Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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L'édito de mai-juin 2013

Tiré du n°200 des 4 Saisons du jardin bio, mai-juin 2013

En route vers l'avenir

Pour ce n°200, je ne reviendrai pas sur l'histoire des 4 Saisons. Elle est belle, mais on vous l'a racontée, notamment pour les trente ans du magazine. Tentons plutôt de nous projeter dans l'avenir. Imaginons le n°400 des 4 Saisons, en... septembre-octobre 2046. Sur quoi fera-t-il sa une, ce numéro?

Osons une réponse : l'apogée de l'agriculture urbaine. D'après les projections, en 2050, la population sera urbaine à 70%. Continuerons-nous à voir nos villes s'étaler, grignoter le territoire et miter l'espace avec des approvisionnements coûteux en transport et donc en énergie? Ou aurons-nous choisi, au contraire, de densifier l'habitat urbain tout en recréant des espaces de production ?

Nos confrères de Terra Eco ont réalisé un graphique passionnant*, basé sur une étude réalisée par des étudiants rennais. Il montre qu'un aliment parcourt en moyenne 662km avant d'arriver à Paris. Il montre surtout que, pour devenir autonome pour l'alimentation, Rennes devrait transformer en potagers 50% des parcs et des jardins privés, et 30% des squares, planter des fruitiers dans 10% des équipements sportifs, consacrer 30% des forêts à la production de fruits à coques, tels que châtaignes ou noix et installer une ceinture maraîchère de 6,3 km de large autour de la métropole. Pour devenir locavores, il faudrait également que les habitants changent leur alimentation, en diminuant notamment de moitié les oeufs, viande et poisson.

Est-ce compliqué ? Sûrement. On ne libère pas une ceinture maraîchère en claquant des doigts, on ne change pas les habitudes d'alimentation en clignant de l'oeil... Utopique ? Je ne crois pas, quand on voit la dynamique autour des jardins urbains. A Grenoble, comme on pouvait le constater lors des Assises des jardins partagés en février, on comptait 5 jardins collectifs en 2008. Il en existe 14 maintenant, 10 sont en projet. A Detroit, aux Etats-Unis, une ville dévastée par la chute de l'industrie automobile, l'association Garden Resources gère 800 jardins collectifs sur 100km2 de friches industrielles. Partout, les projets fourmillent. Auparavant isolés, ponctuels, ils sont devenus une tendance.
Ils finiront par devenir une lame de fond.

Marie Arnould, rédactrice en chef des 4 Saisons du jardin bio

*http://villepermaculturelle.wordpress.com/category/agriculture-urbaine-2/

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