Editions Terre Vivante – L’écologie pratique

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Quels poissons consommer ?

©F. Barberousse
legende ©F. Barberousse
Réputé pour ses qualités diététiques et ses atouts sur la santé, mais pollué et menacé d’extinction pour certaines espèces, le poisson soulève de nombreuses questions : faut-il en manger, à quelle saison ? Lequel choisir ?
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Parce qu’il apporte autant de protéines que la viande, mais avec beaucoup moins de matières grasses, le poisson est considéré comme un “bon” aliment.
Il est aussi une source essentielle d’acides gras oméga 3, intéressants dans la prévention des maladies cardiovasculaires, de certains cancers, de la maladie d’Alzheimer, et aux effets positifs sur le développement psychomoteur. Une étude publiée en 2006 dans la revue médicale Jama souligne ces bienfaits du poisson sur la santé : le fait de consommer du poisson une ou deux fois par semaine réduit la mortalité totale de 17 % et celle par maladies coronariennes de 36 %.

Mais la consommation de poisson se heurte à deux problèmes : la pollution, et la raréfaction de certaines espèces.
  • La pollution (mercure, organochlorés) touche principalement les gros poissons, situés en bout de chaîne alimentaire : espadon, bar, flétan.
  • La surpêche menace le thon rouge, la morue, le saumon de l’Atlantique, l’espadon, la raie, le flétan (voir liste des poissons menacés et à éviter).

Les poissons recommandés

Il faut se tourner vers les poissons “populaires”, peu pollués et non menacés, et riches en oméga 3 (voir aussi la liste complète des poissons peu menacés, poissons de mer et poissons d'eau douce) :

  EspècesAvantages
Inconvénients
À préférer
 Hareng, maquereau, sardine, spratRiches en oméga 3
Peu pollués
Non menacés
Peu coûteux
Néant 
À préférer 
 Barbeau, brème, carpe, chinchard, corégones, gardon, goujon, mulet, omble chevalier, perche (origine Europe), rouget grondin, tacaud, tanche, truite (élevage bio)Peu pollués

Non menacés

Teneur en oméga 3 moyenne à faible
 
À consommer moins fréquemment
Anchois, bar (élevage bio), capelan, daurade, éperlan, lieu noir, merlu, poisson chat, rascasse, sar, silure, tilapia Mollusques, coquillages, crustacés (sauf homard)

Peu pollués Non menacés


Risques de surpêche non exclus dans certaines régions

Problèmes liés à la pisciculture (tilapia)

Teneur en oméga 3 généralement faible

  À ne consommer qu’occasionnellement  

Brochet, rouget barbet, sandre, saumon (du Pacifique), thon germon
 
Saumon et thon sont riches en oméga 3 Intérêt gastronomique
Souvent plus pollués et risques de surpêche plus élevés que pour les précédents

Les règles d’or

  •  Choisir du poisson pêché à proximité (rivière, lac ou mer) pour un maximum de fraîcheur et un minimum de transport
  • Respecter la saisonnalité (voir le calendrier)
  • Ne pas consommer du poisson plus de deux fois par semaine en moyenne
  • Ne pas oublier les poissons gras, pour l'apport d'oméga 3
  • Éviter les grosses portions
  • Préférer les poissons disposant du label MSC et les espèces non prédatrices
  • Bannir les poissons d'aquaculture non biologique.

  • Voir l’article en archive “Poisson, trop souvent pollué” du n°145 (mars-avril 2004) des 4 Saisons du jardin bio.
  • Voir l’article en archive “Élevage, une alternative à la pêche ?” du n°145 (mars-avril 2004) des 4 Saisons du jardin bio.
  • Voir l’article en archive “Poisson, vers un élevage durable ?” du n°166 (septembre-octobre 2007) des 4 Saisons du jardin bio.
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