou le 1 et les lettres PET ("polyétéréphtalate d'éthylène"). Mais a priori pas de polycarbonate, et donc de BPA.

Quid des conserves ?
« Une conserve fabriquée en France en 2015 n'a aucune chance de contenir du BPA », assure le Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques (SNFBM). Sauf que les boîtes ne sont pas toutes françaises et rien ne permet de repérer leur origine. En 2013, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) disait que les conserves en verre ne contenenaient généralement pas de bisphénol A (à l'exception possible du vernis présent sur le bouchon), que les cannettes n'en étaient a priori pas dotées, et que dans les boîtes composées de "trois pièces" (un corps et deux éléments - fond et couvercle - sertis), la présence de bisphénol A était possible voire probable si l'aliment concerné était acide. Il faudra se débrouiller avec ça...

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

Du mercure plein la bouche

04/04/2012 - Un produit comme le mercure, appartenant au groupe CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique), vous voudriez qu'on vous fourre ça dans la bouche ? Non, bien sûr. Et pourtant, en France, cela arrive tous les jours.

Car les amalgames dentaires (plus connus sous le nom de plombages) sont constitués à 50 % de mercure et sont toujours utilisés chez nous. Selon les données récoltées auprès des différents Etats-membres, la consommation d'amalgames en France représente près du tiers de la demande européenne.

Nous sommes donc, de très loin, les premiers consommateurs de mercure dentaire. Seule la Pologne se situe dans un registre comparable : les deux pays consomment ensemble la moitié des amalgames dentaires d'Europe. Du côté des bons élèves, l'Allemagne, plus peuplée que la France, en consomme six fois moins. Et l'Italie, qui ne compte que quatre millions d'habitants de moins que nous, n'en utilise quant à elle presque plus.

La France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à s'opposer à l'arrêt de cette utilisation. Certes, le retrait des amalgames au mercure est plus dangereux que leur pose et réclame beaucoup de précautions. Mais surtout, Paris s'appuie sur des rapports de l'Afssaps (Agence de sécurité des produits de santé) alors que des conflits d'intérêt ont été mis à jour au sein du groupe de travail sur ce sujet.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

L'hiver, mangez du miel !

13/12/2011 – En hiver, le miel est un bon moyen de renforcer les défenses naturelles car c'est une source importante d'antioxydants. Plus il est foncé – comme celui de sarrasin –, plus il en contient. Ceci à tout âge : il est en effet possible de rajouter une cuiller à café de miel d'acacia ou de tournesol dans le biberon des enfants. Ces miels doux favorisent l'absorption du calcium contenu dans le lait dont ils émulsionnent les graisses, améliorant ainsi sa digestibilité.

N'en déplaise aux gourmands, les propriétés du miel n'exigent pas forcément qu'on l'avale ! En cas de nez bouché, le miel d'acacia ou de colza peut être aussi administré en aérosol, mélangé en proportions égales à du sérum physiologique. Pour soigner une coupure ou une brûlure, on peut, après l'avoir désinfectée, appliquer du miel sur et autour de la plaie. Il suffit ensuite de couvrir d'une gaze stérile, pour éviter de coller. A renouveler deux à trois fois par jour jusqu'au début de la cicatrisation.

Plus inattendu, le miel d'acacia peut être utilisé en cas de conjonctivite, en raison de ses propriétés antivirales et antibactériennes. Pour cela, il faut laisser fondre deux cuillers à soupe de miel dans 15 cl d'eau tiède et appliquer sur les paupières à l'aide de compresses.

Et espérer qu'aucun insecte amateur de miel ne vole à proximité !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Brocoli + épices = anticancer

18/10/11 - Assaisonner les brocolis permet d'accroître ses vertus anticancer, selon une étude récente de l'université américaine de l'Illinois. Les chercheurs recommandent d'ajouter moutarde, raifort ou wasabi aux brocolis pour profiter pleinement de l'interaction bénéfique qu'ils ont étudiée. « Plus c'est épicé, mieux c'est, » résume Elizabeth Jeffery, professeur en nutrition.

Moutarde, raifort ou wasabi contiennent en effet une enzyme appelée myrosinase, nécessaire à la production d'un autre composé, le sulforaphane, connu pour ses propriétés anticancer. L'interaction du brocoli et des condiments booste la production de ce composé, décuplant ainsi les vertus santé du légume.

S'il est conseillé de cuire légèrement le brocoli à la vapeur pour conserver toutes ses propriétés, les chercheurs rassurent les piètres cuisiniers en précisant que l'ajout d'épices ravive les bénéfices de brocolis un peu trop cuits... Mais le légume peut aussi se consommer frais, dans un sandwich ou en garniture sur la pizza sortie du four, conseille le professeur Cramer. La même étude révèle que d'autres aliments interagissent de manière bénéfique avec le brocoli, comme le radis, la roquette, le cresson ou les choux de Bruxelles, qui contiennent aussi de la myrosinase. Autant d'idées pour des repas anticancer.

Didier Bieuvelet, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

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160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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