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Actualités Alimentation et Bien-être

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Recettes anti-chaleur

© Omar MAHDI© Omar MAHDI

06/08/2015 - Il fait chaud, cet été. Très, voire trop chaud ! Au cas où on l'oublierait, télés et radios rabâchent qu'il faut faire attention et insistent sur les "bons gestes" à mettre en œuvre. Sans toutefois s'étendre sur la nature des gestes en question. Voici quelques petites recettes anti-chaleur !

Depuis la canicule* de 2003, un plan canicule est mis en place pour informer et protéger les personnes à risque (personnes âgées, enfants, femmes enceintes...). Mais à l'échelle individuelle, on peut mettre en place quelques règles simples et efficaces. D'abord, buvez de l'eau, au moins un litre et demi par jour en évitant les boissons sucrées ou alcoolisés. L'alcool, en altérant les capacités de lutte contre la chaleur, favorise la déshydratation du corps.

Mangez léger mais en quantité suffisante et oubliez les viandes grasses et les pâtisseries trop sucrées. Privilégiez salade verte, pastèques, melons, concombres, tomates..., aliments à la fois nourrissants, faciles à digérer et source d'hydratation. Pour les apports protéiniques, l'œuf ou les poissons blancs (cabillaud, bar) sont un bon compromis.

Ensuite, pensez à vous reposer : entre 12 h et 16 h, évitez de vous exposer et bannissez toutes activités physiques. Faites la sieste ou, pour ceux qui travaillent, restez dans un bureau frais. La nuit, aérez votre chambre pour faire entrer la fraîcheur. Si vous avez peur des moustiques, faites en sorte de créer un petit courant d'air : ces insectes n'apprécient pas trop le vent !

Rafraîchissez-vous plusieurs fois par jour : et plutôt que de multiplier douches et bains, utilisez un brumisateur manuel ou un gant de toilette mouillé. Et oubliez de vous sécher !

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

 

 

Qui se cache derrière les marques ?

06/07/15 - Qui n'a acheté, au moins une fois dans sa vie, des produits Lesieur, Puget ou Matines ? Derrière ces produits alimentaires courants, il y a Sofiprotéol-Avril, une multinationale française au chiffres d'affaires impressionnant (7,3 milliards d'euros). Et un homme à sa tête, Xavier Beulin, par ailleurs président de la FNSEA.

Xavier Beulin est également – entre autres – président de l'EOA, l'alliance européenne des oléo-protéagineux, vice-président du Cetiom (institut de recherche spécialisé dans les filières oléagineuses), vice-président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Loiret... Via sa filiale Sanders, il est engagé dans un projet de maternité porcine de 890 truies à Poiroux, dans l'arrière-littoral des Sables-d'Olonne. À terme, cette maternité-usine prévoit la naissance de 23 000 porcelets par a.

Ces informations ont-elles bien leur place dans une rubrique "Alimentation et bien-être" ? Oui, car si les activités agro-industrielles de Xavier Beulin sont regroupées au sein du groupe Avril, sa filiale Sofiprotéol, quant à elle, est un fonds d'investissement détenant de nombreuses participations dans les semences génétiquement modifiées, la production d'agrocarburants à partir de graisses animales ou encore la fabrication de "nuggets" pour des restaurants McDonalds en Europe. Guère étonnant de la part d'un homme qui confiait au quotidien Libération, il y a quatre ans, avoir « la conviction que les biotechnologies [étaient] l'avenir de l'agriculture biologique. »

Souvenez-vous en quand vous achèterez votre huile ou vos œufs “de marque” au supermarché...

Lire le très bon papier paru sur Reporterre : http://www.reporterre.net/ENQUETE-5-Xavier-Beulin-l-homme

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

La cueillette solidaire

16/06/2015 - L'association Renouer organise un colloque sur la cueillette solidaire les 17 et 18 octobre 2015 à Grasse (Alpes-Maritimes). La cueillette solidaire vise à lutter contre le gaspillage alimentaire en proposant à des particuliers ou à des collectivités qui ne récoltent pas leurs fruits, de confier cette cueillette à l'association, qui travaille avec des personnes en situation d'exclusion socioprofessionnelle.

Pour Renouer et d'autres associations de même type, la cueillette solidaire favorise la promotion des produits locaux, la protection de l'environnement, la création d'emplois et l'engagement associatif. Au programme des deux journées : partages d'expériences, réflexion sur les cueillettes qui créent des emplois puis cueillette collective lors du deuxième jour.

Alexandra Thomas, de la rédaction des 4 saisons du jardin bio

Bien manger à l'hôpital, c'est possible ?

11/06/2015 - « Infecte », « sans saveur », « immangeable »... D'après le site hopital.fr, les commentaires sur la nourriture servie à l'hôpital sont sans appel. Sauf qu'un patient qui mange mal, c'est un patient qui se soigne mal !

Opter pour une cuisine réalisée sur place avec des produits bio et locaux est-il utopique ? Le budget alimentaire tournant autour de 5 € par jour et par patient, c'est certainement une gageure. Aujourd'hui, 90% des hôpitaux produisent eux-mêmes leur repas, ce qui permet l'élaboration de produits de meilleure qualité. Mais si les cuisines hospitalières souffrent encore d'un manque de personnel qualifié par manque d'attractivité, elles peuvent aussi être innovantes.

L'approvisionnement local et bio est complexe : vers qui se tourner ? Les producteurs sont petits et multiples. Murielle Vrins, chargée de l'alimentation chez Equiterre, une association auteure d'un rapport sur les perspectives d'approvisionnement local dans les établissements de santé, propose de faire le lien entre les petits producteurs et les grandes cuisines hospitalières. En organisant des achats groupés, l'obstacle du prix peut ainsi être dépassé, estime-t-elle.

Au Québec, un hôpital à Montréal a aussi réussi à faire grimper la consommation de légumes en proposant, en saison, des fruits bio et locaux. De nombreux hôpitaux seraient intéressés par cette démarche.

Un objectif à moyen terme peut être de proposer des produits bio et locaux ponctuellement, afin de faire plaisir de temps en temps et de se roder en termes d'approvisionnement. Ainsi, la saveur et le goût commenceront à revenir dans nos maisons de santé !

Alexandra Thomas, de la rédaction des 4 saisons du jardin bio

À Paris, les paniers arrivent à bon port

04/05/15 - Développement d'échanges économiques équitables autour d'une agriculture maraîchère respectueuse de l'environnement, amélioration de l'empreinte écologique et sensibilisation à une consommation alimentaire durable : depuis 2011, l'association parisienne "Marché sur l'eau" réussit ce triple pari !

Elle offre aux citadins la possibilité d'acheter des fruits et des légumes produits en Île-de-France. Pour mieux consommer local, et soucieuse de réduire le transport, elle a choisi des exploitations situées à proximité des canaux : fruits et légumes arrivent donc par bateau jusqu'à Paris et sont vendus à quai* !

Une formule d'abonnement permet de réserver chaque semaine un panier de produits frais – mais on peut en ajouter quelques jours avant de venir retirer son panier directement, via un espace personnel sur la boutique en ligne (boutique.marchesurleau.com), ce qui rend le système plus flexible que celui d'une Amap. S'abonner aux paniers de "Marché sur l'eau" permet aux producteurs d'avoir une demande régulière et donc d'anticiper : l'association n'a ainsi pas (ou peu) d'invendus, ce qui évite le stockage.

Cette formule permet aussi aux consommateurs de découvrir de nouveaux produits, de consommer uniquement des denrées de saison et de créer des liens avec les membres de l'association en venant régulièrement chercher leur panier – voire de participer comme bénévole les jours de marché, un engagement qui assure la pérennité de cette initiative.

Seul petit bémol, sur la dizaine d'agriculteurs partenaires, deux seulement détiennent le label AB. Dans une région d'Île-de-France où 70 % des terres agricoles accueillent des exploitations céréalières, il est difficile de trouver des maraîchers, bio de surcroît, sur les 4 % occupés par les producteurs de fruits et légumes.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

*Toute l'année, le mardi et le samedi, place de la Rotonde à Stalingrad, sur les quais à Pantin et à côté de la gare à Sevran.

Du mercure plein la bouche

04/04/2012 - Un produit comme le mercure, appartenant au groupe CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique), vous voudriez qu'on vous fourre ça dans la bouche ? Non, bien sûr. Et pourtant, en France, cela arrive tous les jours.

Car les amalgames dentaires (plus connus sous le nom de plombages) sont constitués à 50 % de mercure et sont toujours utilisés chez nous. Selon les données récoltées auprès des différents Etats-membres, la consommation d'amalgames en France représente près du tiers de la demande européenne.

Nous sommes donc, de très loin, les premiers consommateurs de mercure dentaire. Seule la Pologne se situe dans un registre comparable : les deux pays consomment ensemble la moitié des amalgames dentaires d'Europe. Du côté des bons élèves, l'Allemagne, plus peuplée que la France, en consomme six fois moins. Et l'Italie, qui ne compte que quatre millions d'habitants de moins que nous, n'en utilise quant à elle presque plus.

La France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à s'opposer à l'arrêt de cette utilisation. Certes, le retrait des amalgames au mercure est plus dangereux que leur pose et réclame beaucoup de précautions. Mais surtout, Paris s'appuie sur des rapports de l'Afssaps (Agence de sécurité des produits de santé) alors que des conflits d'intérêt ont été mis à jour au sein du groupe de travail sur ce sujet.

Omar Mahdi, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

 

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Claude Aubert Denis Lairon André Lefebvre

Petit manifeste sur l'alimentation biologique à l'intention des sceptiques et des convaincus. Un panorama objectif des connaissances scientifiques internationales actuelles apporte réponse aux questions que tout le monde se pose sur le bio.

160 pages; (12 x 18 cm); 5,00 €

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